SAINT MARON
Maron se retira sur une montagne voisine de la ville de Cyr. Il vivait en solitaire sous une tente de peaux de chèvres. Ayant trouvé dans une retraite un temple d’idoles, il le consacra au vrai Dieu, pour en faire une maison de prières. Sa réputation de sainteté étant acquise, il fut ordonné prêtre en 405. Saint Chrysostome, alors en exil à Cucuse et ayant entendu parler de sa sainteté, lui écrivit une lettre pour se recommander à ses prières.
Pour sa direction spirituelle, il suivait les conseils de Saint Zébin qui surpassait à cette époque tous les solitaires par sa sainte vie. Maron avait pris l’habitude de prier debout. Dans sa vieillesse, il se permit de s’appuyer sur un bâton. Il était peu causant avec ceux qui venaient le voir de peur d’être distrait dans ses prières, mais il les recevait avec bonté et les exhortait à rester avec lui. Cependant, peu voulaient suivre son exemple.
Dieu récompensa Maron par le don de guérison des maladies du corps et des âmes ; mais il avait surtout le talent de porter les autres à la vertu. Il eut un grand nombre de disciples et fonda plusieurs monastères en Syrie. Théodoret voyait cette multitude de moines dans son diocèse comme le fruit de notre saint. Parmi les disciples de Maron, on compte Saint Jacques de Cyr.
Enfin, Dieu rappela notre saint à Lui après une courte maladie. Après sa mort, plusieurs voulurent avoir son corps et ce sont les habitants d’un bourg proche qui l'emportèrent. Ils bâtirent sur son tombeau une grande église qu’ils firent desservir par des moines1. Les Grecs honorent Saint Maron le 14 février, mais les Maronites en célèbrent la fête le 9 du même mois2.
1. Il y avait trois célèbres monastères qui portaient le nom de Saint Maron, l’un au diocèse d’Apamée, l’autre sur l’Oronte entre Apamée et Emèse, le troisième dans la Palmyrène. On ne sait pas exactement dans lequel reposait le corps du saint, mais on pense que c’était dans le second. Celui qui était abbé de ce monastère avait le titre de primat de tous les autres monastères de Syrie, dans les actes du second concile de Constantinople, tenu en 536 sous le patriarche Mennas. Son nom se trouve aussi le premier dans les souscriptions de la lettre commune que les Maronites écrivirent au pape Hormisdas en 517. Saint Charbel Makhlouf (1828-1898), moine libanais était maronite. Il a été canonisé par le pape Paul VI le 9 octobre 1977.
2. Les maronites qui habitent au Liban ont un patriarche catholique et reconnaissent le pape comme le premier pasteur de l’Eglise. Les autres tombèrent dans le schisme des Grecs.
SAINT VALENTIN
Prêtre et martyr vers l’an 270 sous l’empereur Claude II
SAINT CYRILLE et SAINT METHODE
IXè Siècle
SAINT ABRAHAM
Evêque de Carres en Mésopotamie + en 422
SAINT AUXENCE
Ermite en Bithynie + vers 470
SAINT CONRAN
Evêque d’Orkney ou des îles Orcades
SAINT ANTONIN
Abbé de Saint-Agrippin à Surrente ou Sorrento, dans le royaume de Naples + vers l’an 830
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