29 septembre 2012
6
29
/09
/septembre
/2012
14:59
L'assumerie du téléphone a résonné dans la nuit profonde, j'étais en train d'écrire, j'ai tendu le bras et j'ai décroché : - Allô...
- Alors y dort pas le parisien ?
- ... ben non tu vois...
- Alors comme ça y dort pas au milieu de la nuit le parisien....
- ... ben non, et toi tu te relèves en pleine nuit comme tes moines pour prier, qu'est-ce qui t'arrive ?
Derrière on percevait le silence profond de la campagne la nuit, pourtant on entendait comme un grattement... il a fini par répondre :
- Rien.
- ... comment ça rien !
- Non, rien, tout va bien.
- ... et ce grattement bizarre, qu'est-ce que c'est...
- C'est Bêtoven qui se gratte.
- Qu'est-ce qui fait chez toi à cette heure-là... !
- Et moi je te demande qui y a chez toi ?
- ... non mais attend c'est pas pareil, et puis c'est pas ton chien !
- Et alors ? je reçois qui je veux.
- On te l'a confié ?
- Non. Il a sa niche dans le jardin à côté, mais la nuit y vient.
- ... oui mais bon t'es pas obligé de le recevoir...
- Si.
- Hein ! comment ça "si" !
- Y gratte la porte jusqu'à ce que je lui ouvre, ensuite y veut pas partir.
- Laisse-le gratter !
- Y m'a déjà abîmé ma porte, une belle porte toute neuve, si je le laisse gratter ça sera encore pire... et puis une fois où j'ai refusé de lui ouvrir il a fait ses besoins sur le paillasson, mon beau paillasson tout neuf.
- ... non mais bon faut pas l'attirer, lui donner à manger...
- J'y file rien, que dalle, y reste là à me regarder avec ses yeux tristes, ça me donne le cafard.
- ... mais va dormir quand c'est comme ça !...
- Oui. Mais y s'allonge à côté du lit et y s'endort avant moi.
- ... bon ben écoute : allez dormir tous les deux, moi j'ai encore un peu de boulot et je voudrais bien dormir aussi après...
- Tu t'en fous de mes problèmes.
- ... mais non pas du tout, mais...
- Si, tu t'en fous, personne me comprend.
- Mais y a Bêtoven, lui y te comprend !
Il avait déjà raccroché.
- Alors y dort pas le parisien ?
- ... ben non tu vois...
- Alors comme ça y dort pas au milieu de la nuit le parisien....
- ... ben non, et toi tu te relèves en pleine nuit comme tes moines pour prier, qu'est-ce qui t'arrive ?
Derrière on percevait le silence profond de la campagne la nuit, pourtant on entendait comme un grattement... il a fini par répondre :
- Rien.
- ... comment ça rien !
- Non, rien, tout va bien.
- ... et ce grattement bizarre, qu'est-ce que c'est...
- C'est Bêtoven qui se gratte.
- Qu'est-ce qui fait chez toi à cette heure-là... !
- Et moi je te demande qui y a chez toi ?
- ... non mais attend c'est pas pareil, et puis c'est pas ton chien !
- Et alors ? je reçois qui je veux.
- On te l'a confié ?
- Non. Il a sa niche dans le jardin à côté, mais la nuit y vient.
- ... oui mais bon t'es pas obligé de le recevoir...
- Si.
- Hein ! comment ça "si" !
- Y gratte la porte jusqu'à ce que je lui ouvre, ensuite y veut pas partir.
- Laisse-le gratter !
- Y m'a déjà abîmé ma porte, une belle porte toute neuve, si je le laisse gratter ça sera encore pire... et puis une fois où j'ai refusé de lui ouvrir il a fait ses besoins sur le paillasson, mon beau paillasson tout neuf.
- ... non mais bon faut pas l'attirer, lui donner à manger...
- J'y file rien, que dalle, y reste là à me regarder avec ses yeux tristes, ça me donne le cafard.
- ... mais va dormir quand c'est comme ça !...
- Oui. Mais y s'allonge à côté du lit et y s'endort avant moi.
- ... bon ben écoute : allez dormir tous les deux, moi j'ai encore un peu de boulot et je voudrais bien dormir aussi après...
- Tu t'en fous de mes problèmes.
- ... mais non pas du tout, mais...
- Si, tu t'en fous, personne me comprend.
- Mais y a Bêtoven, lui y te comprend !
Il avait déjà raccroché.
J'ai été chercher une bière, avec tout ça je ne savais plus où j'en étais.
