L’un des opéras les plus connus de Gioachino Rossini (1792-1868) est certainement Le Barbier de Séville, en particulier son ouverture. Celle-ci fut d’abord écrite pour son opéra Aureliano in Palmira (1813), il la reprit dans un 2e opéra Elisabetta, regina d’Inghilterra (1815) puis une 3e (et dernière) fois dans Le Barbier de Séville (1816). Cela fait-il de Rossini un feignant?
Peut-être, on n’en sait rien. Mais tous les compositeurs de cette époque, et des siècles précédents, pressés par le temps, en faisaient autant. Imaginez un compositeur faire ça au XXIe siècle
. Il serait aussitôt descendu en flammes par les médias déchaînés
.
Voici un extrait d’Aureliano in Palmira (non, pas l’ouverture), une aria vocalement très complexe chantée par le contre-ténor argentin Franco Fagioli. Je vous recommande tout particulièrement son envolée dans les aigus dans les 40 dernières secondes
.
Cher Pierre, vous souvenez-vous qu’il y a 2 ou 3 mois je vous avais envoyé ce lien
http://www.youtube.com/watch?v=rXmF6h3Yd_A . Il s’agit du même chanteur.
Ça vous change de Don Vivaldi
, n’est-ce pas ?
Madame Zouave
PS : l’ouverture du Barbier de Séville, c’est ICI