SAINT GEORGES
Saint Georges est vénéré en Orient comme en Occident comme le plus illustre des martyrs, à tel point que les Grecs lui ont longtemps donné le titre de grand martyr. Chez eux il est encore fête d'obligation.
Depuis Constantin à Constantinople, de nombreuses églises ont été construites en son honneur dont une sur le tombeau du saint en Palestine. Les empereurs Justinien et Maurice en firent élever eux aussi sous son invocation à Bizanes dans la petite Arménie (Cilicie) et à Constantinople.
Beaucoup de pèlerins venaient voir les églises de Saint Georges à Constantinople en particulier celle de Manganes à côté du monastère de la Propontide. C'est de là que l'Hellespont ou détroit des Dardanelles a pris le nom de Bras de Saint Georges. Notre saint est particulièrement honoré en Géorgie où il opéra un grand nombre de miracles.
Son culte se répandit en Occident par les pèlerins qui revenaient de Jérusalem. Il était déjà célèbre en France au VIè siècle par Saint Grégoire-de-Tours, Saint Grégoire-le-Grand et Sainte Clotilde qui voulut que l'église du monastère de Chelles fondé par elle portât son nom. Il est dit dans la vie de Saint Droctovée que des reliques de Saint Georges furent déposées à Paris en l'église Saint Vincent, aujourd'hui Saint-Germain-des-Prés.
Les gens de guerre avaient beaucoup de dévotion pour Saint Georges et l'invoquaient lors des batailles, car le saint avait été un grand guerrier. Il est le premier patron de la République de Gênes. Sous les rois normands, les Anglais rapportèrent des croisades une grande dévotion à Saint Georges et l'invoquèrent comme patron de la guerre. Le concile national d'Oxford en 1222 ordonna que sa fête fût de précepte dans toute l'Angleterre. Edouard III plaça sous sa protection l'ordre de la Jarretière qu'il institua en 1330.
Bien que le culte de Saint Georges soit universellement reconnu, nous ne connaissons pas le détail des ses actions. On sait qu'il souffrit à Nicomédie sous Dioclétien le 23 avril 303.
Saint Georges est né en Cappadoce d'une famille aisée. Après la mort de son père, sa mère se retira en Palestine, son pays d'origine, où elle avait de grands biens. Il s'engagea dans l'armée et, estimé de Dioclétien, il devint tribun; mais l'empereur ayant déclaré la guerre à la religion Saint Georges démissionna et se plaignit à l'empereur de la cruauté de ses édits. Il fut arrêté et mis en prison. Restant ferme sur ses positions, le lendemain il fut décapité. Certains prétendent que Saint Georges avait déchiré les édits de l'empereur à l'approche de Pâques de cette année là, le 18 avril. On peut lire certains de ces détails dans le livre de Lactance De la mort des persécuteurs.
La dévotion à Saint Georges vient d'une ressemblance de profession et du fait que les croisés l'invoquèrent avant la bataille d'Antioche où les infidèles furent défaits. Il apparut également à Richard Ier , roi d'Angleterre, avant sa victoire sur les Sarrasins (voir Histoire de Saint Georges par le docteur Heylin).
Notre saint est représenté à cheval avec un dragon à ses pieds pour marquer qu'il a vaincu le démon ainsi désigné dans l'Apocalypse.
SAINT ADALBERT
Evêque de Prague, martyr + 997
SAINT FELIX prêtre
SAINT FORTUNAT
SAINT ACHILEE
Martyrs à Valence en Dauphiné en 212
SAINT GERARD
Evêque de Toul + 994
BIENHEUREUX ALEXANDRE SAULI
Supérieur Général des Barnabites puis évêque d'Aleria et de Pavie + 1592
