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Francois Joseph Navez. L’incrédulité de Saint Thomas
J’avais commencé il y a quelques semaines un cycle pour vous présenter les quatre fils de Bach qui ont acquis une renommée personnelle en tant que compositeurs. Après vous avoir parlé des deux aînés nés du premier mariage de Jean Sébastien Bach, il me reste à évoquer ses deux autres fils, nés, eux, de son second mariage : Johann Christoph Friedrich Bach et, le plus jeune, Johann Christian.
Je vous ai déjà parlé de Johann Christian né à Leipzig en 1735 et mort à Londres en 1782. Il n’était qu’un adolescent (15 ans) à la mort de son père qui disait de lui « Mon Christian est un gamin fort sot et c'est pour cette raison qu'il aura du succès dans le monde ». Il dut partir vivre chez son demi-frère Carl Philip Emanuel . Il n’y resta pas longtemps, car en 1754 on le trouve en Italie, voyage qu’aucun membre de la famille Bach n’avait effectué avant lui. En 1757 il se convertit au catholicisme au grand dam de sa famille. Pendant son séjour en Italie qui dura jusqu’en 1762 il composa principalement des œuvres de musique sacrée dont un « Gloria en sol majeur » qui fut exécuté pour la première fois à Milan en 1760.
Avec Jean Chrétien Bach (comme on l’appelle en France), on commence à être loin de la musique baroque qui avait bercé son enfance et on entre de plain pied dans la période classique. Je crois avoir déjà dit que JC Bach exerça une certaine influence sur un certain Wolfgang Amadeus Mozart qui, apprenant sa mort s’écria « Bach n'est plus. Quelle perte pour la musique ! ».
Gloria en sol majeur: œuvre en 9 mouvements, pour 4 solistes (soprano, alto, ténor et basse), chœur et orchestre (2 flûtes, 2 hautbois, 2 cors, cordes et orgue).
Madame Zouave