1 septembre 2012
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un parisien arrêté par la police hier soir devant le Palais de l'Elysée
... derrière plutôt, restons modeste, enfin essayons !
Je descendais de Saint Augustin, je sortais des fameuses soirées de la rue de Saint Petersbourg, qui seront racontées en leur temps ; il n'était pas si tard mais la nuit était déjà tombée, j'étais perdu dans mes pensées mais non pas dans mon chemin, je longeais le trottoir le long des grilles du jardin de l'Elysée, un policier me salua au tournant vers la Concorde, où je me rendais. Cent mètres plus loin une policière m'arrêta, elles étaient deux, une seule m'accosta : "Je vais vous arrêter, il est interdit de passer, c'est l'Elysée !" en me désignant le trottoir opposé, celui de droite.
Comme j'allais traverser elle m'arrêta de nouveau : "Attendez !" en effet des voitures passaient, elle se mit au milieu de la rue les deux bras écartés et me fit signe de passer, je traversais et me retrouvais face à des barrières cadenassées tout le long du trottoir. Comme je commençais à marcher dans le caniveau elle m'arrêta une nouvelle fois : "Attendez, je vais vous ouvrir !" J'attendis, en effet on ne pouvait accéder au trottoir sur lequel on avait le droit de marcher, sévèrement défendu à l'inverse de celui sur lequel on n'avait pas le droit de marcher.
Elle n'arrivait pas à ouvrir, la situation devenait ambiguë, sa collègue de l'autre côté observait la scène avec intérêt, moi aussi. Je lui proposais de l'aider, avec ménagement néanmoins, pour ne pas la vexer, elle se dirigea résolument vers la barrière suivante qu'elle réussit à ouvrir sans mon aide et me fit signe triomphalement de passer, je m'exécutais prudemment en lui disant aimablement "je vous donne bien du dérangement", elle me répondit non moins aimablement "vous ne pouviez pas savoir".
On était le 31 août au soir mais c'était déjà l'air vivifiant du mois de septembre, ma policière refermait soigneusement derrière moi la barrière, je poursuivais mon chemin, après c'était les gendarmes, mais tous des hommes, aucun ne m'a arrêté, j'ai traversé la Concorde plus déserte qu'en plein mois d'août, les touristes étaient repartis, ensuite, pour le plaisir, j'ai traversé la Seine sur le pont de la Concorde, c'est beau Paris la nuit.
Je me suis encore fait arrêter de l'autre côté, par des touristes qui n'étaient pas encore partis, des Polonais qui m'ont demandé l'Assemblée Nationale, on était face à la Seine, je me suis tourné vers la gauche et leur ai désigné le sombre bâtiment : "c'est là !" - "Non, le métropolitain !" a répondu le jeune polonais qui parlait intégralement le français ; c'était de l'autre côté, j'y allais aussi, d'ailleurs au-dessus de l'éntrée Guimard brillaient faiblement en lettres capitales blanches sur fond rouge METROPOLITAIN.
Ils ont prit la direction d'Issy et moi celle de la Chapelle, il était temps de rentrer avant de se faire arrêter de nouveau.
Assum
Merci le parisien
!