SAINT GERVAIS et SAINT PROTAIS
Selon Saint Ambroise, ces deux saints sont les premiers martyrs de Milan qui rendirent la ville célèbre. Ils souffrirent sous Dioclétien. On dit qu'ils étaient les fils de Vital et de Sainte Valérie et qu'il furent martyrisés l'un à Ravenne et l'autre à Milan. Cette dernière ville est devenue célèbre par leur martyre. Leur vie est détaillée dans une lettre que Saint Ambroise envoya à sa soeur Marcelline.
Au IVè siècle, leurs reliques presque oubliées furent redécouvertes et contribuèrent à la délivrance de grands dangers.
L'impératrice Justine, veuve de Valentinien Ier et mère de Valentinien-le-Jeune était une fanatique de l'Arianisme et conjuguait tous ses efforts pour chasser Saint Ambroise de son siège. Nos deux saints intervinrent en faveur de l'évêque de Milan en révélant le lieu de leur sépulture à travers un songe.
Les fidèles voulaient que Saint Ambroise consacre une église appelée depuis Basilique Ambroisienne et connue aujourd'hui sous le nom de Saint Ambroise le Grand, mais le lieu exact des reliques n'était pas encore découvert, car on ignorait que les restes se trouvaient devant la grille du tombeau de Saint Naboret de Saint Félix. Ambroise, qui en avait eu la révélation, fit creuser à cet endroit et l'on trouva deux corps assez grands dont les têtes en étaient séparées. Le fond du tombeau était couvert de sang et tous les os étaient présents.
Un possédé du démon que l'on avait amené auprès du tombeau, pris de convulsions, tomba à l'intérieur. Après une imposition des mains de l'évêque, le démon fut chassé. Cela attestait l'authenticité des reliques.
Les os furent habillés de plusieurs tissus précieux et emmenés à la Basilique de Fauste, dite aujourd'hui de Saint Vital et Saint Agricole. Cette église était située près de celle de Saint Nabor qui maintenant porte le nom de François. Les reliques restèrent exposées pendant deux jours à la vue des fidèles puis furent transférées le 18 juin dans la Basilique Ambroisienne avec beaucoup de solennité et de réjouissances publiques. Durant la procession, un aveugle nommé Sévère, qui avait été boucher, fut guéri. Il était encore en vie en 411 quand Paulin écrivit la vie de Saint Ambroise.
Plusieurs personnes furent guéries en touchant les ossements ou les vêtements qui les habillaient et en particulier les possédés du démon qui, en leur présence, rendaient gloire à Dieu. Après plusieurs jours d'exposition, les reliques furent placées sous un autel côté droit. Des ossements furent distribués ainsi que du sang mêlé à de la pâte et des linges ensanglantés.
Les Ariens de Milan firent tout leur possible pour nier la vérité des miracles. Ce qui fit dire à Saint Ambroise, ils n'ont pas la même foi que nous.
SAINT DEODAT ou DIEU-DONNE
Evêque de Nevers, puis fondateur de l'Abbaye de Saint Dié en Lorraine + 679
SAINT BONIFACE
Religieux Camaldule, archevêque, apôtre de Russie et martyr. + 1009

