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13 juin 2026 6 13 /06 /juin /2026 04:16
Jour 9
Antoine, le chantre de Marie
 
 

Antoine célèbre avec ferveur les louanges de Marie, Mère de Dieu et notre Mère.

« Heureuses les entrailles qui t’ont porté et les seins que tu as sucés. » (Lc XI, 27) « Que ta voix résonne à mes oreilles, car ta voix est douce. » (Ct II, 14)


Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Que l’amour de saint Antoine pour Marie, dès son enfance et tout au long de sa vie, nous inspire une dévotion sincère pour celle que Jésus, du haut de la Croix, nous a donnée comme notre Mère.


Parcours

Saint Antoine de Padoue commence les louanges de Marie par l’éloge spontané et enthousiaste d’une femme du peuple en faveur de Jésus, qui libère les possédés de l’emprise des esprits mauvais. « Heureuses ! Vraiment heureuses les entrailles qui ont mérité de porter pendant neuf mois le Bien, le souverain Bien, le bonheur des anges et Seigneur de l’univers » (Sermon à la louange de la Bienheureuse Vierge Marie).

Notre saint a consacré sept Sermons à la Vierge Marie, pour célébrer ses louanges et les fêtes de la Nativité, de l’Annonciation, de la Purification et de l’Assomption. Élevé à l’ombre de la cathédrale de Lisbonne dédiée à la Vierge – c’est dans cette église qu’il avait appris, tout enfant, les premiers rudiments du savoir (Rigaldina X, 45) –, il avait ensuite fréquenté avec assiduité la tradition des Pères de l’Église et entretenu une dévotion filiale à la Vierge Marie, dont ses Sermons font écho aux plus beaux titres du Cantique des cantiques :

-

 


 

Assomption. Élevé à l’ombre de la cathédrale de Lisbonne dédiée à la Vierge – c’est dans cette église qu’il avait appris, tout enfant, les premier

- « Que ta voix est douce... » (II, 14)

- « Tu es belle, mon amie, douce et charmante comme Jérusalem... » (VI, 3)

- « Que ton amour est délicieux, plus que le vin ! Et l’arôme de tes parfums, plus que tous baumes. Un rayon qui distille le miel, tes lèvres. » (IV, 10-11)

- « Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras. Car fort comme la mort est l’amour. » (VIII, 6) 

- « Béni le fruit de ton sein », proclame Élisabeth (Lc I, 42)… « Son fruit et doux à mon palais », répond en écho le Cantique (II, 3). 

- « Venez, filles de Sion, contemplez le roi Salomon avec le diadème dont sa mère l’a couronné au jour de ses épousailles » (III, 11), dit le Cantique ; « Le Fils a couronné aujourd’hui sa Mère avec le diadème de la gloire céleste, répond Antoine, pour la fête de l’Assomption. »

Il serait superflu de chercher, dans les Sermons de saint Antoine, un exposé systématique de la doctrine mariale du XIIIe siècle. Celle-ci est très présente dans les sept Sermons cités, mais en ordre plus épars dans 32 autres du recueil.


Pensées et témoignages

Au rythme des fêtes mariales

Marie, astre du matin qui éclaire le monde :

- « Comme l’étoile du matin annonce l’aurore et chasse les ténèbres de la nuit, au matin de la grâce, Marie a annoncé le soleil de justice à ceux qui demeuraient dans les ténèbres de l’esprit » (Saint Antoine, Nativité de la Vierge Marie).

- « La Nativité de Marie a illuminé le monde qui vivait dans le brouillard et l’ombre de la mort » (Saint Antoine, Nativité de la Vierge Marie).

Marie, soleil rayonnant et arc de gloire :

- « La Vierge bienheureuse a été comme un soleil rayonnant dans l’Annonciation de l’Ange, comme un arc-en-ciel brillant dans la Conception du Fils de Dieu » (Saint Antoine, Annonciation de la Vierge).

 Marie, encens parfumé aux jours de l’été : 

- « L’encens est cueilli deux fois par an ; la double cueillette désigne la double offrande du Christ : la première fois, c’est sa Mère qui l’a offert au temple ; la seconde fois, il s’offrit lui-même en sacrifice au Père, pour la réconciliation du genre humain » (Saint Antoine, Purification de la Vierge Marie).

Marie, vase d’or massif, orné de pierres précieuses : 

- « La Vierge bienheureuse a été vase par son humilité ; d’or, par la pauvreté ; massif, par la virginité ; orné de pierres précieuses, de toutes les récompenses célestes » (Saint Antoine, Assomption de la Vierge Marie).

- « Quelle grande faveur et quelle grande dignité ce serait, pour une pauvre femme, écrit saint Bernard, d’avoir un fils avec un Empereur ! Marie, elle, a eu un fils avec Dieu le Père », c’est pourquoi, elle a mérité d’être couronnée dans le Ciel » (Saint Antoine, Assomption de la Vierge Marie).


Prières à la Vierge

Les Sermons en l’honneur de Marie se terminent, comme tous les autres, par une prière qui rappelle les privilèges dont elle a été comblée et qui implore son intercession : 

À la Mère de Dieu :

« Nous te prions, ô Notre Dame, Sainte Mère de Dieu, afin qu’en cette Nativité de ton Fils, que tu as engendré en restant vierge, que tu as enveloppé de langes et couché dans une crèche, tu nous obtiennes de lui le pardon, que tu guérisses par ta miséricorde la brûlure de nos péchés et que tu nous conduises à la joie de la fête éternelle. Que nous aide Celui qui aujourd’hui a daigné naître de toi, et à qui revient l’honneur et la gloire pour les siècles des siècles. Amen. » (Saint Antoine, Annonciation de Marie)

Pour la fête de sa Purification :   

« Nous te prions, Mère de Dieu choisie, de nous purifier du sang des péchés, de faire de nous une offrande, par le feu de la contrition, la cire de la confession et la mèche de la satisfaction, afin que nous méritions de parvenir à la lumière et à la gloire de la céleste Jérusalem. Amen. »  (Saint Antoine, Purification de la Vierge Marie)


Méditation pour une Neuvaine

Pendant neuf jours, nous avons goûté à l’expérience spirituelle de saint Antoine, partagé son enthousiasme et sa ferveur, mieux compris la valeur de la prière, du silence et de l’amour. Puissions-nous, comme lui, oublier le superflu, nous attacher à l’essentiel et donner le meilleur de nous-mêmes pour soulager, réconforter, conseiller et secourir nos frères blessés par la pauvreté, la maladie et la solitude.

« L’échelle qui nous porte à Dieu est dressée, rappelle saint Antoine. Pourquoi donc ne montez-vous pas ? Pourquoi traînez-vous par terre avec vos mains et vos pieds ? Montez donc, montez, dis-je, pour contempler “combien le Seigneur est bon” (Ps XXXIII, 9), et descendez pour secourir et conseiller, car c’est de cela que le prochain a besoin » (Saint Antoine, Deuxième dimanche de Carême).


Intercession

« Saint Antoine, puisque tu as si bien servi et glorifié sur Terre la Vierge Marie, intercède auprès de son cœur de Mère, pour qu’elle nous donne toujours Jésus, son Fils. Sur son conseil et à ton exemple, que nous soyons généreux pour faire ce qu’il nous dira. » (Treizaine à saint Antoine – Grottes de Brive/Basilique de Padoue)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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11 juin 2026 4 11 /06 /juin /2026 04:03
Jour 8
Prédicateur et médiateur

Antoine prêche, à Padoue, le premier Carême de l’histoire.

« Ainsi, jetant les semences de la vie qui mène au Salut, il parcourut une période de quarante jours et rassembla, pour le Seigneur, une abondante moisson de fidèles » (Vita secunda VIII, 2).


Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Demandons au Seigneur, par les prières de saint Antoine, d’aimer la Parole de Dieu, de la comprendre et de la proclamer avec la même fidélité que lui.


Parcours

La moisson amassée par frère Antoine est présentée par tous les biographes comme le fruit d’un engagement indéfectible au service de l’Évangile, tous les jours, depuis l’aube jusqu’au coucher du soleil, pendant 40 jours, dans la prédication, les entretiens personnels, les confessions, de la part d’un homme déjà fragilisé par une maladie continuelle et oppressé par une certaine corpulence.

Ses prédications visaient à la réforme morale des consciences, autant chez les laïcs que chez les clercs, tous atteints, des pieds à la tête, du plus bas jusqu’aux plus haut en dignité, chez les actifs comme chez les contemplatifs, des vices de l’orgueil, de la luxure, de l’avarice et de l’usure. La riche moisson est présentée par Julien de Spire en ces termes : 

« Tu aurais vu là des inimitiés mortelles ramenées à la paix ; des prisonniers détenus depuis une longue captivité, retrouver la liberté ; des vols et usures, restitués ; des gages rendus et des dettes annulées. Tu aurais vu encore ceux qui demandaient conseil selon la nature de leurs crimes, s’en remettre à l’avis de l’homme de Dieu, et nombreux étaient ceux qui disaient en avoir été avertis en songe.

Là encore, les pécheresses publiques se convertissaient et tant de pécheurs de tous genres recouraient à la pénitence qu’il n’y avait assez de prêtres pour entendre les confessions » (Vita secunda VII, 9-11).

Antoine, médiateur de paix et de justice sociale

En plus de cela, Antoine, comme d’autres abbés de monastères et grands prédicateurs, jouissant d’une grande notoriété chez les populations, fut chargé d’une mission de médiation auprès du comte Ezzelino III da Romano pour obtenir la libération de notables padouans, détenus prisonniers dans son château de Vérone.

La deuxième médiation vit Antoine intervenir auprès de la commune de Padoue en faveur des débiteurs insolvables ruinés par l’usure : « Sur requête du vénérable frère Antoine…, il fut établi que dorénavant personne ne soit gardé en prison, à cause d’une ou de plusieurs dettes en argent » (17 mars 1231). Pour saint Antoine, les pauvres n’étaient pas une catégorie parmi d’autres, mais étaient les pauvres du Christ qui « pour nous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin de nous enrichir par sa pauvreté » (2 Co VIII, 9).


Pensées et témoignages

Les témoignages qui nous sont parvenus de cette admirable moisson concernent autant les fruits de la prédication d’Antoine que ses auditeurs.

Frère Pierre-Raymond de Saint-Romain, l’auteur de la légende Raymundina (voir Introduction de cette neuvaine), connaissait bien les écrits de saint Antoine et son recours constant à la Bible. Aussi nous livre-t-il un parallèle entre les fruits de ce Carême et le renouveau messianique annoncé par Isaïe (XI, 6-17) : 

- « Ceux qui vivaient en désaccord furent réconciliés, pour que « le loup couche avec l’agneau » (Is XI, 6) ;

- Les prisonniers recouvrèrent la liberté, afin que sa prédication « offrît aux prisonniers la liberté » (Is XLI, 1) ;

- Les usuriers et les prédateurs furent amenés à restituer les biens volés, pour que « le veau, le lionceau et la brebis paissent ensemble » (Is XI, 6) ;

- Hommes et femmes de mauvaise vie furent appelés à la pénitence, afin que « son épée pénètre jusqu’à la division de la chair et de l’esprit » (He IV, 12). 

- « On ne fera plus de mal ni de violence sur toute ma montagne sainte, car le pays sera rempli de la connaissance du Seigneur » (Is XI, 9) (Raymundina XI, 13-17).

De leur côté, les auditeurs d’Antoine accouraient nombreux pour entendre ses sermons :

« L’ensemble de la population fut tellement enflammée du désir de l’entendre, que devant cette masse compacte, il fallut organiser des « stations » quotidiennes dans les églises.  La foule venait des cités et des campagnes avoisinantes, la nuit, à la lumière des lampes, cherchant à occuper les places les plus commodes. Lorsqu’il parlait, il était écouté de tous avec un tel zèle que, parmi 30.000 personnes et plus, on n’entendait ni bruit ni murmure. Les boutiquiers fermaient leurs boutiques et n’osaient rien présenter à la vente, jusqu’à ce que, le sermon terminé, chacun eut regagné son domicile » (Vita secunda VII, 1-7). 

Tendre la main à tous les assoiffés de consolation physique et spirituelle :

« Tendre la main est un signe qui rappelle immédiatement la proximité, la solidarité, l’amour. En ces mois où le monde entier a été submergé par un virus qui a apporté douleur et mort, détresse et égarement, combien de mains tendues n’avons-nous pas pu voir ! La main tendue du médecin qui se soucie de chaque patient en essayant de trouver le bon remède.  La main tendue de l’infirmière et de l’infirmier qui, bien au-delà de leurs horaires de travail, sont restés pour soigner les malades. La main tendue de ceux qui travaillent dans l’administration et procurent les moyens de sauver le plus de vies possible. La main tendue du pharmacien exposé à tant de demandes dans un contact risqué avec les gens. La main tendue du prêtre qui bénit avec le déchirement au cœur. La main tendue du bénévole qui secourt ceux qui vivent dans la rue et qui, en plus de ne pas avoir un toit, n’ont rien à manger. La main tendue des hommes et des femmes qui travaillent pour offrir des services essentiels et la sécurité. Toutes ces mains ont défié la contagion et la peur pour apporter soutien et consolation » (Pape François, pour la 4e Journée des pauvres, 13 juin 2020).


Méditation

« Nous avons tout laissé et nous t'avons suivi, quelle sera donc notre part ? » (Mt XIX, 27). C'est pour toi que nous avons tout laissé et nous nous sommes faits pauvres. Mais puisque toi tu es riche, nous t'avons suivi afin que, à notre tour, tu nous fasses riches (2 Co VIII, 9). Qu’ils sont misérables, ces chrétiens et ces religieux qui laissent tout, mais ne suivent pourtant pas le Christ !...

Ce regard de saint Antoine sur les pauvres ne doit cesser de nous interroger. 

En méditant l’Évangile, il s’est toujours demandé comment répondre à toutes les pauvretés, physiques et spirituelles, par ce verre d’eau que nous donnons au Christ chaque fois que nous le donnons au plus petit de ses frères (Mt XXV, 40). Les occasions ne manquent pas. Le pape François nous en offre un tableau complet en réfléchissant aux problèmes posés par la pandémie. Nous sommes, il est vrai, dans une situation d’urgence exceptionnelle, mais combien d’autres occasions, aussi urgentes, pourrions-nous voir si nous savions regarder avec les yeux et écouter avec les oreilles du cœur, selon les expressions chères à saint Antoine.


Invocations et prières

« Ô saint Antoine, toi qui, durant ta vie, t’es toujours prodigué pour la libération des prisonniers et la défense du pauvre, fais que nous soyons attentifs au message de libération de l’Évangile, et que nous en vivions, pour nous-mêmes et pour les autres. Donne-leur le courage de protéger les faibles, les petits et les pauvres devant les injustices des puissants de ce monde. » (Treizaine à saint Antoine - Grottes de Brive)

 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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10 juin 2026 3 10 /06 /juin /2026 04:25
Jour 7
Le père des pauvres

Antoine et sa compassion pour les pauvres et les malades.

« Réjouis-toi, heureuse cité de Padoue, par les miracles d’Antoine, tu viens au secours à tant de nos misères » (Julien de Spire, Hymne de l’Office).


Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

Par le don des prodiges, ô saint Antoine, fais-nous comprendre combien ta vie a été agréable à Dieu, et ton intercession, efficace.

Parcours

Antoine, « le thaumaturge » :

« Thaumaturge » (littéralement, « qui fait des miracles ») est le titre que l’Église et la dévotion du peuple chrétien lui ont attribué de tout temps et en tous pays.

Selon la théologie, le miracle est un don, comme celui des langues et autres charismes, « au service de la charité qui édifie l’Église » (Catéchisme de l’Église catholique, n°2003), surtout par le témoignage héroïque de foi et de vie évangélique d’un saint de la stature d’Antoine. 

D’après l’Assidua (XXXI, 36), Antoine n’aurait accompli qu’un seul miracle de son vivant : la guérison de la petite Padovana, épileptique et paralysée. Le procès de canonisation lui en attribuera 53. Le Livre des miracles, vers 1367-1370, en recense 66.

D’après l’Assidua (XXXI, 36), Antoine n’aurait accompli qu’un seul miracle de son vivant : la guérison de la petite Padovana, épileptique et paralysée. Le procès de c

Les miracles selon Saint Antoine :

Les Évangiles, celui de Jean en particulier, tiennent à montrer que les miracles n’ont pas pour but de susciter la merveille, de satisfaire la curiosité, voire, chez certains esprits, de tendre des pièges, mais de révéler la mission divine de Jésus et sa Miséricorde pour l’homme blessé. Antoine lui-même explique la signification du miracle, à l’occasion de la guérison de l’aveugle-né. « Jésus cracha à terre, fit de la boue avec sa salive, et enduisit avec cette salive les yeux de l’aveugle-né (Jn IX, 6). L’aveugle de naissance désigne le genre humain, aveuglé chez les premiers parents. À cet aveugle, Jésus a rendu la lumière lorsqu’il a craché à terre et enduit ses yeux avec de la boue. Le crachat qui descend de la tête désigne la divinité, la terre désigne l’humanité ; le mélange de la salive et de la terre, c’est l’union de la nature divine et humaine. Par cette union le genre humain a été illuminé (Dimanche de la Quinquagésime). »

Le mot illumination, synonyme de baptême, évoque bien notre nouvelle naissance par la foi. De la même manière, les miracles d’Antoine sont les expressions de sa compassion et visent à rétablir chacun dans sa dignité :

- Un mari en colère arrache les cheveux à sa femme ; Antoine la rassure : « Le Seigneur, vue ta foi, te sauvera. »

- À la mère qui, rentrant chez elle, trouve son fils mort dans son berceau et supplie Antoine : « Aie confiance, répond celui-ci. Dieu te fera la grâce. »

- Au Portugal, Serra, très dévote à saint François et à saint Antoine, prit un soir une corde pour se suicider à cause de la conduite libertine de son mari. Au cœur de la nuit, les deux saints frappent à sa porte, ils sont reçus avec grande délicatesse, se mettent à table et tout en consommant leur repas, la réconfortent, lui redonnent espoir, puis disparaissent et la femme renonce à son projet.

Antoine nous apprend donc à déchiffrer les prodiges comme des signes de l’immense amour de Dieu et nous trace la voie pour que, nous aussi, nous l’aimions et soulagions ses pauvres :

- « Soyez accueillants les uns pour les autres, comme le Christ » (Rm XV, 7). 

- « Comme le Christ a accueilli les aveugles pour les illuminer, les boiteux pour les faire marcher, les lépreux pour les purifier, les sourds pour leur rendre l’ouïe, les morts pour les ressusciter, les pauvres pour les évangéliser, ainsi devons-nous nous accueillir les uns les autres. Si ton prochain est aveugle par l’orgueil, éclaire ses yeux par ton humilité ; s’il est boiteux par l’hypocrisie, redresse-le par la vérité : s’il est lépreux par la luxure, purifie-le par ta chasteté ; s’il est sourd par l’avarice, propose-lui l’exemple de la pauvreté du Seigneur ; s’il est mort par la gourmandise et l’ivrognerie, ressuscite-le par l’abstinence ; mais aux pauvres annonce la vie du Christ » (Deuxième dimanche de l’Avent).


Pensées et témoignages

Des Sermons de saint Antoine

Le plus grand miracle, c’est la vie sainte

« Faire d’un impie un juste est plus merveilleux que Ciel, Terre et anges… La puissance de Dieu est la même, mais justifier des impies est œuvre de plus grande Miséricorde » (21e dimanche après la Pentecôte).

La Bonne Nouvelle pour les pauvres

 « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles voient… la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres » (Mt XI, 4-5).

« Seuls les pauvres, c’est-à-dire les humbles, seront évangélisés, car ce qui est concave reçoit les liquides ; ce qui est convexe, au contraire, les rejette. « Si quelqu’un a soif, dit le Seigneur, qu’il vienne à moi et il boira » (Jn VII, 37). Car, comme il le dit lui-même en Isaïe : « Je répandrai l’eau sur le sol assoiffé et des ruisseaux sur la terre desséchée » (Is XLIV, 3). C’est de la parole de vie, de l’eau salutaire de la sagesse qu’ont aujourd’hui soif les pauvres, les simples, les ignorants, les paysans et les petites vieilles. Les sages et les conseillers du Pharaon, comme dit Job, « sont pleins de paroles, et leur intérieur est comme un vin nouveau sans issue, qui fait éclater les outres neuves » (Jb XXXII, 18-19). Croyez-moi, ce ne sont pas eux, mais les pauvres seulement qui seront évangélisés » (Saint Antoine, Deuxième dimanche de l’Avent).


Méditation

Saint Antoine, comme tout bon exégète, ne manque pas de citer saint Paul, 1 Co XIV, 22 : « Les signes sont donnés, non aux fidèles mais aux infidèles. » Sont-ils pour autant refusés aux fidèles ? Antoine applique la citation à Zacharie, frappé de mutisme pour avoir douté de la promesse de l’ange. À la différence de Marie, en effet, qui cherchait une explication : « Comment cela sera-t-il ? », il doute, demande un signe, une preuve : « À quoi connaîtrai-je cela ? » et le signe lui est donné. Il n’en sera délivré que lorsque l’enfant promis sera là et il faudra lui donner un nom, donné par Dieu lui aussi. Marie a reçu, elle aussi, un signe : la présence physique de l’ange Gabriel. Ce signe, explique saint Thomas, ne lui a pas été donné pour susciter ou confirmer la foi qu’elle avait déjà, mais en surplus, « comme manifestation du mystère, par respect pour elle, pour lui montrer l’événement divin d’une manière spéciale ».

Les signes et les miracles ne sont donc pas refusés aux croyants : ils sont toujours donnés pour enrichir l’Église, et à chaque croyant, pour le bien de l’Église. Mais prenons garde ! L’attitude du croyant face à une manifestation extraordinaire ne doit pas être l’engouement ou la curiosité, mais la gratitude : « Mon âme exalte le Seigneur », dit Marie, pour cette grande merveille. De même, puisque les dons sont donnés pour l’utilité de l’Église, c’est à son discernement que l’on doit se conformer. Que de problèmes pourrions-nous éviter à nos pasteurs, si tel était notre comportement.


Invocations et prières

« Ô saint Antoine, toi qui sais intercéder en notre faveur pour obtenir les grâces de guérison dont nous avons besoin, donne-nous d’imiter en Jésus la compassion de Dieu envers les malades. Qu’à ton exemple, nous apportions toujours notre assistance à nos frères et sœurs malades pour soulager leurs souffrances et les aider à recouvrer la santé de l’âme et du corps. » (Ermitage Saint-Antoine – Lac Bouchette – Québec)

 
 

 

 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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8 juin 2026 1 08 /06 /juin /2026 04:23
Jour 5
L’appel de la Croix, à la suite de saint François d’Assise

Au cœur de l’expérience spirituelle et mystique de saint Antoine.

« Cloué à la Croix de la pénitence, avec le Christ crucifié, vivant pour le Christ et mourant au monde, il subissait dans sa vie un martyre continuel » (Rigaldina V, 16).


Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit

Demandons aujourd’hui au Seigneur, par l’intercession de saint Antoine de Padoue, le courage de prendre sur nous les croix de chaque jour, en union avec son offrande sur l’autel de la Croix et pour apprendre à aimer sa sainte volonté.


Parcours

Le terroir de la vie mystique est, pour tout chrétien, la grâce reçue au baptême, mais il y a un moment, objet à la fois d’une grâce spéciale et de la réponse généreuse de l’homme, que les maîtres spirituels désignent par l’expression « attention à une présence ». Une présence qui s’impose avec force, que l’on perçoit à une profondeur à laquelle on veut obéir et dont on veut prendre la forme. Chez les grands mystiques, ce moment particulier, ce seuil à partir duquel se produit l’expérience, furent, par exemple : l’appel de Paul sur la route de Damas, la « nuit de feu » de Pascal, la confession de Charles de Foucauld à l’abbé Huvelin à l’Église Saint-Augustin de Paris, l’image de saint Joseph pour Thérèse d’Avila, la révélation de « l’amour miséricordieux » pour Thérèse de Lisieux, l’agonisant sur le mouroir de Calcutta pour Mère Teresa.

Pour le jeune Fernand de Lisbonne, cette « attention » s’est imposée avec force dès la nouvelle du martyre des Frères Mineurs du Maroc. Le mystère de la Croix du Christ reste, comme pour François, au cœur de l’expérience spirituelle et mystique de saint Antoine. Le vocabulaire de la croix revient 685 fois dans le champs de sa vie – Sermons et biographes –, avec une insistance sur les mot « croix », 232 fois ; « passion », 297 fois ; « lance », 132 fois ; « clous », 24 fois, etc.


Pensées

Le témoignage des biographes

Le choc et l’émotion qui assaillent le jeune augustinien donnent lieu, chez les biographes, à une accumulation de sentiments – surprise, admiration, louange – qui traduisent l’impact que le martyre des cinq frères franciscains a eu sur la suite de sa vie et sur toutes ses activités. L’unique comparaison est avec le langage imagé des Écritures, que les lecteurs pouvaient facilement assimiler pour le voir reproduit dans les catéchèses, les chants, les enluminures, les sculptures et les vitraux des cathédrales :  

- « La rumeur de la mort des dits martyrs ne parvint pas inutilement aux oreilles de Fernand » (Vita secunda I, 11).

- Subitement, en peu de temps, il se dressa par la force de l’Esprit, « ceignit ses reins avec la ceinture de la foi et fortifia son bras avec l’armure du zèle » (Pr XXXI, 17 ; Is XI, 5) (Assidua V, 1).

- « Il pensait n’avoir plus rien à faire si ce n’est d’affronter la férocité des tyrans pour obtenir, pour le Christ, la même palme des dits martyrs » (Vita secunda I, 12 ; Rigaldina IV, 5).

Le témoignage de saint Antoine

 À ces réactions des biographes, répond l’âme du jeune Fernand : 

- « Ah, si le Très-Haut daignait me faire partager la couronne de ses saints martyrs ! Si l’épée du bourreau pouvait me trouver, à genou, lui tendant le cou pour le nom de Jésus ! Crois-tu que je pourrai voir ce jour ? Crois-tu que je pourrai atteindre ce moment heureux ? » 

- « Chers frères, j’aimerais, avec un vif désir, recevoir l’habit de votre Ordre. Mais promettez-moi que sitôt que je serai des vôtres, vous m’enverrez dans la terre des Sarrasins, car je voudrais moi aussi mériter et partager la couronne avec ces saints martyrs » (Assidua V, 5).

Dans la Basilique de Padoue, dans l’ancienne Salle du chapitre, au-dessus de l’autel, une fresque de l’École de Giotto (fin XIIIe s.), aujourd’hui effacée par l’humidité du lieu et du support, et représentant le martyre des cinq Frères faisait pendant à celle de François recevant les stigmates.


Méditation 

Le prodige des stigmates a suggéré à saint Bonaventure un hymne dans lequel saint Antoine reçoit la bénédiction de saint François stigmatisé, au chapitre d’Arles (1225), alors qu’il prêche sur l’inscription de la croix : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs » :

« Désormais, personne ne doit t’être importun, à cause des stigmates du Seigneur que tu portes en ton corps ; bien plutôt, tout serviteur du Christ est tenu de t’être dévoué de toute son affection. 

Désormais…, toi soulevé dans l’air selon la figure de la Croix, lorsque saint Antoine prêchait sur l’inscription de la Croix, tu as été vu non par vision imaginaire, mais par révélation céleste, […].

La Croix du Christ…, proposée et assumée dès les premiers jours de ta conversion et portée ensuite en ta propre personne… montre que tu as donné le plus haut degré de la perfection évangélique avec une si grande clarté de certitude que nul vraiment dévot n’abjure, nul vraiment fidèle ne combat, nul vraiment humble ne dédaigne cette démonstration de la sagesse chrétienne écrite sur ta chair » (Saint Bonaventure, Légende majeure XIII, 9-10).


Invocations et prières

« Saint Antoine, dans la Croix du Christ, tu nous invites à découvrir le prix de notre vie et à mesurer la profondeur de notre blessure que seul le Sang du Fils de Dieu pouvait guérir. Aide-nous à comprendre de quel amour nous sommes aimés et à offrir nos souffrances pour le Salut du monde. » (Neuvaine à Saint Antoine – Grottes de Brive)

 
 
 
 
 

 

 
 
       
 
 
 
 
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6 juin 2026 6 06 /06 /juin /2026 04:28
Jour 3
Franciscain, missionnaire et martyr

Saint Antoine, à la suite des premiers Frères martyrs du Maroc 

« Dieu en disposait autrement. Frappé par une grave maladie, il dut faire retour au Portugal, Mais une tempête en mer et des vents violents poussèrent le bateau sur les côtes de Sicile et Antoine vit s’évanouir son rêve de martyre. » (Assidua V, 1 ; Vita secunda I, 12. II, 8-10)


Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

En ce troisième jour de la neuvaine, prions Dieu de nous donner la force de la foi et le courage du martyre qui anima saint Antoine de Padoue.


Parcours

« Lorsque l’Infant Pedro rapporta de Marrakech les reliques des cinq Frères mineurs martyrs, affirmant avoir été libéré miraculeusement par leurs mérites, Fernand fut frappé par cet événement, crut de son devoir de quitter son monastère, afin d’obtenir comme eux la palme du martyre, et décida de prendre leur habit et de suivre leur genre de vie. Des frères de cet Ordre habitaient l’ermitage Saint-Antoine des Olivais, près de Coimbra, et se rendaient au monastère pour demander l’aumône.  Un jour, ne pouvant se refréner, Fernand les prit à part et leur révéla son projet. Les frères, au comble de leur joie, prirent rendez-vous et lui imposèrent, dans le même monastère l’habit de leur Ordre. Fernand changea son nom en celui d’Antoine et passa sans tarder dans la terre des Sarrasins. » (Vita secunda II, 7)

En 2020, les villes de Padoue, de Coimbra et de Lisbonne ont célébré, par un Jubilé, les 800 ans de la vocation franciscaine d’Antoine. Le témoignage des premiers martyrs franciscains imprima un virage à 180 degrés au rythme quasi-monotone de sa vie de chanoine. 

Ses biographes sont unanimes. Sa foi fut subitement saisie d’une ferveur extraordinaire : il fallait réparer l’injure faite au Christ, la mort des martyrs, et résister à un pouvoir qui ne connaît que la violence et qui refuse à l’homme toute dignité. La vie simple des Frères vivant d’aumône et sans demeure fixe, toute dédiée à l’annonce de l’Évangile, contraste fortement avec celle d’une abbaye qui jouit des largesses du roi qui l’avait choisie pour sa sépulture. À 25 ans, si l’on s’en tient à la chronologie traditionnelle, plein d’enthousiasme, il décide donc de quitter les Chanoines réguliers pour l’habit et la vie des Frères morts pour le Christ. Sans regrets ! Et comme la mission au Maroc échoua, il apprit à renoncer à ses projets et à s'en remettre uniquement à la volonté de Dieu. « Frustré une première fois, par volonté divine, de son désir, il n’eut plus la présomption de tenter 

une nouvelle entreprise, et s’en remit désormais totalement au bon vouloir de Dieu… Dieu le gardait pour de plus grandes entreprises » (Vita secunda III, 11).


Pensées

 Heureux celui que l’épée des mauvais n’a pas effrayé, mais a transformé en mieux » (Julien de Spire, Office liturgique).

« Martyr de désir, Antoine, tu as suivi avec ardeur la mort des martyrs ! Et si l’épée du persécuteur ne t’a pas ôté la vie, ton âme n’a pas perdu la palme du martyre » (Rigaldina IV, 8).

« Saint Antoine, frappé par la manière franciscaine d’accueillir et de vivre l’Évangile, s’est levé du milieu de nous, est passé par notre cité d’hommes et nous a tracé de manière exemplaire les chemins de sagesse qui nous sauvent » (Don Virgilio do Nascimento Antunes, évêque de Coimbra, 13 juin 2020, Saint Antoine dos Olivais).

Dans les Sermons d’Antoine, le mot « martyr » revient 29 fois, à propos de Jean l’évangéliste, de Marie et des apôtres Pierre et Paul, pour en évoquer la dureté des souffrances et de la mort et souligner les germes de vie pour les martyrs eux-mêmes et pour l’Église.

« Jean n’a pas terminé sa vie par le martyre, mais fut cependant martyr, plongé dans un tonneau d’huile bouillante, relégué en exil à Patmos et obligé d’avaler du poison » (Saint Antoine, Fête de saint Jean l’Évangéliste).

« Les 12 étoiles (Ap. XII, 1) furent les 12 prérogatives de Marie, au Ciel, dans sa chair et dans son cœur… Les prérogatives du cœur furent une humble dévotion, une pudeur réservée, une grande foi et le martyre du cœur, car “une épée a transpercé son âme” (Lc I, 31) » (Saint Antoine, Annonciation de la Vierge Marie II).

« Ils ont offert des sacrifices de justice. » Par leur martyre, Pierre et Paul ont immolé au Seigneur, en victimes de justice, leurs corps justes et saints » (Saint Antoine, Fête des saints Pierre et Paul).

« Ô amour du Christ, qui rends douce toute chose amère ! Le martyre des Apôtres fut effrayant et amer, mais l’amour du Christ le changea en douceur ; ils le reçurent avec avidité et plaisir, et jouirent ensuite avec Lui pour l’éternité » (Saint Antoine, Fête des saints Pierre et Paul).


Méditation

 « Que chacun se glorifie de son propre martyre »…

L’aspiration d’Antoine au martyre était inscrite dans l’âme même de l’Ordre des Frères mineurs. À ceux qui tiraient gloire du martyre des Frères du Maroc, François répondit que mourir martyr était l’affaire de chacun et en donna lui-même l’exemple, en entreprenant par trois fois le voyage en Terre Sainte et parmi les infidèles. Comme l’écrit Thomas de Celano, son biographe, « il avait l’ardent désir du martyre ». « L’ardeur de la charité, ajoute saint Bonaventure, le poussait à imiter la gloire des saints martyrs, car rien ne pouvait éteindre la flamme de leur amour ou affaiblir leur force d’âme. » 

Il y a deux sortes de martyre, tous deux aussi exigeants par le don de soi et éloquents par le témoignage en faveur du Christ qui s’est offert à son Père sur la Croix : la mort sanglante ou « martyre du sang » et l’offrande de sa propre vie en sacrifice spirituel agréable à Dieu, comme le Christ s’est offert lui-même à son Père sur la Croix.

Ainsi, François s’est-il identifié au Christ jusqu’à mourir nu, sur la terre nue. Et Antoine, dans la vision et la joie de son Seigneur. (Assidua XVII, 12)

Ce genre de mort est aussi le nôtre. Il ne nous est pas demandé d’exposer nos corps aux persécuteurs, bien que nombreux soient encore aujourd’hui les chrétiens persécutés et les martyrs par le sang, mais d’offrir nos œuvres, nos prières, le travail de chaque jour, nos gestes de compassion et de consolation pour nos frères souffrants, nos maladies et tous les désagréments de la vie, en immolation et en holocauste. Par l’immolation nous devenons victimes et sacrifice ; par l’holocauste, « nous brûlons sur l’autel du Seigneur en parfum agréable au Seigneur » (Saint Antoine).


Invocations et prières

« Saint Antoine, dans la Croix du Christ, tu nous invites à découvrir le prix de notre vie et à mesurer la profondeur de notre blessure que seul le Sang du Fils de Dieu pouvait guérir. Aide-nous à comprendre de quel amour nous sommes aimés et à offrir nos souffrances pour le Salut du monde. Amen. » (Neuvaine à saint Antoine - Grottes Saint-Antoine de Brive)


Saint Antoine, nous te confions nos malades, les sans travail, nos difficultés dans la recherche du nécessaire à la vie de notre famille et de nos enfants, ceux qui sont exposés aux lourds travaux et à des mauvaises conditions de santé et de sécurité, les accidentés du travail, des maladies professionnelles et de la route, et toutes les petites et grandes croix de notre vie quotidienne. Donne-nous de les accomplir avec amour, sur ton exemple et avec Jésus.

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5 juin 2026 5 05 /06 /juin /2026 04:45
Jour 2
La vie religieuse dans le cadre des monastères augustiniens de Lisbonne et de Coimbra

Saint Antoine : un chemin de formation.

« Après avoir passé sereinement les années de son enfance, sans céder aux séductions du monde et de la chair, propres à l’adolescence, il décida de servir Dieu seul dans l’Ordre de Saint-Augustin et y revêtit l’habit religieux » (Vita secunda I, 3-4).

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Prions Dieu de nous garder dans la foi, d’éveiller nos enfants à la prière, à l’exemple des parents du jeune Fernand, et de les guider sur le chemin de l’amour pour Dieu et pour leurs frères. 


Parcours

Ces fondations furent solides par le choix de la Règle de Saint-Augustin, déjà ancienne, mais récemment renouvelée, qui alliait vie commune, étude de l’Écriture, activité pastorale dans les terres appartenant aux monastères, hospitalité et assistance sanitaire aux pèlerins et aux croisés revenant de Terre Sainte. L’époque, ne l’oublions pas, est celle des Croisades. Les lieux de formation du jeune Fernand furent, pendant deux ans, São Vicente de Lisbonne, sur la colline dominant la Mer de Paille ; et, pour la durée de huit ans, Santa Cruz de Coimbra, fondée en 1132 et devenue, par le choix d’Alphonse Henrique, le panthéon des Rois du Portugal. 

Le futur auteur des Sermons compare ces années au minutieux travail de l’abeille qui butine avec persévérance, et chaque fois sur une seule fleur, et au glaneur qui ramasse les épis laissés par les moissonneurs.  

Venant après les grands exégètes Augustin, Jérôme et Grégoire le Grand, successeur et contemporain des théologiens et mystiques des siècles d’or du Moyen Âge, Bernard et Guillaume de Saint-Thierry, il en cueille l’héritage. En même temps, des maîtres formés à l’École de Saint-Victor de Paris l’initient au maniement de l’Écriture pour en extraire, par-delà la lettre, « l’intelligence spirituelle ». Glanons, nous aussi, quelques grains de ce parcours à la suite de Julien de Spire :

« Perturbé par la présence importune et insistante de parents et d’amis, après deux ans, il se transféra au monastère de Santa Cruz de Coimbra afin d’y trouver la paix du cœur et de l’esprit. » (Vita secunda, I, 5)  « Il avança à tel point dans la vie religieuse que le changement ne pouvait être attribué à la légèreté de cœur. » (I, 6) « Non seulement, il s’appliquait à extirper les vices chez les autres et à y semer des vertus, mais il cultivait avant tout son propre champ, et se munissait des solides sentences des Pères pour appliquer la norme de la foi et réfuter les erreurs. » (I, 7)


Pensées : une prédication vivante

« Dans ses Sermons, Antoine commente les textes de l’Écriture présentés par la Liturgie, en utilisant l’interprétation patristique et médiévale des quatre sens, le sens littéral ou historique, le sens allégorique ou christologique, le sens tropologique ou moral, et le sens anagogique, qui conduit vers la vie éternelle. Aujourd'hui, on redécouvre que ces sens sont des dimensions de l’unique sens de l’Écriture Sainte et qu’il est juste d’interpréter l’Écriture Sainte en recherchant les quatre dimensions de sa parole. Ces Sermons de saint Antoine sont des textes théologiques et homilétiques, qui rappellent la prédication vivante, dans lesquels Antoine propose un véritable itinéraire de vie chrétienne » (Benoît XVI, Antoine de Padoue, 10 février 2010).

L’abeille et le curieux :

« L’abeille, lorsqu’elle vole, ne se pose pas sur différentes fleurs, ni ne laisse une fleur pour aller dans une autre, mais cueille d’une seule fleur ce dont elle a besoin et retourne à sa ruche. Là, elle travaille, à l’intérieur, et s’alimente du fruit de son travail.  Ô toi, curieux, qui entreprends beaucoup d’affaires en même temps, va, je ne dis pas chez la fourmi, mais chez l’abeille et apprends la sagesse. L’abeille ne s’applique pas à différentes fleurs, etc.  De même, ne t’applique pas aux belles fleurs des mots, ne laisse une fleur pour aller dans une autre, comme font les pointilleux qui tournent des pages, analysent des sermons, soupèsent des mots, mais n’aboutissent jamais à la vraie science. Cueille d’une seule fleur ce dont tu as besoin et place-le dans la ruche de ta mémoire » (Saint Antoine, Onzième dimanche après la Pentecôte).


Méditation

Un jeune enfant, à la veille de sa première communion, me dit : « Voici une Bible. Pose-moi les questions que tu voudras et j’y répondrai. »  

— « Tu as bien du courage, je lui ai répondu. La Bible a plus de mille pages, peux-tu retenir tout ce qu’il y a d’écrit ? »

— « Vas-y ! », me dit-il. En effet, après l’avoir interrogé sur Adam, Noé, Abraham et quelques épisodes des Évangiles, je me suis bien gardé d’aller trop loin… Quelques années plus tard, je l’ai à nouveau interrogé, mais cette fois, je n’ai eu aucune réponse. En grandissant, l’adolescent et le jeune homme s’était passionné par l’école, avec succès, il faut le reconnaître, par le sport, les motos, les pistes de ski, mais la Bible était restée au fond du tiroir… « Ils n’ont plus le temps », commenta sa mère. Et le père : « Il y a la vie, les copains, les examens, à quoi vont lui servir la Bible, les Évangiles et tout le reste… » 

Ainsi, rares sont les jeunes qui poursuivent une formation religieuse au-delà de leur communion, privée ou solennelle, et encore plus rares sont les parents qui fréquentent la lectio divina d’une paroisse ou d’un monastère. Saint Antoine a des paroles sévères pour les chrétiens qui ne se contentent que de leur nom de chrétiens et qui ne font rien pour que leur foi prenne racine et s’incarne dans leur vie.  

Reste, pour reprendre quelques-uns de ces mots : qu’il n’y a pas de vraie science en dehors des Saintes Écritures ; que la science qui donne toute connaissance, c’est l’amour ; et que toute science est vide si elle se remplit de beaux discours, mais ne porte pas de fruit.


Invocations et prières

Prière à saint Antoine, Docteur de l’Église :

« Saint Antoine, tu as été proclamé Docteur évangélique de l’Église pour ta profonde sagesse, ton exemple de vie évangélique et ton zèle incomparable d’apôtre de l’Évangile. Obtiens-nous du Seigneur une foi forte et une espérance ferme, une vie droite et une charité ardente ; rends-nous attentifs à l’enseignement de l’Église, notre mère, et fais que notre vie soit conséquente avec la foi que nos professons. » (Treizaine à Saint Antoine - Grottes de Saint-Antoine de Brive)


« Double est la douceur de la contemplation : l’une est dans l’amour : c’est celle de la vie ; l’autre, dans l’intelligence, et c’est celle de la science. » (Saint Antoine, Conversion de saint Paul)

 

 

 
 
 
 
 

 

 
 

 

 

 
 
 
 
 
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4 juin 2026 4 04 /06 /juin /2026 05:06
Jour 1
L’Enfance, dans un milieu familial empreint de foi

Saint Antoine porte Jésus dans ses bras et dans son cœur. « Chaque arbre se reconnaît à son propre fruit (Luc VI, 44), et toute petite plante, à sa racine » (Rigaldina,II, 2). 


Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. 

Prions aujourd’hui le Seigneur, par l’intercession de saint Antoine de Padoue, de bénir nos familles, de leur donner une foi sincère et un amour vrai, afin qu’elles puissent apprendre à leurs enfants à se contenter du nécessaire et à ouvrir leurs mains aux pauvres

 

 


Parcours

Futur prédicateur et saint, Antoine – Fernand aux fonts baptismaux – est volontiers rattaché par certains biographes à une ascendance noble. Plus modestement, d’autres donnent à ses parents une noblesse plus humaine et plus sainte : « Ils étaient heureux de leur état », et « justes devant Dieu, suivant fidèlement les commandements du Seigneur », à l’image de Joseph et de Zacharie et Élisabeth, parents de Jean-Baptiste, tout simplement. Leur fils, selon une définition qui ferait envie à beaucoup de parents d’aujourd’hui, « était doué d’un bon caractère et avait appris de ses pieux parents, dès sa petite enfance, à “ouvrir ses mains aux pauvres” » (Légende “Benignitas” III, 2).

Pensées des Sermons de saint Antoine 

Les enfants, les mamans, et parfois les papas, sont très présents dans la vie et les Sermons de saint Antoine et cela nous évoque chaque fois l’image populaire de saint Antoine avec l’Enfant Jésus dans ses bras.

L’enfant, comme Jésus, est modèle de pardon : 

« Si tu fais injure à un enfant, si tu l’insultes, si tu le frappes, mais si tu lui montres ensuite une fleur ou une rose, il ne se rappelle plus de l’injure reçue, il renonce à sa colère et court t’embrasser. De la même manière, si tu as offensé le Christ par un péché mortel et si tu lui offres ensuite la fleur de la contrition, il ne se souvient plus de ton offense, il remet ta faute et court t’embrasser » (Nativité du Seigneur).

L’Enfant et le converti : 

« Le petit enfant, nu, n’a pas honte ; frappé, il se réfugie dans le sein de sa mère ; il ne connaît la malice du monde ; il ne fait pas de mal à son prochain et ne garde pas rancune ; il ne hait personne et il ne convoite pas les richesses… Le petit enfant, c’est le pénitent converti. Jadis enflé d’orgueil, il est à présent petit et humble. Lorsque, éveillé, il évoque son passé, il le regrette amèrement ; devenu nu et pauvre pour le Christ, il n’a pas honte de se mettre à nu en confession ; blessé par des injures, il ne répond pas aux outrages, mais il prie pour ceux qui le persécutent et le calomnient. La Mère Église l’a sevré de tous les plaisirs auxquels il avait l’habitude de goûter » (Nativité du Seigneur).

La mère, éducatrice comme le Christ :

« Comme une mère affectueuse prend par sa main la main de son enfant tout petit qui peine à gravir des marches, et l’aide à monter après elle, le Seigneur, par la main de sa Miséricorde, prend par la main l’humble pénitent, afin qu’il puisse monter, par l’échelle de la Croix, jusqu’au sommet de la perfection » (Prologue des Sermons).

Compassion pour les enfants et leurs parents :

Un jour, Pierre portant dans ses bras sa fille du nom de Padovana, âgée de quatre ans, atteinte de paralysie et d’épilepsie, rencontre Antoine et le supplie de guérir son enfant. Antoine, ému de pitié pour l’enfant et pour son père, leur conseille de rentrer chez eux. Progressivement, mais sûrement, l’enfant se remet sur pieds et reprend sa vie normale.

À Ferrare, un riche marchand, jaloux, accuse son épouse d’avoir eu d’un autre homme l’enfant qui vient de naître. Devant un groupe de femmes entourant la mère malheureuse et des grands, amis de son mari, Antoine demande à l’enfant de désigner son père. « Mon père, c’est toi ! », dit l’enfant s’adressant au mari jaloux. Antoine remet l’enfant à sa mère, non sans avoir rappelé au père ses responsabilités envers son épouse. (Du livre des miracles)


Méditation

Un jour, un enfant de sept ans voulant offrir, lui aussi, un petit hommage à son arrière-grand-mère dont on venait de célébrer les funérailles, récita la prière qu’elle lui répétait tous les jours à son lever et avant de s’endormir : « Seigneur, je te remercie de cette nouvelle journée que tu me donnes ; fais que je puisse la vivre selon ta sainte volonté. »

« C’est vrai ! avouait une maman, après avoir entendu les bonnes habitudes du jeune Fernand. Nous nous plaignons du manque de foi de nos jeunes, mais nous oublions que les premiers éducateurs, c’est nous ! Nous nous préoccupons que rien ne manque à leur nourriture, à la santé, au sport, à leur cartable d’école et à leur goûter, mais nous pensons peu à leur enseigner une prière et à leur raconter un épisode de l’Évangile. Est-ce que nous-mêmes avons la foi ? »

Voilà deux images de la vie de nos foyers. Certains se plaisent à les noircir, en soulignant que l’on n’enseigne plus les prières et les belles formules du passé ; d’autres, heureusement, préfèrent insister sur les petits gestes que des papas et des mamans savent encore enseigner à leurs enfants, par l’exemple plus encore que par les paroles. Pourquoi ne pas se réjouir des multiples gestes qui, encore aujourd’hui construisent des vies, au lieu d’appuyer constamment sur ce qu’on ne fait pas ? Le bien n’est-il pas, lui aussi, contagieux, comme et plus encore que le mal ?

« Je suis venu jeter un feu sur la Terre, a dit Jésus, et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! » (Lc XII, 49). C’est ce feu divin que nous devons allumer et entretenir dans le cœur de nos enfants, comme ont su le faire les parents du petit Fernand !


Invocations et prières

Prions aujourd’hui pour la bénédiction des enfants.

Seigneur Jésus Christ, Fils du Dieu vivant, Toi qui, engendré de toute éternité, as voulu devenir un jour petit enfant ; Toi qui as affectueusement béni et guéri les enfants qu’on te présentait ; Toi qui as voulu venir comme un enfant dans les bras de saint Antoine de Padoue, fais qu’aucune malice ne vienne troubler l’âme de nos enfants.

Pour qu’ils réalisent en plénitude leur vocation d’enfants de Dieu et de membres de l’Église, ils ont besoin, eux et leurs éducateurs, de l’aide de Marie, Mère de l’Église, et de tous les saints en qui l’Église se confie.

Notre dévotion à saint Antoine suggère de les placer sous la protection de ce grand saint. Que par son intercession, ils puissent grandir en âge, en sagesse et en grâce. Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

(Ermitage Saint-Antoine - Lac-Bouchette - Québec)


Saint Antoine, donne à nos parents des enfants respectueux, heureux de ce que nous leur donnons, sensibles aux malades et aux handicapés, ouverts à tous les enfants du monde qui souffrent.

 

 

Les neuvaines de Marie de Nazareth

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21 mai 2026 4 21 /05 /mai /2026 05:10
Jour 7
Prier et veiller pour recevoir l'Esprit

INVOCATION À L’ESPRIT-SAINT

Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.

« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance »  (P. François Libermann).


INTRODUCTION À LA PAROLE DE DIEU

Après son livre de l’Évangile, saint Luc continue avec la situation nouvelle qui s’est créée avec la mort et la Résurrection de Jésus. Il relate d’abord les 40 jours après la Résurrection de Jésus, pendant lesquels Jésus apparaît et demande aux Apôtres de ne pas quitter Jérusalem avant l’accomplissement de la promesse du Père. Ils seront baptisés dans l’Esprit Saint. Puis est relaté le retour de Jésus au Ciel. Ensuite les Apôtres sont réunis dans la chambre haute, où ils ont l’habitude de se tenir. Ils sont là, avec Marie, quelques femmes et les frères de Jésus, pour prier et attendre le don de l’Esprit Saint.  


LA PAROLE DE DIEU dans les Actes des Apôtres (Ac 1, 1-14)

Cher Théophile, dans mon premier livre, j’ai parlé de tout ce que Jésus a fait et enseigné, depuis le moment où il commença, jusqu’au jour où il fut enlevé au Ciel, après avoir, par l’Esprit Saint, donné ses instructions aux Apôtres qu’il avait choisis. C’est à eux qu’il s’est présenté vivant après sa Passion ; il leur en a donné bien des preuves, puisque, pendant quarante jours, il leur est apparu et leur a parlé du royaume de Dieu.

Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche : alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. » Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la Terre. » 

Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux. Et comme ils fixaient encore le Ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs, qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le Ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au Ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le Ciel. »

Alors, ils retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la Mère de Jésus, et avec ses frères.


MÉDITATION 

Avec les Actes commence le temps de l’Église. Jésus est au Ciel dans la Plénitude de Dieu. Les Apôtres restent sur Terre, avec la mission d’attendre dans la prière que la promesse du Père s’accomplisse par le don de l’Esprit Saint. Marie est avec eux. Nous avons à imiter les Apôtres : à prier en Église avec Marie et attendre le don de l’Esprit Saint. Ils seront comblés au jour de la Pentecôte. L’Esprit va transformer ces hommes qui jusque-là, enfermés, n’osaient pas témoigner face au monde. Ils vont sortir et annoncer la Bonne Nouvelle jusqu’aux extrémités de la Terre. La promesse du Père a commencé sa réalisation au jour de la Pentecôte à Jérusalem. Mais cette réalisation s’est continuée dans les Actes des Apôtres par d’autres venues de l’Esprit sur des hommes et des femmes réunis en prière. À travers toute l’histoire de l’Église, l’Esprit continue de transformer les personnes qui l’attendent et prient pour être renouvelés par l’Esprit. Nous aussi tout au long de notre vie sur Terre, nous prions avec Marie pour que l’Esprit fasse de nous des disciples de Jésus, des fils et filles de Dieu et de meilleurs témoins de la Bonne Nouvelle.


SILENCE DE COMMUNION AVEC DIEU

Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie. 


PRIÈRE À MARIE (Saint Jean-Paul II)

Vierge courageuse, inspire-nous la force d'âme et la confiance en Dieu, qui nous permettront de surmonter tous les obstacles que nous rencontrons dans l'accomplissement de notre mission. Enseigne-nous à traiter les réalités du monde avec un sens très vif de responsabilité chrétienne et dans la joyeuse espérance de la venue du Règne de Dieu, de nouveaux cieux et d'une terre nouvelle. Toi qui, avec les Apôtres en prière, te trouvais au Cénacle dans l'attente de la venue de l'Esprit de Pentecôte, demande qu'iI se répande de nouveau sur les évêques, les prêtres, les diacres et sur tous les fidèles, hommes et femmes, pour qu'ils répondent pleinement à leur vocation et à leur mission, comme sarments de la vraie vigne, appelés à porter beaucoup de fruits pour la vie et le Salut du monde. 


PRIÈRE À L’ESPRIT SAINT  (Père Lucien Deiss)

1. L’Esprit de Dieu repose sur moi, / Pour étendre le règne du Christ parmi les nations / Pour proclamer la Bonne Nouvelle à ses pauvres / J’exulte de joie en Dieu mon Sauveur. 

 

R/ L’Esprit de Dieu repose sur moi, l’Esprit de Dieu m'a consacré / L’Esprit de Dieu m'a envoyé proclamer la paix, la joie. 

 

2. L’Esprit de Dieu m’a choisi / Pour étendre le règne du Christ parmi les nations / Pour consoler les cœurs accablés de souffrance / J’exulte de joie en Dieu mon Sauveur. R/

 

3. L’Esprit de Dieu m’a choisi / Pour étendre le règne du Christ parmi les nations / Pour accueillir le Pauvre qui pleure et qui peine / J’exulte de joie en Dieu mon Sauveur. R/


Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du Mal. Amen.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Amen.

 
 

 

 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 
 
 
 
 

 
 
 
 
 
 
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20 mai 2026 3 20 /05 /mai /2026 05:06
Jour 6
Jésus donne sa vie pour nous sauver

INVOCATION À L’ESPRIT SAINT

Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.

« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance » (P. François Libermann).

INTRODUCTION À LA PAROLE DE DIEU

L’évangéliste saint Jean exprime souvent les réalités invisibles à travers des gestes et des signes visibles. C’est ce qu’il fait dans le récit de la Passion. Les gestes et les paroles ont le sens ordinaire, mais ouvrent vers un sens spirituel plus profond. C’est vrai pour le geste de confier Jean à sa mère et sa mère à Jean. C’est vrai quand Jésus remet l’esprit (où l’on peut lire l’Esprit). C’est vrai du coup de lance qui a percé le côté de Jésus et fait sortir du sang et de l’eau, qui figurent le baptême chrétien, l’Église naissante et les sacrements de l’Église.

LA PAROLE DE DIEU (Jn 19, 23-34)

Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; […] Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.

Or, près de la Croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »

Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé, pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. » Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’Esprit.

[Comme c’était le grand jour de la Pâque…] les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.


MÉDITATION 

La mort de Jésus sur la Croix est la rencontre du mal qui règne dans le monde et de l’amour du Christ. Amour de l’homme et de Dieu. « Sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout. » (Jean 13, 1)   

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ces amis. » (Jean 15, 13) « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. » (Jean 17, 24)   

Au moment de mourir, Jésus donne Jean à sa mère et sa mère à Jean. Le disciple bien aimé nous représente et il représente l’Église. 

Pour que tout soit accompli, Jésus nous donne son Esprit. De son Cœur ouvert, il nous donne le sang du sacrifice et l’eau du baptême : « C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité. En effet, ils sont trois qui rendent témoignage, l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un. » (1 Jean 5, 6-8)


SILENCE DE COMMUNION AVEC DIEU

Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie. 


PRIÈRE À MARIE (Stabat mater, Jacopone de Todi)

Debout, la Mère douloureuse près de la Croix était en larmes devant son Fils en croix. Dans son âme qui gémissait, toute brisée de douleur, le glaive était enfoncé. Qu'elle était triste et affligée, la Mère entre toutes bénie, la Mère du Fils unique ! Qu'elle avait mal, qu'elle souffrait, la tendre Mère, en contemplant son divin Fils tourmenté ! Quel est celui qui sans pleurer pourrait voir la Mère du Christ dans un supplice pareil ? Qui pourrait sans souffrir comme elle contempler la Mère du Christ souffrant avec son Fils ? Pour les péchés de tout son peuple, elle le vit torturé, subissant les coups de fouet. Elle vit son enfant très cher mourir dans la désolation alors qu'il rendait l'esprit. Daigne, ô Mère, source d'amour, me faire éprouver tes souffrances pour que je pleure avec toi. Fais qu'en mon cœur brûle un grand feu pour mieux aimer le Christ mon Dieu et que je puisse lui plaire. […] Vierge bénie entre les vierges, pour moi ne sois pas sévère et fais que je souffre avec toi. Que je porte la mort du Christ, qu'à sa Passion je sois uni, que je médite ses plaies ! Que de ses plaies je sois blessé, que je m'enivre de la Croix et du sang de ton Enfant ! Pour ne pas brûler dans les flammes, prends ma défense, Vierge Marie, au grand jour du jugement. Christ, quand je partirai d'ici, fais que j'obtienne par ta Mère la palme de la victoire. Au moment où mon corps mourra, fais qu'à mon âme soit donnée la gloire du Paradis. Amen. 


PRIÈRE À L’ESPRIT SAINT - (Rimaud – Gélimeau, K79-1, SM)

Ouvrez vos cœurs au souffle de Dieu, / Sa vie se greffe aux âmes qu’il touche ; / Qu’un peuple nouveau / Renaisse des eaux / Où plane l’Esprit de vos baptêmes ! / – Ouvrons nos cœurs au souffle de Dieu, / Car il respire en notre bouche / Plus que nous-mêmes ! 

Livrez votre être aux germes d’Esprit / Venus se joindre à toute souffrance : / Le Corps du Seigneur  Est fait des douleurs / De l’homme écrasé par l’injustice. / – Livrons notre être aux germes d’Esprit / Pour qu’il nous donne sa violence / À son service. 

Tournez les yeux vers l’hôte intérieur, / Sans rien vouloir que cette présence ; / Vivez de l’Esprit / Pour être celui / Qui donne son Nom à votre Père. / – Tournons les yeux vers l’hôte intérieur, / Car il habite nos silences / Et nos prières ! 


Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du Mal. Amen.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Amen.

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19 mai 2026 2 19 /05 /mai /2026 05:28
Jour 5
Le Salut par le combat spirituel

INVOCATION À L’ESPRIT-SAINT

Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.

« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance » (P. François Libermann).


INTRODUCTION À LA PAROLE DE DIEU

Quand Marie et Joseph portent l’enfant Jésus au Temple pour l’offrir au Seigneur, le vieillard Syméon reconnaît, sous l’action de l’Esprit Saint, que le temps du Salut est arrivé. Mais il annonce aussi à Marie les souffrances qu’elle aura à subir à cause de son enfant : il sera signe de contradiction.

LA PAROLE DE DIEU (Lc 2, 22-35)

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en

 

disant :

« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta Parole. Car mes yeux ont vu le Salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » 

 

Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le

relèvement de

Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le  de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.


MÉDITATION 

Marie et Joseph vivent sous le regard du Seigneur, ils observent fidèlement la loi de Moïse. Ils portent leur bébé au Temple pour le consacrer au Seigneur. Là, ils rencontrent un homme religieux venu sous l’action de l’Esprit Saint. Il reconnaît le Messie dans le petit Jésus, ce qui étonne les parents. De même Anne, très religieuse elle aussi, loue Dieu à cause de Jésus. La vie religieuse permet à ces sages de s’élever au-dessus de la vie ordinaire et de voir les évènements dans la lumière du Seigneur grâce à l’Esprit Saint. 

Syméon annonce à Marie que son enfant provoquera l’opposition et la chute de beaucoup. Elle-même aura le cœur transpercé de douleur. Ces peines et souffrances arrivent à tous ceux qui suivent Jésus. Sortir du monde, qui ignore ou méprise Dieu, pour entrer dans le Royaume de Dieu, ne se fait pas sans combat et nécessite la force et la lumière de l’Esprit Saint.


SILENCE DE COMMUNION AVEC DIEU

Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie. 


PRIÈRE À MARIE (Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix - Édith Stein)

Aujourd'hui avec vous, Notre Dame des Douleurs, au pied de la Croix, j'ai senti plus profondément que jamais que là, et là seulement, vous êtes devenue notre Mère. Les mères d'ici-bas elles-mêmes accomplissent fidèlement les dernières volontés de leurs fils. Mais vous êtes devenue la Servante du Seigneur ; votre vie a été toute dédiée à la vie et à l’Être du Dieu fait homme. Et vous avez caché vos enfants dans votre Cœur et acheté une vie nouvelle pour chacun d'eux du sang de vos amères douleurs. Vous nous connaissez tous, avec nos plaies et nos défauts ; mais vous connaissez aussi l'éclat céleste dont l'Amour de votre Fils nous enveloppera là-haut. Aussi guidez-vous attentivement nos pas chancelants et ne trouvez-vous aucun prix trop élevé pour nous conduire au Ciel. Mais ceux que vous avez choisis comme compagnons pour entourer avec vous le Trône éternel doivent ici-bas se tenir au pied de la Croix, et du sang de leurs amères douleurs acheter la gloire céleste pour les âmes que le Fils de Dieu leur a confiées. Amen. 


PRIÈRE À L’ESPRIT-SAINT (Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix - Édith Stein)

(...) Esprit Saint, Main de Dieu qui façonne. Est-ce toi qui créas le miroir clair tout proche du trône du Très-Haut, pareil à une mer de cristal, où la Divinité se contemple avec amour ? Tu te penches sur la plus belle œuvre de ta création, reflet lumineux de ton propre rayonnement et de tous les êtres, Pure Beauté unie à la figure aimable de la Vierge, ton épouse immaculée, Esprit Saint, Créateur de l'univers. Es-tu le doux cantique d'amour et de crainte sacrée qui retentit près du trône de la Trinité, qui marie en lui le son pur de tous les êtres ? Harmonie qui assemble les membres à la Tête et se répand plein d'allégresse, libre de toute entrave dans ton jaillissement, Esprit Saint, Allégresse éternelle. Amen. 


Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du Mal. Amen.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Amen.

 
 
 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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18 mai 2026 1 18 /05 /mai /2026 05:09
Jour 4
Se laisser guider par l'Esprit

NVOCATION À L’ESPRIT-SAINT

Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.

« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance »  (P. François Libermann).


INTRODUCTION À LA PAROLE DE DIEU

Au jour de l’Annonciation, avant de quitter Marie, l’Ange Gabriel lui dit que sa parente Élisabeth a conçu un fils elle aussi, malgré son âge, qu’elle en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelle la femme stérile. À cette nouvelle, Marie part en Judée chez Élisabeth. Lors de leur rencontre, l’Esprit Saint les visite, leur fait comprendre le moment qu’elles vivent et les porte à s’exprimer et à magnifier Dieu.


LA PAROLE DE DIEU (Lc 1, 39-56)

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa Miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais ».


MÉDITATION 

Sur l’information reçue de l’Ange, l’Esprit Saint la pousse à aller rendre service à Élisabeth. Marie prend donc la décision de partir en Judée ; un voyage d’une petite semaine de marche. Elle prépare le voyage, nous ne pouvons pas penser autrement, en accord avec ses parents et avec son fiancé Joseph. La rencontre est pleine d’émotion. À la salutation de Marie, Élisabeth, remplie d’Esprit Saint, reconnaît et exprime la merveille qui arrive à Marie. Dans son étonnement, elle l’appelle « la mère de mon Seigneur ». L’enfant qu’elle porte, le futur Jean-Baptiste, tressaille en elle. Nous voyons comment les décisions humaines, dans leurs qualités humaines, sont aussi celles de l’Esprit Saint. Croire à la Parole de Dieu et l’accomplir est source de joie et de bonheur.

Marie, tout à la joie, exalte le Seigneur. Elle reconnaît la merveille que le Seigneur accomplit en elle. Elle proclame que le Puissant est miséricordieux, qu’il est fidèle et proche des humbles. L’Esprit Saint l’introduit déjà dans l’Évangile des béatitudes que Jésus proclamera : bienheureux les pauvres, les doux, les pacifiques… 

Nous pouvons regarder nos vies. Quand nous faisons le bien, nos actions humaines n’ont-elles pas une dimension divine grâce à l’Esprit qui vit en nous et nous fait agir ?


SILENCE DE COMMUNION AVEC DIEU

Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie. 


PRIÈRES À MARIE 

Je vous salue, Marie pleine de grâce ; Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous, pauvres pécheurs, Maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

 

Marie, femme de l’écoute, ouvre nos oreilles : fais que nous sachions écouter la Parole de ton Fils Jésus entre les mille paroles de ce monde ; fais que nous sachions écouter la réalité dans laquelle nous vivons, chaque personne que nous rencontrons, en particulier celle qui est la plus pauvre, démunie, en difficulté. Marie, femme de la décision, illumine notre esprit et notre cœur, pour que nous sachions obéir à la Parole de ton Fils Jésus, sans hésitations ; donne-nous le courage de la décision, de ne pas nous laisser entraîner pour que d’autres orientent notre vie. Marie, femme de l’action, fais que nos mains et nos pieds aillent « en hâte » vers les autres, pour apporter la charité et l’amour de ton Fils Jésus, pour apporter, comme toi, dans le monde la lumière de l’Évangile. Amen. (Pape François)


PRIÈRE À L’ESPRIT-SAINT (Sainte Faustine)

Esprit de Dieu, Esprit de vérité et de lumière, demeure constamment en mon âme par ta grâce divine. Que ton souffle dissipe les ténèbres et que dans ta lumière, les bonnes actions se multiplient. Esprit de Dieu, Esprit d’amour et de miséricorde qui verse en mon cœur le baume de la confiance. Ta grâce confirme mon âme dans le bien, lui donne une force invincible, la constance. Esprit de Dieu, Esprit de paix et de joie, qui réconforte mon cœur altéré, verse en lui la vivante source de l’Amour divin et rends-le intrépide dans la lutte. Esprit de Dieu, hôte très aimable de mon âme, je désire, de mon côté, te garder fidélité. Tant aux jours de joie qu’aux heures de souffrance, je désire, Esprit de Dieu, vivre toujours dans ta présence. 


Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du Mal. Amen.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Amen.

 
 

 

 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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17 mai 2026 7 17 /05 /mai /2026 05:09
Jour 3
Pour être sauvé, il faut renaître

INVOCATION À L’ESPRIT-SAINT

Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.

« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance »  (P. François Libermann).


INTRODUCTION À LA PAROLE DE DIEU

Que l’Esprit Saint nous fasse comprendre et goûter la Parole de Dieu. Nous lisons aujourd’hui deux passages, l’un dans l’Évangile selon saint Matthieu, l’autre dans l’Évangile selon saint Jean. 

L’Évangile de saint Matthieu commence par la généalogie de Jésus. Cette longue liste des ancêtres du Christ répète toujours : un tel a engendré un tel. Parfois, en cas de circonstances particulières, la mère est mentionnée. J’ai interrompu la liste au verset 4 pour aller directement au verset 15 et montrer comment le

langage change pour parler de la venue au monde de Jésus. Joseph ne l’engendre pas. Joseph est présenté comme l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus

L’autre passage que nous méditons est tiré du Prologue de saint Jean. Il nous permet de voir qui est Jésus et ce qu’il va faire dans le monde. 

LA PAROLE DE DIEU selon saint Matthieu (Mt 1, 1-4 et 15-16)

Généalogie de Jésus, Christ, fils de David, fils d’Abraham.

Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone…

Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.


LA PAROLE DE DIEU selon saint Jean (Jn 1, 9-14)

Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.

Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.


MÉDITATION 

Jésus est bien l’un d’entre nous. La généalogie le montre. Il naît au terme d’une lignée d’ancêtres qui ont laissé un bon souvenir, mais parfois aussi un moins bon à cause de leurs péchés. La surprise vient à la fin de la liste, quand il est dit que « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ ». Il n’est pas dit par qui Jésus est engendré. Le mode passif (fut engendré) indique une action divine. Celle-là même que l’Ange Gabriel a annoncé à Marie. Dans son amour, Dieu aime tellement l’humanité, qu’il devient l’un d’entre nous. Pour nous rétablir dans son amitié. Autre chose étonnante : la longue liste des engendrements s’arrête complètement : Joseph n’a pas d’enfant, Marie n’a que Jésus, et Jésus arrête la lignée. En fait, Jésus fait entrer dans une fécondité nouvelle, celle qui fait devenir enfants de Dieu. L’Évangile de Jean l’explique : à ceux qui reçoivent Jésus, il donne de devenir enfants de Dieu. Bien sûr, les naissances d’enfants continuent, mais au-delà de leur naissance corporelle, ils sont appelés à la renaissance spirituelle et à devenir enfants de Dieu. L’Église confie cette mission aux parents. Elle la confie aussi aux prêtres ; par le célibat, elle leur demande de se consacrer totalement à cette mission d’engendrement spirituel. 


SILENCE DE COMMUNION AVEC DIEU

Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie. 


PRIÈRE À MARIE (V 248-1, Berthier, SM)

Humble servante du Seigneur, / Amour éveillé par la grâce, / Dieu te choisit. / Heureuse, tu accueilles le message / Du Maître de la Vie.

 

Terre féconde au vent de Dieu, / Ta glaise nourrit la semence. / Dieu te bénit. / Le Verbe peut germer dans ton silence, / Tu portes Jésus Christ.

 

Joie de l'Église au long des temps, / Tu portes l'espoir du Royaume : / Christ est vivant ! / Éclaire notre route jusqu'à l'aube, / Étoile de l'Avent.


PRIÈRE À L’ESPRIT-SAINT (Saint Jean XXIII) 

Esprit Saint, notre conseiller, achève en nous l’œuvre commencée par Jésus.

Rends intense et continuelle la prière que nous faisons au nom du monde entier. Accélère en chacun de nous l’avènement d’une profonde vie intérieure. Donne l’élan à notre effort pour atteindre tous les hommes et tous les peuples, tous rachetés par le sang du Christ, tous associés à son héritage. Étouffe en nous la suffisance naturelle et élève-nous jusqu’au niveau de l’humilité, de la vraie crainte de Dieu, du courage généreux.

Que nulle attache terrestre ne nous empêche de faire honneur à notre vocation, que nul intérêt ne puisse, par lâcheté de notre part, étouffer les exigences de la justice. Que les calculs ne réduisent pas aux étroitesses de nos égoïsmes les espaces immenses de la charité. Que tout soit grand en nous : la recherche et le culte de la vérité, la promptitude au sacrifice, jusqu’à la croix et jusqu’à la mort. Que ton Esprit d’amour se répande sur l’Église, sur les institutions, sur chacun de nous et sur tous les peuples. 


Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du Mal. Amen.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Amen.

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16 mai 2026 6 16 /05 /mai /2026 05:07
Jour 2
Dieu vient sauver l'homme
Neuvaine au Saint Esprit - Jour 2

INVOCATION À L’ESPRIT-SAINT

Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.

« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance. »  (P. François Libermann)


INTRODUCTION À LA PAROLE DE DIEU

Que l’Esprit Saint nous fasse comprendre et goûter la Parole de Dieu. Nous lisons aujourd’hui le récit de l’Annonciation. L’Ange Gabriel envoyé par Dieu vient proposer à Marie de devenir la mère d’un enfant qu’elle devra appeler Jésus. Ce nom signifie « Dieu sauve ». À la demande de Marie : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’Ange lui répond : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre. »


LA PAROLE DE DIEU (Lc 1, 26-38)

L’Ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.

L’Ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’Ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. » 

Marie dit à l’Ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’Ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. »

Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’Ange la quitta.


MÉDITATION 

Dieu n’abandonne pas l’humanité, il vient à son secours pour rétablir le lien qui a été brisé par le péché. Après s’être attaché un peuple et l’avoir préparé à mettre sa foi en lui, il s’adresse maintenant à une jeune-fille de ce peuple. Il lui demande si elle veut bien devenir la mère de celui qui sera le Sauveur. Cet enfant, conçu de l’Esprit saint qui viendra sur elle, sera saint et sera appelé Fils de Dieu. Marie dit humblement oui : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. »


SILENCE DE COMMUNION AVEC DIEU

Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie. 


PRIÈRE À MARIE (Angélus)

L’Ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie / Et elle conçut du Saint-Esprit.    

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie,

Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant, et à l'heure de notre mort.

 

Voici la Servante du Seigneur / Qu’il me soit fait selon votre parole.

 

Je vous salue Marie...

Et le Verbe s’est fait chair / Et il a habité parmi nous.

 

Je vous salue Marie...

 

Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu / Afin que nous soyons rendus dignes des

promesses du Christ.

 

 

promesses du Christ.

 

Prions : Que ta grâce, Seigneur, se répande en nos cœurs. Par le message de l'Ange, tu nous as fait connaître l'Incarnation de ton Fils bien aimé, conduis-nous, par sa Passion et par sa Croix, jusqu'à la gloire de la Résurrection. Par le Christ, notre Seigneur. Amen.


PRIÈRES À L’ESPRIT-SAINT   

Viens, Esprit Saint, et envoie du haut du Ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs. Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur. Dans le labeur, le repos, dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort. Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles. Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti. Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé. À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés. Donne mérite et vertu, donne le Salut final, donne la joie éternelle. (Pape Innocent III)

Respire en moi, Saint-Esprit, afin que je pense ce qui est saint. Agis en moi, Saint-Esprit, afin que je fasse ce qui est saint. Attire-moi, Saint-Esprit, afin que j'aime ce qui est saint. Affermis-moi, Saint-Esprit, afin que je garde ce qui est saint. Garde-moi, Saint-Esprit, afin que je ne perde jamais ce qui est saint. Amen. (Saint Augustin)


Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du Mal. Amen.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Amen.

 

 

 

 

 

 
 
 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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15 mai 2026 5 15 /05 /mai /2026 05:06
Neuvaine au Saint Esprit - Jour 1
Jour 1
Dieu n'abandonne pas l'homme pécheur

 

INVOCATION À L’ESPRIT-SAINT

Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.

« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre votre douce et aimable voix. Je veux être devant vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où il veut et que je ne lui oppose jamais la moindre résistance » (P. François Libermann).


INTRODUCTION À LA PAROLE DE DIEU

Que l’Esprit Saint nous fasse comprendre et goûter la Parole de Dieu. Nous lisons aujourd’hui le chapitre 3 de la Genèse. Nous prenons conscience que l’humanité est séparée de Dieu, elle n’est plus en communion avec Lui. Mais tout en la laissant à elle-même, Dieu lui a promis une perspective d’avenir heureux : le retour vers lui.

 

 


LA PAROLE DE DIEU (Gn 3)

Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : "Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin" ? » La femme répondit au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : "Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez." » Le serpent dit à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » La femme s’aperçut que le fruit de l’arbre devait être savoureux, qu’il était agréable à regarder et qu’il était désirable, cet arbre, puisqu’il donnait l’intelligence. Elle prit de son fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Ils attachèrent les unes aux autres des feuilles de figuier, et ils s’en firent des pagnes. 

Ils entendirent la voix du Seigneur Dieu qui se promenait dans le jardin à la brise du jour. L’homme et sa femme allèrent se cacher aux regards du Seigneur Dieu parmi les arbres du jardin. Le Seigneur Dieu appela l’homme et lui dit : « Où es-tu donc ? » Il répondit : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, j’ai pris peur parce que je suis nu, et je me suis caché. »

Le Seigneur reprit : « Qui donc t’a dit que tu étais nu ? Aurais-tu mangé de l’arbre dont je t’avais interdit de manger ? » L’homme répondit : « La femme que tu m’as donnée, c’est elle qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé. » Le Seigneur Dieu dit à la femme : « Qu’as-tu fait là ? » La femme répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé. » Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Parce que tu as fait cela, tu seras maudit parmi tous les animaux et toutes les bêtes des champs. Tu ramperas sur le ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie. Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci te meurtrira la tête, et toi, tu viseras son talon. » (…)


MÉDITATION

Dans ce passage du livre de la Genèse, nous voyons que nos premiers parents sont dans une situation de rupture avec Dieu. Ils se cachent. Ils craignent la rencontre avec Dieu, leur créateur. Dieu sanctionne leur transgression. Mais il laisse une porte ouverte vers un avenir heureux : Il dit au Serpent tentateur : « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ton lignage et le sien. Il t’écrasera la tête et tu viseras son talon. » Dans la traduction faite par saint Jérôme et qui a été la traduction officielle pendant plus de mille ans dans l’Église (la Vulgate), on lisait même : « Je mettrai une hostilité entre toi (serpent) et la femme et elle t’écrasera la tête et tu la viseras au talon. » Ainsi dès le livre de la Genèse, la victoire sur le mal est annoncée et elle arrivera par la Femme que l’Église n’hésite pas à reconnaître en Marie. La défaite de l’humanité s’étant faite à cause du serpent c’est-à-dire de l’esprit du mal, le retour vers Dieu se fera grâce à l’Esprit Saint.


SILENCE DE COMMUNION AVEC DIEU

Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie.


PRIÈRE À MARIE - (Didier Rimaud, sj)

1. Une femme dont on n'a rien dit, / Si ce n'est qu’elle était fiancée / Et qu'un ange lui vint annoncer : / « Te voilà entre toutes choisie. »

R/ Aujourd'hui la Terre et le paradis la proclament heureuse et bénie : Bienheureuse Vierge Marie !

2. Une femme dont on n'a rien dit, / Si ce n'est qu’elle avait accouché / D'un garçon au pays de Judée ; / Des bergers en ont fait le récit. R/

3. Une femme dont on n'a rien dit, / Si ce n'est qu’elle a trois jours cherché / Son enfant qui semblait l'oublier, / Et son Cœur n'y avait rien compris. R/

4. Une femme dont on n'a rien dit, / Si ce n'est qu’elle était à Cana / Pour la noce où Jésus transforma / L'eau en vin et l'on put croire en lui. R/

5. Une femme dont on n'a rien dit, / Si ce n'est sa présence à la Croix, / Quand son Fils étendait ses deux bras / Pour mourir au milieu des bandits. R/

6. Une femme dont on n'a rien dit, / Si ce n'est sa prière avec ceux / Que brûlèrent les langues de feu, / Baptisés du Baptême en Esprit.


PRIÈRE À L’ESPRIT-SAINT - (K 158 – Scouarnec M. – Akepsimas J.)

1. Dieu, qui nous appelles à vivre / Aux combats de la liberté, / Pour briser nos chaînes / Fais en nous ce que tu dis ! / Pour briser nos chaînes / Fais jaillir en nous l'Esprit !

2. Dieu, qui nous apprends à vivre / Aux chemins de la vérité, / Pour lever le jour / Fais en nous ce que tu dis ! / Pour lever le jour / Fais jaillir en nous l'Esprit !

3. Dieu, qui nous invites à suivre / Le soleil du Ressuscité, / Pour passer la mort / Fais en nous ce que tu dis ! Pour passer la mort / Fais jaillir en nous l'Esprit !

4. Dieu, qui as ouvert le livre / Où s´écrit notre dignité, / Pour tenir debout / Fais en nous ce que tu dis ! / Pour tenir debout / Fais jaillir en nous l'Esprit !


Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation mais délivre-nous du Mal. Amen.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles. Amen.

 

 

 

 

source : Marie de Nazareth

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18 mars 2026 3 18 /03 /mars /2026 04:42

Neuvaine À Saint Joseph Du 11 Au 19 Mars ( 8 ème Jour )

Huitième jour: Saint Joseph est au coeur de la communion

 

fraternelle .

Par l'union aux Coeurs de Jésus et Marie , nous communions au coeur doux et juste de Joseph. Saint Joseph , apprenez-nous à être amour et instrument de paix dans notre vie quotidienne .

Réciter un "Je vous salue Joseph , un Ave Maria et un Notre Père. "

 

AVE JOSEPH  (JE VOUS SALUE JOSEPH) :

 

 

Je vous salue Joseph,
Vous que la Grâce Divine a comblé,

 

le Sauveur a reposé dans vos bras
et grandi sous vos yeux ;
Vous êtes Béni entre tous les hommes,
et Jésus,

 

l’Enfant Divin de Marie,
Votre Virginale Epouse,
est béni.

Saint Joseph,
donné pour Père au Fils de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs,
dans nos soucis
de famille, de santé, de travail
jusqu’à nos derniers jours,
et daignez nous secourir
maintenant
et à l’heure de notre mort.


Amen.

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17 mars 2026 2 17 /03 /mars /2026 04:48

Neuvaine À Saint Joseph Du 11 Au 19 Mars (7Ème Jour )

Septième jour : Saint Joseph , protecteur de l'Eglise .

Saint Joseph , gardien de l'Agneau , protecteur de la Sainte Famille , vous êtes devenu , par la grâce du Père ,le gardien de l'Eglise . Enseignez-nous à aimer l'Eglise , à lui être toujours fidèle dans l'Eucharistie , dans la prière  et par le témoignage de notre amour inconditionnel .

Réciter un " je vous salue Joseph , un Ave Maria et un Notre

Père ."

 

 

AVE JOSEPH  (JE VOUS SALUE JOSEPH) :

Je vous salue Joseph

 

Vous que la Grâce Divine a comblé,
le Sauveur a reposé dans vos bras
et grandi sous vos yeux ;
Vous êtes Béni entre tous les hommes,
et Jésus,
l’Enfant Divin de Marie,
Votre Virginale Epouse,

 

est bénie.

Saint Joseph,
donné pour Père au Fils de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs,
dans nos soucis
de famille, de santé, de travail

 

jusqu’à nos derniers jours,
et daignez nous secourir
maintenant
et à l’heure de notre mort.


Amen.

 

 

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16 mars 2026 1 16 /03 /mars /2026 04:48

Neuvaine À Saint Joseph Du 11 Au 19 Mars ( 6ème Jour )

Sixième jour :Saint Joseph , protecteur dans la maladie.

Saint Joseph , aidez-nous à ne pas nous replier sur nous-mêmes dans l'épreuve et la maladie ; encouragez-nous à nous ouvrir à la seule volonté du Père sur le chemin des béatitudes . Nous vous confions nos malades .

Réciter un " Je vous salue Joseph ,un Ave Maria et un Notre Père .

 

AVE JOSEPH  (JE VOUS SALUE JOSEPH) :

 

Je vous salue Joseph,
Vous que la Grâce Divine a comblé,
le Sauveur a reposé dans vos bras
et grandi sous vos yeux ;

 

Vous êtes Béni entre tous les hommes,
et Jésus,
l’Enfant Divin de Marie,
Votre Virginale Epouse,
est béni.

Saint Joseph,

 

donné pour Père au Fils de Dieu,

 

priez pour nous pauvres pécheurs,
dans nos soucis
de famille, de santé, de travail
jusqu’à nos derniers jours,
et daignez nous secourir
maintenant
et à l’heure de notre mort.

 

Amen.

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15 mars 2026 7 15 /03 /mars /2026 04:49

Neuvaine À St Joseph Du 11 Au 19 Mars ( 5ème Jour )

Cinquième jour : Saint Joseph , lumière dans nos nuits .

Saint Joseph ,vous avez été dans l'inquiétude de ne pas offrir à votre famille un lieu pour la nativité et vous avez reçu dans l'obéissance et dans la confiance le lieu de l'oubli total : la crèche .
Au-delà de nos nuits et de nos pauvretés , Saint Joseph ,apprenez-nous à accueillir l'Enfant-Jésus dans notre coeur .

Réciter un "Je vous salue Joseph, un Ave Maria et un Notre Père .

 

AVE JOSEPH  (JE VOUS SALUE JOSEPH) :

Je vous salue Joseph,
Vous que la Grâce Divine a comblé,
le Sauveur a reposé dans vos bras
et grandi sous vos yeux ;
Vous êtes Béni entre tous les hommes,
et Jésus,
l’Enfant Divin de Marie,
Votre Virginale Epouse,
est béni.

Saint Joseph,
donné pour Père au Fils de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs,
dans nos soucis
de famille, de santé, de travail
jusqu’à nos derniers jours,
et daignez nous secourir

 

maintenant
et à l’heure de notre mort.


Amen

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13 mars 2026 5 13 /03 /mars /2026 04:54

Neuvaine À Saint Joseph Du 11 Au 19 Mars ( 3ème Jour )

Que nos maisons puissent accueillir Marie et l'Enfant Jésus . Ne craignons pas d'accueillir la Sainte Famille à notre table . Saint Joseph , protecteur de la famille , aidez nous à comprendre le sens de la paternité véritable afin que les pères de famille retrouvent leur identité profonde .

Réciter un "Je vous salue Joseph , un Ave Maria et un Notre Père .

AVE JOSEPH (JE VOUS SALUE JOSEPH) :

 

Je vous salue Joseph,
Vous que la Grâce Divine a comblé,

 

 

e Sauveur a reposé dans vos bras
et grandi sous vos yeux ;
Vous êtes Béni entre tous les hommes,
et Jésus,

 

l’Enfant Divin de Marie,
Votre Virginale Epouse,
est béni.

Saint Joseph,
donné pour Père au Fils de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs,
dans nos soucis
de famille, de santé, de travail
jusqu’à nos derniers jours,
et daignez nous secourir

maintenant
et à l’heure de notre mort.
Amen.

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10 février 2026 2 10 /02 /février /2026 07:22

Neuvaine À Notre Dame De Lourdes ( Du 3 Au 11 Février )

Huitième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des Bienheureux, O Mère qui voyez mes peines, mes douleurs. Soyez celle qui reste auprès de moi et quand mes yeux se fermeront à cette terre, soyez encore là pour me présenter à votre divin Fils. Sainte Marie, ma Mère, gardez-moi toujours à Vous et serrez-moi sur votre Cœur, puisqu'à l'ombre de la croix de votre Fils, je suis devenu "votre enfant". O Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception, obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je vous salue Marie (3 fois), Gloire au Père.

 

--> Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

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