Vendredi, c’était, paraît-il, la fête de la musique. Eh bien nous, nous fêtons la musique TOUS les dimanches .
Et pour célébrer l'arrivée de l'été, j'ai pensé que de la musique française (baroque, cela va sans dire) s’imposait. J’aurais pu vous faire entendre Lully, Charpentier, Delalande, Campra ou autre Clérambault, mais j’ai préféré choisir un compositeur moins connu, mais qui eut son importance au XVIIIe siècle : Charles-Hubert Gervais.
Né à Paris en 1671, Gervais, contemporain de Rameau, travailla exclusivement pour celui qui fut d’abord duc de Chartres, puis Duc d’Orléans avant de devenir Régent à la mort de Louis XIV en 1714.
Charles-Hubert Gervais gravit tous les échelons de la hiérarchie musicale de la Cour versaillaise jusqu’à ce que le Régent l’appelle en 1723 à l’une des 4 charges de sous-maître de la Chapelle ducale, avec Bernier, Campra et Delalande, jusqu’à ne plus partager qu’avec Campra après la mort de Bernier et de Delalande.
C’est donc à partir de 1723, et ce jusqu’à sa mort à Paris en 1744, que Gervais composa 42 grands motets à grand choeur. Mon choix de motet pour aujourd’hui a été vite fait, car il n’y a qu’un seul enregistrement disponible sur YouTube : In convertendo Dominus (Psaume 125).
Œuvre pour 2 sopranos, alto, ténor et basse, grand chœur à 5 voix (soprano, alto, ténor, baryton, basse), 2 flûtes, 2 violons, alto, violoncelle, et basse continue
Madame Zouave
