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7 avril 2026 2 07 /04 /avril /2026 14:00
Une Merveille Par Jour
La bienheureuse Maria Assunta Pallotta (1878-1905) meurt en odeur de sainteté

Maria Assunta est une jeune italienne rêvant de devenir missionnaire dans un pays lointain. La Providence va exaucer son vœu. Devenue sœur franciscaine missionnaire de Marie, elle s’embarque à Naples (Italie) pour rejoindre la Chine. Là-bas, elle a en charge l’infirmerie et la cuisine du centre missionnaire.

Mais un an après son arrivée, elle est terrassée par le typhus et meurt entourée de ses sœurs et des fidèles locaux. Au moment où elle rend son âme à Dieu, un parfum étrange, doux, intense et mystérieux est perçu sans erreur possible par toutes les personnes présentes dans sa chambre.

Quelques heures plus tard, pendant la veillée funèbre, le phénomène recommence. Cette fois, la fragrance est ressentie aux quatre coins du bâtiment. Le phénomène dure trois jours ! On aère les différentes salles : rien n’y fait !

Saint Pie X est tenu informé de ce fait par la mère supérieure de la congrégation qu’il reçoit en audience privée. Depuis, ce pape a porté un vif intérêt à la vie de Maria Assunta dont il a soutenu la cause de béatification.

Mais c’est au pape Pie XII qu’est revenu l’honneur de la déclarer bienheureuse le 7 novembre 1954.

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6 avril 2026 1 06 /04 /avril /2026 14:00
Une Merveille Par Jour
Saint Pierre de Vérone (1203-1252) sauve un bateau et son équipage perdus dans une tempête

Pierre, prédicateur dominicain originaire de Vérone (Italie), est canonisé par le pape Innocent IV dès 1253, 11 mois seulement après son martyre !

Vers 1257, un navire de pêche est en proie à une tempête violente en Méditerranée du Nord. La nuit est si sombre qu’il est impossible de s’orienter. L'équipage est saisi d’effroi : le bateau commence à s’enfoncer dans la mer en furie. Plusieurs hommes se mettent à implorer quelques saints et bienheureux. mais rien n’y fait. C’est la fin.

Soudain, l’un d’eux questionne ses camarades : « Est-ce que vous n’avez jamais entendu parler d’un frère dominicain nommé Pierre, que les hérétiques ont tué à cause du zèle qu’il mettait à défendre la foi catholique ? » Aucune réponse…

L’homme reprend de plus bel : « Implorons-le, il va nous secourir ! » D’une seule voix, les malheureux demandent alors au saint d’intervenir .

Soudain, la vergue à laquelle est attachée la voile de l’embarcation paraît  toute couverte de cierges allumés, dissipant les ténèbres épaisses. Un homme hurle : « Regardez, regardez là-haut ! » En levant le regard, chacun voit de ses yeux de chair un homme debout sur la voile,  portant l’habit des dominicains… Ils s’écrient : « C’est saint Pierre ! »

Le bateau parvient sain et sauf à Gênes (Italie) où ce miracle est bientôt connu de tous.

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4 avril 2026 6 04 /04 /avril /2026 14:00
Une Merveille Par Jour
Saint Benoît l’Africain (1526-1589) ressuscite un enfant de cinq mois

Édifiante à tous points de vue, la vie de Benoît l’Africain, fils d’un esclave éthiopien devenu franciscain à Palerme (Italie) est jalonnée de miracles divers comme en témoignent les pièces des procès de béatification (1743) et de canonisation (1807).

Près de son couvent, une jeune femme nommée Éléonore, pauvre et pieuse, vaque à ses occupations en portant contre elle son petit garçon âgé de cinq mois à peine. Elle ne le quitte pour ainsi dire pas. Les gens de Palerme la reconnaissent et la saluent.

Un jour, Éléonore veut se rendre au monastère. Une petite route sépare le faubourg où elle vit de l’entrée du couvent. Elle ne prend pas garde : des chevaux lancés à vive allure la renversent, piétinant son garçon en un éclair. Elle a échappé aux sabots des animaux en roulant sur le sol.

Lorsqu’elle voit son enfant mort, ses cris sont si déchirants que plusieurs frères accourent. Benoît est l’un d’eux. Il demande à Éléonore de donner le sein à l’enfant !

C’est la stupeur ! Que dit-il en un pareil moment ? Éléonore ne comprend pas et redouble de sanglots. Les religieux lui demandent d’obéir…

Dévastée, elle finit par se plier à la demande du saint. Une poignée de secondes plus tard, l’enfant revient à la vie et pousse des petits cris.

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3 avril 2026 5 03 /04 /avril /2026 14:00
Une Merveille Par Jour
La bienheureuse Maria Teresa Casini (1864-1937) demande au Seigneur de sauver un enfant plongé dans le coma

Le 22 janvier 2015, le pape François a reconnu une guérison miraculeuse, survenue en 2003, aux États-Unis, dans l’Ohio, au diocèse de Youngstown, non loin de Cincinnati.

Le miraculé est un petit garçon qui a l’habitude de jouer dans un jardin d’enfants tenu par les sœurs Oblates du Sacré-Cœur, congrégation fondée par Maria Teresa Casini au début du XXe siècle. Habitué des lieux, il s’aventure le 26 juin 2003 près du vaste étang, à l’extrémité du jardin. Là, profitant de l’absence d’adultes, il trempe une main, puis les deux. C’est insuffisant : il veut y mettre les pieds aussi !

Mais soudain, il perd l’équilibre et son corps bascule dans l’étang.

Alertée par ses cris, une religieuse parvient à le tirer hors de l’eau. Mais elle constate que l’enfant ne respire plus. La cyanose a déjà fait son apparition sur la peau. Les secours le conduisent à tombeau ouvert à l’hôpital le plus proche où il est admis en soins intensifs. Il sombre dans un coma profond. La fin semble inéluctable.

Informées de la situation, les sœurs Oblates du Sacré-Cœur s’en remettent à leur fondatrice, Maria Teresa Casini, qu’elles supplient de venir en aide au malheureux enfant. Les parents se joignent à elles. C’est leur ultime espoir.

Le vendredi 27 juin, vers 19 heures, tandis qu’on s’apprête à célébrer la messe dans la chapelle des sœurs pour la solennité du Sacré-Cœur, l’enfant ouvre les yeux, se met à bouger bras et jambes et interpelle son entourage.

Le lendemain, on lui enlève les tubes d’assistance médicale. Le surlendemain, il recommence à s’alimenter normalement. Le lundi 30 juin, il est renvoyé chez lui, en bonne santé. Il a grandi normalement, sans séquelles.

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2 avril 2026 4 02 /04 /avril /2026 14:00
Une Merveille Par Jour
Saint François de Paule est guéri par saint François d’Assise

Né en 1416 dans la région de Naples (Italie), François vient au monde avec une tumeur maligne à l’œil, menaçant le nouveau-né de cécité. 

Ses parents sont effondrés. Il leur vient une idée : en cas de guérison, ils promettent au Seigneur de faire porter à leur fils l’habit religieux franciscain dans un couvent pendant une année. Aussitôt, l’excroissance disparaît, laissant place à une légère cicatrice. 

En 1429, François, devenu adolescent, veut consacrer sa vie à Dieu. Il hésite encore sur la voie à choisir. Un jour, agenouillé devant le crucifix de sa chambre, il sent une présence invisible mais réelle autour de lui. Une seconde après, un religieux de petite taille, vêtu de la bure et du cordon des Franciscains apparaît devant lui, entouré d’une belle lumière. François ne connaît pas l’identité de cette vision mais il observe que ses traits, très humains, sont empreints de bonté et de douceur.  

L’apparition l’avertit : « Il est temps d’accomplir le vœu de tes parents ! »

Le garçon a du mal à détacher son regard de celui de la vision tant ses yeux mystérieux sont beaux. Il y parvient et remarque immédiatement les pieds et les mains de l’inconnu… celles-ci portent des plaies profondes, celles de Jésus… celles de saint François d’Assise ! C’est le Poverello qui, ce jour-là, a visité François !

Alertés, ses parents l’emmènent au couvent des Cordeliers de Saint-Marc à une journée de marche, où il est initié à la vie contemplative

Fondateur de l’ordre des Minimes, saint à miracles, François est canonisé en 1519 après que 300 personnes aient témoigné sous serment au sujet de ses charismes extraordinaires.

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1 avril 2026 3 01 /04 /avril /2026 14:00
Une Merveille Par Jour
Saint Ludovic Pavoni (1784-1849) obtient la guérison miraculeuse d’une jeune italienne

Ce 17 octobre 1909, Maria Stevani, de Soncino dans la région de Crémone (Italie), fête son 16e anniversaire. Son père, Camillo, médecin, se réjouit de voir sa fille dans une forme admirable.   

Les jours suivants, une forte fièvre indispose Maria. Elle est rapidement contrainte de garder la chambre. Perte d’appétit, douleurs dorsales, vomissements incessants, température dépassant les 40°, troubles sensoriels… En une semaine, la santé de Maria semble ruinée. Les médecins diagnostiquent une  salmonellose majeure avec complications de la vésicule biliaire et méningée, autrement dit, selon l’expression des spécialistes venus à son chevet : un  cas irrémédiable.

Désespérés, les parents de Maria se tournent vers le bienheureux prêtre Ludovic Pavoni, fondateur des Fils de Marie Immaculée. Une neuvaine est commencée en son honneur tandis que l’on maintient Maria en vie avec des injections de caféine. 

Le père Bianchi lui administre les derniers sacrements. 

C’est alors qu’une religieuse, amie de la famille, place une relique de Ludovic sous l’oreiller de la malade. Aussitôt la température baisse et Maria tombe dans un profond sommeil. Le lendemain, les vomissements ont cessé et la mourante se sent bien. Quelques heures plus tard, elle est guérie.

Maria est devenue enseignante et mère de famille. En mai 1926, elle est examinée par deux médecins qui affirment l’excellence de sa santé et l’absence totale de séquelles. 

Le 7 juin 2001, la commission médicale de la congrégation pour les causes des saints a reconnu que la guérison de Maria fut  soudaine, complète, durable et scientifiquement inexplicable.

Le père Ludovic est béatifié en 2002 par saint Jean-Paul II puis il est déclaré saint par le pape François en 2016.

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31 mars 2026 2 31 /03 /mars /2026 14:00
Une Merveille Par Jour
Le bienheureux Bonaventure Tornielli (1411-1491 intercède avec succès pour une guérison.

Été 1507, quelque part le long de la route menant d’Udine (Italie) à Venise (Italie).

Le lieutenant Andrea Loredan, aristocrate vénitien, voyage avec un équipage restreint. Le trajet lui semble interminable. Il a hâte de retrouver la Sérénissime. En attendant, il récite des prières pour demander au Seigneur de le préserver des mauvaises rencontres.

Parvenu à la moitié du trajet, il est soudainement pris de violents malaises, ce qui le contraint à trouver un abri pour la nuit, et peut-être pour les jours suivants.

Il n’a plus la force de repartir. Une fièvre terrible apparaît. Ses compagnons s’interrogent sur son sort. On envisage d’aller chercher un prêtre.

Quelques heures plus tard, Andrea sent que sa fin est proche. Un souvenir inopiné submerge sa mémoire et l’image d’un homme inconnu envahit son esprit, un homme dont on lui a parlé jadis, mort 16 ans auparavant, un religieux des Servites de Marie, prédicateur apostolique, que d’aucuns considèrent comme un saint : Bonaventure Tornielli.

Il ignore tout de sa vie et de ses œuvres mais instinctivement, il lui demande d’intercéder pour lui. Puis il s’endort.

Au matin, ses symptômes ont disparu. Andrea se sent en pleine possession de ses moyens.

Saint Pie X a confirmé le culte « ab immemorial » de Bonaventure.

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30 mars 2026 1 30 /03 /mars /2026 14:00
Une Merveille Par Jour
Saint Jean Climaque sauve miraculeusement son disciple après que Dieu l'eut prévenu en songe

Au milieu du VIIe siècle, Moïse, un jeune solitaire, veut rejoindre Jean Climaque, moine  du monastère Sainte-Catherine-du-Sinaï (Egypte) dont la réputation de sainteté est alors connue dans l’Orient chrétien. Il désire partager son quotidien. Après plusieurs refus, le saint finit par l’accepter. 

Un jour d’août, Jean demande à son nouveau disciple d’aller chercher de la terre fertile pour fertiliser le sol de son petit potager. Moïse obéit de bon cœur malgré une chaleur étouffante. Mais en plein midi, il est submergé par une torpeur. Il lâche sa bêche et s’allonge dans l’enfoncement d’un grand rocher, dont l’ombre le rafraîchit. Puis il s’endort.

Au même moment, saint Jean, en prière dans sa cellule, s’assoupit lui aussi d’un sommeil léger. Soudain, un homme au regard vénérable le secoue et lui reproche d’être là, de prendre du repos, tandis que son disciple court un grand danger. Aussitôt le saint s’éveille et se met à prier pour qu’il n’arrive rien à Moïse.

Une fois revenu, Jean lui demande si tout va bien. « J’ai failli être écrasé par la chute d’une roche sous laquelle je dormais profondément », répond Moïse. Et de poursuivre : « Mais ayant entendu que vous m’appeliez, je me suis jeté à l’instant hors de ce lieu, effrayé et en sueur ; et, au moment où j’en suis sorti, j’ai vu la roche se détacher et tomber sur l’emplacement que j’occupais trois secondes auparavant ! »

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28 mars 2026 6 28 /03 /mars /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
La bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé (1331-1414) reçoit les conseils de saint Yves de Tréguier

En 1340, Jeanne-Marie perd son mari lors d’un combat de la Guerre de cent Ans, après 16 ans de bonheur à ses côtés. Elle décide de se consacrer à Dieu, de faire la charité aux plus pauvres et de vivre en recluse. Elle rejoint un tiers ordre franciscain.

D’abord hébergée en différents lieux, elle finit par s’installer dans une cellule jouxtant le couvent franciscain de Tours ( Indre-et-Loire).

C’est là qu’un soir de 1362 (ou de 1363), saint Yves de Tréguier (+ 1303) apparaît près d’elle, au milieu d’une belle lumière. Il est vêtu d’habits somptueux et ses traits lui donnent un air aristocratique.

Il lui dit : « Si tu veux vraiment renoncer au monde, tu ressentiras dès à présent la joie du ciel ».

Jeanne-Marie tombe en extase l’instant d’après. Elle se sent transportée dans le paradis. Elle ne trouvera jamais les mots capables de décrire son expérience.

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27 mars 2026 5 27 /03 /mars /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Le corps du bienheureux François Faà di Bruno (1825-1888) retrouvé totalement intact 12 ans après sa mort

Officier et mathématicien de haut niveau, François est ordonné prêtre à 51 ans avec l’encouragement de saint Jean Bosco, son ami. Il fonde plusieurs institutions au service des femmes indigentes, comme l’œuvre de sainte Zita.

François meurt en odeur de sainteté et peu après les fidèles témoignent en nombre des miracles qu’il a accomplis de son vivant. L’Église mène l’enquête.

En 1900, une exhumation est organisée avec la bénédiction de Mgr Agostino Richelmy, cardinal-archevêque de Turin (Italie), ville où François repose.

Le décès remonte à 12 ans. Les témoins, prêtres et médecins, connaissent la réputation de sainteté de François mais sont partagés sur ce qu’ils vont découvrir.

L’unanimité se fait parmi eux dès l’ouverture du cercueil : le corps est absolument intact ! La peau est souple et les membres ne présentent aucune rigidité. François semble dormir. Aucun soin de conversation n’a été réalisé au moment de la mort.

Saint Jean-Paul II l’a déclaré bienheureux en 1988.

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26 mars 2026 4 26 /03 /mars /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Saint Gabriel archange : il s’entretient avec le père Lamy

Le mercredi 19 novembre 1924, vers 22 heures, le comte Paul Biver et son ami le père Jean-Edouard Lamy, ancien curé de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), gravissent ensemble l’escalier menant aux chambres, au domicile du prêtre, à Pailly ( Haute-Marne). Arrivés au palier du premier étage, ils se serrent la main sur le pas de leurs chambres contiguës puis se quittent pour la nuit.

Un quart d’heure plus tard, Paul, couché, la lumière éteinte, surprend une conversation à travers la cloison : trois voix masculines, nettes et distinctes.

« Personne n’a monté d’escalier depuis que j’y suis passé. Ses marches de sapin sont si légères et la maison si sonore que, de ma chambre, j’y distinguais les pas d’une souris », précise le comte.

Le prêtre répond à un interlocuteur dont la voix est  nette, chaude, d’un timbre très viril et très agréable, qui s’exprime sans trace d’accent et sur un ton affirmatif. Le troisième a une voix un peu plus sourde, moins agréable. Tous trois s’expriment en français.

Au bout de quelques minutes, la maison retombe dans le silence de la nuit.

Le lendemain matin, Paul questionne son hôte : « Mon père, hier soir, après m’avoir dit bonsoir, vous avez parlé. J’ai entendu aussi d’autres voix... C’étaient les saints anges ? » 

— « Peut-être bien. Ils sont la consolation du soir. »

Intrigué, Paul l’interroge sur leur identité : c’étaient l’ange gardien du père et saint Gabriel, lui répond-t-il, avant d’ajouter : « Je les entends [les voix] aussi fortes l’une que l’autre. […] Quand le saint archange [Gabriel] veut parler confidentiellement, il parle bas. […] J’ai entendu quelquefois trois, quatre anges ensemble dans l’église de La Courneuve. Souvent, j’entends leurs voix sans les voir. Si nous ne les voyons pas, il s’en faut de si peu ! C’est comme une pellicule qui nous sépare d’eux. »

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25 mars 2026 3 25 /03 /mars /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Sainte Lucie Filippini (1672-1732) communie de façon miraculeuse dans une église franciscaine

En 1700, Lucie, religieuse italienne clarisse, se rend à Pitigliano (Italie) pour visiter une école qu’elle y a fondée peu auparavant.

Le chemin a été long et la jeune femme est fatiguée. Lorsqu’elle aperçoit enfin l’entrée du village, elle décide de faire halte à l’église des Franciscains pour y entendre la messe. Peu de fidèles sont venus ce jour-là. Lucie prend place dans les premiers rangs, face au maître-autel.

Après la consécration, le prêtre brise la grande hostie en deux morceaux puis s’apprête à placer l’un des fragments du Saint-Sacrement dans le calice. A cet instant, il s’arrête net : le dit fragment, qu’il tenait solidement dans la main une seconde avant, s'envole littéralement dans les airs, devient lumineux et va se poser doucement sur la langue de Lucie agenouillée.

Fondatrice des Pieuses Maîtresses Filippini, Lucie est béatifiée par Pie XI en 1926 puis canonisée quatre ans plus tard par le même Souverain pontife.

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24 mars 2026 2 24 /03 /mars /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Sainte Brigitte de Suède (1303-1373) se voit confier un message destiné au pape par la Vierge Marie

Le 30 décembre 1370, les cardinaux réunis à Avignon ( Vaucluse) élisent le nouveau pape : Pierre Roger de Beaufort, qui monte sur le trône de saint Pierre sous le nom de Grégoire XI.

A cette époque, le Seigneur charge Brigitte de dire au Souverain pontife qu’il doit retourner à Rome (Italie) et réformer la curie.

Quelques jours après l’élection pontificale, la sainte envoie un ami romain, Latino Orsini, porter une lettre au nouveau pape contenant ce récit : « Une personne qui veillait en priant, entendit une voix mélodieuse qui lui parla ainsi : “Ce que je vais te dire, tu en feras part au pape Grégoire. De même qu’une mère accourt en toute hâte pour réchauffer l’enfant bien-aimé qui gît à terre, ainsi moi-même, la Mère de miséricorde, j’en agirai avec Grégoire s’il retourne à Rome… ; si, comme un pasteur charitable, il est décidé à verser des larmes de compassion sur la perte éternelle des âmes confiées à ses soins ; si, enfin, il a l’intention d’améliorer l’état de l’Église... En même temps, je l’avertis des conséquences qui amèneront sa désobéissance : sa vie sera abrégée, et il sera appelé au jugement de Dieu. S’il se contente de retourner à Rome sans y accomplir mes prescriptions, la mort se hâtera pour lui” ».

Grégoire XI, le dernier pape français de l’histoire, sait que cette révélation est authentique. Il fait dire à Brigitte qu’il est résolu à retourner à Rome dès que possible et annonce publiquement en février 1374 son départ d’Avignon. Il pénètre finalement dans la Ville éternelle le 17 janvier 1377. La papauté d’Avignon a vécu.

Les révélations de sainte Brigitte ont été approuvées par trois papes et par le concile de Bâle (Suisse) en 1436. Elle a été canonisée en 1391 et saint Jean-Paul II l’a nommée co patronne de l’Europe en 1999.

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23 mars 2026 1 23 /03 /mars /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Saint Joseph Oriol (1650-1702) sauve un prêtre catalan tombé d’une hauteur de cinq mètres

Le 6 avril 1806, les fidèles se rendent nombreux à Barcelone (Espagne) où l’on s’apprête à célébrer la reconnaissance par Rome de trois miracles du serviteur de Dieu Joseph Oriol, un enfant du pays.

Ce jour-là, le père José Mestres, curé à Barcelone, traverse d’un pas soutenu le quartier El Call, dans le quartier historique du Barri Gotic, d’un pas vigoureux. Il est en retard et doit célébrer la messe dans sa paroisse située sur la place Saint-Joseph-Oriol.

Son itinéraire le contraint d’emprunter une sorte de passerelle extérieure en pierre. Il connaît bien cet endroit et ne s’en préoccupe pas. Parvenu au milieu du passage, son pied glisse, il perd l’équilibre et chute sur le sol, cinq mètres plus bas. Des passants assistent à la scène. Ils se précipitent.

Mais le père Mestres se relève, sans blessure, hurlant à tue-tête que le nouveau bienheureux, Joseph Oriol, vient de le sauver ! Sa chute aurait dû entraîner une mort immédiate tant la violence du choc a été dure.

Joseph Oriol est béatifié cinq mois plus tard. Saint Pie X le canonise en 1909.

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22 mars 2026 7 22 /03 /mars /2026 15:00
Un Miracle Eucharistique
Le Saint-Sacrement arrête une grave inondation

Le lundi 29 novembre 1433, la cité d’Avignon ( Vaucluse) connaît une grave inondation. Des pluies torrentielles s’abattent sur la région. Débordant de son lit, le Rhône, dont les eaux sont gonflées en quelques heures par celles de la Sorgue et de la Durance, envahit les bas-quartiers, où vivent les plus pauvres. La chapelle de la confrérie des Pénitents gris, rue des Teinturiers, l’une des sept confréries que compte alors la ville, est inondée lorsque débute la récitation des vêpres, en fin d’après-midi.

Le lendemain, c’est la catastrophe : le niveau des eaux ne cesse de croître d’heure en heure. Il faudra attendre plus de 48 heures pour voir leur niveau baisser. 

Mais en ce 30 novembre 1433, c’est autre chose qui frappe les avignonnais. A l’heure de prime, une vingtaine de fidèles se rendent à la dite chapelle inondée. A leur tête, maître Armand et maître Jean de Pouzilhac-Faure, responsables de la confrérie des Pénitents gris, marchent d’un pas décidé. 

En pénétrant dans l’édifice, tous s’arrêtent brusquement. Ce qu’ils voient les sidèrent. Ecoutons le procès-verbal : « De la part des deux parois, à droite et à gauche, étaient les eaux de quatre pieds de haut, si bien que les coffres où étaient les habits de la Confrérie furent mouillés, tandis que l’eau était plus haute de deux pieds vers la paroi que les bancs. Et là venait ladite eau pendant comme fait une taulisse… » 

En d’autres termes, la dénivellation des eaux du mur jusqu’aux bancs avait une inclinaison semblable à celle d’un toit de maison ! Aussi, « la moitié des bancs du côté du mur furent pleins d’eau et l’autre moitié n’était point mouillée, si bien qu’au milieu de la nef de ladite chapelle, il n’y avait point d’eau, mais était tout sec et aussi devant l’autel ».

Le prodige ne s’arrête pas là : les documents officiels, les parchemins, les nappes et reliquaires qui étaient conservées sous l’autel, sont également miraculeusement préservés ! 

Arnaud et Jean demandent d’aller chercher des Franciscains de la ville pour leur montrer le phénomène. Peu après, quatre d’entre eux - dont trois docteurs en théologie - parviennent au lieu-dit. Tous constatent le prodige. Un détail est consigné : la moitié du banc  devant le mur est trempée tandis que l’autre moitié, préservée de l’inondation, reste complètement sèche.

L’original du procès-verbal qui a été dressé par les autorités de la Confrérie et le clergé avignonnais a été perdu mais une copie datant de 1510 est conservée aux archives départementales. 

Les membres de la Confrérie des Pénitents décidèrent de fêter une fois l’an, le jour de la saint André, ce miracle extraordinaire. Corde au cou et pieds nus, à genoux, ils parcourent depuis cette époque le chemin préservé par le Seigneur dans la chapelle, du commencement de la nef jusqu’à l’autel. Avant la bénédiction du Saint-Sacrement, ils chantent le cantique de Moïse évoquant le passage miraculeux des Hébreux à travers la mer Rouge (Ex 15, 1-18). 

La loyale et dévote Confrérie des Pénitents gris d’Avignon a vu le jour au XIIIe siècle pour accomplir une mission particulière : promouvoir et assurer l’Adoration du Saint-Sacrement, perpétuellement exposé dans leur chapelle.

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21 mars 2026 6 21 /03 /mars /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Saint Nicolas de Flüe (1417-1487) chasse le diable qui vient de lui apparaître sous l’aspect d’un cavalier richement vêtu par un signe de croix

Peu après octobre 1467, Nicolas de Flüe, né à Sachseln (Suisse), d’abord marié et père de dix enfants, est sur le point de tout quitter pour devenir ermite sur ordre du Seigneur. mais il s’interroge. Si tout cela n’était qu’illusion ?

Il se confie alors au père Yssner, qui recueille son témoignage. Grâce à ce prêtre, nous connaissons ce qui est arrivé à Nicolas durant cette période de sa vie.

Un jour qu’il marche dans la campagne, il voit apparaître un inconnu chevauchant une belle monture. Le cavalier porte de riches vêtements chamarrés. Il a fière allure. Ses traits harmonieux et son élégance lui donnent un air de noblesse. Nicolas s’approche de lui et, ébloui par cet individu luxueusement vêtu, engage la conversation avec lui.

Rapidement, l’être mystérieux interroge son interlocuteur sur son projet de vie. Nicolas lui confie qu’il va devenir ermite grâce à Dieu. À ses mots, le noble cavalier lui répond que ce genre de vie est inutile, que la solitude est l’ennemie de l’homme et que vouloir faire ce que disent les prêtres ne mène pas au paradis… Puis, sur un ton insidieux, il prononce ces mots : « Et ta femme, as-tu pensé à ta femme ? Et tes enfants ? »

Nicolas est troublé. Mais il sait que le Seigneur ne l’abandonnera pas. Il fait le signe de croix et récite intérieurement un Pater et un Ave. Brusquement, le gentilhomme disparaît comme il était venu. Nicolas, resté seul, se met à prier avec ferveur et, quelques instants plus tard, la Vierge Marie lui apporte consolation et réconfort.

Frère Nicolas,  patron de la Suisse, a été béatifié en 1648 par Innocent X puis canonisé en 1947 par Pie XII.

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20 mars 2026 5 20 /03 /mars /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Saint Jean Népomucène (vers 1350-1393) est jeté dans une rivière sur ordre du roi Venceslas mais Dieu indique miraculeusement l’emplacement de son corps

Jean est chanoine de Prague où les fidèles l’aiment pour sa foi et sa charité. Le roi Venceslas IV, quant à lui, le déteste depuis qu’il a refusé de lui rapporter la teneur de la confession de son épouse, la reine Jeanne, que Jean accompagne spirituellement. Le souverain soumet Jean à la torture mais, faute d’aveux, il est contraint de le libérer.

Dans la nuit du 20 au 21 mars 1393, Jean rentre à Prague après avoir effectué un pèlerinage au sanctuaire marial de Boleslavia. Son itinéraire l’amène à proximité du palais royal. Venceslas l’aperçoit. Il ordonne aussitôt qu’on le capture et qu’on le tue s’il s’obstine à taire une nouvelle fois les péchés de Jeanne.

Jean reste muet. Alors, pieds et poings liés, il est précipité dans les eaux de la Vltava (Moldau).

De hautes flammes apparaissent alors au-dessus des flots, à l’endroit précis où son corps vient de sombrer. Elles sont si grandes que les meurtriers sont éclairés comme en plein jour. Soudain, les eaux se retirent, laissant le corps de Jean visible pour toute la population.

Jean a été béatifié en 1721. Le pape Benoît XIII l’a élevé sur les autels huit ans plus tard.

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17 mars 2026 2 17 /03 /mars /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Sainte Gertrude de Nivelles (vers 626-659), en prière, tombe en extase et une lumière surnaturelle descend sur elle

Gertrude est respectée et enviée. Sa naissance aristocratique et ses qualités font d’elle un parti convoité. Sa mère a dû couper ses cheveux pour dissuader les prétendants.

En fait, Gertrude n’aspire qu’à une chose : offrir sa vie à Dieu. 

Un jour, la jeune femme sort de chez elle, seule. Elle est suivie discrètement par une amie du quartier, intriguée par le temps passé en prière.  Parvenue dans l’oratoire de Saint-Sixte de Nivelles (Belgique), la sainte s’agenouille en silence et se met à prier. 

Son amie est parvenue à pénétrer dans l’édifice sans être vue. Soudain, celle-ci retient un cri : un  globe de feu, apparu au plafond de l’oratoire, descend doucement vers Gertrude. Arrivé à la hauteur du visage de la sainte, il irradie celle-ci de la tête aux pieds, enveloppant son corps dans un halo lumineux de toute splendeur. 

Cette vision dure une demi-heure selon l’amie témoin. 

Sainte Gertrude deviendra abbesse bénédictine. Elle repose aujourd’hui à Nivelles, dans la collégiale qui porte son nom. 

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16 mars 2026 1 16 /03 /mars /2026 15:00
Une Merveille Par Jour
Saint Jean de Brébeuf (1593-1649) a une vision infernale qu’il chasse par la prière

Le 21 août 1637, Jean de Brébeuf, missionnaire jésuite au Québec, prie dans la chapelle bâtie près du Lac Huron (Canada) : que Dieu daigne continuer à le soutenir dans l’évangélisation des indiens Hurons.

Brusquement, son regard se brouille et les murs de la chapelle disparaissent, laissant place à la vision d’une scène effrayante. « J’ai vu une vaste foule de démons venant vers moi dans le but de me dévorer ou, du moins, de me mordre. Mais aucun n’était capable de s’en prendre à moi. Ceux qui venaient en premier ressemblaient à des chevaux énormes, mais leurs crinières longues et ondulées, comme celles des béliers et des chèvres. Je ne me rappelle pas de la forme des autres, mais je sais qu’ils étaient nombreux et qu’ils avaient diverses formes, encore plus effrayantes que jamais », témoigne-t-il.

Jean est très surpris mais il n’a pas peur. Plaçant sa confiance dans le Seigneur, il dit : « Faites tout ce que Dieu vous permet de faire ; vous n’allez pas arracher un cheveu de ma tête sans son consentement et son commandement ».

Cette vision a duré le temps d’un Miserere.

Jean est mort en martyre, torturé par les chefs des Hurons. Il a été béatifié en 1925 par le pape Benoît XV puis élevé à la gloire des autels cinq ans plus tard par son successeur, Pie XI.

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15 mars 2026 7 15 /03 /mars /2026 15:00
Un Miracle Eucharistique
Un prince protestant assiste à la messe dite par saint Joseph de Cupertino et se convertit

Le prince allemand Jean-Frédéric de Brunswick, luthérien, est heureux d’entrer dans la ville d’Assise (Italie) en cette journée ensoleillée du 5 février 1651. Depuis quelques semaines, il s’était mis à douter de sa foi protestante, déplorant que les pasteurs négligent l’enseignement traditionnel des Pères de l’Église. On lui avait parlé de saint Joseph de Cupertino, un moine capucin qui lévitait… Prétextant un voyage d’agrément, il rejoint l’Italie pour rencontrer ce personnage qui pourrait l’éclairer sur la vérité du catholicisme.

Accueilli comme il se doit par les franciscains du couvent d’Assise, Jean-Frédéric prend la décision de repartir dès le lendemain matin. Un des religieux, le père César de Roccasecca lui dit : « Vous ne pouvez vous en aller, si vous désirez parler avec le frère Joseph. »

— « Je le rencontrerai, mais je me bornerai à un simple entretien avec lui », répond le prince.  

— « Ne voulez-vous pas le voir célébrer la messe ? » 

A court d’argument, le prince accepte. 

On lui fait gravir un petit escalier intérieur jusqu’à la chapelle du couvent, où il prend discrètement place, sur la dernière rangée de bancs. 

La messe du saint a commencé bien avant son arrivée. La communauté et quelques fidèles se préparent à réciter le Pater noster

Soudain, des cris fusent : après que l’hostie lui fut sortie des mains, Joseph de Cupertino s’élève de terre à une distance de quatre pas. Son visage ruisselle de larmes. Il est en extase et le Saint-Sacrement flotte littéralement au-dessus de l’autel. 

Puis, comme s’il sortait d’un rêve, le saint reprend sa place initiale, et, après quelques secondes d’hésitation, brise l’hostie miraculeuse. 

Après la messe, le père César rencontre le saint qui lui explique qu’il ne connaît pas les personnes qui ont assisté à sa messe au fond de la chapelle, en ajoutant : « Ceux que tu m’as envoyés ce matin à la messe ont le coeur dur ; ils ne croient rien de ce que croit l’Église. C’est pour cela que “l’Agneau” s’est endurci entre mes mains, au point que je ne pouvais le briser. »  

Le frère César informe alors Joseph de l’identité du visiteur et lui explique que c’est à lui que Dieu demande de le convertir. Or, le saint est un homme d’une grande humilité ; il ne sait pas s’exprimer correctement et ignore les codes de la politesse. 

Son supérieur lui confie alors des lettres de cardinaux recommandant le prince. Joseph les amène dans sa cellule et les dépose au pied de son crucifix en disant : « Seigneur, à toi d’agir. À toi l’inspiration, à toi l’action ! »

Dans l’après-midi du 5 février, une première rencontre est tenue entre le saint et Jean-Frédéric. Elle dure plusieurs heures. L’entourage commence à s’impatienter. Le moine volant a déclaré au prince protestant : « Prince, je ne désire rien d’autre que le Salut de votre âme. »

Le lendemain, Jean-Frédéric assiste à la messe célébrée par le frère Joseph de Cupertino. Soudain, son voisin le pousse brutalement du coude pour qu’il lève le regard : le saint, soulevé de terre, tient entre ses mains une hostie d’une blancheur immaculée à l’intérieur de laquelle apparaît nettement une croix noire.  

Le cœur ouvert à la grâce, Jean-Frédéric se met à pleurer. 

Dans les heures qui suivirent ce prodige, le prince accepta de porter le cordon franciscain que lui remit Joseph en disant : « Je te lie pour le paradis ! » Puis il assista à l’office des vêpres et aux complies. 

La nuit suivante, Jean-Frédéric abjura le protestantisme dans la cellule du saint, en présence du père Ange Scarinci de Casalmaggiore. 

D’abord connue des seuls cardinaux, la conversion du prince fut définitive. Jusqu’à sa mort en 1689, il demeura dans la foi de saint Pierre.

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