SAINT PATIENT
Dieu suscita Patient pendant les calamités qui affligèrent la Gaule durant la cinquième siècle. Ses vertus le firent monter sur le siège de Lyon, peu avant l’année 470, quelque temps après le mort de Saint Eucher. Son zèle ne se limita pas à sa province métropolitaine, mais rayonna dans toute la Gaule.
Il employa ses revenus à construire des églises, à réparer et à embellir les anciennes et à nourrir les pauvres. Saint Sidoine Apollinaire, son ami, assure qu’il avait toutes les vertus épiscopales; l'on ne sait ce que l’on doit admirer le plus en lui, ou son zèle pour la gloire de Dieu, ou sa charité pour les indigents. Il savait comme Saint Ambroise tempérer la sévérité par la douceur, et une intense activité par la prudence.
Ses soins et ses discours convertirent un grand nombre d’hérétiques et attirèrent beaucoup de nouveaux fidèles.
Les Bourguignons, alors maîtres de la ville de Lyon, étaient presque entièrement barbares et de plus, infectés de l’arianisme et du photinianisme. Le saint évêque trouva le moyen de gagner leurs cœurs, d’éclairer leurs esprits et de les convaincre de la vérité.
On lui attribue un des sermons qui porte le nom d’Eusèbe d’Emèse1 en Syrie (le quarante-huitième). C’est une réfutation de l’arianisme et du photinianisme.
Patient engagea un prêtre originaire de Constance qui faisait partie de son clergé à écrire la vie de Saint Germain d’Auxerre, laquelle lui est dédiée. Patient mourut vers l’an 480.
1. Eusèbe était évêque de cette ville sur l’Oronte, et semi-arien. Il vivait vers l’an 340. La plupart des homélies publiées en son nom ont été composées par des évêques gaulois, dans les premiers temps de l’Eglise Gallicane. Plusieurs autres sermons sont attribués à Saint Patient, Le Mire, Papire Massou et Théophile Raynaud.
SAINT PROTE et SAINT HYACINTHE
Martyrs (Archives)
SAINT PAPHNUCE
Evêque dans la Thébaïde (Archives)
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