La Semaine Sainte !
La procession avance au chant de l’Ingrediente Domino, qui est chanté pendant que le clergé rentre dans l’église. Les ministres arrivent à l’autel, et là au lieu de chanter l’oraison finale de la procession, le célébrant va à la banquette et quitte les ornements rouges pour passer les ornements violets ! Le cérémoniaire ne bronche pas, et après le célébrant va chanter l’oraison ! Quelle logique…
La messe commence, le thuriféraire dort, il a oublié qu’il n’y a pas de prières au bas de l’autel. Il monte rapidement, manquant de peu de se prendre les pieds dans le tapis ! La chorale entonne le Trait en version psalmodié. Si on chantait le trait comme indiqué dans le Graduel Romain, on y serait encore à minuit… Je ne l’ai entendu qu’une fois dans sa version grégorienne, dans une autre église parisienne. Le maître de chapelle voulant enquiquiner le curé de la paroisse ! Ce trait en faux-bourdon passe rapidement, d’ailleurs le cérémoniaire devrait faire attention… Il faut faire lever le clergé à l’avance !
Eh oui, ce dimanche on chante la Passion selon saint Matthieu ! Les cérémonies préparatoires diffèrent de l’habituel chant de l’Evangile à la messe solennelle ! Je m’inquiète: les ministres inférieurs sont-ils au point ?
Réponse : Non ! Le cérémoniaire contemple béatement la foule… Un petit claquement de doigt et il se réveille, et surtout réveille les ministres supérieurs. La passion est normalement chantée par trois diacres qui ne sont pas les ministres de la messe, mais pour cela il faudrait un nombre incalculable de clercs dans la paroisse… Le célébrant enlève donc sa chasuble, là le cérémoniaire s’étonne… il a mal révisé. Personne ne tend aux ministres les étoles diaconales, le célébrant commence à jouer au sémaphore en faisant des grands gestes.
Ca y est tout le monde est prêt ! On se rend au pied de l’autel. Les deux acolytes ont failli prendre leur cierge… Je les arrête et leur confisque leur bougie ! Assis, debout ou couché ? Voilà la question que doit se poser le cérémoniaire amateur en charge de la cérémonie. A ce moment là, la position dépend de la fonction ! Un grand moment, Dieu merci, je n’en ai aucun qui rampe ! Bon nous voilà repartis aux trois pupitres disposés pour le chant de la passion. Il manque un micro. Le célébrant essaye de faire comprendre cela au cérémoniaire… Un grand a vite compris le problème et apporte le micro du chœur en faisant attention au fil !
A suivre.