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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 06:10
Bon et Saint 2e Dimanche de l’Epiphanie à tous !

 

 

 

Je vous invite aujourd’hui à faire un grand voyage dans l’espace et dans le temps. Partons pour le Nouveau Monde aux XVIIe/XVIIIe siècles. L’Espagne était alors maîtresse d'une grande partie de ce que nous appelons maintenant l’Amérique latine.

 

Contrairement à  ce que nous pourrions penser, la vie musicale y était très intense. Beaucoup de musiciens étaient venus d’Espagne ou même d’Italie pour s’établir au Mexique ou au Pérou. Je vous propose de découvrir aujourd’hui Tomás de Torrejón y Velasco (1644-1728).

 

Ce compositeur était né en Espagne et partit en 1667 pour le Pérou. Il accompagnait le nouveau vice-roi du Pérou pour qui il travaillait depuis déjà quelques années. Torrejón s’établit définitivement à Lima où il devint maître de chapelle de la Cathédrale, poste qu’il occupa jusqu’à la fin de sa vie. Parmi les œuvres de lui qui nous sont parvenues (et surtout dont j’ai pu trouver un enregistrement sur YouTube ….) je vous propose d’écouter cette Messe à 6 voix. composée vers 1700/1701 à la même époque que son opéra « La Púrpura de la Rosa », premier opéra composé et joué dans les Amériques !!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 06:10
Bonne  Fête de la Sainte Famille  à tous !

 

 

 

Il y a 2 jours, nous fêtions l’Epiphanie de Notre Seigneur et nous avons mis nos rois mages dans la Crèche.

 

Pour célébrer cet évènement, je vous aurais bien fait écouter un oratorio d’Antonio Vivaldi 😉 «l’Adorazione delli tre re Magi al bambino Gesù nella capanna di Betlemme (RV 645) » (ouf! quel titre!) qui lui avait été commandé par la «Congregazione dell’Immacolata Concezione » de Milan. Cet oratorio fut exécuté pour la première fois le 9 janvier 1722 à l’église San Felice de cette même ville. Mais il y a un  gros hic  !!!! Même si le livret en est conservé  à la Bibliothèque Nationale de Milan, la partition, elle, a disparu "corps et biens" depuis près de 300 ans! Alors pas d’oratorio de Vivaldi aujourd’hui. Snif ! Je me suis donc tournée vers le grand chouchou de Mortimer, Jean Sébastien Bach pour ne pas le nommer, qui n’avait pas son pareil pour nous sortir une cantate tous les dimanches 😉!

 

Pour la période des fêtes 1734-1735, JS Bach composa un Oratorio de Noël en 6 parties « Weihnachtsoratorium (BWV 248) », dont l’exécution couvrit les fêtes de Noël  depuis le 25 décembre 1734 jusqu’à l’Epiphanie 1735. Chaque partie de cet oratorio fut jouée dans deux églises de Leipzig : la Thomaskirche et la Nicolaikirche.

 

L'exécution de la partition dans sa totalité demande près de deux heures et demie. Généralement les six parties sont données en deux concerts. Je vous propose aujourd’hui uniquement la partie 6 "l’adoration des Rois Mages".

 

Cette 6e partie est écrite pour 4 solistes (soprano, alto, ténor et basse) et les parties instrumentales suivantes : 3 trompettes, timbales, 2 hautbois, 2 hautbois d'amour, 2 violons, alto, continuo.

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 06:10

 

 

 

La Circoncision - tableau attribué au Maître à l'oeillet de Baden - Fin XVe - début XVIe siècle

La Circoncision - tableau attribué au Maître à l'oeillet de Baden - Fin XVe - début XVIe siècle

 

 

En ce Dimanche de l’Octave de la Nativité de Notre Seigneur, je voudrais vous faire découvrir un nouveau compositeur, Giovanni Alberto Ristori (1692-1753) et l’une des ses œuvres dont la partition fut éditée pour la première fois en ….. 2010.

 

Ristori est un de ces compositeurs connus dans toute l’Europe au XVIIIe siècle, mais dont le nom avait disparu des mémoires jusqu’à ce que des passionnés de la musique baroque ne les tire de l'oubli où ils étaient injustement tombés pendant plus de 250 ans !

 

Giovanni-Alberto Ristori est né en 1692, peut-être à Bologne ? On l'ignore,  personne n’ayant pris le temps de le vérifier dans les archives des paroisses de la ville, travail plus qu’ingrat j’en conviens. (Après tout on n’a retrouvé la date de naissance de Vivaldi qu’en 1962 !!!). La première trace que l’on a de lui date de l’automne 1713, à Venise. Il fit représenter cette année-là son premier opéra connu « Orlando Furioso » au Teatro Sant’Angelo dont les directeurs n’étaient autres que Giovanni Battista Vivaldi et son fils Antonio. Eh oui, encore lui !

 

On retrouve Ristori en 1715 à la Cour de Dresde où son père était directeur d’une troupe de comédiens italiens. En 1717 il fut nommé « Compositeur de la Musique Italienne » (sic) par le prince-électeur de Saxe. Ristori travaillera pratiquement toute sa vie à Dresde où il mourut en 1753.

 

Vous allez donc découvrir aujourd’hui une de ses œuvres de musique sacrée la « Messa per il Santissimo Natale di Nostro Signore » composée en 1744.

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

 

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 06:10

 

 

 

à tous

 

 

 

Très belle et Sainte Fête de la Nativité

 

 

 

Honneur à la musique française, en ce jour de Noël, avec la « Messe de Minuit»  de Marc-Antoine Charpentier (1643-1704).

 

 

Cette Messe pour la nuit de Noël fut composée entre 1690 et 1693 pour 8 voix solistes, chœur à 4  parties, orchestre à la française avec flûtes, et basse continue. C’était la coutume à cette époque de faire appel aux mélodies populaires et cette Messe de Minuit laisse une grande place aux passages instrumentaux. Par exemple, le Kyrie commence par une symphonie (rien à voir avec ce qu’on appelle aujourd’hui une « symphonie ») sur : « Joseph est bien marié » que Charpentier reprend dans le Credo  pour illustrer "Crucifixus etiam pro nobis" . Le Christe enchaîne ensuite sur « Or nous dites Marie ». Dans le Gloria, le Quoniam tu solus sanctus est chanté sur la mélodie d’ « Où s’en vont ces gais bergers », et ainsi de suite.

 

 

Charpentier nous offre ici une œuvre pleine de joie pour célébrer la naissance de notre Sauveur. Je vous laisse maintenant le plaisir de l’écouter.

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 06:10

 

 

à tous  *:) Heureux

 

 

 

 

Bon et Saint 4e dimanche de l'Avent

 

 

 

Le temps de l’Avent va bientôt se terminer et nous célèbrerons dans une semaine la naissance de Notre Seigneur Jésus.

 

 

Pour terminer ce cycle en musique, j’ai gardé le meilleur pour la fin *;) Clin d’œil .

 

Afficher l'image d'origine , Morti, Afficher l'image d'origine ! je blaaaaaague  *:)) Marrant !

 

 

Je termine donc, disais-je, avec Antonio Vivaldi, l’un des quatre grands de la musique baroque. Pas très facile de faire un choix dans sa musique sacrée, car peu d’œuvres sont arrivées jusqu’à nous et ses grands motets sont tous d’excellente qualité. J’ai donc dû trancher et ai choisi pour aujourd’hui un de ses « Beatus Vir » (le RV 597).

 

 

Antonio Vivaldi mit trois fois en musique le Psaume 111/112 « Beatus Vir qui Timet Dominum » (Heureux l’homme qui craint le Seigneur). Celui-ci fait partie d’un groupe d’œuvres que Vivaldi composa en 1720, probablement  pour l’église romaine San Lorenzo in Damaso, car comportant un double chœur et un double orchestre, comme il était d’usage à cette époque-là à Rome.

 

 

 

Œuvre écrite pour 5 solistes (2 sopranos, alto, ténor et basse), 2 chœurs, 2 orchestres, basse continue, avec comme instruments occasionnels, 2 hautbois à l’orchestre I.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 06:10

 

 

à tous.

 

 

 

 

Bon et Saint 3e dimanche de l'Avent

 

 

 

En ce 3e dimanche de l’Avent je dédie à Mirabelle et Mortimer cette superbe cantate de Noël de leur cher Jean Sébastien Bach. Restez bien tous les deux au chaud sous la couette, mettez un casque sur vos oreilles et savourez la.

 

 

 

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que Bach était (hélas) un très fervent luthérien*. Il composa cette cantate « Gelobet seist du, Jesu Christ » (BWV 91) sur un texte adapté d’un poème de …. Martin Luther (3 fois hélas!) datant de 1524 pour « célébrer » le 2e centenaire de la prétendue réforme. Elle fut donc créée le 25 décembre 1724 à Leipzig.

 

Elle est écrite pour 4 solistes (soprano, alto, ténor et basse), chœur mixte, hautbois I, II et III, cors, timbales, 2 violons et alto, et basse continue.

 

  1. chœur : Gelobet seist du, Jesu Christ
  2. récitatif (soprano) : Der Glanz der höchsten Herrlichkeit
  3. aria (ténor) : Gott, dem der Erden Kreis zu klein
  4. récitatif (basse) : O Christenheit! Wohlan
  5. aria (soprano et alto) : Die Armut, so Gott auf sich nimmt
  6. choral : Das hat er alles uns getan

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

* Jean Sébastien a bien dû se retourner au moins une fois dans sa tombe lorsque son fils Johann Christian s'est converti au Catholicisme

 

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 06:10

 

 

à tous

 

 

Bon et Saint 2e Dimanche de l'Avent

 

 

Pour illustrer les quatre dimanches de l’Avent, je vais poursuivre mon exploration de l’œuvre des quatre "grands" de l’époque baroque. Après Haendel la semaine dernière, ce sera ce matin Jean-Philippe Rameau avec le grand motet « In convertendo Dominus ».

 

Rameau, bien qu’ayant été la plus grande partie de sa vie organiste dans différentes institutions religieuses, nous a laissé très peu d’œuvres sacrées. Est-ce par ce qu’il en a effectivement peu écrit ou bien les a-t-il tout simplement détruites,? nous l’ignorons. Parmi les seuls 4 Grands Motets qui soient parvenus jusqu’à nous, se trouve donc « In convertendo Dominus » (psaume 125). Ce motet fut probablement écrit dans les années 1710-1714, soit à Dijon soit à Lyon. Cette partition est perdue. En 1751 il remania considérablement sa composition pour un concert donné par le Concert Spirituel. C’est la partition que nous connaissons aujourd’hui.

 

Ce motet est écrit pour solistes, chœur, cordes et vents, et inclut, après le 4e verset, un verset qui ne se trouve pas dans le psaume original Laudate nomen Deo cum cantico. Le verset  final fut composé pour inclure une fugue qui peut tenir la comparaison avec son contemporain …. Jean Sébastien Bach.

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 06:02

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

Bon et Saint 1er Dimanche de l’Avent

 

 

Il me semble qu’il y a longtemps que je n’ai pas parlé de Haendel. Et pourtant dans mon « panthéon » personnel il fait partie des 4 qui comptent dans la musique baroque,  avec Vivaldi, Bach (Jean Sébastien  *;) Clin d’œil ) et Rameau.

 

Haendel était (et ici je radote comme d’habitude) l’exact contemporain de Bach et originaire de la même région que lui. Mais le fait que Bach n’ait jamais quitté son pays natal et que Haendel ait, lui, voyagé font que leurs compositions respectives sont très différentes l’une de l’autre, et c’est tant mieux pour nous.

 

Le très saxon Haendel s’établit définitivement en Angleterre en 1712 et devint le compositeur le plus en vogue de son époque en Angleterre. Aujourd’hui je ne parlerai ni de ses opéras ni de ses oratorios, mais d’œuvres moins connues, bien que tout aussi importantes à mes yeux.

 

Entre 1717 et 1719 Haendel résida chez un de ses mécènes, James Brydges, 1er Duc de Chandos, qui avait réuni chez lui une véritable cour, y entretenant un orchestre et des chanteurs. Pendant son séjour à Cannons, résidence du duc, Haendel composa notamment 11 antiennes, dites « the Chandos Anthems » dont vous allez entendre aujourd’hui la première : « O be joyful in the Lord » (Psaume 100).

 

Cette antienne est écrite pour 3 solistes (Soprano, Ténor, Basse), chœur à 3 voix (Soprano, Ténor, Basse), orchestre (hautbois, basson, 2 violons, violoncelle et basse continue).

 

 

  1. Overture
  2. Chorus: Oh be joyful in the Lord, all ye lands
  3. Duet (soprano, bass): Be sure that the Lord, he is God
  4. Chorus: O go your ways into His gates with thanksgiving
  5. Trio (soprano, tenor, bass): For the Lord is gracious
  6. Chorus: Glory be to the Father, and to the Son, and to the Holy Ghost
  7. Chorus: As it was in the beginning

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 06:10

 

 

à tous.

 

 

 

Bon et Saint Dimanche

Cathédrale Sainte  Cécile, Albi : Reliquaire (XVe siècle) et statue de Sainte  Cécile , copie de celle de Rome

 

 

 

Dans deux jours c’est la Sainte Cécile, patronne des musiciens (je ne vous l’apprends pas *;) Clin d’œil ) et par conséquent la sainte patronne de notre Page Musicale du Dimanche *:) Heureux .

 

Henry Purcell écrivit en 1692 une Ode pour la fête de Sainte Cécile : "Hail, bright Cecilia !" .

 

Cette œuvre brillante met en valeur les chanteurs et les musiciens  par la richesse de son  effectif : 6 solistes (soprano, 2 altos, ténor, 2 basses), chœur à 6 voix (2 sopranos, 2 altos, ténor, basse) et orchestre à 12 parties (flûtes à bec 1 et 2, flûte basse, hautbois 1 et 2, trompettes 1 et 2, timbales, violons 1 et 2, altos 1 et 2), basse continue avec orgue ou clavecin.

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 06:04

 

 

 

à tous

 

 

 

Bon et Saint Dimanche du Christ Roi

 

 

 

Vous ayant déjà parlé plusieurs fois d’André Campra (1660-1744), je ne vais vous redonner que quelques détails sur sa vie pour vous permettre de situer l’œuvre que nous allons entendre aujourd’hui.

 

Provençal d’origine, Campra fut Maître de Chapelle de la Cathédrale St Etienne de Toulouse avant de « monter » à Paris en 1694 pour devenir Maître de Chapelle de Notre-Dame de Paris.

Après la mort de Louis XIV et de Michel-Richard De Lalande, il devint, sans doute avec l’aide du Régent, Sous-Maître de la Chapelle du Roi.

Dans ces différents postes, il fut amené, parallèlement à sa carrière de compositeur d’opéras, à écrire des motets, petits et grands, et parmi ceux-là, Exaudiat te Dominus (Psaume 20).

Ce motet, longtemps attribué de manière erronée à Esprit Antoine Blanchard (1696-1770), aurait été exécuté pour la première fois aux Invalides en 1703, pour célébrer la guérison du roi Louis XIV. Quoi qu’il en soit,  Campra le remania en 1728 pour en faire la version que nous connaissons aujourd’hui.

Il comporte notamment un spectaculaire « bruit de guerre » (à 11'28") avec deux parties de trompettes et timbales soutenues par l’orgue.

 

Récit de taille : Exaudiat te Dominus

Chœur : Mittat tibi auxilium

Dialogue haute-contre / basse-taille  : Memor sit

Chœur, basse-taille :  Laetabimur in salutari tuo

Duo de hautes-contre :  Impleat Dominus

Bruit de guerre – Duo de basses-tailles : Hi in curribus

Chœur : Ipsi obligati sunt

Trio de haute-contre, taille et basse-taille : Domine salvum fac regem

Chœur :  Et exaudi nos

 

Concordance des voix XVIIe/XVIIIe siècles  et voix modernes :

haute-contre = haute-contre (ténor aigu, à ne pas confondre avec le contre-ténor)

taille = ténor grave

basse-taille = baryton-basse

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

 

 

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 05:10

 

 

à tous

 

 

 

Bon et Saint Dimanche

 

 

Aujourd’hui vous n’allez entendre ni Bach (Jean Sébastien) ni Vivaldi, mais un de leurs contemporains, le compositeur tchèque Jan Dismas Zelenka (1679-1745) qui les connaissait tous les deux.

 

Zelenka, né en Bohême, étudia la musique probablement à Prague. En 1715 il partit pour Vienne puis  peut-être pour Venise où il devait travailler  avec Antonio Lotti. On ne sait pas si Zelenka rencontra Vivaldi, mais une chose est sûre,  Zelenka admira suffisamment sa musique pour  rapporter avec lui à Dresde un certain nombre de partitions qu’il avait copiées. C’est grâce donc à sa collection que ces compositions de Vivaldi sont parvenues jusqu’à nous, car elles n’existent que dans ces seuls exemplaires. Par contre, notamment grâce à une lettre de CPE Bach, son fils, on a la certitude que Jean Sébastien Bach et Zelenka se connaissaient bien, Bach estimant beaucoup les compositions de ce dernier.

 

 Zelenka fut nommé vice-maître de chapelle à Dresde en 1721 et le resta jusqu’à sa mort en 1745 .

 

Zelenka est surtout connu pour ses compositions de musique sacrée. Voici donc l’une d’elles, le Te Deum en Ré, à deux chœurs (ZWV 146). Ce Te Deum a été écrit pour cinq solistes et deux chœurs à quatre voix, ainsi qu’un chœur de trompettes à cinq voix (quatre trompettes et timbales) et flûtes traversières solistes. On pense que cette œuvre, datant de 1731,  fut écrite pour une messe d'action de grâce à l'occasion de la naissance de la princesse électrice de Saxe Marie-Josèphe.

 

Somptueux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 05:10

 

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

 

Bon et Saint Dimanche

 

 

 

 

Chuttt! Je profite de l’absence de Dame LR, partie se promener ailleurs, pour vous faire écouter aujourd'hui une oeuvre où l'on entend principalement des solistes, et accessoirement le choeur *;) Clin d’œil.

 

Cette semaine nous partons en Angleterre. A la Cour de Mary II, reine d’Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande (née en 1662) qui régna, conjointement avec son époux Guillaume III d’Orange, de 1689 à sa mort le 28 décembre 1694. Henry Purcell composa donc six odes pour les anniversaires de la reine, dont celle-ci (la 5e) écrite pour le 30 avril 1693.

 

 

 

 

 

Cette ode « Celebrate this festival (Z321)», comportant 13 mouvements, a été composée pour 5 voix, chœur mixte et orchestre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 05:00

 

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

 

Bon et Saint Dimanche

 

 

 

 

 

 

Je vais anticiper de quelques jours la fête de l’Archange St Michel, parce que dimanche prochain nous serons déjà en octobre, avec cette cantate de Bach (Jean-Sébastien, évidemment *:) Heureux) . Elle fut créée, pour cette occasion, à Leipzig,  le 29 septembre 1728 : Man singet mit Freuden vom Sieg (nous chantons avec la joie de la victoire),  BWV 149.

 

Cantate pour 4 solistes (soprano, alto, ténor et basse), chœur, hautbois, trompette, timbales, cordes, basse continue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 05:00

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

 

 

 

Bon et Saint Dimanche

 

 

 

 

Après avoir célébré dimanche dernier les noces de Louis XV et Marie Lesczinska, nous allons aujourd’hui revenir dans notre beau pays de France, à la Cour de Louis XIV, pour écouter ce psaume mis en musique par Michel-Richard de la Lande (1657-1726). De la Lande avait été nommé par Louis XIV Surintendant de la Musique du Roy à Versailles où il termina sa vie.

 

Voici donc son Confitebor tibi Domine (S56), Psaume 110 qui était chanté aux Vêpres du Dimanche. Ce motet fut composé en 1699, puis remanié vers 1720. Il est écrit pour solistes, chœur à quatre voix et basse continue.

 

Y a –t-il assez de chœurs à votre goût dans cette œuvre, chère LR *;) Clin d’œil?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 05:00

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

 

 

 

 

Souvenons-nous aujourd’hui de tous ceux qui ont perdu la vie à New York le 11 septembre 2001

 

 

 

 

Bon et Saint Dimanche

 

 

 

 

Pour célébrer le retour de la page musicale du dimanche, je fais appel à mon cher Don Antonio Vivaldi qui a illustré quelques pages de l’histoire de France.

 

 

Le 5 septembre 1725, Louis XV épousait à Fontainebleau Marie Leszczyńska, fille du roi de Pologne détrôné. A Venise, l’ambassadeur de France auprès de la Sérénissime, le Comte de Gergy, organisa une grande fête et passa commande à Antonio Vivaldi d’une œuvre pour célébrer l’évènement. C’est ainsi que naquit la brillante Serenata* Gloria e Imeneo pour orchestre à cordes, 2 voix et basse continue, le librettiste étant inconnu.

 

La fête eut lieu (à un jour près *;) Clin d’œil) il y a 291 ans, le 12 septembre 1725, soit 1 semaine après le mariage. Cette « cantate allégorique comptant neuf airs et deux duos mettait en scène la Gloire descendant de son royaume céleste pour offrir « ses applaudissements et ses vœux » au « Génie éternellement Auguste du Grand Roi que la Seine ne cesse d’Honorer » **

 

La revue Le Mercure de France d’octobre 1725 publia un véritable reportage sur cet évènement, écrivant notamment à propos de Gloria e Imeneo : « Il y eut à la suite du bal une sérénade dont les paroles, convenables au sujet, furent fort applaudies, la musique était du sieur Vivaldi, le plus habile compositeur qui soit à Venise » *:D La banane !

 

 

 

 

* la Serenata était au XVIIIe siècle un genre musical à mi-chemin entre la cantate et l’opéra

** Frédéric Delaméa, in Venise Vivaldi Versailles, 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 05:09

 

 

 

à tous

 

 

 

Bon et Saint Dimanche

 

 

 

Pour rendre hommage à notre chère Granny qui, elle me l'avait dit, aimait la Page Musicale du Dimanche, je vous propose d'écouter cette "Missa pro Defunctis" de Michael Haydn qui servit de modèle à Mozart lorsque celui-ci composa sa dernière oeuvre restée inachevée. Mozart utilisa exactement la même structure et le même texte au mot près. Les deux frères Haydn (Michael et Joseph) étaient des amis proches de Mozart.

 

Ce " Requiem" nécessite un effectif nombreux : 4 chanteurs solistes, choeur et orchestre dont  2 hautbois, 2 trompettes, 3 trombones, timbales, 2 parties de violon et basse continue (violoncelles, contrebasses et orgue).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 05:00

 

 

 

à tous

 

 

 

 

 

Bon et Saint Dimanche

Le baptême du Christ par St Jean Baptiste - Eglise San Giovanni Battista in Bragora – Venise – église où furent baptisés en 1417, le futur pape Paul II et en 1678, Antonio Vivaldi.

 

 

 

Il y a quelques semaines je vous ai fait entendre un Requiem de Jean Gilles (1668-1705). Ce compositeur passa les dernières années de sa vie à Toulouse où il avait succédé à André Campra comme Maître de Musique de la Cathédrale Saint Etienne. Il mourut très jeune et sa « Messe des Morts » fut jouée pour la première fois pour ses funérailles, puis fut reprise notamment pour les funérailles de Rameau et celles de Louis XV. Mais Jean Gilles n’est heureusement pas seulement l’auteur de cette belle oeuvre. Il écrivit de nombreuses pièces de musique religieuse, dont des petits et grands motets.

 

Comme vendredi c’était la Saint Jean Baptiste, j’ai choisi pour notre page musicale d’aujourd’hui ce superbe motet écrit par Gilles en l’honneur de ce dernier : « Cantate Jordanis incolae ». Cette œuvre fut composée pour 5 voix solistes, chœur à 5 voix et orchestre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 05:00

 

 

 

à tous *:) Heureux

 

 

 

 

Bon et Saint Dimanche

 

Les dimanches se suivent et ne se ressemblent pas. Dimanche dernier nous étions à Ste Rita à Paris pour soutenir notre aumônier et tous les paroissiens de ce quartier du XVe arrondissement de Paris dans leur lutte pour sauver leur église. Cette semaine nous serons tous dans nos paroisses respectives, mais n’oublions pas de prier pour que cette église ne soit pas détruite.

 

 

 

 

Bach disait « chanter, c’est prier 2 fois ». Ça marche peut-être aussi quand on écoute de la musique sacrée. Qu’en pensez-vous ?

 

 

Aujourd’hui je vous emmène à Naples, au XVIIIe, siècle retrouver Leonardo Leo (1694-1744). Leo étudia la musique au Conservatoire de la Pietà dei Turchini et devint célèbre très jeune pour ses opéras.

 

En 1713 (il n’avait donc que 19 ans), il fut nommé organiste adjoint de la Chapelle Royale. Il gravit tous les échelons et devint Maître de Chapelle en 1744, quelques mois seulement avant sa mort subite. Il resta toute sa vie (qui fut relativement courte) au service de cette institution, tout en enseignant à la Pietà dei Turchini et dans une autre conservatoire napolitain, le Sant’Onofrio.

 

Il est surtout connu pour ses nombreux opéras. Il composa également de la musique sacrée dont voici un exemple, son « Salve Regina ». Désolée, chère LR, il n’y a pas de chœur dans cette œuvre. Je ferai mieux la prochaine fois *;) Clin d’œil

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 05:00

 

 

 

à tous.

 

 

 

 

 

Bon et Saint Dimanche du Très Saint Sacrement

 

 

 

 

 

 

Et pourquoi ne pas célébrer aussi notre Maman du ciel aujourd’hui ? C’est pourquoi j’ai pensé vous faire écouter un « Magnificat ».

 

J’aurais pu choisir, au hasard .... , celui de Jean Sébastien Bach ou un de ceux d’Antonio Vivaldi. Mais ils sont trop célèbres et j’ai préféré faire appel à une œuvre moins connue, en l’occurrence le « Magnificat Latin, en Do majeur » de Georg Philip Telemann (1681-1767), qui fut un ami de Jean Sébastien Bach et parrain de l’un de ses fils, Carl Philip Emanuel.

 

Ce « Magnificat » fut composé à Leipzig en 1704. Il est écrit pour soprano, alto, ténor et 2 basses et chœur, 3 clairons, timbales, 2 violons, alto, violoncelle et basse continue.

 

1. Sinfonia
2. Magnificat Anima Mea
3. Quia Respexit
4. Quia Fecit Mihi Magna
5. Et Misericordia
6. Fecit Potentiam
7. Dispersit Superbos
8. Esurientes
9. Suscepit Israel
10. Gloria Patri
11. Sicut Erat in Principio

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Joyeux anniversaire Papadroopy !!!

Bon et Saint Dimanche du Très Saint Sacrement

Madame Zouave

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22 mai 2016 7 22 /05 /mai /2016 05:00

 

 

 

à tous

 

 

 

Bon et Saint Dimanche de la Sainte Trinité

Saint Constantin 1er le Grand, entouré des Pères de Nicée, avec la profession de foi trinitaire (symbole de Nicée)

 

 

 

Au XVIIe siècle, la musique fut dominée en France par Jean-Baptiste Lully. Les autres compositeurs de l’époque eurent du mal à se faire une place, dans la mesure où Lully décidait à peu près de tout. Parmi ces derniers Marc-Antoine Charpentier, Michel-Richard Delalande ou André Campra sont bien connus. Mais il en est un, pourtant très talentueux, qui demeure souvent ignoré de nos jours : Henri Desmarets (1661-1741). Chronologiquement, il se situe donc entre Lully et Rameau.

 

Desmarets, qui eut notamment comme maîtres de musique Henri Du Mont et Lully, débuta comme chanteur dans les opéras de ce dernier et commença à composer dès 1678. Il était très apprécié du roi Louis XIV. Mais un scandale fit basculer sa vie. Il était tombé amoureux de la fille du médecin de Gaston d’Orléans. Le père refusa catégoriquement ce mariage. Un enfant étant attendu, le couple s’enfuit en Belgique. Desmarets fut poursuivi en justice pour « séduction » (aujourd’hui on dirait « détournement de mineur ») et rapt. Il fut condamné à mort par contumace et son effigie fut pendue en place de Grève. On ne rigolait pas à l’époque !!! Sa carrrière à la Cour de France était terminée. Louis XIV refusa toujours de le gracier. Il fut engagé par la Cour d’Espagne, puis par le Duc de Lorraine. Il ne revint jamais en France, même après la grâce qui lui fut accordée en 1720, bien après la mort du roi donc, par le Parlement de Paris.

 

Il est connu pour ses opéras, mais également pour ses œuvres de musique sacrée, dont voici un exemple : « Laudate Jerusalem ». Ce grand motet, dit « lorrain », fut probablement composé vers 1707-1708, alors qu’il était en exil à Nancy. Il a été écrit pour 4 solistes (soprano, alto, ténor, basse), chœur, orchestre à 5 parties à la française (c’est-à-dire avec 3 pupitres d’alto) et basse continue.

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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