à tous.
Tout d'abord, des nouvelles de Luisa :
"Luisa commence doucement à retrouver sa voix. Elle est belle et à l'air de bien se développer. Merci toujours pour vos prières."
Nos prières pour toutes les intentions de la Banquise et du FC.
Pour Baptiste et sa famille.
Pour l'intention de Paxtecum du FC : Prière urgente pour une vie à sauver.
Pour Hugues et sa famille.
Pour Vincent et Antoine.
Pour la p'tite demoiselle Hélène et sa famille..
Pour Luisa et sa famille.
Nos prières confiées à nos petits anges au Ciel : Claire, Quentin, Raphaël et Faustine.
Pour Marius, Dame Maria, Miguel, Michel et les intentions de Dame Glycéra.
Pour Marie, P'tite Bulle et Pierre.
Pour notre Saint Père Benoît XVI et nos prêtres.
Pour messieurs les abbés Berche et Schaeffer.
Pour Dame Fleur de Lys et Elsasser
Prenez soin de vous!
In Christo per Mariam
Mirabelle 
Bonsoir à tous !
En raison d'un fort retard indépendant de ma volonté, j' écrirai demain ce que je voulais écrire aujourd' hui !
Autre chose, je vais devoir être hospitalisé plusieurs jours à la fin
du mois
et ça aussi ce n'était pas prévu .......
Voilà ! sinon tout va bien
......
Bien à vous tous .
Mortimer
Un évêque au cœur grand comme le monde
Marseille.
Evêché 
21 Mai 1861
Dans la chambre de l’évêché, quelques Oblats entourent le lit où Eugène de Mazenod vient de mourir. Il était évêque de Marseille depuis 1837.
Pendant 24 ans, il avait été le pasteur de cette ville en pleine expansion. Egal à lui-même, il déroute et enthousiasme , tout à la fois, avec son amour « tendre comme celui d’une mère » mais aussi « dur et fort comme le diamant « Ses colères avaient résonné jusqu’à Rome et avaient fait trembler certains membres du gouvernement. Mais sa tendresse était légendaire et les petites gens de Marseille l’avaient adopté comme leur Père.
La nouvelle de sa mort se répand en ville comme une traînée de poudre. Quelques prêtres, qu’il avait obligés à vivre en communauté en profitent pour reprendre leur indépendance. Mais le peuple de Marseille se sent orphelin et va confier sa peine à Notre Dame de la Garde. Quant à ses fils, les Oblats, dispersés dans le monde, ils recueillent ses dernières paroles : « Entre vous pratiquez la charité … et à l’extérieur le zèle… »
Monseigneur de Mazenod, pourquoi être devenu évêque ?
Pendant les 10 années qui suivent la reconnaissance des Oblats, tes missionnaires sillonnent la Provence et découvrent les oubliés de la révolution industrielle, les marginaux de toute espèce. Mais ce coin de France ne peut suffire à ta soif de dire le Christ et tu te sens à l’étroit .Tu entends parler des terres lointaines d’Afrique du Nord , d’Amérique et d’Asie. Un jour tu confies : » je voudrais faire entendre ma voix dans les quatre coins du monde . »
Aussi, devenir évêque de Marseille, c’est trouver une mission à la mesure de ton audace, à la dimension de ton cœur grand comme le monde .
Dans cette ville déchristianisée, tout est à reconstruire. Tu y déploies toute ton énergie. Tu construit 34 églises, la cathédrale de la Major et Notre Dame de la Garde. Tu fais venir des familles religieuses dont les Jésuites, que tu défends contre la menace d’expulsion. Tu formes le clergé et tu obliges les paroisses riches à partager avec les plus pauvres. A l’évêché tu « joues portes ouvertes . » Tu cours la ville pour aller voir les malades, les prisonniers. ; Les cérémonies officielles t’ennuient, mais tu te sens heureux au milieu des enfants et des jeunes.
Ta voix se fait entendre pour fustiger l’égoïsme des nouveaux riches. Tu dénonces les « magouilles « en tout genre. Tu condamnes les injustices sociales d’où qu’elles viennent et personne ne peut acheter ton silence, pas même l’Empereur.
Dans cette ville cosmopolite, les bateaux apportent les nouvelles du monde entier. Marseille est une ville étape pour les évêques se rendant à Rome. C’est ainsi que tu entends les plaintes de l’évêque de Montréal : il manque de missionnaires pour évangéliser le Grand Nord. Ta congrégation ne comporte qu’une quarantaine de membres. Tu lui en donnes six ! Cette » folie » est la première de la liste et, après le Canada, tu envoies les Oblats au Sri Lanka, aux Etats Unis, en Afrique du Sud, en Irlande, au Mexique, en Ecosse. A chaque fois, tu aimerais faire plus encore : « Je voudrais pouvoir fournir des missionnaires au monde entier. » Un évêque cherche t-il du personnel, on lui dit : « Allez donc à Marseille. Il y a un évêque dont le cœur est grand comme celui de Paul, grand comme le monde .Mais surtout dites lui bien qu’il s’agit des pauvres. «
Dans cette ville en croissance un monde nouveau est en train de naître, loin de l’Eglise. Tu sors des sentiers battus, même si cela déplaît. Tu soulèves l’enthousiasme chez ceux qui n’osent encore s’engager : « Je t’en conjure, ne te refuse pas au plus grand bien qu’il te soit possible de faire dans l’Eglise. « Tu renonces aux sermons ennuyeux et tu sais parler au cœur : « Ils m’écoutent parce qu’ils me comprennent. «
Ton unique souci c’est l’homme. Tu organises des secours immédiats et tu inventes pour le long terme. Tu secoues les chrétiens : » Vous devez veiller à l’enfant, au vieillard, au malade, au pauvre, à l’ouvrier, au prisonnier, au riche lui-même si pauvre devant Dieu. La Charité embrasse tout. Pour des besoins nouveaux, elle invente des moyens nouveaux .»Tu leur lances un jour de grande colère : » pour vous tout marche par routine. Votre tort est de ne rien innover. Vous faites aussi peu et aussi mal qu’avant vous . »
Evêque de Marseille, tu t’es ouvert à la dimension du monde. Tu laisses à tes fils ta double devise épiscopale : » le zèle de ta maison me dévore… Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres . «
UN SAINT POUR AUJOURD’HUI
Rome- Basilique Saint Pierre- Décembre 1995
Devant une foule immense, venue des quelques 70 pays où les Oblats sont présents dans le monde, le pape proclame solennellement : » Nous, pour accéder au désir de l’archevêque de Marseille et de nombreux fidèles, de par notre autorité apostolique, déclarons que le Bienheureux Eugène de Mazenod peut désormais être appelé SAINT et que l’on peut célébrer sa fête dans l’Eglise universelle. «
Pourquoi cette longue cérémonie ? N’est elle pas dépassée aujourd’hui ? Quel sens cela peut –il avoir ? Un Saint, ça sert à quoi ?
Saint Eugène. Pourquoi ?
Il faudra s’habituer à t’entendre appeler ainsi ! D’abord , je voulais que tu m’excuses de t’avoir tutoyé jusqu’à maintenant. Je continue, même si tu deviens « Saint Eugène « Ce n’est pas un manque de respect. Au contraire ! Trouves-y plutôt une marque d’affection.
Saint Eugène ! Tu me parles aujourd’hui.
Je me retrouve en toi. Je me retrouve dans ton époque, avec ses bouleversements économiques et industriels, avec ses nouveaux riches et ses marginaux . Je me retrouve dans ta ville où se croisent les races, les langues et les religions. Je me retrouve dans ton adolescence déboussolée et dans ta famille brisée. Je me retrouve dans tes projets d’avenir sans lendemain et dans tes brusques désespoirs. Je me retrouve dans ta soif de vivre, dans tes besoins d’amitié et dans ta volonté de faire quelque chose de ta vie . Je me retrouve encore dans tes doutes et dans ta recherche religieuse .
Saint Eugène ! Tu me parles aujourd’hui.
Tu m’enthousiasmes par ta façon de croire au Christ et de le suivre. Tu m’enthousiasmes quand tu le cherches comme moi à travers la foi de ton enfance et à travers les doutes de ton adolescence. Comme moi, tu as cru l’avoir perdu définitivement dans tes sorties nocturnes et dans ta recherche d’une vie facile. Quand tu l’as découvert, il était devenu pour toi Quelqu’un et non une idée, un Vivant et non une loi, un Ami et non une morale. Tu m’enthousiasmes parce que tu t’es donné à Lui avec fougue et la générosité de ta jeunesse. Tu m’enthousiasmes et j’aimerais, comme toi, pouvoir dire oui à un Christ comme celui-là.
Saint Eugène ! Tu me parles aujourd’hui.
Tu m’attires parce que tu as su rester toi-même. Tu m’attires toi qui as su garder ton caractère et tes coups de colère .
Tu m’attires car l’évêque est resté amical et tendre, mais en même temps exigeant et ne laissant rien passer. Tu m’attires quand tu refuses de te taire même si tu prends des coups. Tu m’attires et j’aimerais pouvoir aimer l’homme comme toi, me battre comme toi jusqu’au bout contre toutes les exclusions.
Saint Eugène ! Tu me parles aujourd’hui.
Tu m’impressionnes par ta façon d’aimer l’Eglise. Tu m’impressionnes quand, au lieu de la déserter, tu travailles à la réveiller. Tu m’impressionnes quand tu fais ce que j’attends de ses prêtre, quand tu la rends plus proche des pauvres et des oubliés. Tu m’impressionnes quand tu souffres des coups de tes frères évêques ou du lâchage de Rome . Tu m’impressionnes et je rêve d’aimer un jour l’Eglise comme toi .
Comme moi, tu es un homme de chair et de sang, avec tes tendresses, avec tes larmes et tes souffrances… Tu es un chrétien comme j’aimerais l’être, séduit par le Christ, dans les moments de foi comme dans les doutes . Tu es un lutteur pour les pauvres, comme j’espère le devenir et qu’aucune détresse, aucun malheur ne laissent indifférent .
Surtout , tu ne m’écrases pas, malgré ta personnalité. Tu me fais confiance et tu me fais grandir…
Peut-être que le Pape, quand , tout à l’heure, il parlera de toi, ne se retrouvera pas tout à fait dans tout cela. Mais, pour moi, tu es cela. Pour moi, ta sainteté, c’est cela. Tu as suivi ce chemin et déjà, tu m’y tends la main. Tu me prends la main.
Un fondateur audacieux pour l’évangile
Rome
Eglise Sainte Marie en Campitelli
17 Février 1826
Depuis plusieurs heures, l’abbé Eugène de Mazenod attend une décision des cardinaux Romains.
Il vient de vivre 13 années de ministère à Aix et dans toute la Provence, d’abord seul, puis avec quelques prêtres diocésains qu’il a regroupés autour de lui.
Bouleversé par la déchristianisation qui suit la Révolution Française et par la misère croissante des petites gens, il s’est donné à fond à sa tâche, malgré les indifférences, les hostilités et les machinations.
Mais aujourd’hui, il veut franchir un pas de plus : transformer son petit groupe en famille religieuse reconnue par le Pape. C’est pourquoi, il attend le feu vert des autorités romaines.
Père Eugène de Mazenod, pourquoi la vie religieuse ?
Après ton « sermon de la Madeleine » ta tâche a redoublée. Ton mouvement de jeunes a pris de l’extension, provoquant quelque scandale quand tu les fais placer dans le chœur de la cathédrale pour recevoir la confirmation, aux premières places, devant les « jeunes gens bien » de la ville. Tu multiplies tes visites aux prisonniers. Et surtout, tu dois répondre aux demandes de plus en plus nombreuses de prédications populaires à Aix et dans la campagne provençale .
Les besoins sont grands mais tu veux que ta réponse se situe comme un service de l’Eglise du Christ, cette Eglise que tu aimes malgré ses lourdeurs, ses somnolences et ses rides. C’est parce que tu l’aimes que tu veux la réveiller, la rendre capable de dire Jésus Christ au monde nouveau qui est en train de naître.
A chaque fois que naissent des besoins nouveaux, il faut risquer des manières nouvelles d’aimer les hommes et de leur annoncer l’Evangile. Il faut avoir de l’audace et toi, tu n’en manques pas. Pour cela, en quelques années tu oses trois gestes prophétiques, trois coups d’éclats qui nous surprennent et nous fascinent encore aujourd’hui.
Tu commences par te chercher des collaborateurs, des prêtres aussi enthousiastes que toi et tu t’installes avec eux dans une ruine que tu viens d’acheter : l’ancien Carmel d’Aix. C’est un véritable campement où l’on ne dort pas beaucoup et où l’on ne mange pas toujours à sa faim ; Mais quel témoignage ! C’est là que le 25 Janvier 1816, jour où l’Eglise fête la conversion de Saint Paul , tu jettes les bases de ton œuvre d’Evangelisation : les Missionnaires de Provence.
Deux ans plus tard, en 1818, tu oses une nouvelle folie. Comment prétendre réveiller l’Eglise si l’on ne s’est pas totalement abandonné au Christ, si l’on ne s’est pas totalement laissé séduire par son Amour ?
Pour cela il faut tout donner et manifester par son mode de vie que Dieu suffit à rendre heureux. Cette mission que l’Eglise à confiée à ce qui constitue sa mémoire évangélique : la vie religieuse : la vie religieuse. Comment ta petite troupe formée de 6 prêtres diocésains prendra-t-elle ce passage à la vie religieuse ? Quand tu leur fais la proposition, deux acceptent et quatre refusent. Tu appelles trois jeunes, non encore prêtres qui participent à la mission et tu leur donnes le droit de vote . La vie religieuse est ainsi acceptée par cinq voix contre quatre .
Mais ton œuvre , malgré le travail accompli est l’objet d’attaques violentes. Ta manière de faire révolutionne trop d’habitudes. Certains se sentent menacés dans leur routine. D’autres ne te pardonnent pas tes « saintes colères ». Il faut reconnaître que tu n’es pas toujours très tendre pour ceux qui sont trop tièdes. On va même jusqu’à te dénoncer au ministre .Tes relations sont de plus en plus mauvaises avec l’archevêque et ton œuvre est menacée.
C’est alors que tu as l’audace d’en appeler au Pape et de lui demander de reconnaître ta petite communauté missionnaire. Quand l’annonce de l’Evangile aux pauvres est en cause, rien ne t’arrête. A la surprise de tous, et malgré les dénonciations qui t’ont précédé, tu parviens à rencontrer le pape Léon XII. Il termine l’entretien en te disant : »Cette société me plaît Je veux la favoriser «
Dans quelques instants tu iras aux nouvelles, car on t’avait oublié. Tu apprendras que les cardinaux ont fini par dire oui. Ta petite communauté va devenir la Congrégation des Missionnaires des Oblats de Marie Immaculée . L’Eglise, va se reconnaître en tes audaces et les faire siennes . Elle va t’envoyer, toi et tes Oblats, vivre en communion plus étroite avec le Christ et avec les pauvres pour que naisse un monde nouveau, un monde libéré des égoïsmes et ouvert au partage .
à suivre......................
UN PRETRE « REVOLUTIONNAIRE «
Aix en Provence
Eglise de la Madeleine
Carême 1813
A la sortie de la messe de 6h du matin, la « messe des domestiques » l’agitation est grande. Il n’est question que de l’action d’éclat du jeune abbé de Mazenod
Alors que l’on doit prêcher en français, ( langue que le petit peuple provençal ne comprend pas ) l’abbé vient de faire son sermon en provençal. Et quel sermon !
« Domestiques, qu’êtes vous pour les gens ? Une classe d’esclaves exposés au mépris et à l’injustice de ceux qui vous paient… Le monde vous regarde pour rien…Mais vous, écrasés par la misère, pauvres mes frères, vous êtes les frères de Jésus Christ… »
Bientôt, la ville d’Aix ne parle plus que du scandale provoqué au matin dans l’église de la Madeleine. « L’archevêque est offusqué » la noblesse aixoise est blessée et Madame Marie-Rose Joannis, la mère de l’abbé de Mazenod ne sait plus où se cacher. Quant à lui, il continue son chemin en allant visiter les prisonniers de la ville.
Quelle mouche l’a donc piqué ? Est-il devenu fou ? Comment le jeune comte revenu d’exil est-il devenu, dix ans plus tard le curé des pauvres ?
Monsieur l’abbé Eugène de Mazenod, que s’est-il passé ?
Lorsque tu retrouves ta famille maternelle et tes propriétés, en 1802, l’histoire ne semble pas t’avoir appris grand-chose : tu restes fier de toi-même et imbu de ton titre. Ayant retrouvé une certaine aisance matérielle, tu reprends ton train de vie. Tu fréquentes les « clubs » (on dirait aujourd’hui les boîtes de nuit ) tu te sors et tu te fais voir. Les parents de jeunes filles à marier s’intéressent à toi ou du moins à ton nom et à ton titre de noblesse. Mais tu as des prétentions et tu repousses une de ces jeunes demoiselles qui ne t’apporte que 40 000 francs de dot : « 40 000 à moi qui en veux 150 000… » Faute de fille à héritage, tu penses faire carrière militaire : pourquoi pas lieutenant ou chambellan auprès du roi de Sicile ? Mais pour cela il faut un passeport et la France te le refuse.
Tu sembles toucher le fond du trou et c’est là que t’attend le Dieu de ton enfance, ce Dieu que tu n’avais jamais complètement abandonné mais qui était bien loin de tes préoccupations. Le Vendredi Saint 1807, tu te retrouves devant la Croix du Christ. Que se passe t-il alors ? Tu as toujours voulu rester discret sur cette rencontre. C’est le secret d’une intimité et d’une rencontre avec Celui qui devient ton Ami. Nous n’avons pas le droit de violer cette intimité. Mais ce qui est sûr en tous cas, c’est que, du fond de ton désespoir, tu expérimentes une présence, une main tendue. Ta pauvreté morale, ton désespoir en sont illuminés. En disant oui à cette lumière, celle de l’amitié du Christ, tu sors de ta nuit et tu trouves enfin ce que tu cherchais depuis si longtemps :quel sens donner à ta vie. Désormais, tu ne veux vivre que pour crier cette découverte. Le Christ est Lumière, il est Joie, il est cette main tendue pour tous et surtout pour ceux qui ne le savent pas encore. . Ceux que notre monde appelle, parfois avec mépris, les pauvres
Assez de temps perdu comme cela. Avec la fougue des coups de Mistral, auquel tu ressembles tellement, tu écris à ta mère ton intention d’être prêtre.
On ne peut pas dire que cela provoque son enthousiasme ! Puis tu entres au prestigieux séminaire Saint Sulpice de Paris. Tu as 26 ans. En trois ans de séminaire, tu as déjà le temps de te faire remarquer. Tu choisis de faire le catéchisme aux gosses du quartier dont aucun de ces « messieurs » ne veut, les « plus pauvres de la paroisse, les enfants de cabaretiers » et à la surprise générale, « tu es heureux de te retrouver au milieu de ces pauvres ». Tu trouves aussi moyen de t’élever contre le pouvoir de Napoléon et de faire de la résistance. Cela te vaudra une ordination quasi-clandestine le 21 décembre 1811.
Ta rencontre avec le Christ n’a pas altéré ton caractère et tes colères sont déjà célèbres. Aussi, ton retour comme prêtre à Aix pose des problèmes à certains. Les autorités ecclésiastiques ne voient pas d’un très bon œil l’arrivée de cet aristocrate réputé si fier et si personnel. Mais ils sont vite rassurés : l’abbé de Mazenod ne demande ni paroisse, ni privilège, ni même un titre de chanoine. Tu veux seulement qu’on te laisse inventer des ministères les plus humbles, en marge de ce qui existe déjà, pour les pauvres, pour tous les pauvres.
Non, tu n’es pas devenu fou. Non, il ne s’agit pas d’un coup de tête. Simplement, du fond de ta misère et de tes désillusions, tu as fait l’expérience de Dieu. Pas une expérience intellectuelle, tirée de l’enseignement du catéchisme… Une expérience vivante, au creux de ta vie. C’est cette expérience dont tu témoignes maintenant auprès de ceux qui ne savent plus où ils en sont de leur vie : les petites gens de ta ville, les détenus de la prison et les jeunes qui traînent dans les rues.
à suivre................................
Pour le 150ème anniversaire de sa mort, les oblats du Sanctuaire du Sacré-Coeur à Nice, ont édité ce petit livret que m'a envoyé Dame Philomène .
Marseille ,
Quai de la Joliette…
1802
Dans un navire en provenance de Palerme, débarque un garçon âgé de 23 ans, le jeune comte Eugène de Mazenod. Le titre de noblesse est ronflant : n’est-il pas le fils et l’héritier du premier président de l’ancien Parlement d’Aix en Provence ? Le comte est jeune, assez beau, attirant : il revient de Sicile, à la demande de sa mère pour faire un riche mariage et renflouer les finances familiales !
Mais tout cela n’est qu’une façade. C’est le jeu qu’il va devoir jouer auprès des siens et des gens de sa classe sociale pour jeter de la poudre aux yeux.
En réalité, qui es-tu ce matin, toi le jeune émigré de retour au pays, seul sur le quai du port ?
Monsieur le Comte Charles-Eugène de Mazenod, bas les masques !
Après les onze années d’exil, il ne reste pas grand chose de ton enfance insouciante passée entre l’hôtel particulier du Cours Mirabeau et le vieux château familial de St Laurent du Verdon.
Avec l’arrivée d’un monde nouveau, celui de la Révolution Française, ce sont toutes tes certitudes, tous tes privilèges qui se sont effondrés. Pour sauver ta vie, tu dois fuir ta Provence, ton pays .
Quand on a 9 ans, ce changement n’est pas forcément désagréable. Au début c’est même sans doute amusant. Mais très vite, quelques inconvénients apparaissent. D’abord tu commences à souffrir du manque de confort. Puis tu découvres que ton rang social a disparu : on ne te connaît plus, on ne te salue plus. Au milieu des milliers de réfugiés, qui s’intéresse à un simple « de Mazenod « ? Non, tu n’es plus rien, le peu d’argent mis de côté a vite fondu et c’est bien vite la misère. Tu en prends conscience quand tu croupis pendant près de 3 semaines dans les cales d’un mauvais navire à Venise, alors que toute la ville s’amuse à fêter Carnaval.
Un moment, tu as pensé que cela allait bientôt finir, que la Révolution allait cesser et que tu pourrais revenir. Mais la Révolution triomphe partout et il te faut fuir. Fuir, et fuir encore toujours plus loin : Nice, Turin, Venise, Naples, Palerme…
A chaque nouvelle étape , tu perds un peu de toi-même.
Après Turin, il n’est même plus question de suivre quelques études que ce soit. Cela coûte trop cher ! A près Venise c’est ton honneur qu’il te faut enterrer : ton père pour survivre, se lance dans le commerce et fait faillite.
En plus des soldats de la Révolution, ce sont les dettes maintenant qu’il faut fuir
Après Naples, c’est la famille qui vole en éclats…Tes parents se séparent, prélude au divorce prochain. Ta mère rentre en France avec ta sœur, ta seule confidente. Adolescent, tu te trouves aux prises avec ta solitude, aux côtés d’un père qui ne te comprend plus.
En fin de compte, à Palerme, tu te retrouves seul, livré à toi-même, au désoeuvrement et à un avenir bouché. Tantôt tu t’accroches encore à ton passé évanoui, tu fouilles ta généalogie et t’inventes un titre de « comte » pour en mettre plein la vue. Tantôt, tu reprends quelques études pour t’ouvrir un avenir, mais sans grande conviction. Tantôt, tu cherches à t’évader en t’amusant à tous les plaisirs faciles , pour t’étourdir et oublier demain. Tantôt, tu te lances dans la foi et la pratique religieuse de ton enfance, espérant y retrouver une raison de vivre et d’espérer encore. Tu connais les amitiés et les abandons, les brusques lueurs d’espoir et les désespoirs les plus noirs. Tout coule entre tes doigts et plus rien, dans ta vie, ne semble tenir debout.
Somme toute, quand tu retrouves la France, tu n’as plus grand-chose à quoi te raccrocher. Malgré ton prétendu titre de comte, il ne te reste plus grand-chose de ton passé, toi qui débarque avec un passeport au nom de : »citoyen Mazenod ». Malgré l’espérance d’un mariage arrangé, tu n’as guère d’illusions sur ton avenir, toi qui débarques seul, sans argent ni diplôme et alors que personne n’a même pris la peine de venir t’accueillir.
à suivre........................
à tous.
Nos prières pour toutes les intentions de la Banquise et du FC.
Pour la petite demoiselle Hélène et sa famille.
Pour Vincent et Antoine.
Pour Luisa et sa famille.
Pour Hugues et sa famille.
Pour Baptiste et sa famille.
Pour nos petits anges au Ciel : Claire, Quentin, Raphaël et Faustine.
Pour Dame Fleur de Lys et Elsasser
Pour notre Saint Père Benoît XVI et nos prêtres.
Pour messieurs les abbés Berche et Schaeffer et tous les abbés souffrants .
Prenez soin de vous !
In Christo per Mariam.
Mirabelle 
Un Cédonkoù ( auquel je ne saurais trop vous conseiller de participer avant que Mimi envoie tout bouler !
)
Un article sur la prochaine RIB à Paris !
Et puis si mon docteur le permet, un excellent article à propos du forum de la Banquise !
Voilà !
Avouez quand même que vous n'avez pas à vous plaindre ........
Bien à vous tous.
Mortimer
Monsieur Gargantua, cher ami et néanmoins voisin .......
Je viens de rentrer et je souhaite vous prévenir qu'un individu est sur votre toit, et casse méthodiquement vos tuiles !
Ma question est simple ! dois-je intervenir et déloger cet énergumène ?
Je vous prie d'agréer cher Garg, cher ami, et néanmoins voisin l'expression de mes fidèles salutations.
Mortimer le pingouin voisin .....
à tous.
Après les routes de Chartres et de Paris, nous reprenons le pèlerinage de notre vie qui doit nous mener au Ciel !
Pour toutes les intentions de la Banquise et du FC.
Pour Luisa.
Pour Vincent et Antoine.
Pour Baptiste.
Pour la ptite demoiselle Hélène et sa famille.
Pour Hugues .
Pour Notre Saint Père Benoit XVI et nos prêtres.
Pour messieurs les abbés Berche et Schaeffer.
Pour que la pluie continue à tomber en France, en Arizona et en Floride !
Bonne nuit Augustin
Pour Marius, sa famille et ses amis.
Pour David et Olivier, ces frère de Tibériade dont l'état de santé s'améliore ( voir le forum de la Banquise/ article de Dame Philomène aujourd'hui)
Pour Dame Maria.
Pour Miguel et sa famille.
Pour les intentions de Dame Glycéra.
Pour Michel
Pour Pierre, Marie, et Ptite Bulle.
Pour XA opéré demain.
Nos prières confiées à nos petits anges : Claire, Quentin, Raphaël et Faustine.
Prenez soin de vous.
In Christo per Mariam.
Mortimer
Z'êtes bien calmes après cette PPP ?
Un coup de fatigue ?
Si c'est le cas, soyez rassurés ze suis cuit également !
Bien à vous tous .
Mortimer
à tous.
Merci, Seigneur, pour ce beau pèlerinage virtuel .
Pour les pèlerins sur la route du retour.
Nos prières pour toutes les intentions de la Banquise.
Pour Luisa et sa famille.
Pour la P'tite demoiselle Hélène et sa famille.
Pour Vincent, Antoine et leur famille.
Pour Hugues et sa famille;
Pour Baptiste et sa famille
Avec nos petits anges au Ciel : Claire, Quentin, Raphaël et Faustine.
Pour Marius, sa famille et ses amis.
Pour Dame Maria.
Pour Miguel et Véronique.
Pour Michel.
Pour les intentions de Dame Glycéra.
Pour Pierre, Marie et P'tite Bulle.
Pour notre saint Père Benoît XVI et nos prêtres.
Pour messieurs les abbés Berche et Schaeffer.
Pour Dame Fleur de Lys
et Elsasser
Prenez soin de vous !
In Christo per Mariam.
Mirabelle 
Beau et grand moment !
Que de prières ici même et sur le Forum Catholique .
La bannière que vous voyez actuellement sur le FC avait déjà servi pour une PPP !
Merci à XA de l'avoir replacée ce soir .
Merci encore à XA pour son accueil sur son forum .
C'est sûr qu'ensemble on fait de plus grandes et belles choses pour Notre Seigneur.
Merci à vous tous.
In Christo per Mariam.
Mortimer
Chers Banquisards, chers liseurs,
Nous voilà donc partis pour trois jours de pèlerinage virtuel .
Nous prierons pour les pèlerins de Chartres et Paris, pour notre Saint Père, pour l'Eglise, et pour toutes vos intentions.
AVE MARIA
Mortimer
(qui vous rappelle que la PPP est aussi sur le forum catholique)
à tous.
Nos prières pour toutes les intentions de la Banquise.
Pour frère David et frère Olivier, victimes d'un accident de voiture, Jeudi.
Pour la petite demoiselle Hélène et sa famille.
Pour Vincent et Antoine.
Pour Hugues et sa famille.
Pour Baptiste et sa famille.
Pour notre Saint Père Benoît XVI et nos prêtres.
Pour messieurs les abbés Berche et Schaeffer.
Pour Dame Fleur de Lys et Elsasser
Pour Marius, sa famille et ses amis.
Pour Miguel et Véronique.
Pour Dame Maria et pour les intentions de Dame Glycéra.
Pour Kérima et sa famille.
Pour Michel.
Pour nos petits anges au Ciel : Claire, Quentin, Raphaël et Faustine.
Pour Marie, P'tite Bulle et Pierre.
Pour tous les pèlerins sur les routes de Paris et de Chartres.
Prenez soin de vous !
In Christo per Mariam
Mirabelle 
A copier-coller pour les PPP !