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21 juillet 2022 4 21 /07 /juillet /2022 14:00
CC0/wikimedia Jésus pratique un exorcisme et un démon s'échappe de la bouche d'une femme. Cathédrale de Gurk, Carinthie, Autriche (1458).
Saint Parthénios (+ 1777) : il libère un homme possédé depuis des années

A sa seule approche, les démons prennent la fuite, affirment les contemporains de Parthénios, évêque de Radovisdiou dans l’Epire (Radovizi, ouest de la Grèce actuelle) au XVIIIe siècle. 

Le saint, originaire de Thessalie (nord-est de la Grèce), est un modèle de dévouement pour ses fidèles. D’aucuns lui prêtent le don d’accomplir des miracles.    

Un jour, un pauvre homme se présente à lui. Abattu et désespéré, il lui explique comme le diable n’a de cesse de le maltraiter à chaque instant depuis sa jeunesse. Rien n’a arrêté son action : ni les jeûnes, ni les pèlerinages. 

L’énergumène sait que l’évêque a déjà expulsé le démon avec autorité. Il le supplie de prononcer une prière d’exorcisme car il veut être un bon chrétien. 

Parthénios revêt son étole et, une croix entre les mains, commence le rituel. Aussitôt, le prince de ce monde réagit : « Donne-moi un lieu où je pourrai demeurer dans l'attente du redoutable Jugement… ». 

- « Pas du tout, répondit le saint, mais c’est un autre homme que je t’offre si tu sors de ce malheureux ».

- « Quel est cet homme ? »

- « C’est moi ! Viens et habite en moi ! »

A ces mots, le diable s’enfuit, comme « brûlé par le feu », en hurlant : « Comment pourrais-je entrer dans la maison de Dieu ? Grande est la puissance des chrétiens ! »

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20 juillet 2022 3 20 /07 /juillet /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/EunikaSopotnicka
Saint Aurèle de Carthage (+ 430) : il baptise et guérit un médecin

Sacré évêque de Carthage (Tunisie actuelle) en 388, Aurèle est un prélat admiré et aimé. Pasteur zélé et chrétien fervent, beaucoup se convertissent au contact de cet ami de saint Augustin.

C’est le cas d’un médecin de la cité carthaginoise, souffrant de crises de goutte depuis des années. Né païen, il a demandé le baptême et a appris les mystères de la foi.

La nuit précédant la cérémonie, qui sera présidée par l’évêque Aurèle, le praticien n’arrive pas à s’endormir. Il est angoissé. Au bout d’un long moment, il s’assoupit. Le jour commence à poindre…

A peine a-t-il trouvé le sommeil qu’une vision horrible l’envahit : il voit des démons sous l’aspect de monstres hideux près de son lit, et sur lui. Tous lui ordonnent d’abandonner son projet de baptême en hurlant à tue-tête !

Il tient bon. Le lendemain, accueilli par Aurèle, il pénètre avec joie dans le baptistère, mais fatigué et le corps endolori. L’évêque, les yeux tournés vers le ciel, le baptise par immersion.

Aussitôt, il ressent une vigueur inconnue dans son corps : les douleurs ont disparu et son visage radieux traduit la paix du Christ entrée dans son cœur.

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19 juillet 2022 2 19 /07 /juillet /2022 14:00
Pixabay/Daniel Reche
Sainte Macrine la Jeune (324-379) : elle est guérie miraculeusement d’une tumeur au sein

C’est dans un monastère d’Annesi (Turquie actuelle), sur la côte méridionale de la mer Noire, au royaume du Pont, que Macrine se retire dans la solitude. Elle devient rapidement abbesse de sa communauté. Sœur de deux Pères grecs de l’Église - saint Basile de Césarée et saint Grégoire de Nysse - elle mène une vie chrétienne d’une rare profondeur.

Un jour, elle tombe malade. Une tumeur est apparue sur un sein. Le mal s’étend peu à peu au reste du corps sans qu’elle et son entourage ne sachent que faire.

Sa mère la supplie de consulter un médecin. Elle s’y refuse car, dit-elle, Dieu conduit ses pas et c’est à lui seul de décider. Alitée et fiévreuse, ses nuits deviennent un calvaire.

Un soir, n’y tenant plus, elle se rend avec mille difficultés dans l’église abbatiale pour demander au Seigneur de la soulager. Son cœur est triste. Elle pleure et des larmes tombent sur sa plaie. Elle songe à l’évangile où Jésus a tant guéri de gens…

Il lui vient alors une idée. Elle prend un peu de terre dans sa main avec laquelle elle oint sa tumeur baignée de larmes tout en invoquant le Christ et sa Mère.

Une fois n’est pas coutume : revenue dans sa cellule, elle trouve aussitôt le sommeil. Au matin, elle demande à l’une des religieuses de tracer le signe de croix sur son sein qui ne lui fait déjà plus mal mais dont l’aspect est identique à la veille.

Aussitôt, l’abcès disparut, ne laissant qu’une petite cicatrice, à peine visible.

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18 juillet 2022 1 18 /07 /juillet /2022 14:00
Unsplash/Denys Argyriou
Saint Arnoul de Metz (vers 582-vers 642/644) : il éteint un incendie en faisant le signe de la croix

D’abord père de famille, Arnoul appartient à la haute noblesse franque. Trisaïeul de Charlemagne, il est vite promu intendant du palais du roi d’Austrasie. A la mort de saint Pappolus, évêque de Metz (France, Moselle), il est plébiscité pour lui succéder.

Pendant 15 ans, Arnoul se fait serviteur de tous. Il dote richement églises et monastères, soigne les lépreux de ses mains et prend en charge l’éducation du futur Dagobert Ier.

En 629, voulant devenir ermite, il se démet de sa charge, en dépit des protestations des fidèles. Il distribue ses biens aux pauvres.

Le jour venu, il est à peine sorti de Metz que des hurlements retentissent à ses oreilles. Des dizaines d’habitants courent en tous sens.

Informé qu’un violent incendie est en train de dévorer le palais épiscopal, au cœur de la ville, il rebrousse chemin et parvient sur les lieux du drame entouré par ses fidèles qui le supplient de faire quelque chose.

Il est seul, âgé de près de 50 ans, et ne sait que faire. Soudain, il demande à tous de reculer. Il avance vers les flammes puis étend les bras en direction du bâtiment, comme s’il voulait le bénir. Sa main droite trace lentement un beau signe de croix dans les airs. La minute suivante, le brasier a disparu.

Apprenant cela, Dagobert, jusqu’alors opposé à son départ, accepte sa requête.

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17 juillet 2022 7 17 /07 /juillet /2022 14:00
Pixabay/Gini George
Mère Marie-Angélique de La Grave (1607-1689) : reçoit la communion de façon miraculeuse

Au XVIIe siècle, Marie-Angélique est une visitandine du monastère d’Albi (France, Tarn), communauté dont elle est la mère supérieure. Grande priante et mystique de premier plan, sous son autorité la Visitation d’Albi jouit d’un beau prestige. Il est fréquent d’y croiser l’élite sociale de l’époque, comme la princesse Marie Anne-Françoise de Hohenzollern et d’autres.

Marie-Angélique reste très discrète sur sa vie intérieure. Elle essaye de dissimuler les grâces extraordinaires que le Seigneur lui fait, comme, en particulier, ses stigmates.

La veille de Noël 1683, les religieuses assistent à la messe quotidienne et se préparent à communier chacune à leur tour, agenouillée, derrière une grille située sur l’un des côtés du chœur de l’église, comme la coutume le voulait.

Après que le prêtre ait prononcé le Domine, non sum dignus (« Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir »), l’hostie s’échappe de sa main et vient se placer « d’elle-même » sur les lèvres de Marie-Angélique.

La sœur qui suit la supérieure observe parfaitement le phénomène à un mètre d’elle et pousse un petit cri de surprise. Les deux moniales entourant Marie-Angélique voient également le prodige. Par ailleurs, des fidèles assis dans la nef sont évidemment témoins du fait.

La joie des uns et des autres prend vite le pas sur la confidentialité demandée par le prêtre. Bientôt Albi est informée. Clergé et laïcs accourent au monastère pour interroger sans discontinuer le célébrant du « miracle eucharistique ». Ce dernier explique avec force détails la réalité du prodige.

Après la messe, Marie-Angélique est rentrée en procession dans le cloître, comme de coutume, puis a regagné sa cellule comme si de rien n’était.

Mais, ce jour-là, elle ne se rend pas au réfectoire pour le déjeuner et personne ne l’aperçoit depuis la fin de la messe.

On frappe à la porte de sa cellule mais personne ne répond. Une religieuse ose tourner la poignée de la porte. On découvre la mère allongée sur son lit, le corps raide, les yeux fermés, plongée dans une profonde léthargie. Tombée ainsi en extase, elle est restée dans cet état trois jours complets, sans parler ni manger ni boire.

Au soir du troisième jour, elle recouvre l’usage de ses sens. On la questionne sur ce qui s’est passé. « Jésus-Christ aime l’abaissement. Dans l’eucharistie, il s’humilie et il n’a daigné venir à moi que parce que je suis la plus indigne des créatures », répond-t-elle avec calme.

Entre la Noël 1683 et sa mort, Marie-Angélique a connu cinq autres communions miraculeuses, suivies d’un « profond ravissement ».

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16 juillet 2022 6 16 /07 /juillet /2022 14:00
Unsplash/Alice, Gwenola Petit
Sainte Marie-Madeleine Postel (1756-1846) : elle est transportée mystérieusement d’un lieu à un autre

Sous la Révolution française, Marie-Madeleine aide le clergé réfractaire de sa région à rejoindre l’Angleterre.

Vers 1794 ou 1795, Marie-Madeleine, originaire de Barfleur (France, Manche), se rend un jour à Gatteville (France, Manche), situé à 2,5 km pour rencontrer son confesseur, un prêtre « réfractaire », qui vit caché dans ce village.

A l’aller, le trajet se passe sans encombre : la mer est basse et la jeune femme suit tranquillement la grève.

En revanche, au retour, la marée haute lui barre le chemin. Le soir tombe et Marie-Madeleine commence à s’inquiéter.

Un chemin de terre, long et mal fréquenté, mène jusqu’à son domicile. Doit-elle l’emprunter, s’interroge-t-elle ?

La nuit tombe. Marie-Madeleine ne sait que faire.

Elle entend soudain une voix : « Ne crains rien ». A l’instant même, elle se retrouve à Barfleur, à deux pas de chez elle !

La sainte a raconté ce miracle plus tard à sœur Marie, la première religieuse de sa congrégation. Cette moniale s’empressa de raconter les faits à l’abbé Delamare, vicaire général du diocèse.

Celui-ci interrogea la sainte : « La Providence n’aurait-elle pas envoyé une personne qui vous aurait portée dans une barque ou sur un cheval ?

-Il n’y avait, répondit Marie-Madeleine, ni homme, ni barque, ni cheval ; quand Dieu veut une chose, elle est bientôt faite. »

Marie-Madeleine a été béatifié en 1908. Le pape Pie XI l’a inscrite au catalogue des saints en 1925.

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15 juillet 2022 5 15 /07 /juillet /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/Angelo d’Amico Cathédrale de la ville de Lanciano.
Saint Pompile-Marie Pirrotti (1710-1766) : il prophétise un tremblement de terre

En 1746, Pompile-Marie Pirrotti, prêtre des Clercs réguliers de la Mère de Dieu pour les Ecoles Pies, séjourne à Lanciano (Italie, Abruzzes).

Une nuit, vers deux heures du matin, il fait sonner les cloches de son église. Nombre d’habitants sont réveillés et, quelque peu inquiets, se rendent à la paroisse. En arrivant sur place, ils découvrent Pompile-Marie en habit religieux, prêt à les accueillir sur le parvis de l’église.

Là, le saint, sans plus d’explications, leur conseille vivement de se mettre sans attendre à prier la Vierge Marie pour sauver leur cité d’un tremblement de terre qui surviendra très bientôt.

Pompile-Marie jouit alors d’une réputation de bienheureux en Italie. Les gens n’ignorent pas que Dieu lui a déjà révélé des choses inconnues et, sans en savoir davantage, chacun se retire dans sa maison et consacre les heures suivantes à invoquer Marie.

Quelques jours plus tard, un tremblement de terre touche la région des Abruzzes, causant d’importants dommages. Mais Lanciano est entièrement épargné, exactement comme le saint l’avait annoncé en public.

Pompile-Marie a été béatifié en 1890 puis inscrit au catalogue des saints en 1934 par le pape Pie XI.

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14 juillet 2022 4 14 /07 /juillet /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/thekopmylife
Saint François Solano (1549-1610) : il meurt mais son corps retrouve sa jeunesse

Le 14 juillet 1610, François Solano, franciscain espagnol, devenu missionnaire, agonise à Lima (Pérou), après vingt ans passés en Amérique latine dans des conditions difficiles.

Son visage est buriné, sa peau desséchée et ses traits sont ceux d’un grand vieillard et non d’un homme de 61 ans, même de cette époque.

Mais en quelques minutes ce corps, sec comme une vieille racine, change de façon inexplicable.

Ses mains, contractées par les douleurs, se redressent et s’assouplissent. Le visage, brûlé par le soleil péruvien, devient très blanc et si beau que ceux qui entourent le saint ne croient plus voir un mourant. Les ravages de la souffrance et les marques du temps s’effacent sans que quiconque puisse avancer d’explication.

Enfin, un parfum d’une « suavité céleste » s’exhale de la personne de François.

Celui-ci ouvre alors les yeux, demande qu’on chante le Magnificatet le Credo. Puis il regarde le crucifix, murmure : « Que Dieu soit glorifié ! » et quitte ce monde.

Béatifié en 1675, le pape Benoît XIII le canonise en 1726.

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13 juillet 2022 3 13 /07 /juillet /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/Sasiistock
Sainte Thérèse des Andes (1900-1920) : elle sauve une fillette de 11 ans

Le 7 décembre 1988, Marcela, âgée de 11 ans, fait une sortie scolaire dans l’une des piscines de Santiago du Chili.

La jeune chilienne sait à peine nager. Mais ses camarades l’invitent à sauter dans le « grand bain ». Elle suit et c’est le drame.

Après s’être débattue, elle coule à pic. Elle va rester plus de cinq minutes au fond de l’eau.

Elle est amenée d’extrême urgence à l’hôpital, au service des soins intensifs. Le pronostic vital est engagé. Hormis une respiration d’une extrême faiblesse, Marcela ne présente plus de signes de vie et les médecins sont formels : elle va mourir dans les minutes qui viennent.

Pendant ce temps, l’enseignante et les camarades de classe de la malheureuse se sont mises à prier la bienheureuse carmélite Thérèse des Andes, décédée très jeune du typhus.

Lorsqu’elles rejoignent l’hôpital une heure plus tard, le spectacle qu’elles voient les laisse sans voix : Marcela a les yeux ouverts, respire normalement et leur sourit. Dans les heures qui suivent, tous les paramètres médicaux redeviennent normaux.

La médecine n’a eu aucune explication. Les cinq praticiens qui ont examiné Marcela à Rome ont déclaré unanimement qu’aucune cause naturelle n’était en mesure d’expliquer cette guérison.

Thérèse des Andes a été béatifiée en 1987 puis canonisée en 1993 par saint Jean-Paul II.

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12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/ChristinLola
Les saints époux Louis Martin (1823-1894) et Zélie Guérin (1831-1877) : ils obtiennent la guérison d’une petite fille

Carmen naît le 15 octobre 2008 à Valence (Espagne), après 28 semaines d’une grossesse très difficile. « Préparez-vous au pire » annonce la sage-femme.

Bébé grand prématuré, Carmen accumule de graves problèmes : détresse respiratoire et cardiaque, double septicémie, hémorragie cérébrale…

L’enfant ayant vu le jour de la fête de sainte Thérèse d’Avila, ses parents se rendent plusieurs fois par semaine dans un carmel proche de Valence. Les sœurs prennent cette intention à cœur.

Le 23 novembre, la prieure du carmel remet aux parents la prière à Louis et Zélie en espagnol. Ils ne les connaissent pas mais la récitent tous deux avec ferveur.

Dès le lendemain, l’état de santé de Carmen change du tout au tout. En quelques heures, la petite récupère. Le surlendemain, elle respire normalement et n’a plus de fièvre.

Le 2 janvier 2009, elle quitte l’hôpital.

Mais à cette date, son hémorragie cérébrale dilate son crâne et la fait souffrir. De nouveaux examens laissent prévoir une intervention chirurgicale. Les parents récitent à nouveau la prière des époux Martin.

Parallèlement, la famille de Carmen apprend que les reliques des bienheureux époux Martin sont exposées à la vénération au sanctuaire de Lerida (Espagne, Catalogne). Le père de Carmen, son grand frère et les deux grands-pères font le déplacement. Les carmélites de Valence se joignent à leur prière.

Quelques jours après, une échographie révèle que l’hémorragie cérébrale a disparu, en laissant de simples cicatrices, mais ce qui est incroyable, sans aucune séquelle neurologique ou motrice.

Cette guérison a été reconnue miraculeuse à Rome le 18 mars 2015. Les bienheureux époux Martin ont été canonisés le 18 octobre suivant par le pape François.

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11 juillet 2022 1 11 /07 /juillet /2022 14:00
iStock/Getty Images Plus/Hase-Hoch-2
Saint Benoît de Nursie (vers 480-547) : il apparaît à un moine au sujet de ses reliques

Une nuit de 654, Mommolin, abbé du monastère bénédictin de Fleury (France, Loiret), est subitement réveillé par une clarté illuminant sa cellule. Au centre de celle-ci, il distingue saint Benoît, patriarche des moines d’Occident.

Le saint lui demande de choisir un de ses moines pour aller au monastère du Mont-Cassin (Italie, Latium), qu’il avait jadis fondé, où il est mort et dans la chapelle duquel il repose aux côtés de sa sœur, sainte Scholastique. Or, depuis le pillage des Lombards en 589, le monastère du Mont-Cassin est abandonné...

Mommolin prie Aigulfe de s’y rendre en compagnie de trois autres frères.

Après un voyage de plus de 2500 km, les religieux entrent à Fleury en juin 655, porteurs des reliques sacrées. Ils sont accueillis par une belle procession de fidèles.

Mommolin s’interroge : « où déposer les reliques ? » Une nuit, tandis qu’il prie Jésus, il voit une lumière éclatante illuminer la façade de l’église abbatiale.

C’est dans la crypte de cet espace sacré que repose aujourd’hui encore saint Benoît.

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10 juillet 2022 7 10 /07 /juillet /2022 14:00
Pixabay/Gini George
Une hostie apparaît dans la chambre d’Yvonne-Aimée de Malestroit (1901-1951)

En septembre 1941, mère Yvonne-Aimée de Jésus, du couvent de Malestroit (France, Morbihan), prend quelques jours de repos dans une maison appartenant à ses amis, les Boiszenou, parents de l’abbé Labutte, confesseur de la célèbre religieuse.

Un soir, Yvonne-Aimée ne se sent pas bien et part s’allonger dans sa chambre où la rejoignent quelques instants plus tard le père Labutte et sa tante Jeanne.

La religieuse est en extase, les mains jointes. Elle tient des propos indiquant qu’elle est en train de participer à distance à une messe célébrée en Australie.

« Oh, dit-elle à mi-voix, comme ce prêtre célèbre bien sa messe ! Et quelle foi, quel recueillement chez ses paroissiens ! »

Yvonne-Aimée suit le déroulement de la liturgie comme si elle était présente sur les lieux. Elle s’incline à la consécration eucharistique et se frappe la poitrine à l’Agnus Dei.

Aussitôt après, elle se relève et s’exclame : « Oh ! Oui, je veux communier avec eux ! »

Ecoutons l’abbé Labutte raconter la suite : « A ces mots, un rayon de lumière, partant de l’angle sud de la pièce, traversa celle-ci en oblique : il portait une petite hostie qui, passant devant nous, vient, toute palpitante, se placer en attente devant le visage, presque sur les lèvres de Mère Yvonne-Aimée, qui joignait alors les mains dans une expression d’adoration et de bonheur. »

La religieuse fait alors un petit signe au prêtre pour lui dire de saisir l’hostie afin qu’il puisse la communier. Ce qu’il fait.

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9 juillet 2022 6 09 /07 /juillet /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus/ricardoreitmeyer
Sainte Véronique Giuliani (1660-1727) : elle reçoit les stigmates de la Passion

A 18 ans, Véronique, originaire de Plaisance (Italie, Emilie-Romagne) prononce ses vœux chez les clarisses capucines de Città di Castello (Italie, Ombrie) où elle deviendra abbesse. Sa vie au couvent est ponctuée de grâces mystiques qu’elle relate dans son Journal.

Au soir du 5 avril 1697, après avoir réglé les affaires courantes du jour, Véronique se rend à la chapelle où, agenouillée devant l’autel, elle prie longuement.

Tout à coup, elle voit Jésus. Du sang coule de son visage ; il porte les blessures de la Passion. Véronique regarde le Seigneur dans son humanité sans oser dire le moindre mot. La vision devient si impressionnante que ses yeux ne peuvent supporter longtemps cette scène.

Elle écrira dans son Journal : « Des plaies de Jésus sortirent des traits de feu, quatre prirent l’aspect de clous, et le cinquième prit la forme d’une pointe de lance scintillante [la blessure au côté]. Je ressentis une terrible douleur, mais en même temps je compris clairement que je venais d’être entièrement transformée en Dieu. »

Véronique a été béatifiée par Pie VII en 1804 puis élevée sur les autels en 1839 par Grégoire XVI.

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8 juillet 2022 5 08 /07 /juillet /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus/LightFieldStudios
Le bienheureux Pierre Vigne (1670-1740) dort-il quatre jours après sa mort ?

Le père sulpicien Pierre Vigne, originaire de Privas (France, Ardèche) est l’apôtre infatigable du Dauphiné et du Vivarais dans la France de Louis XV. Missionnaire renommé et charitable, il est aimé des plus humbles.

Le 8 juillet 1740, Dieu le rappelle à lui, après une vie chrétienne bien remplie. Des récits de miracles circulent à cette époque à son sujet. Il est mort en odeur de sainteté selon le clergé de son temps.

Quatre jours durant, le corps de Pierre est exposé à la vénération des fidèles. Jusqu’au 12 septembre, prêtres, laïcs et religieux viennent se recueillir.

Ces quatre journées sont marquées par des conditions atmosphériques difficiles : canicule et orage se succèdent, à tel point que l’on craint une détérioration extrêmement rapide du cadavre qui, par ailleurs, ne reçoit aucun soin d’embaumement.

Or, au fur et à mesure que les heures passent, le processus naturel de dégradation semble inopérant. Ce que les témoins observent les laissent sans voix : le corps reste totalement intact et souple, frais, le teint vermeil, et répandant une « odeur exquise ». Au quatrième jour, rien n’a changé, malgré des conditions atmosphériques néfastes (canicule orageuse) et le transfert du corps du lieu du décès (Rencurel, France, Isère) au lieu de sépulture (Boucieu-le-roi, France, Ardèche).

Pierre Vigne, fondateur des Religieuses du Saint-Sacrement, a été béatifié le 3 octobre 2004.

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7 juillet 2022 4 07 /07 /juillet /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus/thanasus
Sainte Ercongote (VIIe siècle) : un parfum extraordinaire sort de son tombeau

Au VIIe siècle, Ercongote, fille du roi de Kent (Angleterre), et de sainte Sexburge, est une jeune femme pieuse. Sa dévotion à la Vierge Marie est jugée exemplaire dans le monde aristocratique dont elle est issue.

Elle veut consacrer sa vie à Dieu. Après avoir convaincu sa famille, elle part pour la France, où elle prend l’habit monastique à la célèbre abbaye de Faremoutiers (France, Seine-et-Marne), fondée en 620.

Elle y rend l’âme un demi-siècle plus tard.

Trois jours après sa mort, on décida de déposer le cercueil dans un endroit plus digne de son état. Pour cela, deux ouvriers déplacèrent la dalle couvrant son tombeau.

A l’instant où ils eurent fini, un parfum merveilleux et inconnu se répandit à travers l’édifice. Les moniales et les prêtres présents furent témoins du phénomène qui dura de longues minutes. Mais nul ne put déterminer l’endroit exact d’où était venue la fragrance.

 

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6 juillet 2022 3 06 /07 /juillet /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus/batuhantoker
Sainte Maria Goretti (1890-1902) : elle voit la Vierge sur son lit de mort

Le dimanche 6 juillet 1902, vers 15 heures, Maria Goretti, jeune italienne âgée de 12 ans à peine, gît sur un lit de l’hôpital Orsenigo de Nettuno (Italie, Latium). La veille, Alessandro Serenelli, 20 ans, l’a frappé de 14 coups de poinçon.

Le père Signori, aumônier de l’hôpital l’assiste dans ses derniers moments.

-« Marietta, murmura-t-il, Notre-Seigneur va bientôt venir en toi dans la Sainte Communion. Rappelle-toi, Maria, comment Jésus mourut sur la croix, comment Il a pardonné à ses ennemis…

–Oui, pour l’amour de Jésus, je pardonne à mon assassin, et je veux qu’il vienne lui aussi avec moi dans le paradis. »

Rompant un silence impressionnant, elle dit soudain :

Portez-moi plus près de la Sainte Vierge !

–Où, Marietta ? demandèrent sœur Aurelia ainsi que les autres personnes présentes.

–Est-il possible que vous ne la voyiez pas ? Elle est si belle !... toute lumière, toutes fleurs ! Approchez-moi plus près de la Sainte Vierge !

Après avoir reçu le sacrement des Malades, Maria s’endormit dans la paix du Christ.

Sa mère se souvint que la famille se réunissait chaque soir au pied d’une image de Marie pour la récitation du chapelet : « J’avais remarqué plusieurs fois au cours de la journée, rapporta-t-elle, que ma fille tenait son regard fixé vers le cadre de la Madone, qui était au mur de sa chambre. » (…)

Maria est béatifiée le 27 avril 1947 et canonisée par le pape Pie XII, le 24 juin 1950.

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5 juillet 2022 2 05 /07 /juillet /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus/BookyBuggy
Saint Antoine-Marie Zaccaria (1502-1536) célèbre sa première messe entouré d’anges

Le 20 février 1529, la cathédrale de Crémone (Italie, Lombardie) est en liesse. Dans la chapelle Saint-Joseph, l’enfant du pays, Antoine-Marie Zaccaria, jeune médecin devenu religieux, est ordonné prêtre.

Le lendemain, Antoine-Marie se rend dans l’église Saint-Vital pour y célébrer sa première messe. Le petit édifice est plein à craquer. Parents, amis, autorités municipales, clercs, tous se serrent pour assister à la cérémonie.

Lorsque Antoine-Marie apparaît, tout le monde fait silence. Personne n’ose parler. Le corps du jeune prêtre est entouré d’une merveilleuse lumière qui l’accompagne dans ces faits et gestes. Elle ne disparaîtra qu’à la fin de la messe.

A l’offertoire, le saint lève le regard vers le haut, comme s’il voyait quelque chose d’invisible aux yeux des autres. Il expliquera peu après qu’à partir de cet instant, et jusqu’à la fin de la communion, plusieurs anges étaient au-dessus de lui.

Antoine-Marie, fondateur des Barnabites, a été béatifié en 1890 puis canonisé 7 ans plus tard par le pape Léon XIII.

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4 juillet 2022 1 04 /07 /juillet /2022 14:00
iStock / Getty Images Plus/Pichit Chuenyen
Sainte Berthe de Blangy ( 644-723) : elle voit un ange et entend un chant céleste

Sainte Berthe est la fille de Rigobert, lui-même fils naturel du roi mérovingien Clovis II. D’abord mariée et mère de famille, elle décide après être devenue veuve de se retirer dans la solitude. Elle fonde sur ses terres de Blangy-sur-Ternoise (France, Pas-de-Calais) un monastère bénédictin dédié à la Vierge Marie dont elle devient la première abbesse. Ses deux filles y prennent l’habit monastique.

En 723, après avoir renoncé à son titre d’abbesse, Berthe se prépare à la mort dans un lieu solitaire voisin de la communauté.

Parvenue au seuil du trépas, elle fait appeler les moniales à qui elle adresse ses dernières exhortations et leur donne rendez-vous au Ciel.

Soudain, son visage devient brillant et ses traits expriment une joie immense. « Je vois mon ange gardien… si beau, si majestueux… » L’être céleste lui présente alors une croix lumineuse que ses mains cherchent à empoigner. L’instant d’après, observent les personnes présentes au chevet de la mourante, Berthe est ravie en extase : elle entend des chants angéliques, inconnus ici-bas.

Elle vient de rendre son âme à Dieu. 

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3 juillet 2022 7 03 /07 /juillet /2022 14:00
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Une hostie se détache des doigts de saint Jean-Marie Vianney

Vers 1857, le village d’Ars (France, Ain) est un lieu très fréquenté : son célèbre curé, Jean-Marie Vianney, y attire des milliers de fidèles. Le saint prêtre reçoit toutes sortes de personnes, venues d’horizons divers : catholiques, incroyants, ecclésiastiques, paysans…

Un jour, deux pasteurs protestants sonnent au presbytère. Après de brèves présentations, le curé les fait entrer dans sa salle à manger. Les visiteurs disent leur joie de rencontrer un tel homme, si unanimement réputé, et leur bonheur d’échanger avec lui sur la religion.

Une discussion théologique s’engage.

Les visiteurs expliquent à monsieur le curé que, finalement, peu de choses distingue catholiques et protestants et que les diverses confessions chrétiennes tombent d’accord sur l’essentiel. Néanmoins un point les oppose : la présence réelle du Seigneur dans l’eucharistie à laquelle les deux pasteurs ne croient pas.

Le saint leur dit alors : « Croyez-vous qu’un morceau de pain puisse se détacher tout seul et aller, de lui-même, se poser sur la langue de quelqu’un qui s’approche pour le recevoir ?

-Non, ce n’est pas du pain !, répond l’un des deux.

-J’ai connu il y a longtemps un homme, qui, comme vous, ne croyait pas à la présence réelle. Il disait : ‘Qu’en sait-on ? Ce n’est pas sûr. La consécration ! Qu’est-ce que c’est ? Que se passe-t-il sur l’autel à ce moment-là ?’ Mais il désirait croire et priait la Sainte Vierge à cet effet. »

La discussion rebondit alors sur le culte marial… Voyant que l’échange prenait une allure plus solennelle, et que l’heure tournait, le saint curé reprit la parole : « Au sujet de cet homme dont je viens de vous entretenir, écoutez bien ça… ». Il se tut un court instant, ferma les yeux et reprit : « Je ne dis pas que cela est arrivé quelque part, je dis que ça m’est arrivé à moi. Au moment où cet homme se présentait pour recevoir la communion, la sainte hostie s’est détachée de mes doigts, quand j’étais encore à une bonne distance de lui ; elle est allée d’elle-même se reposer sur la langue de cet homme. »

La discussion prit fin.

Ce jour-là, les deux pasteurs, pèlerins d’Ars, se dirent en eux-mêmes qu’un saint homme comme Jean-Marie Vianney leur avait dit la vérité.

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2 juillet 2022 6 02 /07 /juillet /2022 14:00
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Saint Bernadin Realino (1530-1616) : des échantillons de son sang recueillis avant sa mort se liquéfient le jour de son décès

En 1610, Bernardin, prêtre jésuite dévoué aux pauvres de la province des Pouilles (Italie), fait une mauvaise chute qui lui occasionne deux graves blessures. Sa charité reste intacte. Clergé et fidèles visitent massivement celui que l’on surnomme le « saint vieillard ». Bientôt paralysé et presque aveugle, sa santé décline.

En mai 1616, les médecins pratiquent une saignée sur une des blessures de la jambe gauche. À cette occasion, ils prélèvent un peu de sang qu’ils introduisent dans deux fioles de verre, qui sont à leur tour installées dans un coffre en bois fermé à clef.

Bernardin meurt le 2 juillet 1616. Aucun phénomène extraordinaire n’est consigné ce jour-là. Peu de temps après, un des médecins qui avait pratiqué la saignée sur Bernardin, ouvre le coffre où étaient conservées les fioles. Il n’en revient pas: le sang est liquéfié dans l’une et l’autre! Ces échantillons sont restés en l’état - sans aucune phase de coagulation - jusqu’au milieu du XIXe siècle au moins.

Bernardin a été béatifié en 1895 puis canonisé en 1947 par PieXII.

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