En langue d’Oc, c’est le « petit Noël ».
Cette tradition méridionale de sonnerie de cloches lancées à la volée (le grand plenum) est restée bien vivante jusqu’au milieu du XXè siècle puis s’est peu à peu perdue avec l’électrification des cloches et la disparition des carillonneurs. Cependant, elle persiste encore en certains lieux. Elle est souvent placée après l’Angélus du soir.
. Le carillonneur faisait souvent appel aux enfants du village ravis de venir sonner et passer aussi un bon moment de rigolade dans le clocher qui leur était habituellement interdit. Pendant la sonnerie, au bas du clocher, vin chaud, crêpes, gâteaux sont apportés, créant une ambiance chaleureuse, préfiguration de la prochaine fête de Noël. Les sonneurs recevaient aussi préalablement une pitance souvent supprimée à cause des abus de boisson constatés ici et là…
En certains lieux, les fidèles se tenaient derrière leurs fenêtres, un cierge allumé à la main, tournés vers le clocher. Quel beau symbole de l’attente et de la lumière qui vient éclairer le monde !
Certains villages ont à coeur de conserver cette tradition.
En ces jours qui précèdent Noël, dans les paroisses qui auraient maintenu cette noble tradition, mettez-vous à l’écoute du « grand balandran » (balandrar = balancer, « branle » des cloches) dont le son court de rue en rue, percute les murs, perçant la nuit froide où tout le monde s’arrête et écoute : il annonce la Bonne Nouvelle.
Cette sonnerie se fait entendre du 17 Décembre au 23 inclus.
LR