à tous
9 février : Sainte Apoline d’Alexandrie
Retable représentant la Vierge et l'Enfant entourés de sainte Apolline et saint Sébastien
Davide Ghirlandaio (1452-1525)
Aujourd'hui je vais vous parler d'un Dixit Dominus de Dom Vivaldi (on lui en connaît trois).
Cette oeuvre magnifique a été identifiée comme étant d’Antonio Vivaldi en 2005 seulement
. Jusque là, la partition conservée à Dresde, était attribuée à un autre compositeur vénitien, nettement plus jeune que Vivaldi, Baldassare Galuppi. Je vous en avais déjà parlé en janvier pour une autre œuvre de notre abbé, le Beatus Vir, qui avait été aussi attribuée à Galuppi. En fait il s’avère qu’une "escroquerie" avait été commise à Venise par une boutique de copistes.
Je résume : à l’époque, très peu de partitions étaient imprimées : trop difficile et trop cher à réaliser. Elles étaient donc recopiées à la main
. Un jour (bien après la mort de Vivaldi) la Cour de Dresde commanda à cette boutique de Venise une quarantaine de partitions de musique sacrée écrite par Galuppi. Comme la boutique n’en avait pas suffisamment, elle n’hésita pas à mettre le nom de Galuppi sur des partitions de Vivaldi, parmi lesquelles le Beatus Vir déjà cité et surtout ce splendide Dixit Dominus. Il a fallu attendre près de 250 ans pour que quelqu’un s’aperçoive enfin de la supercherie. et rende à Antonio Vivaldi ce qui lui appartenait. Un coup de chance : ces partitions n’avaient pas brûlé en 1945 lors des bombardements alliés sur Dresde, comme celles d’Albinoni, par exemple.
Régalez-vous
(désolée, c'est en 3 parties)
Madame Zouave