( avec toutes mes excuses pour la mise en page ...
Je ne
peux pas mieux faire ! )
Mortimer
2 décembre 2012 : 142e anniversaire de la bataille de Loigny
Pour une fois, en 2012, les cérémonies tombaient le 2 décembre, jour anniversaire. Un
hommage civil et militaire fut rendu au Général de Sonis et à tous les soldats morts pour
la patrie. Je n’y ai malheureusement pas assisté cette année, car je suis arrivée trop tard à
Loigny.
PHOTO N°1 : le monument de Sonis
Cet hommage est toujours suivi d’une messe à l’église Saint-Luçain de Loigny, célébrée hier
par Mgr Pansard, évêque de Chartres. Cette messe est un moment très émouvant car on y
évoque le sacrifice des Zouaves Pontificaux menés par leur Colonel, Athanase de Charette ,
sous les ordres du Général de Sonis. On prie pour eux, mais aussi pour tous les soldats
français ET allemands morts lors de cette terrible bataille : 9000 (oui, neuf mille) morts en
une seule journée.
Et comme on est en France, tout s’achève, non par une chanson, mais par un repas convivial
où nous étions très nombreux, avec beaucoup d’enfants (la plupart descendants du Général de
Sonis) et même, un adorable neveu de Gerfaut. Au cours du repas, notre ami Beauceron nous
a régalés par son érudition, et une anecdote très émouvante nous a été racontée que je vous
livre telle que je me la rappelle :
Lors de la bataille de Loigny de très nombreux Volontaires de l’Ouest (ex ZP) furent blessés
ou tués. En face, se trouvaient notamment des Bavarois (catholiques, en grande majorité).
Parmi ces Bavarois se trouvait un médecin, ce qui n’a rien d’étonnant, mais ce qui l’est
plus, c’est que ce médecin bavarois était un ancien Zouave Pontifical. Lorsqu’il s’avança
au milieu des blessés pour essayer de les soigner, il tomba sur un soldat dont il reconnut
immédiatement l’uniforme : celui de Zouave Pontifical, que portaient les Volontaires de
l’Ouest. Cet homme était malheureusement trop grièvement atteint pour être sauvé. Alors
le médecin bavarois resta auprès de lui pendant toute son agonie,le soulageant du mieux
qu’il pouvait, priant avec lui et pour lui. Après sa mort, il fit mettre son corps de côté pour
qu’il soit enterré dans un endroit connu jusqu’à ce que sa famille puisse venir le chercher
(pour la plupart, ce ne fut pas avant le mois de mars 1871) et surtout récupéra tous ses objets
personnels avant qu’ils ne soient volés et les remit à un officier allemand, lui recommandant
expressément de ne les donner qu’à un Zouave Pontifical. Ce qui fut fait. Belle histoire, n’est-
ce pas ?, même si elle est poignante.
PHOTO N° 2 : tombeau de soldats bavarois tombés lors de la bataille de Coulmiers (Loiret) –
9 novembre 1870
Vous comprenez pourquoi, année après année, je retourne à Loigny : c’est un devoir de
mémoire.
Madame Zouave