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30 juin 2022 4 30 /06 /juin /2022 14:00
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Saint Martial de Limoges (IIIe siècle) : il libère un innocent pendant la Guerre de Cent Ans

En 1379, les « routiers », sortes de mercenaires, impliqués dans des actes de brigandage, exercent une pression sur Limoges (France, Haute-Vienne) et les environs. A leur tête, Geoffroy Tête-Noire, un breton passé au service des Anglais, pille, rançonne et tue sans scrupule.

Un brave homme de la paroisse de Royères (France, Haute-Vienne) est capturé par Geoffroy et ses séides. Enchaîné aux pieds et aux mains, il est jeté dans une fosse sans ménagement.

Ses chances de survie sont inexistantes. Il le sait. Il va passer ses dernières heures dans la pénombre d’un cachot immonde.

Ce croyant se souvient des belles fêtes que le clergé célébrait jadis en l’honneur de saint Martial, ce saint dont on disait qu’il était l’ultime secours des hommes de paix.

Alors il s’étend, ferme les yeux et prie.

A peine son invocation est-elle terminée, qu’il se trouve libéré de ses fers ! Ses mains, entravées il y a encore quelques secondes, sont libres !

Il réussit à défaire les fers des pieds, quitte la fosse, se rend à la porte du château et sort, sans être le moins du monde inquiété…

Parvenu à Limoges, il raconte son évasion à un prêtre qui, sans attendre, rapporte le miracle à ses paroissiens.

Saint Martial, surnommé l’apôtre d’Aquitaine, fait partie des sept missionnaires qui, au temps de la persécution de Dèce autour de 250, auraient été envoyés évangéliser la Gaule par « les évêques de Rome ». Il est le premier évêque de Limoges.

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29 juin 2022 3 29 /06 /juin /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus/joingate
Le bienheureux Raymond Lulle (1232-1316) : il voit le Christ et change radicalement de vie

Né à Palma de Majorque (Espagne, Baléares), Raymond Lulle est un chevalier, sénéchal à la cour du roi de Majorque, un poète et un troubadour. Jusqu’à ses 31 ans, il mène une vie de plaisirs. Marié, il multiplie néanmoins les aventures galantes.

Un soir de 1263, tandis qu’il compose un poème pour une femme qu’il espère conquérir, le Christ en croix apparaît dans son bureau. La vision est plus réelle que tout ce que ses yeux n’ont jamais vu. A deux mètres de lui, Jésus, son visage ensanglanté, la couronne d’épines, les clous dans ses mains… Raymond tombe à genoux. L’apparition reste muette.

Le courtisan ne trouve pas le sommeil. Il tente de chasser cette vision de son esprit, en vain.

La nuit suivante, à peine est-il allongé que Raymond voit sa chambre devenir lumineuse en une seconde. Le Christ apparaît une seconde fois, semblable à la veille. Puis tout disparaît.

Le lendemain soir, la vision se manifeste à nouveau. Raymond croit qu’il pourrait toucher Jésus tant il est proche de lui.

Les deux nuits suivantes, le Christ en croix se montre encore.

Troublé par le regard de Jésus, il comprend qu’il doit se convertir. Il distribue ses biens, met son épouse à l’abri du besoin puis entre dans un tiers ordre franciscain. Il devient dans les années suivantes un théologien réputé et un grand missionnaire. En 1311, il prend part au concile de Vienne (France, Isère) convoqué par Clément V et le roi de France Philippe le Bel. Raymond continue d’écrire des vers jusqu’à sa mort, mais pour le Seigneur   « J’ai sombré en maints péchés/Le courroux de Dieu j’ai mérité/Jésus vint à moi crucifié/Il voulut que Dieu de moi fût aimé. »

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28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 14:00

 

iStock / Getty Images Plus /Marc Bruxelle
La bienheureuse Dorothée de Montau (1347-1394) : elle reçoit du Christ un cœur nouveau

Originaire de Pologne, Dorothée est d’abord mariée à un riche armurier qui lui donne neuf enfants. Devenue veuve, elle devient recluse dans une cellule jouxtant la cathédrale de Marienwerder (Kwidzyn, Pologne, Poméranie). Ses visions et ses charismes attirent de nombreux fidèles.

En 1389, tombée en extase, elle reçoit les stigmates de la Passion à des endroits inhabituels du corps (omoplate, dos…). Elle explique à son entourage que le Christ a remplacé son cœur « ancien » et lui a donné à un cœur nouveau, comme promesse de leur future union mystique.

L’emplacement des blessures et les propos de la recluse commencent à inquiéter. Médecins et théologiens décident de l’examiner.

Dès le début de l’auscultation, l’un des témoins remarque une plaie sanglante au-dessous de la tunique, située dans la cage thoracique, derrière le sternum, à l’endroit exact du cœur. En soulevant le vêtement, ils restent confondus : la plaie est extrêmement profonde, comme si quelqu’un avait tenté de lui arracher les entrailles !

Quelques heures plus tard, cette blessure se refermera sans infection ni suppuration, et sans aucune intervention humaine.

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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 14:00

 

iStock / Getty Images Plus/RomoloTavani
Sainte Marguerite Bays (1815-1879) : elle est stigmatisée pendant 20 ans

Surnommée la « Marraine » par les habitants de son village natal de La Pierraz (Suisse, canton de Fribourg), tant sa charité est grande envers tous, Marguerite est une laïque à qui Dieu offre des charismes extraordinaires.

En 1853, elle est frappée par un cancer à l’estomac. Ses jours sont en danger. Contre toute attente, elle recouvre miraculeusement la santé le 8 décembre 1854, jour de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception.

Peu après, elle sent que le Seigneur veut la faire participer personnellement à sa Passion.

Un vendredi, vers 15 heures, elle tombe en extase. On l’allonge. Son corps est devenu presque rigide. Elle reste ainsi plusieurs heures dans cet état de mort apparente.

Apparaissent alors à ses mains et à ses pieds des contusions profondes et douloureuses mais ne saignant pas. Marguerite tente de les dissimuler sous des mitaines qu’elle porte jusqu’en 1873. A cette date, elle prie Jésus de lui accorder l’invisibilité de ces plaies. Il y consent.

Béatifiée en 1995, Marguerite Bays a été canonisée le 13 octobre 2019 par le pape François.

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24 juin 2022 5 24 /06 /juin /2022 19:23

 

CC0/wikimedia Miniature représentant le corps incorrompu de saint Cuthbert, issu de l’Évangéliaire de saint Cuthbert, début du VIIIe siècle, British Library, Londres.
Saint Barthélemy de Farne -1193 : il a une vision de saint Cuthbert, né au Ciel en 687

Né dans le Yorkshire (Angleterre), de parents scandinaves, Barthélémy est un enfant doux et pieux. Parvenu à l’adolescence, il affirme aux siens qu’il veut offrir sa vie au Seigneur.

En 1140, il prend l’habit religieux à l’abbaye bénédictine de Durham au nord-est de l’Angleterre.

Outre une foi à toute épreuve, le novice a une grande dévotion pour saint Cuthbert de Lindisfarne, mort en 687, et vénéré dans l’Angleterre entière.

Comme lui, Barthélémy rêve de devenir ermite sur l’îlot rocheux d’Inner Farne, au large du Northumberland. Il obtient l’autorisation de son abbé. Peu après, il s’installe dans la cellule creusée dans un rocher, où jadis saint Cuthbert avait vécu en solitaire.

Le soir de son arrivée, Barthélémy remercie Dieu de lui avoir autorisé cette expérience. Puis il éteint machinalement le cierge qui lui sert d’éclairage.

A cet instant, une lumière vive et douce à la fois illumine l’intérieur de la cellule.

Barthélémy se précipite en cherchant des yeux ce qui se passe. Devant lui, à trois mètres, il voit saint Cuthbert, vivant et joyeux, portant ses ornements épiscopaux. En guise d’accueil, le saint lui sourit et lui tend les bras.

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23 juin 2022 4 23 /06 /juin /2022 14:00

 

iStock / Getty Images Plus /Davizro
La bienheureuse Marie d’Oignies (1177-1213) : elle apaise le futur pape Grégoire IX

En 1211, Jacques de Vitry, futur évêque de Saint-Jean-d’Acre (Israël), devient le confesseur de Marie d’Oignies, mystique laïque née dans le Brabant (Belgique).

Vers 1220, Jacques va à Rome (Italie) où il est reçu par le cardinal Hugolin de Anagni, futur pape sous le nom de Grégoire IX.

Hugolin se confie ainsi à Jacques de Vitry : « Je vais mettre mon âme à découvert dans l’espoir que, par vos conseils et vos prières, j’obtiendrai du Ciel quelque consolation dans l’état déplorable où se trouve ma conscience… Dieu permet que je sois livré à l’ennemi de notre Salut. L’esprit de blasphème me tourmente ; une multitude de tentations contre la foi m’agitent sans cesse ; je n’ai de repos ni le jour ni la nuit. »

Jacques prend la parole : « J’ai connu une femme d’une sainteté si éminente qu’elle reçut de Dieu le pouvoir de chasser les blasphèmes. Ce pouvoir qu’elle avait sur Terre, elle l’a encore dans le Ciel. »

— « Si vous aviez une relique d’elle… »

— « Oui, Eminence. »

Jacques sort alors d’un petit sac qu’il porte autour du cou un doigt de la bienheureuse qu’il garde toujours sur lui. Il l’offre au cardinal en disant : « Vous verrez bientôt le retour de la paix. »

La nuit suivante, Hugolin prie dans son oratoire privé lorsqu’il sent une présence maléfique près de lui. Il écarquille les yeux : le diable, sous la forme d’un monstre, est à ses côtés.

Il se précipite jusqu’à sa chambre, s’empare de la relique de Marie, l’applique sur sa poitrine, récitant un Pater et un Ave et implore la bienheureuse de lui venir en aide.

L’instant d’après, le démon a disparu. Une paix surnaturelle envahit le cardinal qui n’a plus aucun doute sur les dogmes de l’Église et qui n’a plus aucune envie de blasphémer. « Une lumière céleste se répand dans son âme. »

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22 juin 2022 3 22 /06 /juin /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus /pattonmania
Saint Paulin de Nole (vers 353-431) : il voit saint Martin et saint Janvier sur son lit de mort

Né dans une famille païenne de la noblesse gallo-romaine, Paulin est baptisé à 36 ans. Poète de renom, sacré évêque, il se lie d’amitié avec plusieurs saints de son temps.

Au printemps 431, sa santé décline. Ses forces l’abandonnent et il espère achever sa vie dans le recueillement et la prière, à Nola (Italie, Campanie).

Le 22 juin, il est au plus mal. Il accepte de recevoir deux évêques italiens qui connaissaient sa réputation d’homme de Dieu.

Il discute avec eux de la grâce, de l’au-delà, de la Résurrection puis il leur demande de célébrer une messe au pied de son lit. Les deux évêques acceptent de bon cœur.

Paulin trouve la force de prier avec eux d’une voix faible. Soudain, le regard dirigé vers une présence invisible dans la chambre, il dit d’un ton grave : « A présent, je veux parler à mes frères Janvier et Martin qui, tout à l’heure, se sont entretenus avec moi, et qui m’ont annoncé qu’ils n’allaient pas tarder à revenir! »

Ses deux visiteurs l’interrogent : « Qu’est-ce donc Paulin? »

Il a juste assez de vie en lui pour leur répondre qu’il a vu son ancien ami, saint Martin de Tours, mort 34 ans auparavant, et saint Janvier de Naples, qu’il n’a pas même  connu de son vivant, puisque disparu un demi siècle avant qu’il vienne au monde !

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21 juin 2022 2 21 /06 /juin /2022 14:00

 

iStock / Getty Images Plus /Boonyachoat
Saint Louis de Gonzague (1568-1591) : il intercède pour la guérison d’un parent

Vers 1610, Vincent de Gonzague, duc de Mantoue, se rend à Rome (Italie) où il souhaite rencontrer le pape Paul V.

À cette occasion, il se recueille sur le tombeau de son cousin saint Louis de Gonzague, jésuite mort à 23 ans en soignant des malades de la peste. Il obtient une relique insigne de son parent.

Sur le chemin du retour, il tombe malade à Florence (Italie, Toscane). Il est pris d’une fièvre anormale, ses jambes refusent de le porter ; son genou gonfle à vue d’œil et il ressent des douleurs continuelles dans les membres. Indécis, les médecins lui ordonnent de garder la chambre.

Il témoigne : « Je fis certaines promesses au saint et je me signai avec sa relique ; aussitôt les douleurs diminuèrent miraculeusement, et le mal disparut avec une promptitude extraordinaire. Arrivé ici [à Mantoue], je fus de nouveau attaqué, et même au côté : ayant renouvelé mon vœu et m’étant signé, je ne saurais dire avec quelle vitesse le mal disparut encore cette fois-là. J’en suis actuellement tout à fait délivré. J’attribue ce bienfait à l’intercession de notre saint … »

Saint Louis de Gonzague a été canonisé en 1726 par Benoît XIII.

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19 juin 2022 7 19 /06 /juin /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus / jrroman
Un siècle et demi après leur vol, les hosties de Sienne restent intactes

Le 14 août 1730, Sienne (Italie, Toscane) est déserte : les habitants portent en procession un cierge votif jusqu’à la cathédrale en l’honneur de Marie, comme le veut la coutume médiévale.

Profitant de la situation, des individus pénètrent dans l’église du couvent franciscain, forcent le tabernacle et dérobent un ciboire contenant plus de 300 hosties consacrées.

Le lendemain, le père devant célébrer la messe, constate l’effraction. Alerté, l’archevêque de Sienne, Mgr Alessandro Zondadari, ordonne des prières de réparation. On se met à la recherche de suspects, en vain.

Trois jours plus tard, le clerc chargé de la quête dans l’église Sainte-Marie-de-Provenzano s’apprête à ouvrir le tronc destiné aux offrandes, lorsqu’il aperçoit, à travers la fente, quelque chose de « blanc ».

L’homme reste muet quand il voit le contenu du tronc : des hosties sont mélangées aux pièces. Certaines sont coincées dans les toiles d’araignée ! Prévenu, l’archevêque se rend sur place, entouré de plusieurs responsables.

On dénombre 351 hosties, chiffre correspondant à celui des hosties dérobées. Le fabricant siennois d’hosties confirme : leur forme est identique à celles qu’il fabrique pour les Franciscains !

Nettoyées, les hosties sont déposées dans le tabernacle de l’église. Le même jour, l’archevêque invite toute la ville à une procession jusque dans l’église des Franciscains où les hosties seront conservées. 6000 personnes participent le lendemain à la cérémonie.

En 1781, le père Vipera, ministre général des Franciscains, séjourne à Sienne. Informé de cette découverte un demi-siècle plus tôt, il demande à voir les fameuses hosties.

C’est la stupéfaction : aucune trace d’altération ni marque de dégradation ! Les hosties sont aussi blanches qu’il y a 50 ans !

Le père Vipera décide que des examens périodiques soient effectués : cinq se déroulent entre 1781 et 1787.

Le 9 février 1789, Mgr Tibère Borghèse, archevêque de Sienne, veut collecter d’autres preuves. Il fait placer des hosties non consacrées dans une boîte de fer blanc qui est déposée dans une armoire de la chancellerie de l’archevêché. Elle n’est rouverte que le 13 juillet 1799. A l’intérieur, les hosties sont corrompues par les vers. Le même jour, l’archevêque reconnaît la totale et parfaite conservation des hosties miraculeuses.

Le 15 juin 1815 et le 11 septembre 1854, on consomme des fragments qui ont goût de « pain rassis », sans aucune mauvaise odeur.

En 1914, avec l’autorisation de Pie X, l’archevêque de Sienne, Mgr Prosper Scaccia, confie un examen à Siro Grimaldi, professeur de chimie à l’université de Sienne. Un fait étrange est constaté : le couvercle de cristal fermant la pyxide (boîte contenant les hosties consacrées) n’entrave pas complètement le passage de l’air. Des petites taches de moisissure sont repérées sur la face interne du cristal. En revanche, les hosties sont intactes !

Puis des parcelles sont soumises à l’action de plusieurs liquides avant d’être scrutées au microscope.

Le résultat est clair : il s’agit d’hosties faites de pâte contenant de l’amidon (composant du pain azyme) en état parfait de conservation, 133 ans après leur découverte !

Les derniers tests en date, le 3 juin 1922 puis le 23 septembre 1950, aboutissent aux mêmes conclusions : parfait état, dans la consistance, l’épaisseur, la forme et la solidité.

Dans la nuit du 5 au 6 août 1951, le nouvel ostensoir protégeant ces reliques est à son tour dérobé. Abandonnées par les voleurs, les hosties sont retrouvées en tas près de l’église franciscaine, puis mises dans une pyxide d’argent, à son tour installée en 1956 dans un ostensoir destiné aux processions.

Gaspari, le cardinal Roncalli, futur Jean XXIII, le cardinal Montini, futur Paul VI, et bien d’autres, ont vénéré les hosties de Sienne.

Le 14 septembre, lors d’un voyage officiel, les hosties ont été présentées à saint Jean-Paul II à qui on a raconté le miracle. Le Pape a eu ce mot : « Il y a là, la Présence. »

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18 juin 2022 6 18 /06 /juin /2022 14:00

 

iStock / Getty Images plus /kadirdemir
Sainte Elisabeth de Schönau : elle parle latin sans jamais l’avoir appris

A partir de 1152, Elisabeth, bénédictine au monastère de Schönau-im-Taunus, près de Trèves (Allemagne, Rhénanie-Palatinat), attire les regards. Jésus et Marie lui apparaissent. Les dimanches et jours de fête, elle tombe en extase et ne revient à elle que par obéissance envers son abbesse.

Un dimanche, l’église abbatiale de Schönau est bondée. A son habitude, la sainte est ravie hors d’elle-même lors de la consécration eucharistique. Lorsqu’elle recouvre ses sens, la messe s’achève à peine. Les religieuses lui trouvent un air inhabituel. Elle ne dit rien, comme perdue dans ses pensées.

Tout d’un coup, elle se met à parler mais l’entourage est saisi de stupeur : elle prononce de longs passages de la Bible dans un latin parfait, langue qu’elle n’a jamais apprise, hormis les prières de la vie monastique ! Tout y passe, des psaumes aux évangiles !

Ce prodige va continuer jusqu’en 1156, avant de disparaître peu à peu.

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16 juin 2022 4 16 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock / Getty Images plus /SeventyFour
Saint Jean François Régis : il guérit un prêtre malade des yeux

 

Jean-François Régis, jésuite canonisé en 1737, a accompli d’innombrables miracles. En 1832, l’abbé Dellorcour, curé de Saint-Blandin (France, Isère) rapporte le fait suivant remontant huit ans auparavant :

« Je me fais aujourd’hui un devoir de rapporter ici une guérison d’yeux que je ne puis regarder que comme miraculeuse. Après avoir consulté les médecins les plus habiles pendant six mois, n’obtenant par ces moyens aucun soulagement, souffrant de tiraillements de nerfs épouvantables, il me vint subitement à l’esprit d’avoir recours à saint Jean-François Régis.

Je lui vouai sur-le-champ une neuvaine que je commençai par la confession et la communion. Je me sentis d’abord un peu soulagé ; ce soulagement alla de mieux en mieux jusqu’à la fin de la neuvaine que j’eus le bonheur de terminer comme j’avais commencé, c’est-à-dire par la confession et la sainte communion.

Je fit célébrer ce même jour la messe dans l’église de Saint-Antoine, diocèse de Grenoble (France, Isère). Il est à noter que, pendant tout le cours de la maladie, j’étais obligé de porter des lunettes de verre bleu ou un bandeau devant les yeux. Avant de faire la sainte communion, je quitte mes lunettes dont jusqu’à présent je n’ai jamais eu besoin de me servir. Après mon action de grâces, je remonte à ma chambre, je reprends le cours de mes études suspendues depuis six mois, et je n’ai point discontinué depuis ce temps-là. Je n’ai jamais plus éprouvé aucun mal, et aujourd’hui j'exerce le ministère dans la paroisse de Saint-Blandin. »

Il termine ainsi : « Je pourrais apporter à l'appui de ce fait au moins mille témoins et le témoignage de plusieurs médecins qui connaissaient ma maladie, et qui ont été dans le plus grand étonnement en apprenant ma guérison aussi prompte. ».

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15 juin 2022 3 15 /06 /juin /2022 14:00
 
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Sainte Germaine Cousin : elle guérit une enfant d’un mal incurable

 

En 1828, Jacqueline Catala, née en 1821 à Toulouse (France, Haute-Garonne), tombe « dans un état de défaillance totale et dans un extrême abandon de ses forces ». Son ventre enfle, ses chevilles et les rotules de ses genoux gonflent tandis que les muscles de ses jambes se dessèchent. Son extrême faiblesse la contraint à rester allongée. La fillette paraît « un squelette osseux revêtu de peau ».

Sa mère, Louise, promet à Germaine Cousin, laïque morte en 1601, de venir par trois fois en pèlerinage sur sa tombe à Pibrac (France, Haute-Garonne) si sa fille guérissait par son intercession.

Louise s’exécute. Mais elle attend des semaines qu’une amélioration permette de transporter sa fille.

Le jour venu, installée dans un panier porté à dos d’âne, entourée de sa mère, d’un frère et d’une sœur, Jacqueline est amenée dans l’église de Pibrac pour la messe dominicale.

Louise fait asseoir Jacqueline entre son frère et elle. « A peine on eut agité la sonnette qui donnait le signal du Sanctus, que Jacqueline poussa un cri, et j’entendis dans le même moment un craquement que je crus avoir été produit dans les articulations des os de ma fille. »

Au moment de la communion, Louise confie Jacqueline à son frère. Dès qu’elle atteint la balustrade, « voilà que Jacqueline, qui s’était échappée des mains de son frère, vient se mettre à genoux à côté de moi sans que personne la soutînt. Lorsque je retournai à ma place, la petite fille me suivit, s’assit d’elle-même et resta ainsi assise sans avoir besoin du secours de personne pour se soutenir. J’observai que ses pieds avaient repris leur situation naturelle. »

Cette guérison inexpliquée, reconnue par l’Eglise, a permis la béatification de Germaine Cousin en 1854. Pie IX l’a élevée sur les autels en 1867.

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14 juin 2022 2 14 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock / Getty Images plus /Mintr
Saint Niphon : une eau miraculeuse coule de son reliquaire

 

Vers 1502, Niphon II, patriarche de Constantinople, réside à la cour de Radu le Grand, prince de Valachie (Roumanie). Ce dernier lui a demandé de l’aider à réformer le clergé de son pays. Mais les deux hommes se brouillent au sujet d’une affaire matrimoniale.

Après sa mort, les reliques de Niphon sont transportées au Mont-Athos (Grèce). Radu disparaît en 1508. Il est inhumé au monastère de Dealu près de Târgoviste (Roumanie, région de Dâmbovita) qu’il avait fait bâtir.

Vers 1512/1515, Neagoe Basarab V, successeur de Radu et dévot de Niphon, fait venir la châsse contenant les reliques de ce dernier au monastère de Dealu pour que le saint et son prédécesseur se réconcilient au-delà du tombeau.

Le prince Neagoe dépose une relique de Niphon sur la tombe du prince puis organise une veillée nocturne de prière. Le lendemain, après l’office des matines, il fait ouvrir le cercueil de Radu. La mort a commis ses ravages : le corps est méconnaissable.

Une seconde plus tard, tous les regards sont dirigés vers la châsse de Niphon. De celle-ci jaillit une « eau sainte », pure et abondante. Un témoin se propose de l’utiliser pour arroser la dépouille de Radu.

Aussitôt que le mystérieux liquide touche la peau noircie de l’ancien prince, les tissus semblent se reconstituer, l’odeur pestilentielle disparaît et les outrages de la nature s’estompent.

Niphon est canonisé en 1517.

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13 juin 2022 1 13 /06 /juin /2022 14:00
CC0/wikimedia Le Miracle de la mule par Antoine van Dyck, 1627-1630, palais des Beaux-Arts de Lille.
Saint Antoine de Padoue : il convertit un incroyant grâce à une mule

 

En 1225, Antoine de Padoue, prêtre franciscain, grand prédicateur, arrive à Bourges (France, Cher) où il doit participer à un synode ecclésiastique.

Il y croise un incroyant, entêté dans son incrédulité, Zacharie le Guillard. Celui-ci est pauvre et son quadrupède n’a que la peau sur les os, n’ayant rien mangé depuis des jours. Antoine est touché par sa sincérité.

« Allez, convertis-toi », lui prie Antoine.

-« Non ! Je le ferais le jour où ma mule laissera tomber son avoine pour adorer Jésus », rétorque l’homme, signifiant par là qu’il ne deviendra jamais chrétien.

Antoine accepte de relever le défi et propose à Zacharie de faire manger l’animal en lui donnant un récipient d’avoine qui se trouvait là.

Puis il sort une hostie consacrée qu’il portait sur lui et l’élève à environ trois ou quatre mètres des naseaux de la mule.

Brusquement, l’animal interrompt son repas, se détourne du récipient et vient s’agenouiller devant le Saint-Sacrement.

A la vue de ce miracle, Zacharie demande à être rapidement baptisé.

Antoine est canonisé quatre ans après sa mort. Il est Docteur de l’Eglise depuis 1946.

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12 juin 2022 7 12 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock / Getty Images plus / Joerg Siegert
Des hosties volées sont retrouvées intactes après plusieurs semaines passées dans l’eau

 

Dans la nuit du 16 au 17 septembre 1686, Pieter Bogaert, Frans Husdain et Jan Melijn, connus des services de police, s’apprêtent à commettre un vol dans l’église de Saint-Martin de Courtrai (Belgique).

Rompus aux cambriolages et receleurs d’objets sacrés, ils espèrent faire un « coup ». De fait, le butin est à la hauteur de leurs espoirs : trois ciboires et un ostensoir en or et en argent sont ainsi dérobés.

Une fois leur forfait commis, portant les sacs contenant les objets liturgiques, les individus prennent la route de Gand. La nuit est sombre. Parvenus à Maelte, sur la paroisse de Sint-Denijs (Saint-Denis), ils s’aperçoivent qu’ils se sont trompés de direction et qu’ils viennent de poser le pied dans un champ où paissent des moutons.

A leur grande surprise, ces animaux se comportent étrangement : loin de craindre leur présence, ils entourent les trois voleurs, se rapprochent d’eux jusqu’à les toucher, et forment un cercle autour d’eux, comme s’ils voulaient les protéger. Plusieurs vont jusqu’à frotter leur tête sur les sacs. D’autres restent figés.

Les voleurs prennent peur. «  ll faut tout cacher, sans quoi nous serons attrapés. » Ils aperçoivent une mare à proximité. « Elle fera l’affaire ! » Les objets du cambriolage se retrouvent ainsi immergés dans un bon mètre d’eau.

Mais après enquête, la police met la main sur les trois larrons, déjà connus pour divers larcins. Ils sont exécutés sur la place du Marché aux grains à Gand le 17 janvier 1687.

Au cours de leur procès, ils ont avoué où ils avaient dissimulé les sacs qu’ils croyaient récupérer par la suite.

Les ciboires sont retrouvés intacts, comme l’ostensoir. A l’intérieur de celui-ci, une grande hostie consacrée n’a subi aucune dégradation malgré un séjour de plusieurs semaines dans l’eau. On la rapporta à Courtrai au cours d’une procession solennelle. Les autres hosties contenues dans les ciboires sont restées également inchangées.

Le père Maurus Verschueren, abbé de Saint-Pierre de Courtrai, a obtenu de l’évêque trois de ces hosties. Pour les conserver dignement, il a fait construire en 1687 la chapelle du Petit-Puits sur le lieu de leur découverte, où à partir de 1758, une procession annuelle est organisée le quatrième dimanche après la Pentecôte. Elle a cessé à la Révolution française puis a repris en 1862.

En 1936, une cérémonie a marqué le 250e anniversaire du prodige.

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11 juin 2022 6 11 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus /GDArts
Saint Etienne Bandelli : il apparaît au-dessus de la cité de Saluces

 

En 1450, les obsèques de celui qui fut surnommé « l’autre saint Paul », le bienheureux Etienne Bandelli, dominicain de Saluces (Italie, Piémont), donnent lieu à de belles cérémonies. Des miracles se produisent sur sa tombe.

En 1483, Saluces entre en conflit avec le duc Charles Ier de Savoie. Les échauffourées se multiplient. La cité devient un enjeu politique et la guerre perdure.

Quatre ans plus tard, la cité est prise d’assaut. Les habitants parviennent à empêcher les adversaires de pénétrer dans la ville, mais ils désespèrent tant leur nombre est inférieur à celui des assaillants. Pris au piège, ils implorent Dieu de leur venir en aide.

Après deux jours de siège, par une journée ensoleillée, une silhouette humaine apparaît au-dessus de l’église du couvent des Dominicains. En un bref instant, l’apparition devient majestueuse. Un religieux se met à crier : « Frère Etienne ! Frère Etienne ! »

Au-dessus du couvent, le bienheureux, environné d’une lumière surnaturelle, est devenu visible de tous, y compris des ennemis de Saluces qui déguerpissent sans demander leur reste.

Une fête annuelle a longtemps commémoré l’événement. Le culte du bienheureux a été confirmé en 1856 par le pape Pie XI.

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 14:00
 
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Le bienheureux Henri de Bolzano : il soigne un homme incrédule

 

Le 10 juin 1315, Henri meurt à Trévise (Italie, Vénétie). Originaire de Bolzano (Italie, Trentin-Haut-Adige), il a travaillé toute sa vie comme simple bûcheron. Père de famille sans le sous, pénitent aimé de tous, Dieu l’a comblé de grâces extraordinaires.

A peine a-t-il rendu l’âme qu’une foule accourt à l’église du quartier où repose son catafalque. On touche son corps. Les guérisons se comptent par dizaines ! En 10 mois, 30 000 personnes viennent prier sur son tombeau.

Mais quelques habitants doutent de ces prodiges. Trois jours après le trépas, un responsable municipal se dispute avec son épouse au sujet de cet enthousiasme populaire autour de la dépouille d’Henri. Elle croit fermement que le saint intercédera en sa faveur, purifiera son âme et soulagera son pied douloureux si elle se rend à l’église pendant la nuit.

L’homme s’y oppose. « Je ne t’ouvrirai pas, tu resteras dehors au cas où tu sortirais », lui lance-t-il. Triste, l’épouse n’a d’autre choix que de renoncer à son projet.

A la nuit tombée, le mari impitoyable constate qu’il a subitement du mal à marcher : une très forte douleur paralyse son pied droit, lui faisant ressentir la même souffrance que son épouse.

Plusieurs jours passent. L’incrédule boîte à présent. N’y tenant plus, il autorise sa femme à se rendre sur le tombeau du bienheureux mais il l’accompagnera.

Parvenu dans l’église, l’homme, après s’être agenouillé avec difficulté à côté du tombeau, tant la douleur est aiguë, sent en lui quelque chose d’étrange : il a l’impression d’un mieux-être, d’une joie inconnue. Son pied ne le fait plus souffrir. Il avertit sa femme qui, à ses côtés, vient aussi d’être guérie.

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9 juin 2022 4 09 /06 /juin /2022 14:00
 
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La bienheureuse Anne-Marie Taïgi : elle a une vision céleste unique dans l’histoire

 

Originaire de Sienne (Italie, Toscane), Anne-Marie passe sa jeunesse à Rome (Italie) où elle accompagne ses parents démunis. Dès ses jeunes années, Dieu lui fait grâce de dons charismatiques rares. En 1790, elle épouse Domenico, valet de chambre puis entre dans le tiers-ordre des Trinitaires.

Cette année-là, un événement va changer sa vie. Pendant un moment de recueillement, elle a la vision d’un disque lumineux, semblable à un soleil, dont la lumière douce n’éblouit pas, et au centre duquel se tient un être majestueux, assis sur une sorte de trône ; deux rayons lumineux sortent de son front.

Le soleil est entouré d’épines, à la manière de la couronne du Christ. Deux d’entre elles descendent des deux côtés de l’astre et finissent par se croiser au-dessous de lui.

La vision persiste plusieurs minutes, plusieurs heures… Peu à peu, des « images » apparaissent au centre du soleil. Son directeur spirituel l’invite à décrire ce qu’elle perçoit.

Le disque lumineux accompagne dorénavant Anne-Marie partout où elle va. Il en sera ainsi jusqu’à sa mort en 1837 ! Les scènes apparaissant en son centre constituent autant de prophéties diverses extrêmement précises : la chute de Napoléon Ier et son exil à Sainte-Hélène, l’élection du pape Pie IX alors que celui-ci n’était même pas cardinal, etc.

Anne-Marie a été béatifiée le 30 mai 1920 par Benoît XV.

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8 juin 2022 3 08 /06 /juin /2022 14:00
 
iStock / Getty Images Plus /Alexia Khruscheva
Saint Médard de Noyon : il donne un cheval à un pauvre sans diminuer son troupeau

 

Au VIe siècle, Médard est le fils d’un noble de la cour du roi franc Childéric Ier. Alors qu’il vient d’atteindre sa 10e année, son père, revenant de la campagne avec plusieurs chevaux, le charge de les conduire dans un pré et de les y garder en attendant l’arrivée de ses domestiques.

Tout à coup, Médard aperçoit un villageois chargé de harnais qu’il porte à grand-peine.

« Eh ! mon ami, lui dit l’enfant, pourquoi vous chargez-vous d’un si lourd fardeau 

C’est, répondit le paysan, que mon cheval vient de mourir par accident ; j’emporte ses harnais, mais sans espoir de pouvoir acquérir un autre animal car je suis trop pauvre », lui répond le pauvre homme.

L’enfant, ému, prend alors un des chevaux que son père vient de lui confier et le donne à l’inconnu.

Le soir venu, le jeune Médard rentre dans la maison de ses parents après avoir ramené les animaux. « Mais comment faire comprendre à mon père mon geste de charité ? », se demande-t-il en chemin.

Il trouve en lui le courage de tout raconter. Le chef de famille, fort mécontent, sort dehors et s’empresse de compter le nombre de chevaux que son fils a ramenés. Mais contre toute attente, il se retourne vers Médard et lui dit d’un ton joyeux : « C’est à n’y rien comprendre ! Le compte y est ! Pas un cheval n’a disparu ! »

Par la suite, Médard deviendra évêque de Noyon (France, Oise) et fréquentera la cour de Clovis.

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6 juin 2022 1 06 /06 /juin /2022 14:00
 
CC0/wikimedia Vitrail de Claude de Besançon dans la basilique Saint-Nicolas-de-Port, Meurthe et Moselle.
Saint Claude de Besançon : son corps est incorrompu depuis 699

 

Surnommé le « faiseur de miracles » de son vivant, Claude, d’abord soldat, devient moine à l’abbaye de Condat (France, Jura), où il est élu abbé vers 650. Peu après, il est sacré évêque de Besançon (France, Doubs).

Un demi-millénaire après sa mort, le pèlerinage sur son tombeau gagne en popularité : son corps, exhumé et étudié par les autorités de la région, est intégralement conservé, sans signe de détérioration, comme si Claude dormait depuis des siècles !

Les fidèles sont si nombreux que la relique est exposée à leur vénération deux fois par jour. A partir du XIIe siècle, les miracles se multiplient à proximité. Louis XI, sainte Jeanne de Chantal et saint François de Sales, viennent s’y recueillir.

En 1754, un groupe de médecins examinent le corps et certifient son inexplicable conservation : élasticité des tissus, souplesse des membres, fraîcheur…

Mais en 1794, le corps est brûlé, à l’exception d’un avant-bras gauche, authentifié par l’un des médecins qui avaient procédé à l’examen officiel 50 ans plus tôt. Ce membre est conservé aujourd’hui dans la cathédrale Saint-Pierre-Saint-Paul de Saint-Claude, dans un reliquaire conçu par l’orfèvre géorgien Goudji.

 

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