NOTRE DAME DE LIESSE
Fête le 18 août au diocèse de Soissons
Notre Dame de Liesse est la patronne des Marie-Laetitia, Laetitia, ou plus simplement Marie-Liesse.
C'est un lieu de pèlerinage et une école pour jeunes filles qui, dans les années 1950-60, était tenue par les Dames de Saint Maur, ou plus exactement les Soeurs de l'Enfant Jésus.
QUELQUES PRECISIONS
La congrégation est fondée à Rouen en 1666 par le Bienheureux Nicolas Barré, lorsqu'il ouvre des écoles gratuites pour les enfants pauvres et instruit des maîtresses pour s'en occuper.
Il réunit à Rouen des jeunes femmes de la noblesse (veuves en général) et leur donne comme règle celle des Minimes. Cette union, dite de « maîtresses charitables », est approuvée par la suite par l'archevêque de Rouen, Monseigneur Harley de Champvallon comme congrégation diocésaine. Nicolas Barré ouvre en 1674 une école de formation pour les religieuses rue Saint Maur à Paris, d'où provient leur appellation.
La congrégation est approuvée comme congrégation de droit pontifical le , et ses constitutions le sont définitivement par le Saint-Siège en 1872.
Les Sœurs sont en fédération avec les Soeurs de l'Enfant Jésus de la Providence de Rouen, congrégation de droit diocésain qui reconnaît le père Barré comme fondateur.
[Si je vous raconte cette histoire, c'est avec raison. 1.- Ce lieu de pèlerinage n'est pas très connu sauf localement. 2.- Anne dans sa jeunesse a été en pension à Liesse]
HISTOIRE
En 1134, trois chevaliers de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem, français originaires de Laon, sont faits prisonniers par les musulmans dans la bourg d'Ascalon à 20 km de Jérusalem.
Ils sont emmenés au Caire et enfermés dans une sombre prison. Leur chef El-Afdhal se réjouit de cette capture et envoie ses marabouts pour convertir les chevaliers à l'islam, mais rien n'y fait. Alors il décide de procéder par la séduction et leur envoie sa fille Ismérie.
Avec diplomatie et plusieurs entretiens, elle essaye de les convertir, mais c'est le contraire qui va se produire. La jeune femme veut devenir catholique. Cependant elle demande à voir La Sainte Vierge et son fils Jésus. Les chevaliers ne peuvent les lui montrer, mais il demandant à Ismérie de leur amener des outils et un morceau de bois.
Ne sachant pas travailler cette matière et n'ayant pas de modèle, ils se demandèrent comment ils allaient procéder. La nuit vint, et pendant leur sommeil la Vierge déposa à leur pieds une petite statue noire, la représentant avec son Fils debout dans les bras. Ismérie se convertit et leur demanda de l'emporter. Ils y consentirent. Elle cacha la statue dans ses appartements. La nuit la Vierge lui apparut dans une clarté éblouissante en lui disant qu'elle sauverait les chevaliers.
Ils s'évadèrent et traversèrent le Nil dans une barque. Continuant leur course folle, épuisés, ils finirent pas s'endormir.
Au réveil, Ismérie levée la première ne reconnut pas les bords du Nil. Voyant une petite fontaine et un berger avec son troupeau, elle s'approcha de lui, et lui demanda où elle était. Il lui répondit: A Liance, près du château de Marchais (du mot latin mercasius qui signifie marais), non loin de Laon. Au XVè siècle Liance changea son nom pour celui de Liesse tant Marie comblait de joie les pèlerins par ses faveurs.
La petite troupe voulait continuer son chemin vers le château de Marchais, mais la statue se fit tellement lourde qu'ils restèrent sur place. Voyant dans ce prodige une volonté de Notre-Dame, ils décidèrent de bâtir une chapelle dans ce lieu marécageux.
S'il faut en croire une tradition du XVI° siècle, les chevaliers étaient fils de Guillaume Ier, sire d'Eppes (autrefois Aippes), qui fit une donation à l'abbaye de Saint-Martin de Laon. Ils avaient nom : Jean, Hector et Henri. On les appelle tour à tour les chevaliers d'Eppes, les chevaliers de saint Jean de Jérusalem ou de Malte.
Leur mission terminée, on croit qu'ils retournèrent dans une maison de leur Ordre. Quant à la princesse Ismérie, elle se fit instruire dans la religion chrétienne, adjura le coran, reçut, avec le nom de Marie, le baptême des mains de l'évêque de Laon, Barthélemy de Vir, le 8 septembre 1134.
Elle vécu saintement près de la mère des chevaliers à Marchais, mourut jeune et fut inhumée dans la sanctuaire. [ Le château de Marchais appartient à la Famille de Monaco. C'est là que résidait la mère du Prince Rainier III]
Pour plus de précisions sur les miracles et autres évènements: http://regnum-galliae.over-blog.com/notre-dame-de-liesse.html
Pour les pèlerinages voir le "Diocèse catholique de Soissons"
SAINTE HELENE
Impératrice l'an 328
SAINT AGAPIT ou AGAPET
Martyr en 273
SAINTE CLAIRE de Monte Falco,
vierge vers 1275

