6 décembre 2015
7
06
/12
/décembre
/2015
06:10
à tous.
Bonne fête à tous les Nicolas,
Nicole, Nicolette et tutti quanti …..
La vie de Saint Nicolas n’ayant apparemment inspiré qu’un seul compositeur, Benjamin Britten (1913-1976) dont la musique ne m’attire pas vraiment (je devrais sûrement avoir honte …
), je me suis tournée aujourd’hui vers un compositeur vénitien. Oui, je sais, encore Venise ……, mais que voulez-vous, Venise fut pendant plusieurs siècles la ville la plus féconde d’Italie dans le domaine musical.
Il ne me semble pas vous avoir déjà parlé de Francesco Cavalli, né le 14 février 1602 à Crema (Lombardie) et mort à Venise le 14 janvier 1676.
En 1616, il quitta définitivement Crema pour Venise où il fut admis dans le chœur de la Basilique Saint Marc, dont le maître de chapelle n’était autre que Claudio Monteverdi. Toute sa carrière se déroula alors à Saint Marc dont il devint finalement lui-même maître de chapelle en 1668.
A côté de la musique sacrée, il fut surtout très actif dans le domaine de l’opéra, ce qui lui valut d’être invité en France en 1660 par le Cardinal Mazarin. Il fit représenter à Paris son opéra « Xerse » dont Lully écrivit la musique d’un ballet.
En 1656, il avait publié un recueil de vingt huit pièces intitulé « Musiche sacre » dans lequel se trouve un « Dixit Dominus a otto voci » que je vous propose d’écouter aujourd’hui.
Ça devrait plaire à Dame LR : peu de voix solistes, surtout des chœurs 
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
29 novembre 2015
7
29
/11
/novembre
/2015
06:07
Ce n’est pas parce que cette « scrogneugneu » de COP21 m’a empêchée de me rendre à Loigny cette année que je ne peux pas rendre hommage au Général de Sonis et aux héroïques Zouaves Pontificaux, rebaptisés Volontaires de l’Ouest.
Et pour cet hommage, quoi de mieux que de la musique française ! Voici donc le Te Deum que Michel-Richard de Lalande (1657-1726) composa en 1684. Il fut, semble-t-il, joué lors de l’inauguration de l’Hôtel des Invalides que Louis XIV avait fait construire pour héberger les invalides de ses armées.
Oeuvre écrite pour soprano, ténor, basse et choeur à 5 voix.
Je vous recommande tout particulièrement le magnifique choeur final.
Madame Zouave
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
22 novembre 2015
7
22
/11
/novembre
/2015
06:10
Comme vous le savez, j’avais choisi dimanche dernier de vous faire écouter une cantate de Jean Sébastien Bach, mais les évènements tragiques que nous avons vécus m’avaient amenée à changer mon programme.
Il s’agissait de la cantate BWV 26 que je vous propose donc aujourd’hui. Son titre "Ach wie flüchtig, ach wie nichtig", en français: "Ah ! combien fugitive, ah ! combien vaine est la vie de l'homme". Ce titre me semble aujourd’hui tellement prémonitoire 
Cette cantate fut exécutée pour la première fois à Leipzig le 19 novembre 1724 pour le 24e dimanche après la Trinité, soit le 25e dimanche après la Pentecôte. L’œuvre est écrite pour cor d’harmonie, trois hautbois, flûte traversière, deux violons, alto et basse continue, avec quatre solistes (soprano, alto, ténor, basse) et un choeur à quatre voix.
- Choeur : Ach wie flüchtig, ach wie nichtig
- Aria (Ténor) : So schnell ein rauschend Wasser schießt
- Récitatif (Alto) : Die Freude wird zur Traurigkeit
- Aria (Basse) : An irdische Schätze das Herze zu hängen
- Récitatif (Soprano) : Die höchste Herrlichkeit und Pracht
- Choeur : Ach wie flüchtig, ach wie nichtig
Pour l’anecdote, la partie soprano est, dans cet enregistrement, assurée par le soliste des Petits Chanteurs de Vienne.
Bonne fête à Cécilou ainsi qu'à toutes les Cécile .
Madame Zouave
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
15 novembre 2015
7
15
/11
/novembre
/2015
06:10
Chers amis, les douloureux évènements que nous vivons m’ont amenée à modifier le programme prévu. Nous retrouverons Jean Sébastien Bach la semaine prochaine.
En hommage aux victimes de la barbarie perpétrée vendredi soir, voici le « Requiem » de Michael Haydn (frère de Joseph) composé en 1771.
Requiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis.
Ce « Requiem » inspira largement Mozart lorsque ce dernier composa, vingt ans plus tard, sa dernière œuvre restée inachevée. Michael Haydn et lui étaient des amis très proches.
Madame Zouave
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
8 novembre 2015
7
08
/11
/novembre
/2015
06:10
à tous 
La semaine dernière je vous ai parlé de Benedetto Marcello, compositeur vénitien contemporain d’Antonio Vivaldi. Je vais aujourd’hui continuer l’histoire de la musique vénitienne au XVIIIe siècle en passant à la génération suivante, celle de B…… Galuppi (je ne cite pas son prénom* car il ne plaît pas à notre chef
).
B. Galuppi (1706-1785) était né dans une île de la lagune, Burano, d’où son surnom « Il Buranello ». On aimait vraiment les surnoms à l’époque : « Il prete rosso » (Vivaldi), Farinelli (Carlo Broschi), ….. Son père était barbier et musicien (comme Vivaldi, …. on n’en sort pas). Benedetto Marcello, pédagogue réputé, s’intéressa à lui et lui donna des leçons.
Galuppi fut très célèbre en son temps, notamment pour ses opéras dont beaucoup eurent Carlo Goldoni comme librettiste. Appelé par Catherine II de Russie, il passa trois années, de 1765 à 1768, à St Petersbourg où il composa des opéras italiens pour la Cour ainsi que de la musique sacrée pour l’Eglise orthodoxe. Il revint ensuite à Venise où il termina sa vie comme maître de Chapelle de la Basilique St Marc, délaissant l’opéra et se consacrant à la composition d’œuvres pour clavecin et de musique sacrée. En voici un exemple : le psaume « Confitebor tibi, Domine ». Cette œuvre fut écrite en 1771, à une époque où la musique dite « classique » succédait à la musique baroque et devenait la règle, mais, quand on connaît bien la musique d’Antonio Vivaldi, on reconnaît son influence dans cette très belle œuvre.
Ce "Confitebor" de Galuppi n’ayant, semble-t-il, été enregistré qu’une seule fois, je ne l'ai trouvé qu’en un seul exemplaire sur YT, malheureusement coupé en 3 vidéos différentes. Il faudra donc passer d’une vidéo à l’autre pour l’écouter en entier.
35 minutes de bonheur ! Merci B………… Galuppi
!
* son prénom était Baldassare, mais chhhuuutttttt !, je n’ai rien dit 
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
1 novembre 2015
7
01
/11
/novembre
/2015
06:10
à tous 
En ce jour de la Toussaint, je vous propose d’écouter un psaume mis en musique par Benedetto Marcello, le psaume 15 « Signor, dall’empia gente » (Conserva me Domine quoniam in te speravi , en latin).
Benedetto Marcello, compositeur vénitien (1686-1739), appartenait à l’une des grandes familles patriciennes de Venise. Il fit même partie du Conseil des Quarante qui dirigeait la Sérénissime sous l’autorité du Doge.
Il était l’exact contemporain d’Antonio Vivaldi qu’il jalousait, car il avait bien conscience que son talent n’était pas à la hauteur de celui de son concitoyen, malgré les leçons reçues des meilleurs maîtres vénitiens tels Lotti et Gasparini. Il alla même jusqu’à publier en 1720 (anonymement, quel courage !) un pamphlet contre Vivaldi intitulé « Teatro alla moda ».
Ceci mis à part, il a laissé une œuvre de qualité dans laquelle on trouve son « Estro poetico-armonico », titre « pompé » sur Vivaldi qui avait publié en 1711 son opus N°3 « L’Estro armonico » (L'Invention harmonique) qui le fit connaître dans toute l’Europe.
Marcello composa cette série de Psaumes de David (du Psaume 1 au Psaume 50) entre 1724 et 1726, sur des textes en italien paraphasant les textes latins. J’aurais voulu vous faire écouter le psaume 32 (Gaudeamus omnes in Domino) qui est le psaume cité à l’Introït de la messe de ce jour, mais impossible de le trouver sur YT, la vidéo ayant été supprimée. Grrrrr
!
Alors, allons-y pour le Psaume 15
! Il a été composé pour voix d’alto, violoncelle et basse continue. Le violoncelle est ici traité comme une deuxième voix soliste : il annonce les motifs de la voix soliste et dialogue avec elle. Dans cette vidéo, la voix d’alto est tenue par le contre-ténor anglais James Bowman.
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
25 octobre 2015
7
25
/10
/octobre
/2015
06:10
à tous 
Le Christ-Roi, chapelle de la Bourgonnière (Maine et Loire)
On va encore une fois changer de Bach
. Je ne vais pas vous parler ici d’un des fils de Jean Sébastien Bach, mais au contraire retourner une génération avant lui et vous faire découvrir un cousin de son père, un certain Johann Christoph Bach (1642-1703). Johann Christoph était également cousin du père de Maria Barbara Bach, première épouse de Jean Sébastien, ce qui fait des deux époux des cousins au 2nd degré. Voilà pour la petite histoire. Revenons-en à Johann Christoph. Il fut de son temps un compositeur très apprécié et est d'ailleurs souvent considéré comme le meilleur compositeur de la famille Bach …... après Jean Sébastien, bien sûr
.
J’ai réussi à trouver la vidéo d’une œuvre de Johann Christoph Bach, ce qui n’était pas gagné d’avance, car il est quand même peu connu par rapport à son illustre cousin. Il s’agit d’une cantate composée pour la fête de Saint Michel : « Es erhub sich ein Streit (Il s’éleva une dispute) » qui s'appuie sur un texte de l'Apocalypse décrivant la lutte de l'Archange Saint Michel contre les forces du mal. Voici ce qu’en dit Carl Philipp Emanuel Bach (l’un des fils de JS) en 1775 : « Cette composition à vingt-deux parties est un chef d’œuvre. Mon saint (sic) père l’avait fait exécuter une fois à l’église de Leipzig et chacun fut surpris par l’effet obtenu ». Cette cantate réunit en effet 22 parties vocales et instrumentales, avec 2 chœurs à cinq voix, deux violons, quatre violes, trompettes, timbales et basse continue (basson et orgue).
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
18 octobre 2015
7
18
/10
/octobre
/2015
05:10
à tous 
Joyeux anniversaire à Kévin qui fête ses 28 ans .
Je trouve que je ne vous ai pas parlé assez souvent de D. Antonio Vivaldi ces derniers temps
. Donc aujourd’hui je remédie au problème
.
Exceptionnellement j’ai sélectionné une œuvre profane. Pas d’opéra, rassurez-vous Dame LR. Mais une « Cantata da Camera », soit une « Cantate de Chambre » dans notre belle langue française.
Le texte est en italien, contrairement au motet dont le texte est en latin, puisque destiné à l’Eglise. Comme le motet, la cantate de chambre est en 4 parties : un récitatif introductif, une aria, un deuxième récitatif, une aria.
Au XVIIIe siècle, la cantate italienne était un genre très prisé par l’élite, notamment par la noblesse ou, dans le cas de la république de Venise, par les familles patriciennes qui la dirigeaient. Trente-sept cantates de Vivaldi sont parvenues jusqu’à nous. Celle que je vous propose aujourd’hui « Perfidissimo cor ! Iniquo fato ! » (RV 674) a été retrouvée dans les collections de la Cour princière de Dresde où Vivaldi était particulièrement apprécié.
Cette cantate a été composée pour voix d’alto et basse continue. Je l’ai choisie, parce que dans les instruments constituant la basse continue, on trouve le basson qui, dans l’aria finale joue parfois en solo et le reste du temps en contrepoint de la voix. C’est sublime! Je la dédie tout particulièrement à Alain, le « petit » frère de Dame LR qui est lui-même bassoniste.
Dans cette vidéo la partie alto est assurée par un contre-ténor de très grand talent : Gérard Lesne et la partie basson par Marc Minkowski, plus connu comme chef d’orchestre. Je trouve que cette version est de loin la meilleure que l’on puisse trouver.
10 minutes de bonheur
!
NB : il n'y a pas de problème de son avec la vidéo, mais la musique ne commence qu'à la 17e seconde, après le générique.
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
11 octobre 2015
7
11
/10
/octobre
/2015
05:10
à tous 
Joyeux anniversaire cher Petit Placide

Il était une fois trois jumeaux, euh … pardon, des triplés, nés en 1685 : Georg Friedrich Haendel, le 23 février à Halle, Jean-Sébastien Bach, le 31 mars à Eisenach, et Domenico Scarlatti, le 26 octobre à Naples. Notez que Haendel et Bach sont nés à seulement quelques semaines d’écart et à moins de 200 kilomètres de distance. Antonio Vivaldi était leur aîné à tous, mais de 7 ans seulement, puisque né en 1678.
Ces derniers dimanches je vous ai fait écouter une cantate de Bach « Jauchzet Gott in allen Landen! », et le « Laudate Pueri Dominum » de Haendel. Pour achever la trilogie, je vous propose aujourd’hui une œuvre de Domenico Scarlatti (le fils d’Alessandro), la « Missa Quatuor Vocum », dite «Messe de Madrid». Elle est très belle, je l’ai entendue il y a peu en concert, et nous aurons le plaisir Dame LR et moi de la chanter en stage de chant choral au printemps 2016. Belle perspective, n’est-ce pas chère amie?
Et là, Domenico Scarlatti les surpasse tous, car ce sera … 30 minutes de bonheur!
La « Messe de Madrid » fut vraisemblablement composée pendant les années romaines de D. Scarlatti, entre 1709 et 1719. Elle fut retranscrite et éditée à Madrid en 1754 pour la Chapelle Royale espagnole . Elle est écrite en style ancien « alla Palestrina », pour quatre voix a capella.
Madame Zouave
PS : l’image de la vidéo annonce le Stabat Mater de Domenico Scarlatti, mais c’est une erreur : il s’agit bien de la Messe de Madrid.
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
4 octobre 2015
7
04
/10
/octobre
/2015
05:16
à tous 
Aujourd’hui ce ne sera pas 23 minutes de bonheur, cher chef
, mais seulement 18 minutes
! Désolée pour les 5 minutes manquantes. Faites une réclamation auprès de Haendel
!
Comme je l’ai déjà raconté, Georg Friedrich Haendel fit un séjour de quatre années en Italie, de 1706 à 1710, qui exerça une très grande influence sur son art. La musique italienne se retrouve partout dans son œuvre, notamment dans ses opéras.
Il était encore très jeune, il n’avait que 21 ans à son arrivée, mais son talent était déjà confirmé. Il séjourna principalement à Rome où, bien que luthérien, il mit en musique pour l’Eglise Catholique un certain nombre de psaumes. Ces motets font partie des grandes œuvres de Haendel. Je vous ai déjà fait entendre le plus célèbre d’entre eux, son « Dixit Dominus », alors aujourd’hui je vous propose son « Laudate Pueri Dominum (Psaume 112) » exécuté pour la première fois à Rome le 8 juillet 1807.
Il s’agit d’un motet écrit pour Soprano solo, chœur à quatre voix, 2 hautbois, cordes et basse continue.
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
20 septembre 2015
7
20
/09
/septembre
/2015
05:10
Cierge (celui du milieu) allumé à la grotte hier pour Robert, le fils de Granny, et pour toutes les intentions de la Banquise que j’ai confiées à Notre Dame.
Je reviens aujourd’hui à la musique française du XVIIIe siècle, plus précisément à la période charnière entre la musique baroque et la musique classique, avec un Grand Motet de Jean-Jacques de Mondonville (1711-1772).
C’est une œuvre souvent grave, comme il se doit avec un « De Profundis », mais aussi pleine d’espérance avec des parties traitées avec allégresse, pour nous permettre d’entrevoir la félicité qui attend au Paradis ceux qui seront appelés par Dieu auprès de Lui.
Mondonville composa ce motet pour les obsèques, le 17 février 1748, d’Henri Madin, son collègue à la Chapelle Royale. Le texte reprend les versets 1 à 8 du Psaume 129 et se termine par les 2 premiers versets de la Messe de funérailles « Requiem aeternam, dona eis Dominum … ». Il est écrit pour 3 solistes (soprano, ténor et baryton), un chœur à 5 voix (sopranos, ténor I et ténors II, barytons et basses) et un orchestre à 4 parties (flûtes, violons I et II, bassons et basse continue).
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
13 septembre 2015
7
13
/09
/septembre
/2015
05:10
12 septembre 1683 : victoire du roi de Pologne Jean III Sobieski, contre les Turcs qui assiégeaient Vienne.
Sobieski envoyant un message au Pape pour l'informer de sa victoire. Tableau de Jan Matejko, Musée du Vatican
Histoire de célébrer la victoire des armées chrétiennes contre les Turcs lors du siège de Vienne en 1683, je vous invite à écouter une cantate très festive de Jean Sébastien Bach écrite pour le XVe dimanche après la Trinité, soit le XVI e dimanche après la Pentecôte.
Cette cantate « Jauchzet Gott in allen Landen! (Exaltez Dieu en toutes les contrées !) » (BWV 51) fut exécutée pour la première fois le 17 septembre 1730 à Leipzig. La cantate est écrite pour Soprano soliste, trompette solo (mouvements 1 et 5), violons, altos et basse continue.
C’est l’une des rares cantates de Bach écrites pour Soprano soliste (on en connaît quatre). Elle nécessitait de disposer d’une cantatrice et d’un trompettiste virtuoses. Son autre caractéristique tient au fait qu’elle ne comporte pas de chœur.
La cantate comprend 4 mouvements (aria/récitatif/aria/choral) et se termine par un Alleluia.
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
6 septembre 2015
7
06
/09
/septembre
/2015
05:21
Eglise de Saint Antonin Noble Val – A droite les reliques de St Antonin
Aujourd’hui nous sommes quelques banquisards présents à Saint-Antonin-Noble- Val pour hononer Saint Antonin, martyr, qui vécut au Ve siècle. En ce jour de fête patronale, sera célébrée une Grand’Messe latine et grégorienne en l’église paroissiale.
A cette occasion, je vous propose d’écouter cette très belle pièce de Palestrina : Jesu ! Rex admmirabilis que nous avons pu entendre hier lors du Salut du Saint Sacrement à Saint-Antonin :
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
30 août 2015
7
30
/08
/août
/2015
05:10
à tous 

Statue de Saint Louis - Rome, église Saint-Louis-des-Français
Coucou, me revoilà ! 
Aujourd’hui je voudrais vous parler de Giovanni Legrenzi, compositeur vénitien du XVIIe siècle. De nos jours, il est peu connu du grand public, mais il fut de son temps un des compositeurs les plus célèbres d’Europe.
Né près de Bergame en 1626, il passa les 20 dernières années de sa vie à Venise où il devint en 1681 vice-maître de chapelle à la Basilique St Marc, puis maître de chapelle en 1685, jusqu’à sa mort en 1690. Il réorganisa de fond en comble le chœur et l’orchestre de St Marc en engageant lui-même les chanteurs et les instrumentistes, leur faisant passer ce qu’on appellerait aujourd’hui des « auditions ». Il recruta notamment un violoniste du nom de Giovanni Battista Vivaldi, père d’un certain Antonio alors âgé de 7 ans. Le jeune Antonio fut peut-être élève de Legrenzi, mais nous n’en avons aucune preuve. Antonio Vivaldi fut lui-même engagé comme violoniste à St Marc, aux côtés de son père, alors qu'il était adolescent.
Giovanni Legrenzi composa un grand nombre d’œuvres sacrées, ainsi que des opéras. Je vous propose d’écouter aujourd'hui son très beau « Magnificat »
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
16 août 2015
7
16
/08
/août
/2015
05:15
à tous 
Hier nous fêtions l’Assomption de la Vierge Marie et les cloches ont sonné dans de nombreux diocèses pour les Chrétiens d’Orient. Ne les oublions pas !
/http%3A%2F%2Fwww.yalla.today%2Fuploads%2F8%2F7%2F5%2F9%2F8759970%2F6137207_orig.jpg)
Pour honorer la très Sainte Vierge Marie, j’ai choisi aujourd’hui « Quam Pulchra es, amica mea » (H322), motet que Marc Antoine Charpentier composa en 1677 pour 3 voix et basse continue (ici, viole de gambe et orgue). Il est sous-titré « Motet de la Vierge pour toutes ses fêtes ».
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
12 juillet 2015
7
12
/07
/juillet
/2015
05:00
à tous 
Un petit avant-goût de la RIB :

La semaine dernière pour célébrer la fête de la Visitation, je vous avais fait entendre un « Magnificat » de Henri Du Mont. Cette semaine, je reviens à cette fête de la Visitation avec une cantate de …………. Jean Sébastien Bach : «Herz und Mund und Tat und Leben (Le cœur, et la bouche, et l'action, et la vie) » (BWV 147).
Cette cantate fut exécutée pour la première fois à Leipzig le 2 juillet 1723. C’est en fait la reprise, partiellement remaniée, de la cantate BWV 147a, aujourd’hui perdue, composée par Bach à Weimar en 1716 pour le 4e dimanche de l’Avent.
Première partie :
- 1. Chœur : Herz und Mund und Tat und Leben
- 2. Récitatif : Gebenedeiter Mund!
- 3. Aria: Schäme dich, o Seele nicht
- 4. Récitatif : Verstockung kann Gewaltige verblenden
- 5. Aria : Bereite dir, Jesu, noch itzo die Bahn
- 6. Chœur : Wohl mir, daß ich Jesum habe
Deuxième partie :
- 7. Aria : Hilf, Jesu, hilf, daß ich auch dich bekenne
- 8. Récitatif : Der höchsten Allmacht Wunderhand
- 9. Aria : Ich will von Jesu Wundern singen
- 10. Chœur : Jesu bleibet meine Freude
« A demain ! »
à tous ceux qui participent à la RIB
Madame Zouave
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
5 juillet 2015
7
05
/07
/juillet
/2015
05:10
à tous 
/http%3A%2F%2Fparoisse-stantoinedubocage.fr%2FJ2-1000.jpg)
Il y a quelques jours, le 2 juillet très précisément, nous célébrions la fête de la Visitation de la Vierge Marie à sa cousine Elisabeth. Cette rencontre nous a donné le « Magnificat », poème tiré de l’Evangile de Saint Luc, qui termine l’office des Vêpres dans la liturgie traditionnelle catholique.
Il a été mis en musique par de très nombreux compositeurs. Aujourd’hui je vous invite à écouter le « Magnificat » d’Henri du Mont (1610-1684), motet écrit pour la Chapelle du Roi.
Henri du Mont (de son vrai nom Henri de Thier) était un compositeur belgo-français de musique baroque. Né en Belgique, il arriva à Paris en 1638 où il francisa son nom en Du Mont (traduction de son nom wallon). Il entra au service de la famille royale en 1652 et fut nommé Maître de la Chapelle Royale en 1663. Il mourut à Paris le 8 mai 1684.
Aujourd'hui Du Mont est surtout connu pour ses Messes.
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
21 juin 2015
7
21
/06
/juin
/2015
05:10
à tous 


















/http%3A%2F%2Fversailles3d.commondatastorage.googleapis.com%2Fau-cours-des-siecles%2Fillustration%2Ffullscreen%2F1855.jpg)
Souper à (l'Opéra Royal de) Versailles en l'honneur de la reine d'Angleterre, le 25 août 1855.
(Eugène LAMI)
Il y a quelque temps j’ai assisté à l’Opéra Royal de Versailles à une représentation de l’opéra « Serse » de Haendel. Je préfère ne pas parler de la mise en scène ni des costumes (GRRRR !) pour ne m’intéresser qu’à la musique de Haendel qui est absolument magnifique. Le rôle titre « Serse » avait été écrit pour le castrat napolitain Caffarelli, éternel rival de Farinelli. Ils avaient été tous deux élèves de Nicola Porpora qui passe pour le meilleur professeur de chant de son temps.
« Serse » est l’un des derniers opéras « italiens » de Haendel. Il fut créé à Londres le 15 avril 1738, mais n’eut aucun succès. Il s’arrêta après 5 représentations et fut alors oublié pendant 250 ans. Il est actuellement considéré comme l’un de ses meilleurs opéras. Sans doute était-il trop novateur pour son époque. Les Anglais ne voulaient plus d’opéras chantés en italien et Haendel dans les années qui suivirent finit par ne plus écrire que des œuvres ...... en anglais.
La première aria, « Ombra mai fu », chantée par Serse, est un chant d’admiration pour un arbre. Elle est très célèbre. Elle est maintenant chantée le plus souvent par une mezzo-soprano, comme ici par Cecilia Bartoli, mais on peut également la trouver interprétée par un contreténor.
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
14 juin 2015
7
14
/06
/juin
/2015
05:07
à tous 
Hier après-midi j’ai pu assister à la répétition d’un chœur de haut niveau spécialisé dans la musique baroque (tiens, tiens !
) des XVIIe et XVIIIe siècles. J’ai pu notamment entendre une très belle messe de Domenico Scarlatti, la Messe dite « de Madrid », composée probablement entre 1714 et 1719.
Domenico Scarlatti, né à Naples en 1685, était l’exact contemporain de Jean Sébastien Bach et Georg Friedrich Haendel . Il était le sixième enfant d’Alessandro Scarletti. Il fut très jeune un claveciniste virtuose et obtint à l’âge de 16 ans son premier poste d’organiste, à la Chapelle Royale de Naples. Il passa une bonne partie de sa vie en Espagne, au service de la famille royale. Il est mort à Madrid en 1757.
Il est surtout connu comme compositeur de sonates pour clavecin, mais il écrivit également des œuvres religieuses, comme cette messe, composée à l'origine pour quatre voix a capella.
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche
7 juin 2015
7
07
/06
/juin
/2015
05:24
à tous.
/http%3A%2F%2Fwww.google.fr%2Furl%3Fsource%3Dimglanding%26ct%3Dimg%26q%3Dhttp%3A%2F%2Fidata.over-blog.com%2F3%2F65%2F10%2F82%2Fpersonnages%2FBenoit-XVI_St-Sacrement.jpg%26sa%3DX%26ei%3DEr9yVYL4KMmxUbSogdgE%26ved%3D0CAkQ8wc4cQ%26usg%3DAFQjCNFGw1D1xCLqJIY7c7RCSGb-TNRR_Q)
Baldassare Galuppi (1706-1785) n’est pas le plus célèbre des compositeurs vénitiens, mais l’œuvre qu’il nous a laissée ne nous laisse pas indifférents. Il a connu la gloire de son vivant, puis il tomba progressivement dans l’oubli. Mais, contrairement à Antonio Vivaldi qui a retrouvé sa place parmi les plus grands, Galuppi reste mal connu.
Claveciniste de formation, il écrivit un grand nombre de pièces pour cet instrument. Il était surtout célèbre pour ses opéras, mais, en tant que Maître de Chapelle de la Basilique Saint-Marc, il composa également nombre d’œuvres religieuses. Je vous propose ici un très beau « Laetatus sum » (psaume 122).
Publié par : Madame Zouave
-
dans
La Page Musicale du Dimanche