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8 mars 2026 7 08 /03 /mars /2026 15:00
Chapelle des sacrés corporaux dans l'église de Santa Maria à Daroca

Chapelle des sacrés corporaux dans l'église de Santa Maria à Daroca

 

Du sang coule d’un linge liturgique à Daroca

Le 23 février 1239, les troupes de Jaime Ier d’Aragon (dit le Conquérant) se préparent à la bataille qui leur permettra de reprendre le royaume de Valence aux mains des musulmans. Avant le combat, six de ses capitaines se rendent à l’église  Saint-Christophe de Luchente, à 80 km de Saragosse (Espagne ) où ils se confessent et assistent à la messe dite par le chapelain, le père Matthieu Martinez. 

Celui-ci consacre six hosties ce jour-là pour la communion des six hommes. Mais juste après l’élévation, un vacarme assourdissant retentit à l’extérieur. On se précipite sur le parvis. Il faut fuir : les Maures donnent l’assaut. Les six capitaines n’ont pas le temps de communier. 

Le chapelain court à l’autel puis enveloppe les six hosties consacrées dans un corporal qu’il enterre ensuite sous une grosse pierre, au fond de son jardin. 

La bataille est sanglante. L’avantage tourne au profit des soldats chrétiens. Quelques heures plus tard, les six militaires, sains et saufs, reviennent à l’église afin d’y communier. Le chapelain leur explique qu’il a enterré le Saint-Sacrement dans la précipitation, mais qu’ils sont les bienvenus pour l’accompagner au lieu de la cachette. 

Parvenus sur place, le prêtre déplace la pierre et s’apprête à déplier le corporal… mais il pousse un cri : les hosties ont changé d’aspect. Elles ressemblent maintenant à des morceaux de chair sanglants. Elles sont collées à présent au tissu.

Les hommes d’armes demandent au clerc de tenir à bout de bras ce corporal miraculeux et de le montrer à tous les soldats. Ce même jour, le château voisin de Chio est repris.

Mais une querelle divise bientôt les troupes aragonaises : à qui reviendra la précieuse relique eucharistique ? Le général Berenguer de Entenza décide alors d’un stratagème : on place le corporal sanglant sur une mule prise aux Maures qu’on laissera errer à sa guise ; l’endroit où elle fera halte sera celui où sera conservée la relique. 

Le 24 février, l’animal se met en route. Personne ne la guide mais elle est suivie par de nombreux soldats et des prêtres portant des cierges. La mule prend d’abord la direction de Valence mais elle ne pénètre pas dans cette ville. Elle change mystérieusement de direction. Après 12 jours de marche, sa course s’achève devant l’hôpital Saint-Marc de Daroca où la bête s’effondre de fatigue, morte. Clergé et fidèles savent que c’est ici que l’Eglise devra garder la relique. 

Des témoins - dont plusieurs prêtres - ont rapporté des musiques et des chants angéliques  au cours de cette pérégrination, ainsi que des conversions et des guérisons.

En 1261, une délégation de Daroca est envoyée à Rome auprès du pape Urbain IV. Celui-ci accorde plusieurs privilèges aux pèlerins de Daroca. Ses successeurs en font autant, comme, par exemple, Eugène IV qui en 1344 promulgue une année jubilaire fixée tous les dix ans. Sixte IV renouvelle cette décision.

Daroca a pris saint Thomas d’Aquin - grand théologien des sacrements - pour patron. Coïncidence ? La fête de cet illustre saint tombe un 7 mars, jour où la mule chargée du corporal arriva dans les lieux en l’an 1239.         

Cette relique est conservée dans un tabernacle-reliquaire datant de 1385 qui est lui-même à l’abri dans un reliquaire de pierre sur lequel ont été figurées les épisodes successifs du miracle. L’ensemble a été installé dans la basilique Sainte-Marie de Daroca, dans une chapelle gothique du XVe siècle.

Au XXe siècle, des analyses scientifiques ont été faites à partir d’échantillons prélevés sur le linge. Leur résultat est stupéfiant : il s’agit de sang humain !

Le clergé diocésain possède un acte notarial de 1340 rapportant les faits.

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7 mars 2026 6 07 /03 /mars /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Sainte Thérèse-Marguerite du Cœur de Jésus (1747-1770) est préservée miraculeusement après son décès

Le 6 mars 1770, Thérèse-Marguerite du Sacré Cœur (née Reti), carmélite au couvent de Sainte-Thérèse de Florence (Italie ), dîne au réfectoire. Elle l’ignore, mais ce sera son dernier repas. Atteinte par une gangrène généralisée, elle rend son âme à Dieu après une agonie de 18 heures.

Son corps, déjà gonflé par la gangrène, s’altère à une vitesse anormale et devient complètement rigide. Les sœurs pensent à ne pas exposer la dépouille à la grille du parloir, comme c’est la coutume, et parlent d’avancer les obsèques.

Trois heures après la mort, le corps est méconnaissable. Mère Victoria l’asperge d’eau bénite puis on décide de le porter dans la crypte du couvent. Mais dès qu’il est soulevé, le visage, les mains et les pieds, devenus bleuâtre par la maladie, reprennent l’aspect de ceux d’une personne vivante !

Le 9 mars, 52 heures après la mort, la peau est lisse et fraîche, les joues, colorées et les membres redevenus flexibles. Selon les témoins, Thérèse-Marguerite semble dormir. Elle est plus belle que de son vivant, ajoutent les témoins. La prieure demande à un dessinateur de faire son portrait. Lorsqu’il achève son travail, un parfum merveilleux est perçu par les personnes présentes.

Une semaine plus tard, le Docteur Romiti, chirurgien, atteste sur l’honneur du caractère extraordinaire de préservation du corps. Les funérailles sont repoussées. Mgr Francesco Icontri, archevêque de Florence, se rend au couvent le 21 mars suivant, accompagné du chancelier épiscopal, de deux médecins et d’un chirurgien. Tous constatent l’état extraordinaire de la sainte : celui d’une femme vivante.

Pie XI béatifie Thérèse-Marguerite en 1929 et l’inscrit au catalogue des saints cinq ans plus tard.

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4 mars 2026 3 04 /03 /mars /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
La bienheureuse Marie-Louise-Elisabeth de Lamoignon (1763-1825) guérit un québecois d’une infection incurable au bras

Le 10 février 2011, Marcel Lesage, québécois catholique, ne se doute de rien. Cet ancien bûcheron est lourdement handicapé depuis qu’il est atteint d’une ostéomyélite chronique de l’humérus gauche. C’est une infection extrêmement grave. Depuis des mois, il a été contraint d’abandonner son métier et ses loisirs. Il passe de médecin en médecin, en vain. On lui a signifié qu’il lui restait une ultime chance : l’amputation.

Sa famille a gardé des attaches avec la France. Elle garde en mémoire la vie édifiante de Marie-Louise-Elisabeth de Lamoignon, noble bretonne, mère de 5 enfants, devenue veuve après que son mari ait été guillotiné le jour de Pâques 1794, puis fondatrice des Sœurs de la Charité de Saint-Louis. L’Église l’a déclarée vénérable en 1986.

Au soir de cette journée du 10 février, toute la famille implore l’intercession de la vénérable. Rien ne se produit.

Le lendemain, Marcel a retrouvé l’usage intégral de son bras. La disparition subite de tout symptôme est constatée par les médecins comme, plus tard, par le comité médical de la congrégation pour la Cause des saints. Il a pu reprendre son métier de bûcheron.

Le 27 mai 2012, Madame Molé est béatifiée sur le port de Vannes. C’est la première cérémonie de ce type en terre bretonne.

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3 mars 2026 2 03 /03 /mars /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Sainte Catherine-Marie Drexel (1858-1955) reçoit en locution un message de la Vierge Marie qui l’incite à tout quitter pour l’évangile

Citoyenne américaine, Catherine-Marie est la fille d’un riche banquier dont la fortune est la plus grande de Philadelphie (Etats-Unis). Avec ses deux sœurs, la famille effectue de fréquents voyages partout en Europe.

Le 18 novembre 1883, la fratrie séjourne à Venise (Italie). On décide de débuter les visites par la basilique Saint-Marc.

Parvenue dans le transept gauche de la basilique, Catherine-Marie est attirée par quelque chose qu’elle ne comprend pas. Après avoir repéré les lieux, elle pénètre dans la chapelle dédiée à saint Luc où est installée la Vierge dite de Nikopeia, icône du IXe siècle.

Catherine-Marie adresse à Marie une courte prière devant cette image. Soudain, elle entend ces mots jusqu’au fond de son être : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ».

D’où viennent ces paroles, elle l’ignore ; mais, en revanche, elle sait qu’elles ne viennent pas de ce monde.

Surnommée  l’ange du ciel américain, elle consacre toute sa fortune à sa fondation, les Sœurs du Saint-Sacrement, congrégation reconnue par saint Pie X, pour aider les indiens et les personnes de couleur.

Béatifiée en 1988, saint Jean-Paul II la canonise en 2000.

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2 mars 2026 1 02 /03 /mars /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Sainte Angèle de la Croix (1846-1932) a la vision d’une croix sur laquelle Dieu lui demande de s’immoler

En 1873, Angèle, religieuse espagnole, traverse une période riche en grâces surnaturelles. C’est l’époque où elle approfondit sa relation déjà exceptionnelle avec Jésus.

Un soir, alors qu’elle prie agenouillée dans le silence de sa chambre, les yeux levés vers son crucifix, elle est prise d’un vertige. Ses yeux sont attirés vers le Christ du crucifix. En un éclair, celui-ci disparaît à son regard, laissant place à la vision d’une croix lumineuse, sans Jésus.

A cet instant, Angèle perçoit intérieurement une demande du Seigneur : cette croix vide, tu dois maintenant à ton tour accepter d’y être crucifiée, pour participer à la Passion du Seigneur…

Depuis ce moment, Angèle, bientôt surnommée la mère des pauvres, comprend qu’elle est appelée à vivre l’évangile au service des plus démunis : elle fonde la Compagnie des Soeurs de la Croix pour se mettre à leur service.

Elle est béatifiée en 1982 à Séville (Espagne) par saint Jean-Paul II. Ce Souverain pontife l’inscrit au catalogue des saints en 2003.

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28 février 2026 6 28 /02 /février /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Le bienheureux Julien Maunoir (1606-1683) apprend le breton en un temps extrêmement réduit

En novembre 1630, Julien Maunoir, jésuite, professeur de latin et de grec, futur missionnaire dans les campagnes bretonnes, fait le pèlerinage à la chapelle de Ty Mam-Doué près de Quimper ( Finistère). Là, agenouillé devant la statue de Notre-Dame, il dit : « Ma bonne Maîtresse, si vous daignez m’apprendre le breton, je le saurai avant peu, et je serai bientôt en état de vous gagner des serviteurs. »

Le jour de la Pentecôte 1631, le père Barthélémy Jacquinot, provincial des jésuites de France, autorise Julien à étudier la langue bretonne. Il se met aussitôt au travail. « Le Ciel s’est montré si favorable à mes premiers efforts, que, soutenu par la puissance et la bonté de Dieu, j’ai pu, le mardi suivant, faire le catéchisme au peuple. Six semaines plus tard, j’ai commencé à prêcher, sans avoir besoin d’écrire un seul mot, parce que Dieu m’a conservé jusqu’à ce jour », a-t-il témoigné.

Au soir de sa vie, Julien a prêché au total 439 missions ! Il est béatifié en 1951 par le pape Pie XII.

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27 février 2026 5 27 /02 /février /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Sainte Angèle Mérici (1476-1540) est prévenue des desseins de Dieu en sa faveur au cours d’une vision grandiose

En 1506, Angèle, jeune mystique italienne, est favorisée par Dieu de charismes extraordinaires. 

Un jour qu’elle travaille aux champs, une lumière éclatante l’environne soudain. Elle perd l’équilibre et semble défaillir : elle est saisie par un ravissement divin. 

Le ciel s’ouvre et du haut des nuées elle voit une échelle s’élever du sol jusqu’aux nuages; une troupe innombrable de vierges en parcourent deux à deux les échelons, soutenues par des anges. Tous chantent et jouent une musique ineffable.  

Une des vierges se tourne vers Angèle et lui dit : « Sache que Dieu t’a ménagé cette vision pour te révéler qu’avant de mourir tu fonderas, à Brescia, une société de vierges semblable à celles-ci. »

Vingt ans après, Angèle fonde à Brescia (Italie) la Compagnie de Sainte-Ursuline (les Ursulines), reconnue par le Saint-Siège dès 1544.

Le procès de béatification débuté en 1757 grâce à la Mère supérieure des Ursulines de Rome, aboutit à la béatification d’Angèle par Clément XIII onze ans plus tard, puis à sa canonisation par Pie VII en 1807.

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26 février 2026 4 26 /02 /février /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Sainte Paule Montal Fornés de Saint-Joeph de Calesanz : Une fillette sauvée de fièvres mortelles

Paule Montal Fornés est une sainte espagnole, originaire de Barcelone (Espagne). Elle fonde en 1847 les Filles de Marie des écoles pies, mouvement promis à un bel avenir. 

Saint Jean-Paul II l’a béatifiée le 18 avril 1993. Le miracle nécessaire à sa canonisation remonte au mois de septembre 1993. Voici les faits : 

Natalia Garcia Mora, 8 ans, vit dans une famille pauvre de Medellin (Colombie), dans le quartier de Blanquizal, à la mauvaise réputation. Ses habitants vivent dans la peur, entre trafics divers et bandes armées. La violence et les armes à feu sont leur lot quotidien. 

A la fin de l’été 1993, Natalia, souffrant de multiples pathologies dès ses premières années, ne quitte plus la pièce minuscule qui lui sert de chambre, qu’elle partage avec ses frères et sœurs. Sa température dépasse 40°C et ses parents n’ont pas d’argent pour appeler un médecin. Lorsqu’elle ne grelotte pas de fièvre, son corps semble se durcir et reste immobile. L’enfant est au plus mal. Bientôt, si rien n’est fait, elle mourra. 

La famille est pieuse. Tout le monde aime l’école du quartier, inspirée par la sainte espagnole, Paule. On l’implore de venir au secours de la petite. Une neuvaine en son honneur débute autour de Natalia. 

A la fin du second jour, à la grande surprise de tous, la fièvre baisse sans intervention thérapeutique. Dans les heures qui suivent, elle sourit à ses parents. Peu après, elle demande à manger. Saint Jean-Paul II a approuvé cette guérison subite et définitive le 1er juillet 2000.

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25 février 2026 3 25 /02 /février /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
La bienheureuse Arcangela Girlani (1460-1494), tombée en extase, s’élève mystérieusement à plusieurs centimètres au-dessus du sol

En 1493, les habitants de Mantoue (Italie) s’inquiètent : Arcangela Girlani, carmélitaine, fondatrice et prieure du couvent de la ville, est tombée malade. Cette femme est unanimement aimée, tant des prêtres que des fidèles. Tous voient en elle un modèle de charité chrétienne.

Un soir, le regard d’Arcangela est attiré irrésistiblement par une image du Christ en croix sur un mur de la communauté. Elle s’approche, s’agenouille et se met à prier, les yeux levés vers la représentation de la Passion.

En un éclair, Arcangela ne perçoit plus ce qui l’entoure, ni l’image ni le mur ; elle est à présent au Golgotha. Devant elle, à quelques mètres, le Seigneur crucifié est là, vivant ; son sang coule et elle peut observer chaque détail de la scène. Le Sauveur la regarde avec intensité.

Soudain, elle se sent transportée vers lui par une force inconnue. Son corps est élevé à plusieurs centimètres au-dessus du sol. Elle répète ces mots : « Jésus, mon amour ».

C’est dans cette position que les sœurs la trouvent quelques minutes plus tard. Une d’elles tente de la pincer avec force pour mesurer sa réaction, en vain. Il faut que son confesseur lui ordonne de revenir à elle pour que Arcangela reprenne conscience.

Le pape Pie IX a béatifié la carmélite de Mantoue le 1er octobre 1864.

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24 février 2026 2 24 /02 /février /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Le bienheureux Constant Servoli de Fabriano (1410-1481) obtient de Dieu la guérison de sa sœur

Constant, futur prêtre dominicain, est un petit italien apprécié par les siens : espiègle et joueur, l’enfant aime la nature, la beauté de la création qu’il sait l’œuvre du Seigneur. On le surnomme « l’ami de Dieu ».

Sa sœur, âgée de 9 ans, souffre depuis son deuxième anniversaire d’une maladie incurable qui la contraint à garder la chambre. Son frère l’aime et l’aide.

Un jour, après avoir prié de longues minutes, Constant demande à ses parents de s’agenouiller à ses côtés, près du lit de la malade. Puis il demande au Christ de la tirer d’affaire et surtout de soulager ses souffrances.

Son père et sa mère ont accepté de bon cœur de prier ensemble mais l’état de la fillette n’évolue pas dans les premières minutes. Elle semble prostrée. Un épais silence règne dans sa chambre.

Constant se relève le premier. A cet instant, sa sœur lui sourit et dit : « Je n’ai plus mal ! » Elle rendra son âme à Dieu après une longue existence sans problèmes de santé.

Surnommé « illustre et brillante étoile du ciel dominicain », Constant voit son culte confirmé en 1821 par Pie VII.

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23 février 2026 1 23 /02 /février /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Sainte Joséphine Vannini (1859-1911) sauve miraculeusement un ouvrier tombé de trois étages

Le 19 août 2007, Arno Celson Klauck, ouvrier spécialisé, travaille à l’installation d’un ascenseur dans un immeuble en construction à Sinop (Brésil).

Chaleur étouffante, ciel couvert, atmosphère moite : ce jour-là, les conditions de travail sont difficiles : Arno doit poser des poutres en bois au-dessus du vide de la cage d’ascenseur pour créer une protection. Soudain, il perd l’équilibre, ne peut se retenir et tombe. C’est le drame : il est retrouvé trois étages plus bas, inerte et visiblement sans vie. Plusieurs collègues se précipitent à son secours, mais c’est désespéré.

Parvenus à sa hauteur, tous ont un mouvement de recul : Arno cligne des yeux, remue la tête et les bras ! Il s’en sort avec quelques ecchymoses !

Transporté à l’hôpital, les médecins confirment : il n’y a aucune explication naturelle à ce qu’un homme réchappe d’une chute de plusieurs mètres sans protection.

Ce que le miraculé a d’abord passé sous silence, c’est que, dans sa chute, il a eu le temps de prier la bienheureuse Joséphine Vannini, réformatrice des Camilliens italiens : « Ma Mère, sauve-moi ! »

Joséphine a été béatifiée par saint Jean-Paul II le 16 octobre 1994. Le pape François l’a inscrite au catalogue des saints en 2019.

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22 février 2026 7 22 /02 /février /2026 15:00
Un Miracle Eucharistique

 

Le miracle eucharistique d’El Cebrero

En 1300, aux confins de la Galice et du Léon (Espagne), le paisible village espagnol de Cebrero, situé à 1300 mètres d’altitude, est une étape pour les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle (Espagne). Depuis le XIe siècle, des moines français de Saint-Géraud d’Aurillac ont pour mission de les accueillir dans leur monastère de Sainte-Marie de Zebrero. 

Juan Santin, modeste paysan, est un homme apprécié dans la localité. Fervent chrétien, il ne raterait  la messe pour rien au monde. 

Un jour, alors qu’une forte tempête s’est levée sur la région mêlant averses et vents furieux, Juan quitte sa maison pour se rendre à l’église du monastère. Il y parvient sain et sauf. L’église est vide, les intempéries ayant eu raison de la piété des villageois.  

L’un des chapelains vient de dire la prière de consécration du pain et du vin. Le prêtre, surpris de la présence de Juan, se dit  au fond de lui : « Que vient donc faire ici cet homme au milieu d’une telle tempête ? Pourquoi se fatigue-t-il autant pour contempler un morceau de pain et une coupe de vin ? »

A cet instant, l’hostie consacrée change complètement d’aspect, se transformant en un morceau de chair sanguinolente. Affolé, le prêtre porte le calice à ses lèvres, laissant couler quelques gouttes d’un  liquide rougeâtre sur le corporal disposé sur l’autel où il coagule rapidement. Il n’en revient pas : ce n’est plus du vin, mais du sang !  

Les moines sont alertés. Tous rendent grâce. Malgré la tempête, on court de ci, de là pour informer la population.

Dans les jours suivants, les fidèles accourent par centaines pour voir l’hostie miraculeuse. L’un d’eux raconte : « Moi, bien que indigne, je suis passé par ce lieu, je suis allé adorer ce saint mystère et j’ai vu les deux ampoules. L’une d’elles contient le sang tel que s’il venait de se cailler, aussi coloré que celui d’un chevreau que l’on viendrait de tuer ; quant à la chair, elle apparaît à travers le verre comme une viande boucanée, colorée et sèche. Le calice que l’on conserve et que l’on montre [surnommé le saint « Graal galicien »] porte encore les traces du sang. »

Ces reliques sont portées en procession le jour de la Fête-Dieu, le 15 août et le 8 septembre (Nativité de la Vierge) de chaque année. On estime entre 10 et 12 000 le nombre des fidèles du Cebrero. 

Une bulle du pape Innocent VIII datée de 1487 mentionne les faits. En 1496, une bulle d’Alexandre VI atteste que le vin de la messe fut réellement changé en sang. A l’extrême-fin du XVe siècle, les Rois Catholiques, Isabelle et Ferdinand se sont rendus sur place et ont vénéré les reliques eucharistiques. A cette occasion, ils firent placer la chair et le sang, chacun séparément,  dans une fiole de cristal de roche que l’on plaça dans une cassette d’argent.

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21 février 2026 6 21 /02 /février /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
La bienheureuse Marie-Henriette Dominici (1829-1894) obtient la guérison d’un enfant de 4 ans

Au soir du 12 décembre 1947, Bruno Colla, de Turin (Italie), âgé de 4 ans, est au plus mal. Il a été pris de nausées violentes dès le matin et se plaint depuis de vives douleurs au ventre. Dans l’après-midi, fièvre et vomissements sont apparus. La température, supérieure à 40°, fait trembler tout son corps.

Ses parents sont très inquiets, d’autant que l’enfant ne cesse de vomir et de souffrir. Son abdomen est devenu extrêmement dur au toucher. Le pédiatre appelé à son chevet, coincé dans les embouteillages, arrive avec près d’une heure de retard.

Le diagnostic est grave : péritonite appendiculaire, indiquant sans ambiguïté que la vie de Bruno est menacée. Il faut l’hospitaliser immédiatement.

Le pronostic des praticiens hospitaliers est sombre ; selon eux, le petit n’a presque aucune chance de survie. Il est placé sous respiration artificielle ; tenter une opération chirurgicale à ce stade semble impossible.

Informés, toute sa famille et les amis commencent à prier la vénérable Marie-Henriette Dominici, originaire du Piémont, pour lui demander d’intercéder en faveur de l’enfant.

Vers 2 heures du matin, un cri retentit dans la nuit de l’hôpital : Bruno hurle à pleins poumons! L’infirmière de garde se précipite dans sa chambre et trouve le malade assis sur son lit, les yeux ouverts. Il esquisse un sourire.

Les jours suivants, les analyses médicales confirment la guérison complète, subite et inexplicable de Bruno.

Ce miracle, reconnu par le Saint-Siège en 1977, a permis la béatification l’année suivante de Marie-Henriette, fondatrice des Sœurs de Sainte-Anne de Turin, dont les derniers mots prononcés dans cette vie avaient été : « Humilité ! Humilité ! ».

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20 février 2026 5 20 /02 /février /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Saint Léon de Catane (709-789), monté volontairement sur un bûcher, est insensible aux flammes

Léon, moine bénédictin, est connu pour la sainteté de sa vie. Malgré ses refus, il est sacré évêque de Catane (Italie).

Un jour, il croise un curieux personnage, connu des habitants : Héliodore, un magicien prétendant faire nombre de miracles à l’instar de Jésus.

Léon reste dubitatif. Il lui demande de se convertir et de réciter une prière avec lui, en vain.

Peu après, l’évêque, en train de célébrer la messe dans une église de la ville, voit le magicien entrer en hâte dans l’édifice, les yeux exorbités, la bave aux lèvres. Les fidèles s’interrogent : « Qui est celui-ci », s’interrogent les fidèles. On s’agite, on prend peur.

Avant que l’homme ait eu le temps de gravir les marches de l’autel, Léon lui passe son étole autour du cou et le tire dehors. Par chance, des soldats passant à ce moment-là arrêtent Héliodore. Celui-ci est jugé et condamné au bûcher pour maints crimes et délits.

Le jour de l’exécution, à la grande stupeur des témoins, Léon rejoint le condamné, entouré de flammes. Il reste à ses côtés plusieurs minutes. Tous le croient mort.

Léon ressort intact du brasier. Ses vêtements épiscopaux n’ont pas été consumés et il n’est pas blessé. Il explique qu’il a prié et que le magicien s’est converti avant de rendre son dernier souffle.

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19 février 2026 4 19 /02 /février /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Bienheureux Alvare de Zamora : Découverte miraculeuse d’un crucifix

La vie de Alvare de Zamora, considéré comme l’apôtre de l’Andalousie à la fin du XVIe siècle, est un roman. 

Né près de Léon (Espagne), il entre chez les dominicains du couvent Saint-Pierre de Cordoue (Espagne). Avec l’appui du roi Jean II de Castille, dont il est le confesseur, il fonde non loin de là un nouveau monastère : la Scala Caeli (Échelle du ciel). 

Un jour, il trouve un mendiant mourant dans une rue de Cordoue. Le pauvre homme n’a plus de force. Il grelotte. Alvare l’enveloppe dans son manteau et le porte dans ses bras jusqu’à son couvent, en priant Dieu de le soulager. Le malheureux est si maigre qu’il n’éprouve aucune peine à le prendre ainsi.  

Parvenu au monastère, il le pose à terre, ouvre son manteau et… ne bouge plus, interdit par ce qu’il voit à cet instant : un crucifix de belle facture est caché dans les plis du vêtement, signifiant la présence de Jésus parmi ses humbles serviteurs.

Alvare en est certain : ce crucifix, que l’on vénère aujourd’hui encore à la Scala Caeli, n’existait pas quelques minutes auparavant !

Alvare a été béatifié le 22 septembre 1741 par le pape Benoît XIV.

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18 février 2026 3 18 /02 /février /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Sainte Catherine Comensoli (1847-1903) obtient la guérison d’un enfant de 4 ans, victime d’une méningite

Vasco Ricchini, âgé de 4 ans, habite Agnosine, non loin de Brescia (Italie). Sa santé est excellente jusqu’au 29 septembre 2001. Ce jour-là, il est frappé par de graves symptômes : céphalées, fièvre, difficultés respiratoires… Le médecin accouru à son chevet diagnostique une méningite d’une extrême sévérité.

L’enfant est hospitalisé et placé en réanimation, où il est intubé et mis sous respirateur artificiel.

Dans les heures suivantes, l’état de Vasco s’aggrave.

Le 2 octobre, les médecins observent un syndrome de défaillance multiviscérale : une altération de l’organisme par atteinte des organes vitaux. C’est l’issue fatale à court terme.

Les religieuses sacramentines qui s’occupent de l’école où est scolarisé l’enfant se proposent alors de faire une neuvaine en l’honneur de leur fondatrice, la bienheureuse Catherine Comensoli.

Au matin du 3 octobre, sœurs, famille et personnel soignant, commencent cette neuvaine dans la ferveur et le recueillement. Une sœur place une petite relique et une image de la bienheureuse Catherine sous la tête de l’enfant.

Le lendemain, Vasco est toujours inconscient ; mais ses paramètres physiologiques montrent une amélioration de son état.

Le jour suivant, il ouvre les yeux et se met à balbutier quelques bribes de mots. Il est guéri. Les praticiens sont complètement dépassés par cette issue bienheureuse.

Le 17 octobre suivant, le miraculé sort de l’hôpital sans aucune séquelle.

Catherine Comensoli - sœur Gertrude en religion - a été béatifiée en 1989. La guérison de Vasco a permis au pape Benoît XVI de l’inscrire au catalogue des saints.

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17 février 2026 2 17 /02 /février /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Edvige Carboni (1880-1952) s’élève mystérieusement au-dessus du sol

Vers 1928 ou 1929, Chiara Maria Cuccuru, fillette du village de Pozzomaggiore (Italie) est en train de jouer avec ses camarades à proximité de l’église paroissiale.

Soudain, elle abandonne les siens et entre dans l’édifice pour prier un court instant. C’est la stupeur : « je restai abasourdie en voyant la servante de Dieu [Edvige] soulevée à plus d’un mètre au-dessus du pavement, dans une attitude de prière. je ne pus faire autrement que de m’écrier :maman, une femme qui vole !’. ”

Alerté par le cri de Chiara Maria, le curé Don Solinas, sort en hâte de la sacristie et constate le phénomène.

Peu après, la dame redescendit sur le prie-Dieu  selon les mots de la fillette qui, revenue à l’école, raconta l’événement mais ne fut crue par personne.

Les lévitations d'Edvige durent une trentaine d’années. D’innombrables témoins l’ont vue soulevée à plusieurs dizaines de centimètres au-dessus du sol, les mains jointes, les yeux levés au ciel,  sans appui d’aucune sorte.

Edvige, d’une charité sans limites, a été béatifiée par le pape François en 2019.

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16 février 2026 1 16 /02 /février /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
 
Sainte Julienne de Nicomédie (vers 285-vers 304), martyrisée pour sa foi, est plongée dans une chaudière d’huile bouillante qui se transforme en un bain inoffensif

Fiancée à Euloge, préfet de Nicomédie au début du IVe siècle (Turquie actuelle), Julienne, 18 ans à peine, accepte de s’unir à lui à condition qu’il soit baptisé.

La famille de la jeune femme, restée païenne, voit cette demande d’un mauvais œil et son père la rudoie, la frappe, et finit par la  livrer à Euloge.

Ce dernier demande alors à sa fiancée : « Ma chère Julienne, pourquoi  m’as-tu trompé au point de me renier de cette façon ? »

- Quand tu adoreras Mon Dieu, j’acquiescerai à tes désirs, autrement tu ne seras jamais mon maître. »

- Je ne puis faire cela, parce que l’empereur me ferait couper la tête. »

- Si tu crains de la sorte un empereur mortel, comment veux-tu que je ne craigne pas un empereur qui est immortel ? »

Alors, furieux, le préfet la fait durement frapper de verges, et pendre par les cheveux pendant plusieurs heures.

Mais rien n’y fait : Julienne résiste à la torture. Alors Euloge, exaspéré, donne l’ordre de jeter Julienne dans une chaudière remplie d’huile bouillante.

Mais la sainte n’a pas encore été attrapée par les soldats qui l’empoignent aux pieds et aux mains que l’huile se change en un bain tempéré,  en présence de plus de 600 personnes qui n’en reviennent pas.

On l’apprit par la suite : parmi ces témoins, nombre d’entre eux ont demandé le baptême.

Quant à Julienne, son mari la fit décapiter.

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15 février 2026 7 15 /02 /février /2026 15:00
Un Miracle Eucharistique
Une hostie saigne au Portugal

1247, Santarem (Portugal).

Ce gros village ignore les difficultés liées aux villes importantes. Tous les habitants se connaissent et l'ambiance y est détendue. Seul un couple marié traverse des orages successifs parmi la population. Le mari, volage, rend la vie insupportable à son épouse.

Ne sachant plus quoi faire pour retrouver le bonheur conjugal, cette malheureuse consulte une sorcière de la région. Celle-ci la rassure : l'infidélité de son mari deviendra lettre morte à condition qu'elle lui apporte une hostie consacrée. A présent, la femme hésite. Voler une sainte hostie, quoi de plus grave ? Puis elle repense aux nombreux mensonges de son mari. Elle décide d'accomplir le méfait.

Elle va à la messe en l'église Saint-Étienne, communie mais n'avale pas l'hostie, qu'elle retire de sa bouche et qu'elle enveloppe dans un morceau de tissu. Elle se rend en hâte chez la sorcière.

En chemin toute absorbée par ce qu'elle vient de faire, elle ne se rend pas compte que des gouttes de sang tombent du tissu. Des passants lui demandent pourquoi elle saigne si abondamment. Confuse, elle change de direction et rentre chez elle. Profitant de l'absence de son époux, elle dissimule le tissu contenant l'hostie dans un coffre en bois puis essuie les taches de sang de ses vêtements.

La nuit suivante, les deux époux sont réveillés en sursaut par une lumière inexplicable qui éclaire toute la chambre à coucher. Celle-ci semble surgir de l'intérieur du coffre en bois dans lequel l'hostie dérobée est cachée. La femme passe aux aveux. Elle raconte tout à son mari. Ils passent le reste de la nuit en adoration, agenouillés devant le coffre.

Le lendemain, une voisine venant les saluer, contemple le prodige à son tour. Mais au lieu d'en conserver le secret, elle rapporte ce qu'elle vient de voir au curé de Santarem. Le prêtre organise une procession pour rapporter l'hostie miraculeuse dans l'église Saint-Étienne. Celle-ci est placée ultérieurement dans une capsule de cire.

Quelque temps après, voulant se recueillir devant la relique eucharistique, le curé découvre que la capsule de cire a été brisée. Il n'en revient pas : l'hostie est à présent enfermée dans une ampoule de cristal, sans que personne ne l'y ait mise !

Le clergé diocésain a placé cette ampoule de cristal à l'intérieur d'une monstrance en argent que l'on peut toujours admirer.

En 1684, la maison des époux malheureux a été transformée en chapelle. Chaque deuxième dimanche d'avril, les fidèles célèbrent la fête du miracle. En 1810, l'hostie a été placée dans un lieu sûr afin d'éviter d'éventuelles gestes des troupes françaises commandées par Masséna, en train d'envahir le Portugal. Le Patriarche de Lisbonne la conserva quelques temps. Il la rendit à Santarem lorsque le danger fut écarté.

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14 février 2026 6 14 /02 /février /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Saint Jean-Baptiste de la Conception (1561-1613) apparaît à une mourante qu’il délivre des attaques du diable

Vers 1590, Jean-Baptiste, religieux trinitaire espagnol, est heureux : son projet de fonder un nouveau couvent à Valdepenas (Espagne) a été bien reçu par les autorités. C’est le commencement d’une vaste réforme de son ordre.

Une nuit, tandis qu’il dort paisiblement, il est réveillé en sursaut. Son âme est troublée. Il sait en lui-même que quelqu’un lui demande de l’aide.

Il se met à prier au pied de son crucifix puis tombe en extase.

A quarante milles de là, une amie et pénitente de Jean-Baptiste agonise. La pauvre femme a mené une vie très dissolue et elle est assaillie par le démon. Elle se croit perdue. Elle ne parvient plus à prier. Le prêtre qui se tient à ses côtés est désarçonné.

Soudain, Jean-Baptiste apparaît dans sa chambre, entouré d’une belle lumière, douce et chaude. Il a un aspect habituel mais son visage est d’une beauté céleste. Il la regarde fixement.

Elle tente de lui dire sa souffrance mais aucun son ne sort de sa bouche. Alors le saint avance vers elle, étole au cou. Il lui impose les mains et prononce les prières d’exorcisme qu’elle ne comprend pas. Aussitôt, elle se sent libérée.

Il la console, l’encourage et lui administre les derniers sacrements. Sa pénitente meurt en paix.

Jean-Baptiste a été béatifié en 1819. Saint Paul VI l’a élevé sur les autels en 1975.

Quatre siècles plus tôt, sainte Thérèse d’Avila, séjournant chez les parents de Jean-Baptiste, leur avait révélé que leur fils deviendrait un grand saint.

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