à tous ![]()

Elargissons nos horizons !
Et, aujourd'hui, passons de la musique baroque à la musique classique !
L’autre jour, j’étais sur la route et j’écoutais d’une oreille distraite Radio Classique. Mon attention fut à un moment retenue par un chœur que je ne connaissais pas du tout. J’ai attendu patiemment que s’affiche le nom du compositeur et de l’œuvre et, à ma grande stupeur, je découvris le nom de « Beethoven » puis le titre « Les ruines d’Athènes ». Jamais entendu parler.
Je me suis donc renseignée sur cette œuvre qu’on n’entend pratiquement jamais, à part l’ouverture et la Marche turque (c’était la mode
). Il faut dire que c’est une œuvre de circonstance. Elle fut commandée à Beethoven en 1811 par l’empereur d’Autriche François Ier pour célébrer l’inauguration du nouveau Théâtre National qu’il avait fait construire en Hongrie, à Pest, ville alors indépendante de Buda.
Le Théâtre National de Pest, inauguré en 1812, détruit en 1914
Ce n’est certes pas une œuvre inoubliable, mais qui se laisse écouter avec plaisir. Elle a été écrite pour chœur, 2 solistes (soprano et baryton), 2 récitants et orchestre. Le texte, en allemand, est de August von Kotzebue. Elle comporte 11 mouvements :
- Ouverture (andante con moto – marcia moderato – allegro ma non troppo)
- Chœur « Tochter des mächtigen Zeus »
- Duo « Ohne Verschulden » - un Grec (baryton) et une Grecque (soprano)
- Chœur des Derviches « Du hast in deines Armels Falten »
- Marche turque (vivace)
- Musique de scène avec récitant
- Marche avec chœur « Schmuckt die Altäre »
- Récitatif du grand-prêtre « Mit reger Freude » (baryton)
- Chœur « Wir tragen empfängliche Herzen »
- Air du grand-prêtre « Will unser Genius »
- Chœur final « Heil unserm König ! »
La semaine prochaine, nous revenons à la musique baroque! Promis ![]()
Madame Zouave
