SAINT GERMAN
et
SAINT RANDAUT
German était le fils d’un riche sénateur de Trèves. Il fut élevé sous l’épiscopat de Modoald, évêque de cette ville. A dix-huit ans, il distribua ses biens aux pauvres et alla se placer sous la conduite de Saint Arnould de Metz qui, après avoir quitté son évêché et sa charge de ministre d’état, qu’il exerçait sous Dagobert, s’était fait ermite près de Romberg ou Remiremont en Lorraine. Le maître, heureux de trouver un disciple plein de ferveur et de perfection, s’intéressa à lui. German, content de son état, invita son frère Numérien à venir le rejoindre. Ils se retirèrent ensuite tous les deux dans le monastère que Saint Romaric venait de fonder sur le conseil de Saint Arnould son ami. La règle qu’on y suivait était celle de Luxeuil ou de Saint Colomban1. German menait une vie sainte dans ce nouvel endroit. Quelque temps après, il changea de lieu pour se rendre au monastère de Luxeuil alors gouverné par Saint Walbert. Ce saint abbé lui confia la conduite des frères qu’il envoya au monastère de Grandel2, fondé par le duc Gondon, l’un des principaux seigneurs de l’Alsace. Notre saint fut encore chargé de gouverner deux autres monastères, celui de Saint-Ursits et celui de Saint-Paul Zuvert ou de l’Isle ; mais il résidait ordinairement à Granfel.
Boniface, qui succéda au duc Gondon, tint une conduite complètement opposée à son prédécesseur. Comme il n’avait aucun respect pour la religion, il ne suivait que son instinct dur et emporté. Tous les jours, il exerçait des violences contre les moines et les pauvres de son duché. Notre saint vivait ces circonstances avec résignation mais bientôt il plaida la cause des pauvres. Cependant Boniface continuait ses exactions au point de leur ravir les moyens de subsister. Un jour qu’il ravageait des terres et pillait des maisons, German alla le trouver afin de lui demander grâce. Boniface fit semblant d’être touché par les remontrances du moine, mais lorsque German retourna à Granfel, il fut attaqué par une troupe de soldats envoyés par Boniface qui le tuèrent à coups de lance avec le Bienheureux Randoald ou Randaut son compagnon, vers l’an 666. On porta leurs corps à Granfel et on les plaça dans une châsse qui a été exposée jusqu’à le prétendue Réforme. Les chanoines de Granfel, qui avaient pris la place des moines, ont été aussi transférés à Telsberg ou Delmont à cause du changement de religion.
1. Ce monastère construit sur un montagne des Vosges comprenait une grande maison pour les femmes et l’autre plus petite pour les hommes. Il est connu aujourd’hui sous le nom de Remiremont. Il a été depuis changé en un chapitre de chanoinesses qui devaient prouver deux cents ans de noblesse pour y être reçues. Elles pouvaient se marier en quittant leurs prébendes, à l’exception de l’abbesse, qui prononçait les vœux solennels de religion.
2. Ce monastère, que l’on appelle aussi Grandvilliers, est situé dans le diocèse de Bâle, il est plus connu sous le nom de Munster-thal.
SAINT SEVERIEN
Evêque de Scythopolis en Palestine, martyr en 452 (v. 2020)
SAINT DANIEL
Prêtre martyr en 344
et
SAINTE VERDA (Rose en chaldaïque)
Vierge et martyre en 344
BIENHEUREUX PEPIN DE LANDEN
+ 640
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