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La bienheureuse Elisabeth Achler (1386-1420) : stigmatisée, elle prend comme seule nourriture le Corps du Christ
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Une vie enfouie pour Dieu : tel est le portrait de la bienheureuse Elisabeth Achler, surnommée la Bonne Betta, tertiaire franciscaine, originaire de Souabe (Allemagne), au couvent de Reute. Au cours des dix dernières années de son existence, Elisabeth ne se nourrit que du Saint-Sacrement. Toute tentative d’absorption d’un quelconque aliment lui provoque nausées et vomissements. C’est un cas d’inédie documenté (inédie : capacité de vivre sans manger ni boire, à l’exception de l’Eucharistie). Une fois, durant un carême, Elisabeth, immobilisée sur son lit, voit la prieure du couvent entrer dans sa cellule. Celle-ci porte un bol de bouilli de gruau qu’elle lui demande de consommer non par obéissance mais pour prendre un peu de force : peine perdue, elle la rejette aussitôt et tombe en syncope : on craint qu’elle succombe ! Ce phénomène épouse le cycle liturgique de l’Église : elle refuse nourriture et boissons lors des périodes de carême tandis que les stigmates de la Passion apparaissent aux deux mains. Ils disparaissent à Pâques, fête à partir de laquelle elle recommence à manger normalement. Chaque année, à la même période, inédie et stigmates apparaissent de nouveau. Elisabeth a été béatifiée en 1766 par le pape Clément XIII. |
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