SAINTE GERMAINE COUSIN ou de PIBRAC
Germaine Cousin, fille d’un cultivateur de Pibrac, aux environs de Toulouse, perdit sa mère toute jeune et dès lors, malmenée sans pitié par la seconde femme de son père, ne connut plus que sévices et mauvais traitements. Chargée de la garde du bétail, elle préparait son repas dans l’étable et subissait toutes sortes d’humiliations. Elle mourut abandonnée sur la paille à l’âge de 22 ans, mais dans une résignation admirable, heureuse de porter dans sa chair les souffrances du Seigneur. Quarante-trois ans après sa mort, survenue en 1601, son corps fut retrouvé sans corruption1.
1. . L’histoire a peu de choses à nous dire de sa vie. Ses origines familiales sont imprécises. Née en 1579, à Pibrac, handicapée d’une main et atteinte de tuberculose, elle est inapte à certains travaux agricoles, ce qui la diminue aux yeux de la communauté villageoise.
Germaine, orpheline de mère était pauvre, mal aimée et rejetée. Sa belle-mère la considérait comme sa servante et en fit une gardienne de troupeaux. Elle était très pieuse et faisait preuve d’une grande dévotion envers Marie. Elle aimait participer à la messe matinale, était bonne pour les pauvres et savait parler de Dieu aux enfants des fermes voisines.
Rien ne peut la détourner de la rencontre avec Dieu : ni les intempéries, ni les mises en garde ou menaces. Elle s’efforce d’aimer sa belle-mère et, quand injuriée ou battue, elle n’y parvient pas, elle ne cultive aucune animosité à son égard.
Premier miracle : Le miracle des fleurs (à gauche dans la fresque)
Germaine partage régulièrement du pain noir avec les pauvres. Un jour, sa belle-mère vient la persécuter comme à son habitude, lui demandant ce qu’elle transporte dans son tablier. À la place du pain noir, elle voit des roses en sortir miraculeusement en plein hiver.
Deuxième miracle : Le miracle de la traversée du Courbet (à droite dans la fresque)
Pour aller tous les jours à la messe, Germaine doit traverser le petit ruisseau appelé Courbet mais, un jour, grossi par d’abondantes pluies, le ruisseau est devenu un torrent fougueux. Germaine risque pourtant ce dangereux passage, les eaux s’ouvrent devant la bergère et elle traverse à pied sec à l’aller et au retour. Germaine est obligée de laisser ses moutons sans surveillance alors que les loups sont nombreux dans la forêt voisine. Elle plante alors sa quenouille et, aussitôt, les moutons viennent se ranger autour pour ne plus s’en éloigner tant que dure l’absence de leur maîtresse, tandis que les loups sont de leur côté tenus à distance par une force invisible.
Troisième miracle : Le miracle de la quenouille (dans la fresque, au dessus , à droite)
Épuisée par son mal, les privations, les duretés, le manque d’affection, elle meurt en 1601, seule et sans bruit, sous l’escalier de la bergerie. Elle est enterrée dans l’église de Pibrac, devant l’autel de Notre-Dame. On retrouve son corps intact, 40 ans après, à l’occasion de l’inhumation d’un membre de la famille Cousin. (miracle représenté au milieu de la fresque)
L’Église a béatifié Germaine Cousin en 1854 et l’a déclarée sainte en 1867, reconnaissant qu’elle a su aimer Dieu et ceux qui vivaient auprès d’elle. Orpheline, malade, pauvre, maltraitée par ses proches, elle est la sainte de tous ceux qui souffrent et que la vie malmène d’une manière ou d’une autre.
Depuis quatre siècles, le Seigneur n’a cessé d’accorder sa grâce à ceux qui invoquent la petite bergère de Pibrac.
AR BOB FOUGEON
SAINT VIT ou GUY
SAINT MODESTE
et
SAINTE CRESCENCE
Martyrs au IVè siècle (v. 2020)
SAINT ABRAHAM
Abbé en Auvergne, + en 472
SAINT LANDELIN
Fondateur de Lobes et premier abbé de Crépin en Hainaut, + en 686
SAINT BERNARD DE MENTON
Archidiacre d’Aoste en Piémont, + en 1008
BIENHEUREUX GREGOIRE-LOUIS BARBADIGO
Cardinal, évêque de Padoue, + en 1697
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