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23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 10:06
Epîtres du pape Saint Clément 1

Epîtres du pape Saint Clément 1

SAINT CLEMENT Ier

 

Clément, fils de Faustin, était Romain de naissance mais juif d'extraction de la race de Jacob, comme il le dit lui-même. Il fut converti à la foi par Saint Pierre et Saint Paul. Saint Jérôme lui donne le titre d' homme apostolique. C'était selon Rufin presqu'un apôtre.

 

Clément suivit Saint Paul à Philippes en 62 et fut le compagnon de ses nombreux voyages ainsi que de ses travaux. C'est à Rome, lorsqu'il s'y rendit avec Saint Paul, qu'il fut ordonné évêque par Saint Pierre

 

Il succéda comme pape à Saint Lin et Saint Clet et devint pape en 91. Il siégea neuf ans. Il est l'auteur d'une lettre aux Corinthiens écrite en 96 restée célèbre qui est parvenue jusqu'à nous. Cette lettre a été envoyée aux habitants de Corinthe en révolte contre les prêtres saints et irréprochables.

 

On la plaçait juste après les lectures canoniques et on la lisait dans les églises. Clément écrivit également une deuxième épître aux Corinthiens qui était aussi estimée que la première, puis encore deux autres adressées aux vierges

 

Saint Clément fut martyrisé sous Trajan en l'an 100. L'empereur Louis-le-Débonnaire fonda en 872 l'abbaye de Cava dans les Abruzzes et l'enrichit de reliques de Saint Clément. Il y a également des reliques de Saint Clément dans l'église Saint Marcel, Saint Séverin et au Val e Grâce à Paris. Il est le titulaire de Saint Marcel et le second patron de Saint Séverin.

 

SAINT AMPHILOQUE

Evêque d'Icône en Lycaonie (Konya en Turquie) + 373

 

SAINT TROND

Prêtre à Hesbaye en Brabant + 693

 

SAINT DANIEL

Evêque au Pays de Galles + 545

 

 

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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 10:10

PRESENTATION DE LA SAINTE VIERGE AU TEMPLE

Présentation de la Sainte Vierge

Présentation de la Sainte Vierge

PRESENTATION DE LA SAINTE VIERGE AU TEMPLE

 

Les trois fêtes de la Nativité de la Sainte Vierge, du Saint nom de Marie et de sa Présentation sont l'écho, dans le cercle marial, des trois premières fêtes du cycle christologique: Noël, le Saint nom de Jésus, la présentation de Jésus au Temple. L'offrande de la Sainte Vierge au Temple ne fait qu'un avec celle de Jésus; que la nôtre se joigne aussi à la leur.

 

SAINT GELASE

pape + 496

 

SAINT COLOMBAN

Abbé + 615

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20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 10:12

SAINT EDMOND

Saint Edmond

Saint Edmond

SAINT EDMOND

 

Depuis Egbert, c'est à dire depuis 802, les rois des Saxons-Occidentaux étaient monarques de toute l'Angleterre. Edmond fut couronné à Noël 855 au château de Burum sur la Stour  (Bures), par Saint Humbert, évêque des Est-Angles. Ce dernier fut martyrisé en même temps qu' Edmond par les Danois en 870.

On bâtit une église en bois sur sa sépulture, où l'on constata plusieurs miracles. En 920, la crainte des Barbares fit transporter les reliques à Londres dans l'église de Saint Grégoire puis ensuite à Saint Edmondsbury.

L'église en bois subsista jusqu'au roi Knute ou Canut qui fit bâtir, pour les reliques de Saint Edmond, une abbaye et une église en 1020,  magnifique et aussi grande qu'une ville. Ce dernier détail a été rapporté par Leland, chargé par Henri VIII de faire le recensement des églises d'Angleterre.

 

SAINTE MAYENCE ou MAXANCE

Vierge et martyre en Beauvaisis. Originaire d'Ecosse, elle vécut dans l'Oise et le culte de ses reliques a donné naissance à la ville de Pont-Sainte-Maxance au diocèse de Beauvais.

 

SAINT SYLVESTRE

Evêque de Chalon-sur-Saône. 490

 

SAINT BERNWARD ou BERNARD

Evêque de Hildesheim en Basse-Saxe. + 1021

 

SAINT FELIX DE VALOIS

Collègue de Saint Jean-de-Matha, instituteur de l'Ordre de la Sainte Trinité pour le rédemption des captifs. + 1212

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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 10:10

SAINTE ELISABETH DE HONGRIE

Sainte Elisabeth de Hongrie

Sainte Elisabeth de Hongrie

SAINTE ELISABETH DE HONGRIE

 

Fille d'André II, roi de Hongrie, et mariée au duc Louis IV de Thuringe, veuve à 20 ans avec trois enfants, morte à 24 ans, Sainte Elisabeth est restée célèbre par sa bonté et son inépuisable charité envers les pauvres et les malades. Abandonnée à elle-même, sans ressources, après la mort de son mari, elle offrit ses services à un hôpital pour soigner les lépreux. Elle mourut le 16 novembre 1231. Elle était tertiaire de Saint François.

 

SAINT PONTIEN

Pape et martyr +235

 

SAINT BARLAAM

Martyr durant la première persécution de Dioclétien.

 

SAINT PATROCLE

Reclus en Berry +577

 

SAINT JACQUES

Ermite en Berry + 865

IO

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 10:05
Sainte Rose-Philippine. Evangélisation des indiens Patawatomi.
Sainte Rose-Philippine. Evangélisation des indiens Patawatomi.

Sainte Rose-Philippine. Evangélisation des indiens Patawatomi.

Autel de Sainte Rose-Philippine. Collégiale Saint André. Grenoble

Autel de Sainte Rose-Philippine. Collégiale Saint André. Grenoble

SAINTE ROSE-PHILIPPINE DUCHESNE*

 

Née le 29 août à Grenoble et décédée le 18 novembre 1852 à Saint Charles du Missouri, elle a été canonisée par le pape Jean-Paul II le 3 août 1988 à Rome.

 

Son Eminence le Cardinal Raymond Burke, archevêque de Saint Louis du Missouri, a en personne intronisé une relique de Sainte Rose-Philippine en la collégiale Saint André de Grenoble, où une chapelle lui a été consacrée.

 

Cette cérémonie s'est déroulée le 12 novembre 2011 en présence de Monseigneur Guy de Kérimel évêque de Grenoble et du chanoine Jean-Paul Trézières (ICRSP) desservant de la collégiale1.

 

* Voir la vie complète de Sainte Rose-Philippine sur wikipedia et la cérémonie d'intronisation sur le site: Collégiale Saint André: Sainte Philippine Duchesne.

 

1. Cérémonies en rite traditionnel.

 

DEDICACE DES BASILIQUES SAINT PIERRE et SAINT PAUL à Rome.

 

L'Eglise entière fête aujourd'hui la dédicace des deux grandes basiliques romaines de Saint-Pierre-du-Vatican et de Saint-Paul-hors-les-murs.

 

La basilique Saint-Pierre s'élève sur le tombeau du prince des apôtres, non loin du cirque de Néron où il fut exécuté.

 

Des fouilles récentes ont fait la preuve que la basilique actuelle, qui, au XVIIè siècle, a remplacé l'antique basilique constantinienne, a été construite comme elle sur la tombe de Saint Pierre

 

. Elle fut consacrée par Urbain VIII le 18 novembre 1626. La basilique Saint-Paul, située à l'autre extrémité de la ville, est également construite sur le tombeau de l'apôtre.

 

Presque complètement détruite par un incendie en 1823, elle fut reconstruite avec magnificence par Grégoire XVI et Pie IX, et consacrée par ce dernier le 10 décembre 1854.

 

  On a cependant maintenu la célébration anniversaire des deux dédicaces à la date du 18 novembre.

 

 

SAINT ALPHEE, SAINT ZACHEE, SAINT ROMAIN et SAINT BARULAS

Martyrs, la dix-neuvième année du règne de Dioclétien

 

SAINT ODON

Abbé de Cluny + 942

 

SAINTE HILDE

Abbesse en Angleterre + 680

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 10:37
Saint Grégoire arrête la crue avec son bâton

Saint Grégoire arrête la crue avec son bâton

SAINT GREGOIRE THAUMATURGE

 

Théodore, appelé depuis Grégoire, est surnommé le thaumaturge à cause de ses miracles.

Il est né à Néocésarée dans le royaume du Pont (le Pont-Euxin, aujourd'hui, la Mer Noire. Néocésarée, aujourd'hui Niksar en Turquie). Ses parents étaient païens. Dès la mort de son père il commença  à l'âge de quatorze ans, à découvrir des faiblesses dans l'idolâtrie, et au fur et à mesure de son instruction, il douta de plus en plus, et reconnaissait que le Dieu unique des chrétiens devait être la vérité.

Malgré tout, sa mère lui fit continuer le cursus que son père avait tracé, c'est à dire le barreau, où l'art oratoire était nécessaire. Il accumula les succès en rhétorique, et il était à prévoir qu'il serait certainement un des plus grands orateurs de son siècle. Il apprit le latin et le droit romain.

La soeur de Grégoire, épouse du gouverneur de Césarée, le fit venir en cette ville avec son frère Athénodore, qui fut par la suite évêque.

En l'an 231, les deux frères se rendirent à Béryte (Beyrouth) dans une école de droit romain puis revinrent à Césarée. Origène y tenait une école réputée, et reconnaissant l'intelligence des deux frères, il les instruisit dans la connaissance du bien, de la philosophie, dans le sens de la sagesse.

Devant un maître tel qu'Origène les deux frères  oublièrent leur patrie et les buts qu'ils s'étaient fixés au départ.

Origène, après des cours magistraux sur les différents aspect de la philosophie, leur apprit la philosophie naturelle qui expose la puissance et la sagesse infinie de Dieu, raisons pour lesquelles on adore Dieu dans l'œuvre admirable de la Création. Puis vinrent les mathématiques et l'astronomie. Le but d'Origène était d'élever ses disciples à la recherche de la vérité à travers la morale qui les porterait nécessairement à la vertu et à la théologie.

Grégoire et Athénodore, frappés par la lumière, voulaient tout abandonner pour ne plus s'occuper que de Dieu. Mais la persécution de Maximien dispersa tout le monde. Origène quitta Césarée en 235 et Grégoire se retira à Alexandrie pour continuer son enseignement. Des étudiants jaloux, alors qu'il était en pleine discussion avec des amis, lui envoyèrent une prostituée  qui demanda à Grégoire de lui payer ce qu'il lui devait. Ses amis furent indignés, mais Grégoire dit qu'il fallait lui donner ce qu'elle demandait. A peine avait-elle reçu la somme demandée, la femme fut  possédée du démon, se roulant par terre, poussant des hurlements, la bouche pleine d'écume,  s'arrachant les cheveux. Grégoire invoqua le ciel en sa faveur, la femme fut délivrée sur le champ.

La persécution ayant cessé, Grégoire retourna auprès d'Origène avec qui il passa encore cinq ans. A son départ, Grégoire prononça un discours élogieux sur Origène, affirmant que son enseignement était clair sur la divinité du Verbe, le péché originel et d'autres dogmes.

Ensuite Grégoire retourna au Pont où il fut vite remarqué par Phédine, archevêque d'Amarée. Ce dernier voulait le nommer évêque de Néocésarée. Grégoire commença par s'enfuir, puis au bout de quelque temps revint au Pont et accepta l'onction épiscopale.

Grégoire eut une vision de la Sainte Vierge qui lui expliqua, selon le dire de Saint Grégoire de Nysse, le mystère de la Sainte Trinité. Aussitôt il écrivit le récit complet de cette vision et la mit dans les instructions de son Eglise qui sera toujours préservée de l'hérésie des Ariens et semi-Ariens

La ville de Néocésarée était corrompue, superstitieuse et idolâtre. Grégoire mit tout en œuvre pour la purifier. Il réussit,  grâce à ses miracles.

Un jour, s'arrêtant dans un temple païen et y restant la nuit en prières, il en chassa les démons. Il garda ce pouvoir tout au long de sa vie. Une autre fois, à la demande d'un prêtre païen, il déplaça des blocs de pierre… C'est ainsi que le peuple de Néocésarée, au vu de ses miracles, se décida à écouter Grégoire et à se convertir. Grégoire commanda même aux eaux du fleuve Lycus qui inondait régulièrement les cultures, de ne pas dépasser une certaine borne que le fleuve ne franchit plus jamais. Bien d'autres miracles sont les faits de Grégoire et un livre pourrait en être rempli...

Saint Grégoire le thaumaturge mourut en 270 ou 271 un 17 novembre. S'informant avant de mourir s'il y avait encore des païens dans sa ville, il lui fut répondu qu'il n'en restait que dix-sept. Il demanda leur conversion, et voulut aussi qu'aucun lieu ne porte son nom et que sa sépulture soit ordinaire.

 

SAINT DENYS

Evêque d'Alexandrie + 265

 

SAINT AGNAN

Evêque d'Orléans + 453

 

SAINT GREGOIRE

Evêque de Tours + 595

 

SAINT HUGUES

Evêque de Lincoln en Angleterre

 

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16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 07:11
Saint Edmond Rich, archevêque de Cantorbéry.

Saint Edmond Rich, archevêque de Cantorbéry.

Châsse de Saint Edond

Châsse de Saint Edond

SAINT EDMOND

 

Edmond Rich était le fils de Raymond Rich et de Mabile. Fils de marchand, il est né à Abingdon dans le Berkshire.

 

De parents très chrétiens, Edmond fut vite familiarisé avec la pratique de la religion. Il fit ses études à Oxford, puis fut envoyé à Paris avec son frère Robert pour les achever.

 

Sa mère à l'agonie le fit revenir en Angleterre et lui demanda de s'occuper de ses frères et soeurs. Ces dernières voulant entrer en religion, il leur choisit le couvent des Bénédictines de Catesby dans le Northampton, puis retourna à Paris continuer ses études.

 

Tous les jours, il assistait à l'office de nuit dans l'église de Saint Merri et entendait la messe tous les matins. Il venait souvent au secours des étudiants pauvres qui étaient malades, allant parfois passer plusieurs semaines avec eux jusqu'à leur guérison complète.

 

Edmond était très sévère avec lui-même, portant un cilice et les mêmes habits toute l'année. Il dormait rarement dans son lit, mais souvent par terre ou carrément dans la rue.

 

Ses études terminées avec le titre de Maître-ès-arts, il enseigna les mathématiques. Une nuit,  sa mère, au cours d'une vision, lui conseilla d'orienter sa vie vers la théologie. Il suivit son avis et fut bientôt reçu docteur dans cette nouvelle discipline.

 

Professeur, il expliquait l'Ecriture Sainte. Il fut ordonné prêtre et se mit à prêcher avec tant de talent qu'il suscita de nombreuses vocations parmi ses élèves dont certains entrèrent à l'abbaye de Cîteaux. Parmi eux, Etienne qui, par la suite sera abbé de Clairvaux et qui fondera le Collège des Bernardins à Paris. 

 

Edmond, de retour en Angleterre se fixa à Oxford et y resta de 1219 à 1226. Il y enseigna la logique d'Aristote, sans que cela ne l'empêche de continuer à prêcher dans les autres provinces comme Gloucester et Worcester. Il accepta le canonicat de la cathédrale de Salisbury, mais en distribua les revenus aux pauvres.

 

Peu de temps après, le pape le désigna pour prêcher la croisade contre les Sarrasins dans les provinces où il était habitué à le faire. Un jour qu'il prêchait en plein air, un orage violent tomba sur la ville, tout en épargnant Edmond et ceux qui l'écoutaient. Il réussit à ramener à la pratique de la religion Guillaume-longue-épée, comte de Salisbury qui menait une vie dissolue. 

 

Le pape Grégoire IX le nomma au Siège de Cantorbéry et le chapitre de cette église l'élut à l'unanimité, le roi Henri III ayant donné son consentement. Edmond, ignorant ces événements, voulut refuser, mais l'évêque de Salisbury réussit à le convaincre d'accepter. Il fut sacré le 2 avril 1234.

 

Il gouverna avec zèle et vint à bout des abus en publiant ses Constituttions divisées en trente-six canons. Mais la corruption était telle qu'une partie de son clergé se déclara contre lui, l'accusant d'être trop scrupuleux, ce qui au yeux de tous, était une faiblesse, voir un vice contraire à la perfection, car empreint de faiblesse.

 

Edmond était loin d'être faible, mais il préférait être persécuté que de tolérer des abus et se montrer complaisant vis à vis du relâchement des moeurs.

 

Le roi Henri III, ruiné par une mauvaise gestion du trésor, accapara  plusieurs revenus d'évêchés qu'il laissait volontairement vacants. Edmond en référa au pape, mais le roi ne tint pas compte des avis du pape ni de ceux d'Edmond. Alors ce dernier pour protester passa en France où il fut reçu par Saint Louis. De Paris, Edmond se rendit à l'abbaye de Pontigny, de l'Ordre de Cîteaux, dans le diocèse d'Auxerre où avaient été reçus par le passé Saint Thomas et Etienne Langton.

 

Allant prêcher dans les villages, sa santé commença à se dégrader. Les médecins lui dirent qu'il devait changer d'air. Alors il se rendit à leur avis et passa chez les chanoines réguliers de Soissy (Soisy-sous-Montmorency)  près de Provins en Champagne. Devant la tristesse des moines de Pontigny, il leur assura qu'il reviendrait chez eux à la fête de Saint Edmond martyr. Il entendait par là que son corps serait reporté à Pontigny, ce que l'événement justifia.

 

Comme sa maladie s'aggravait, il reçut le Saint Viatique, puis le lendemain l'Extrême-onction. Il expira à Soissy le 16 novembre 1242, ayant été huit ans archevêque de Cantorbéry. On enterra ses entrailles à Provins et son corps à Pontigny. Plusieurs guérisons miraculeuses eurent lieu et Innocent IV le canonisa en 1247.

 

L'année suivante, on fit solennellement la translation de ses reliques en présence de Saint Louis, de la reine Blanche, des princes ses frères, des princesses, d'un légat du Saint Siège, et de plusieurs évêques et abbés.

 

Les reliques sont toujours à Pontigny, qui a prit le nom de Saint Edmond de Pontigny.

 

L'abbatiale de Pontigny est la plus grande église cistercienne du monde.

 

Elle est la cathédrale de la Mission de France.

 

 

SAINT EUCHER

Evêque de Lyon en 441 

SAINT EDMOND ou EDME

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15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 10:10
Sainte Gertrude

Sainte Gertrude

SAINTE GERTRUDE

 

A ne pas confondre avec Sainte Gertrude de Helfta dite la Grande.

 

Gertrude est née à Eisleben ou Islèbe au comté de Mansfeld en Haute-Saxe. Elle était la soeur de Sainte Mechtilde. Elle fut placée jeune chez les Bénédictines de Rodersdort, elle y prit l'habit et devint abbesse en 1294. L'année suivante, elle se chargea du monastère de Heldefs où elle résida par la suite. Comme beaucoup de religieux et religieuses, elle avait appris le latin et écrivait couramment dans cette langue; mais ce fut la prière et la contemplation qui composèrent la majeure partie de sa vie, à tel point que lorsqu'elle parlait de la Passion et de l'Eucharistie, les larmes  coulaient sur ses joues.

Sur sa vie de renoncement et de contemplation, elle a écrit un livre,  Révélations, récit de ses communications avec Dieu. Cet ouvrage, après celui de Sainte Thérèse, est le plus utile aux contemplatifs. Son œuvre a été rééditée plusieurs fois au cours des siècles.

Sainte Gertrude mourut en 1334, après avoir été abbesse pendant quarante ans. Il y a un office en son honneur dans le bréviaire romain. Le Lipsanographia ou catalogue des reliques qui se gardent dans la palais électoral de Brunswick-Lunebourg (1713) fait mention de la belle châsse qui renferme celles de Sainte Gertrude.

 

SAINT MALO ou MACLOU

Evêque d'Aleth en Bretagne. Il se retira dans une île de Basse-Bretagne devenue aujourd'hui la ville de Saint Malo. Ses reliques se trouvent en partie dans cette ville mais aussi à Rouen en l'église Saint Maclou. + 565

 

SAINT EUGENE

Martyr, disciple de Saint Denis évêque de Paris.

 

SAINT LEONCE II

Evêque de Bordeaux + 565

 

SAINT PAVIN

Abbé dans le Maine. Fin VIè siècle.

 

SAINT DIDIER ou GERY

Evêque de Cahors + 654

 

SAINT LEOPOLD IV

Marquis d'Autriche + 1136

 

SAINT ALBERT LE GRAND

Evêque, confesseur et docteur. Canonisé par Pie XI en 1931. + 1280

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 08:26
Saint Laurent de Dublin

Saint Laurent de Dublin

SAINT LAURENT O'TOOLE

 

Laurent était le plus jeune fils de Maurice O'Tuathaile, puissant prince de la province de Leinster en Irlande.

 

Suite à des querelles entre princes, à l'âge de dix ans, Laurent fut donné en otage à Dermith roi de Méath. La maltraitance dont il fut l'objet venant aux oreilles de son père, ce dernier demanda à Méath que l'enfant fut confié à l'évêque de Glendenoch. L'évêque fit l'instruction religieuse de l'enfant pendant deux ans.

 

Maurice désirait que l'un de ses quatre fils se consacre à Dieu. Il en parla à l'évêque devant Laurent  qui ne souhaitait autre chose que d'embrasser la vie religieuse. Alors le père prenant la main de son fils le remit à l'évêque après l'avoir mis sous la protection de saint Coëmgen. Ce saint avait fondé le monastère de Glendenoch et était la patron du diocèse.

 

Alors que Laurent avait vingt-cinq ans, l'évêque de Glendenoch,

 qui était en même temps abbé du monastère, fut rappelé auprès du Seigneur.

 

Laurent fut élu abbé mais ne voulut pas accepter l'épiscopat, alléguant que pour être évêque il fallait avoir au moins trente ans.

 

Il gouvernait son monastère avec douceur et sagesse et subvint aux nécessités des pauvres atteints par un famine qui dura quatre mois.

 

Cependant, Grégoire archevêque de Dublin, vint à mourir, et on lui donna comme successeur Laurent qui ne pouvait plus alléguer de défaut de l'âge puisqu'il avait trente ans. Il fut sacré par Gélase archevêque d'Armagh.

 

Laurent réforma en premier les moeurs du clergé. Sa cathédrale de la Sainte Trinité, desservie par des chanoines séculiers, engagea ces derniers en 1163 à devenir réguliers selon les règles de l'abbaye d'Arrouaise fondée dans le diocèse d'Arras.

 

Ces chanoines réguliers subsistèrent jusqu'à ce qu'Henri VIII changeât la communauté en chapitre. 

 

Laurent lui-même suivait la règle des chanoines et en dehors de ses fonctions d'évêque, il en portait l'habit. Il menait une vie austère et retirée, et s'isolait souvent dans une grotte.

 

De grands troubles agitaient les princes d'Irlande, qui non contents de sa battre entre eux, firent appel aux anglais pour liquider leurs querelles. C'est ainsi que Waterford débarqua sur l'île et en conquit une grande partie. Avec l'aide du prince Strongbow qui l'avait appelé, Waterford mit Dublin à feu et à sang. Laurent et son clergé s'occupaient des pauvres victimes de cette guerre dévastatrice.

 

Quelque temps après, Laurent se rendit en Angleterre pour les affaires de son diocèse. A son arrivée, il alla trouver le roi à Cantorbéry puis les moines de Crist'schurch qui lui demandèrent de chanter la messe. Ensuite, il se recueillit devant la châsse de Saint Thomas de Cantorbéry. Le lendemain, comme il se rendait à l'autel, un fou lui assena un coup violent sur la tête qui le fit tomber par terre.

 

Ce fou voulait le tuer pour en faire un martyr comme Saint Thomas ! Laurent demandant de l'eau bénite pour soigner sa plaie d'où le sang coulait abondamment, s'en tamponna le crâne : le sang s'arrêta de couler immédiatement. L'auteur qui rapporte ce fait dit qu'après la mort de Laurent on constata qu'il avait une fracture du crâne.

 

Laurent assista à Rome au troisième concile de Latran convoqué par Alexandre III. Il fut nommé légat du Saint-Siège pour toute l'Irlande. De retour  dans son pays, il eut à faire face à une famine qui dura quatre ans et à de nombreuses querelles princières. Il en vint à bout en faisant appel plusieurs fois au roi d'Angleterre comme arbitre. Ce dernier se trouvant en Normandie, Laurent s'y rendit pour la énième fois et obtint enfin son appui.

 

Au retour, il s'arrêta à Eu chez les chanoines réguliers qui dépendaient de l'abbaye Saint Victor de Paris. Le saint annonça en arrivant: C'est là le lieu de mon repos pour toujours, j'y demeurerai, parce que je l'ai choisi. Il mourut muni des derniers sacrements le 14 novembre 1181. Honorius le canonisa en 1226

 

La châsse qui le renferme se trouve toujours dans l'abbaye  Notre Dame d'Eu au dessus du maître-autel. Elle porte maintenant le nom de Notre-Dame et Saint Laurent d'Eu.

 

 

SAINT DUBRICE

Evêque en Angleterre en 495

 

 

SAINT RUF

Premier évêque d'Avignon IIIè siècle

 

 

SAINT SAENS

Abbé au Pays de Caux en Normandie + vers 689

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 10:10
Saint Hommebon surmontant la Maison de la Chaloupe d'Or ou Maison des Tailleurs

Saint Hommebon surmontant la Maison de la Chaloupe d'Or ou Maison des Tailleurs

Escalier des Feuillants à Lyon

Escalier des Feuillants à Lyon

SAINT HOMMEBON

 

Il était le fils d'un marchand natif de Crémone, nommé Tucinge.

 

A son baptême il reçut le nom de Homobonus.

 

Son nom eut peut-être de l'influence sur sa vie. Succédant à son père dans le commerce, il fut toute sa vie un homme bon. Il pratiquait la prière quotidienne, l'abstinence et la mortification.

 

Les malheureux étaient souvent secourus par lui, et ses aumônes étaient pratiquement sans fin. Sa femme lui reprochait même d'être trop généreux. Ayant fait plus que fructifier l'affaire de son père, il était à la tête d'une véritable fortune.

 

Bientôt l'on put constater que, s'il faisait la charité, celle-ci était souvent accompagnée de miracles. Tous les jours il assistait à Matines et à la grand'messe. Les dimanches et jours fériés étaient entièrement consacrés à Dieu.

 

Pour le récompenser de ses vertus, Notre-Seigneur allait bientôt le rappeler à lui. 

 

Le 13 novembre 1197, il assistait comme d'habitude à Matines et ensuite à la messe. Au moment où le prêtre dit: Gloria in excelcis, se trouvant à genoux et mettant les bras en croix, il tomba le visage contre terre. Certains crurent à une inclinaison due à la dévotion, mais voyant qu'il ne se relevait pas, on constata qu'il était mort.

 

Sicard, évêque de Crémone alla voir la pape Innocent III pour demander sa canonisation. Ce dernier le mit au nombre des saints et publia sa bulle en 1198. En 1356 le corps de notre saint fut transféré dans la cathédrale de Crémone et son chef dans l'église de Saint Gilles.

 

La confrérie des négociants de la ville de Lyon, établie dans l'église des Feuillants, a choisi le même saint pour patron1.

 

A Rome l'église San Omobono lui est dédiée. 

 

1. En 1791 le domaine est vendu comme bien national. L’église devient un oratoire dédié à saint Polycarpe et est détruite sous l’Empire pour ouvrir la rue De Thou. Il ne reste que l'escalier des Feuillants qui menait au couvent, sur les pentes de la Croix-Rousse. D'une hauteur de 22 m., il est situé au 5-7 Petite rue des Feuillants.

 

SAINT GENDULFE

Evêque au diocèse de Paris

 

SAINT MERRE ou MITRE

Martyr à Aix-en-Provence, sous dioclétien

 

SAINT BRICE

Evêque de Tours + 444

 

SAINT ABBON

Abbé de Fleury, martyr en Gascogne + 1004

 

SAINT DIDACE

Religieux de Saint François + 1463

 

SAINT STANISLAS KOSTKA

Novice de la Compagnie de Jésus + 1568

 

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12 novembre 2019 2 12 /11 /novembre /2019 16:55
Saint Martin premier, pape.

Saint Martin premier, pape.

SAINT MARTIN 1er

 

Martin est né à Todi en Toscane.

 

Le pape Théodore qui le remarqua par son savoir l'envoya à Constantinople en qualité d'apocrisiaire de nonce. Il lutta avec zèle contre la monothélisme.

 

A la mort de Theodore, Martin fut élu comme son successeur. Un mois après son élection, il tint un concile de cinq-cent-cinq évêques en l'église de Latran, contre les monothélites. Ils condamnèrent les chefs hérétiques qui occupaient le Siège de Constantinople: Sergius, Pyrrhus et Paul. L'Ectèse d'Héraclius et le Type de Constant y furent condamnés. L'Ectèse était favorable à hérésie et le Type imposait le silence sur deux actes de Jésus-Christ. 

 

Olympius, chambellan de l'empereur Constant, fut envoyé en Italie avec mission de tuer le pape Martin, mais il ne put arriver à ses fins. Constant ne s'arrêta pas à cet échec et envoya de nouveaux assassins en la personne de l'exarque Théodore Calliope et un adjoint, Théodore Pellurus, un de ses chambellans. Ces deux envoyés de Constant, accompagnés d'une armée, arrivèrent à Rome le 15 juin 653.

 

 Malade, le pape  restait dans l'église du Latran. Il envoya une délégation vers les deux Théodore; mais ces derniers informés que le pape n'était pas présent, ni ce jour là, ni le lendemain, demandèrent à le saluer. Cependant, avant d'y aller, ils voulaient s'assurer que le pape ne cachait pas d'armes.

 

Il leur fut permis de chercher d'éventuelles armes, mais ils n'en trouvèrent pas. Une demi-heure après, les soldats de Théodore arrêtèrent le pape et montrèrent au clergé un rescrit de l'empereur Constant qui disait que le pape Martin était indigne de la papauté. Par ruse, voyant tout le clergé favorable au pape, Théodore Calliope fit semblant d'être d'accord avec eux.

 

Le pape fut mené de son église dans son palais, d'où le 18 juin, à minuit, on l'embarqua pour Constantinople. Au bout de trois mois, il aborda à l'île de Naxos où il resta bien gardé pendant un an. Il y contracta la dysenterie et ne pouvait se nourrir que difficilement. Les habitant de l'île lui apportaient de la nourriture, mais les soldats refusaient toute aide de la population et maltraitaient tous ceux qui voulaient du bien au pape.

 

Enfin, Martin repartit pour arriver à Constantinople le 17 septembre 654 où il fut mis en prison pendant trois mois.

 

Malade, affaiblit par la mauvaise nourriture, le pape comparut le 17 décembre à la chambre du sacellaire ou trésorier,en présence du sénat. De là, on le transporta sur la terrasse, où l'empereur pouvait le voir, et on le dépouilla des marques de la dignité épiscopale. Alors Saint Martin déclara: Saisissez-vous de moi, et mettez-moi en pièces sur le champ.

 

Les officiers lui arrachèrent son pallium. Ils ne lui laissèrent que sa tunique déchirée de haut en bas, laissant voir sa nudité. On lui mit un carcan autour du cou, et on le promena enchaîné à son geôlier, avec un bourreau armé d'un glaive, le précédant. Ce qui laisse sous entendre que Saint Martin était condamné à mort.

 

Du prétoire, il fut enfermé dans la prison des malfaiteurs, puis dans celle de Diomède. A chaque transfert, son corps était marqué de meurtrissures de plus en plus nombreuses. Il pensait mourir tant par ses blessures que par le froid. En attendant, seul, et abandonné de tous, sauf d'un jeune clerc qui l'avait suivi, on lui enleva les fers, mais il resta toujours enchaîné à son geôlier.

 

L'empereur Constant alla voir Paul, qui demanda la grâce du pape, mais il n'y eut pas de réponse de la part de l'empereur et Paul mourut peu de temps après sans rentrer au sein de l'Eglise.

 

Saint Martin resta encore trois mois dans la prison de Diomède, jusqu'en mars 655, puis  fut banni et exilé dans la Chersonèse Taurique (aujourd'hui la Crimée) où il arriva le 15 mai. Il y régnait une grande famine. Le pape, dans une lettre, précisait que tous les habitants meurent de faim et sont idolâtres, et qu'ils n'ont même pas la compassion naturelle que l'on trouve chez les Barbares.

 

Les seules embarcations que l'on voit viennent chercher du sel, et un morceau de pain coûte une petite fortune. Si les habitants de Rome ne peuvent me venir en aide, alors j'espère en la miséricorde du Seigneur pour qu'il mette fin à ma vie.

 

Les prières du pape furent exaucées, car il mourut le 16 septembre 655 après avoir été sur le Siège de Saint Pierre pendant six mois et vingt-deux jours. Il fut enterré dans l'église de la Sainte Vierge près de Chersonèse. Par la suite,ses reliques furent transférées à Rome et déposées dans l'église dédiée sous l'invocation de Saint Martin de Tours.

 

Les Grecs le fêtent le 14 avril et les Latins le 12 novembre, jour de la translation de ses reliques.

 

SAINT NIL

Anachorète début du Vè siècle, sous le règne de l'empereur Marcien.

 

SAINT RENE

Patron d'Angers

 

SAINT EMILIEN ou MILHAN de la Cogolle

Curé, et Solitaire en Espagne + vers 574

 

SAINT LIVIN

Patron de Gand, martyr +659

 

SAINT PATERNE

Moine de Saint-Pierre-Le-Vif, martyr + vers726

 

SAINT LEBWIN

Patron de Deventer VIIIè siècle.

 

SAINT MACAIRE

Evêque en Ecosse vers 787

 

SAINT JOSAPHAT

Archevêque de Poloczk en Lithuanie, martyr + 1623

 

 

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11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 10:10
Saint Martin, évêque de Tours

Saint Martin, évêque de Tours

SAINT MARTIN

 

Saint Martin, évêque de Tours, est un des saints les plus populaires de France. On y compte plus de 4000 églises paroissiales et près de 500 localités qui portent son nom. Il était d'une famille païenne de Pannonie (Autriche-Hongrie) et s'était enrôlé dans l'armée.

 

Baptisé à 18 ans, il se fit ermite, s'initia à la vie monastique en Orient, puis vint en Gaule où, encouragé par Saint Hilaire, il fonda en 350 le monastère de Ligugé près de Poitiers. Plus tard, devenu évêque de Tours, il fonda un second monastère à Marmoutier, non loin de sa ville épiscopale.

 

Son activité d'évêque eut un rayonnement extraordinaire; apôtre infatigable, il acheva d'extirper des campagnes un paganisme tenace tout empreint de superstitions. C'est à bon droit qu'on le considère comme l'apôtre des Gaules. Saint Martin mourut à Candes, près de Tours, en 397.

 

 

SAINT MENNE

Martyr en 304

 

 

SAINT VERAN ou VRAIN

Evêque de Cavaillon, fin VIè siècle.

 

 

SAINT EVODE ou VOZY

Evêque du Puy

 

 

SAINT THEODORE STUDITE

Abbé à Constantinople. + 826

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10 novembre 2019 7 10 /11 /novembre /2019 09:51
Eglise de Saint André Avellin, Quebec.

Eglise de Saint André Avellin, Quebec.

SAINT ANDRE AVELLIN

 

Lancelot est né en 1521 à Castronuovo au royaume de Naples. Comme il souhaitait entrer en religion, ses parents l'envoyèrent à Naples faire son droit civil et ecclésiastique. Ses études terminées, il fut reçu docteur et ordonné prêtre.

 

Ayant plaidé plusieurs fois des causes à la cour ecclésiastique, il trouva que cet emploi ne lui laissait pas assez de temps pour la méditation et la prière. Un jour qu'il plaidait, un mensonge lui échappa et en y réfléchissant il se souvint de ces paroles du Saint Esprit: la bouche qui profère un mensonge donne la mort de l'âme. Après cela, il renonça au métier d'avocat pour se consacrer à ses fonctions sacerdotales.

 

Il mettait tant de zèle à les remplir que l'archevêque de Naples lui confia la direction d'une communauté religieuse; mais la rigueur avec laquelle il s'exerçait à bannir les erreurs ne lui firent pas que des amis, à un tel point que non seulement il fut obligé de fuir la fureur de certains, mais il reçut même des menaces de mort.

 

L'envie de se retirer du monde étant de plus en plus forte, il entra chez les clercs réguliers, appelés Théatins, en 1556, dans leur maison de Naples. Cette maison était encore dans l'esprit de Saint Gaëtan mort en 1547. C'est à cette occasion qu'il changea son nom pour celui d' André.

 

Il fit deux voeux particuliers: le premier, de toujours combattre sa propre volonté, et le second, de toujours tendre à la perfection. Il supporta sans le moindre trouble l'assassinat d'un de ses neveux et plaida pour la grâce du meurtrier qui sans doute aurait été mis à mort.

 

Devenu supérieur de cette maison des Théatins, il conduisit beaucoup de ses membres à la sainteté. Un de ses disciples, Laurent Scupoli, écrivit un livre admirable intitulé Combat Spirituel, où l'on trouve les remèdes efficaces contre les vices. C'est dans ce livre que Saint François de Sales puisa le désir de perfection.

 

La renommée d'André étant parvenue au cardinal Paul d'Arezzo, évêque de Plaisance puis de Naples, celui-ci le consultait dans les affaires les plus importantes. Saint Charles Borromée faisait de même avec André.

 

Le relâchement de la discipline ecclésiastique se faisait de plus en plus sentir même dans le haut clergé. On demanda alors à André de rétablir des congrégations séculières qui vivraient en commun mais sans avoir à prononcer de voeux. Une des plus célèbres fut celle de Windesheim en Hollande, fondée par Gérard-le-Grand, mort en odeur de sainteté en 1384.

 

André fut appelé dans différents endroits pour y établir des maisons de son Ordre. Il écrivit plusieurs ouvrages.

 

Enfin, André Avellin, épuisé de fatigue et cassé par la vieillesse fut victime d' une attaque d'apoplexie alors qu'il commençait à dire la messe. Il répéta trois fois ces paroles: Introïbo ad altare Dei, et  s'écroula. On lui administra les sacrements de l'Eucharistie et de l'Extrême-Onction; il expira tranquillement le 10 novembre 1608. Il avait quatre-vingt-huit ans. Il fut béatifié par Clément XI en 1712. Il est un des patron de la Sicile et de Naples.

 

 

SAINT TRYPHON* et SAINT RESPICE

Martyrs en Bithynie et

SAINTE NYMPHE

Vierge en Sicile + 250

 

SAINT TIBERE ou TIBERY

 

SAINT MODESTE

 

SAINTE FLORENCE

Martyrs dans la Gaule Narbonnaise à Agde, sous Dioclétien et Maximien.

 

SAINT MILLES

Evêque de Suse (Suze)

 

SAINT ABROSIME

Prêtre

 

SAINT SINA

Diacre

Martyrs en Perse, assassinés par Hormisda et son frère Narsès en 341

 

*Je ne peux pas m'empêcher de penser au professeur Tournesol dont c'est le prénom (Aventures de Tintin et Milou)

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9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 10:28
Saint Jean de Latran, Rome
Saint Jean de Latran, Rome

Saint Jean de Latran, Rome

LA DEDICACE DE L'EGLISE DU SAINT SAUVEUR

 

DITE COMMUNEMENT DE SAINT JEAN DE LATRAN

 

La basilique du Latran, à Rome, est une des première basiliques consacrée au culte chrétien par l'empereur Constantin. Attachée au palais des Laterani, sur le mont Coelius, elle devint la cathédrale des évêques de Rome et, comme telle, la mère de toutes les églises du monde chrétien.

 

Son nom de Saint-Jean-de-Latran lui vient du baptistère consacré à Saint Jean-Baptiste, qui lui fut adjoint. La basilique du IVè siècle, dédiée au Saint Sauveur, a été en partie détruite au cours des siècles, mais constamment restaurée; avec son antique baptistère, elle reste un des lieux de culte les plus vénérables de la Rome chrétienne.

 

Saint Théodore, dont on fait mémoire, est un martyr d'Asie Mineure. Son culte, très répandu chez les Grecs, passa chez les Latins. On ignore la date de sa mort. Un peu comme Saint Georges, il est resté, dans la tradition, le type du soldat chrétien martyrisé pour sa foi.

 

 

SAINT THEODORE surnommé TYRON

Martyr à Amasée (Amasya en Turquie) vers 306

 

 

SAINT MATURIN

Prêtre + 388

 

 

SAINT VANNE

Evêque de Verdun en 498

 

 

SAINT BENEN

Archevêque d'Armagh en Irlande + Vè Siècle

Successeur de Saint Patrick

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 10:10
Les quatres saints couronnés par Niccolo di Pietro

Les quatres saints couronnés par Niccolo di Pietro

Basilique des quatre saints couronnés

Basilique des quatre saints couronnés

Les quatre saints couronnés par Nanni di Banco 1409-1417

Les quatre saints couronnés par Nanni di Banco 1409-1417

LES QUATRE SAINTS COURONNES

 

Pendant la persécution de Dioclétien, quatre frères, occupant des places de confiance à Rome, furent arrêtés pour avoir déclaré être contre le culte des idoles. Ils furent fouettés avec des lanières garnies de plombs jusqu'à ce que mort s'ensuive.

 

Ils furent enterrés sur la voie Lavicane et connus sous le titre des Quatre couronnes. Ils s'appelaient, Sévère, Sévérien, Carpophore et Victorius.

 

Le pape, Grégoire-le-Grand fait mention d'une ancienne église qui leur est dédiée. En 841, le pape Léon IV fit réparer cette église et y transféra les reliques des saints. Après un incendie, Paschal II la fit rebâtir. Les reliques étaient situées sous une voûte sous l'autel.

 

Elles étaient enfermées  dans deux urnes, l'une en porphyre et l'autre en marbre serpentin. Elles furent de nouveau exhumées sous Paul V et retrouvées dans le même état.

 

On découvrit dans le cimetière de la voie Lavicane d'autres martyrs,  des sculpteurs qui avaient refusé de faire des idoles. Ils s'appelaient Claude, Nicostrate, Symphorien, Castorius et Simplicius. Leurs reliques furent portées dans la même église.

 

L'église des quatre couronnés (actuellement une basilique) est un ancien titre de cardinal-prêtre.

 

 

SAINT WILLEHAD

Evêque de Brême et apôtre de la Saxe en 787

 

 

SAINT GODEFROI

Evêque d'Amiens + 1118

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7 novembre 2019 4 07 /11 /novembre /2019 10:15
Saint Willibrord

Saint Willibrord

SAINT WILLIBRORD

 

Willibrord est né vers 658 dans le Northumberland. A l'âge de sept ans, il fut envoyé au monastère de Rippon pour  ses études. Au bout de quelques années, il y prit l'habit. A vingt ans, il passa en Irlande et rejoignit Saint Egbert avec qui il passa douze ans. Il fut ordonné prêtre à l'âge de trente ans et voulut se rendre en Frise. Saint Swidbert et dix antres moines anglais se joignirent à Willibrord.

 

Les Frisons étant entrés en Gaule-Belgique, ils s'emparèrent des provinces vers l'embouchure du Rhin où se vivaient les Cattes et les Bataves. Les Cattes se trouvaient principalement dans les villages appelés Catwick, et les Bataves près de Nimègue. Ce n'est qu'à partir du XIè siècle que le nom de Hollande fut connu. Ce nom signifie terre basse, plate, marécageuse.

 

Saint Eloi, évêque de Noyon, avait déjà prêché les Frisons ainsi que Saint Wilfrid en 678.

 

Willibrord et ses compagnons y arrivèrent en 690. De Catwick où ils débarquèrent ils se rendirent à Utrecht et furent reçus par Pépin de Héristal, dit le Gros, maire du palais de France, qui s'était emparé d'une partie de la Frise.

 

Willibrord se rendit alors à Rome pour demander au pape l'autorisation  de prêcher dans cette région. Le pape, après lui avoir donné sa bénédiction apostolique, lui confia des reliques pour la consécration de ses futures églises.

 

De retour en Frise, Willibrord entreprit son apostolat dans la partie dominée par Pépin. Ce dernier était aussi d'avis que Willibrord retourne à Rome pour y être sacré évêque. Le pape Servius le reçut avec de grandes marques d'honneur, changea son nom pour celui de Clément, le sacra archevêque des Frisons et lui donna le pallium.

 

Clément se fixa à Utrecht où il bâtit l'église du Sauveur dont il fit son siège métropolitain. Il rebâtit l'église Saint Martin qui devint par le suite la cathédrale de cette ville.

 

Avec l'aide de Pépin, il fonda l'abbaye d'Epternac qui se trouve actuellement dans le Grand Duché du Luxembourg.

 

Pépin-le-Bref, fils de Charles-Martel, reçut le baptême des mains de Clément.

 

Charles-Martel abandonna ses revenus du château d'Utrecht au profit de l'abbaye que Clément avait fondée, et Saint Grégoire en fut un des abbés.

 

Clément se rendit aussi en Zélande où il obtint un grand nombre de conversions. Dès  720 il passa trois ans avec Saint Boniface.

 

Clément est le véritable apôtre de la Hollande et de la Zélande. C'est grâce à lui que ces peuples devinrent chrétiens.

 

Saint Clément ou Willibrord mourut en 738 et fut enterré au monastère d'Epternac où l'on garde encore ses reliques. A Trèves, dans l'abbaye Notre-Dame ad martyres, on garde l'autel portatif dont le saint se servait pour célébrer la messe.

 

 

SAINT AMARANTHE

Martyr à Albi, sous Dèce

 

SAINT RUFFE

Evêque de Metz fin IVè siècle.

 

SAINT ENGELBERT

Archevêque de Cologne, martyr en 1225 

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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 10:31
Tombeau et reliques de Saint Léonard  dans la collègiale de Noblat

Tombeau et reliques de Saint Léonard dans la collègiale de Noblat

SAINT LEONARD

 

Léonard, appelé aussi Saint Liénard, était un seigneur franc, proche de Clovis. Il fit partie de ceux qui, par l'entremise de Saint Rémi, se convertirent à Tolbiac. 

 

Afin de pratiquer au mieux la religion, il décida de quitter la cour et d'aller prêcher sa foi, mais craignant d'être rappelé par Clovis, il partit secrètement pour la région d'Orléans.

 

Près d'Orléans se trouvait le monastère de Micy, fondé en 508 par Saint Euspice, dont le supérieur était Saint Maximin ou Mesmin. On dit que ce fut le premier monastère fondé par les Français. Léonard y entra et se plaça sous la conduite de Maximin pour ensuite faire profession.un monastère

 

Après la mort de Maximin, en 520, Saint Lifard, son frère, fonda à Meung-sur-Loire un monastère qui fut sécularisé en 1068 et devint un chapitre de chanoines séculiers. En même temps, Léonard quitta Micy, traversa le Berry où il fit des conversions et gagna le Limousin pour se fixer dans la forêt de Pauvain non loin de Limoges.

 

Il y construisit un oratoire appelé Nobiliac ou Noblac. Il se nourrissait de produits de la forêt et resta ainsi dans l'austérité et la pénitence avec, comme seul contact, les hommes à qui il prêchait pour les convertir. Touchés par ses prédications et son mode de vie, plusieurs voulurent le rejoindre, ce qui par la suite donna naissance à un monastère qui devint célèbre sous le nom de Noblac, puis de Saint Léonard de Noblac.

 

Le roi, plein de vénération pour Léonard, lui fit don d'une grande partie de la forêt où il s'était installé avec ses disciples. On pense que Léonard n'était pas prêtre mais simplement diacre, ayant reçu cet Ordre avant de quitter Micy.

 

Par la prière, Saint Léonard avait le don de délivrer les prisonniers. C'est pourquoi les évêques d'Orléans ont gardé la coutume de délivrer tous les prisonniers lorsqu'ils font une entrée solennelle dans la ville.

 

D'autres saints eurent ce privilège, comme Saint Agnan, lui aussi évêque d'Orléans.

 

Saint Léonard mourut le 6 novembre 559. Ses reliques sont gardées à Noblac (aujourd'hui Noblat)

 

Un des plus éclatants miracles de Saint Léonard est la délivrance de Martel, sire de Bacqueville, au Pays de Caux en Normandie. Au XIVè siècle, il avait été fait prisonnier par les Turcs avec d'autres seigneurs français. L'esclave qui était chargé de le surveiller et à qui il avait enseigné les rudiments de la religions chrétienne l'avertit que le lendemain il serait condamné à mort.

 

Aussitôt il se mit en prière et invoqua Saint Léonard en disant qu'il bâtirait une chapelle en son honneur s'il était délivré. Puis il s'endormit. A son réveil, il se trouvait à l'entrée de la forêt de Bacqueville, les pieds et les mains toujours enchaînés. Il fit bâtir une chapelle dans un château. Une procession avait lieu en remerciement tous les premiers dimanches de novembre.

 

SAINT WINOC

abbé de Wormhouth en Flandre + 717

 

SAINT ILTUT ou ELCHUT

Abbé dans le pays de Galles

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 10:31
Reliquaire de Sainte Bertille à l'église Saint André de Chelles.

Reliquaire de Sainte Bertille à l'église Saint André de Chelles.

SAINTE BERTILLE

 

Bertille naquit dans le Soissonnais sous le règne de Dagobert Ier.  Voulant quitter le monde pour entrer en religion, elle se rendit auprès de Saint Ouen. Celui-ci lui conseilla d'attendre l'appel de Dieu. Plus tard, sûre de sa vocation, Bertille fut conduite par ses parents au monastère de Jouarre, en Brie,  fondé par le Bienheureux Adon, frère de Saint Ouen. Il existait un autre monastère près de Meaux, celui de Rebais, fondé en même temps par Saint Ouen.

 

Par la suite, Bossuet évêque de Meaux, soumettra les deux abbayes  à sa juridiction.

Bertille entra dans l'abbaye de Jouarre qui, à l'époque, était dirigée par Sainte Telchilde. On donna à la nouvelle religieuse  toutes les différentes tâches d'une abbaye: portière, garde-malade, etc. Elle s'en acquitta toujours avec conscience et douceur. On la jugea si parfaite qu'au bout de quelque temps elle fut nommée prieure pour aider l'abbesse.

 

Sainte Bathilde, femme de Clovis II, ayant fait reconstruire l'abbaye de Chelles, avait besoin d'une religieuse capable de commander cette nouvelle communauté. Bertille fut désignée pour être à la tête de ce nouveau monastère et en être la première abbesse, en 646.

 

Le monastère de Chelles se situait à côté du palais du même nom, résidence principale des rois de France de Clovis à Charlemagne. Ce palais subsistera encore après Charlemagne car la roi Robert y fit assembler un concile en 1008. C'est sur ses ruines que fut construite la ville actuelle de Chelles.

 

Sainte Bathilde, devenue veuve en 655, gouverna le royaume en qualité de régente jusqu'à la majorité de son fils Clotaire III, en 665. Alors elle prit l'habit et se retira à l'abbaye de Chelles où elle vécut sous le conduite de Sainte Bertille jusqu'en 680.

 

Sainte Bertille gouverna l'abbaye de Chelles pendant quarante-six ans et mourut en 692.

 

SAINT LIE

Solitaire du Berry + vers 534

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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 10:59
Saint Charles Borromée

Saint Charles Borromée

SAINT CHARLES BORROMEE

 

Charles restaurateur de la discipline ecclésiastique était le fils de Gilbert comte d'Arone et de Marguerite de Médicis. Elle-même était la soeur de Jean-Jacques Médicis marquis de Marignan et neveu du cardinal Jean-Ange de Médicis qui par la suite sera élu pape sous le nom de Pie IV.

 

Le comte Gilbert était un bon chrétien et habile politique qui sut s'allier l'empereur Charles-Quint de qui il obtint des charges très importantes.

 

Charles avait cinq frères et soeurs, dont l'une d'entre elles, Isabelle se fit religieuse. Charles était né en 1538 au château paternel pas très loin de Milan.

 

Il n'avait que douze ans lorsque son oncle Jules-César Borromée lui résigna l'abbaye de Saint Gratien et Saint Félin. Il ne préleva sur cette abbaye que le stricte nécessaire à sa vie en donnant le reste aux pauvres.

 

Il fit ses études à Milan, puis à l'université de Pavie où il étudia le droit civil et canonique. Il était très pieux et communiait une fois par semaine. Après la mort de son père en 1558 il retourna à Pavie pour finir son droit et fut reçu docteur l'année suivante.

 

Par la suite il se rendit à Milan où il apprit que son oncle, le cardinal Médicis était élevé à la papauté le 26 décembre 1559.

 

L'année suivante la pape convoqua son neveu Charles, le fit cardinal et le nomma archevêque de Milan quoiqu'il n'eut que vingt-trois ans. Il le créa en même temps protonotaire. Charles essaya de refuser toutes ces dignités, mais rien n'y fit. La seule qu'il put refuser fut celle de camerlingue.

 

Non content de toutes ses charges la pape le chargea encore de la légation de Bologne, de la Romagne et de la Marche d'Ancône; il le fit protecteur de la couronne du Portugal, des Pays-Bas, des cantons catholiques de Suisse, des Ordres religieux….

 

En quelque sorte, Charles gouvernait l'Eglise au nom du pape. Il menait toutes les affaires avec soin, tendresse et affection, et était réellement l'appui du souverain pontife.

 

Charles, pour ne pas tomber dans de faux jugements ou prendre de fausses décisions s'était entouré de personne reconnues pour leur vertu et il les écoutait avec docilité.

 

Avec toutes les responsabilités qui pesaient sur ses épaules, il administrait toujours sa justice avec promptitude et intégrité. Il était infatigable. Il trouvait même le temps de lire les anciens philosophes, et il avoua qu'il avait beaucoup aimé l'enchiridion d'Epictète.

 

Il protégeait les gens de lettres et des sciences en rapport avec la religion et incitait le clergé à lire et à s'instruire. Pour réduire l'oisiveté dans le Vatican, il fit régulièrement des conférences pour animer la vertu.

 

Elles furent imprimées à Venise en 1748 sous le titre Noctes Vaticanae. De cette académie, formée autours des conférences, sortirent des évêques, des cardinaux et un pape, Grégoire XIII. C'est au cours de ces mêmes conférences que le saint vainquit définitivement sa difficulté d'élocution qu'il avait depuis l'enfance.

 

Avec toutes ses charges, Charles, ne pouvant pas s'occuper de son diocèse de Milan demanda un évêque suffragant pour remplir ses fonctions.

 

Sur ces entrefaites, le pieux et savant Barthélémy-des-Martyrs, archevêque de Brague, vint de Trente à Rome pour voir le pape. Il fut reçu par Charles qui s'épancha en lui disant que sa vie à Rome, à la cour du pape, lui pesait et qu'il voulait la quitter pour rejoindre son archidiocèse et s'occuper des ses fidèles.

 

Mais Barthélémy lui répondit, qu'il fallait qu'il reste là où Dieu l'avait mis. Charles s'en tint à l'avis de l'archevêque de Brague et continua sa tâche avec fidélité en implorant le secours de la grâce qui lui était nécessaire.

 

En 1562, Charles perdit son frère unique auquel il était très attaché. Le pape et ses amis lui conseillèrent de quitter l'état ecclésiastique pour être le soutient de sa famille à la place de son frère; mais il refusa et afin d'en être délivré se fit ordonner prêtre .

 

Peu de temps après il fut fait grand pénitencier et archiprêtre de Sainte Marie-Majeure. A cette même époque il fonda un collège à Pavie pour l'éducation des jeunes clercs de Milan et obtint plusieurs bulles pour réformer la discipline ecclésiastique où s'étaient introduits des abus.

 

L'année suivante est mémorable par la clôture du concile de Trente qui avait été souvent interrompu et repris. Lors de la dernière cession qui se tint du 3 au 4 décembre 1563, furent confirmé les décrets des cessions précédentes qui avaient été tenues par Paul III, Jules II et Pie IV.

 

Elles le furent par quatre légats du saint siège, deux cardinaux, trois patriarches, vingt-cinq archevêques, cent-soixante-huit évêques, trente-neuf délégués de prélats absents, sept abbés et sept généraux d'Odres religieux.

 

Les difficultés soulevées par l'empereur, le roi de France, le roi d'Espagne etc., qui paraissaient insurmontables furent levées grâce au zèle et à la prudence de Charles Borromée. Entre autre il informa les membres du concile de la mauvaise santé du pape son oncle en leur demandant d'accélérer la clôture.

 

Le concile terminé, Charles se fit un devoir de faire appliquer tous les décrets pour la réformation et la discipline. Ce fut sur son conseil que le pape exhorta les évêques à fonder des séminaires conformément aux voeux du concile, et pour donner l'exemple, Charles en fonda un à Rome sous le conduite des jésuites. Le concile décrétait aussi de faire réviser le missel et le bréviaire et de composer un catéchisme. Charles en chargea un dominicain, Leonard Marini, archevêque de Lanciano.

 

A partir de ce moment là, Saint Charles se consacra entièrement à son diocèse de Milan. Dès qu'il y résida, il commença à être de plus en plus austère avec lui-même, bannissant tout le luxe dont il était encore entouré: faisant enlever les statues et se nourrissant le plus souvent avec du pain et de l'eau et dormant sur la paille.

 

En un mot sa conduite respirait la pauvreté. Il vendit ses biens et ne garda que deux pensions, l'une venant de sa famille et l'autre du roi d'Espagne. Le reste il le distribua aux pauvres. Par contre, il fit rebâtir l'église de Sainte Praxède à Rome et fit décorer l'église de Sainte-Marie-Majeure.

 

A Bologne, il fit construire des écoles publiques; mais ce fut à Milan où il en fit le plus. Il décora la cathédrale et fit bâtir des maisons pour tous les chanoines avec un passage direct vers l'église.

 

Il reconstruisit le palais archiépiscopal et ses dépendances et fonda: cinq séminaires dans son diocèse, dont deux à Milan, le couvent des capucins et les maisons des Théatins, des oblats et des jésuites.

 

Ses oeuvres sont innombrables et des récits complets peuvent être consultés.

 

Saint Charles mourut dans la nuit du 3 au 4 novembre 1584 à l'âge de quarante-six ans. Neuf ans après il fut canonisé par Paul V. Ses reliques sont à Milan dans une châsse très précieuse située dans une chapelle souterraine derrière un autel en argent massif.

 

 

SAINT VITAL ET SAINT AGRICOLE

Martyr en 304

 

SAINT CLAIR

Martyr vers 894

 

SAINT CHAMANT

1er évêque de Rodez fin Vè siècle

 

SAINT JOANNICE

Abbé en Bithynie 845

 

SAINT BRINSTAN

Evêque de Winchester 934

 

 

 

 

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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 10:10
Saint Malachie. Fragment d'os à Ville-sous-la-Ferté près de Clairvaux.
Saint Malachie. Fragment d'os à Ville-sous-la-Ferté près de Clairvaux.

Saint Malachie. Fragment d'os à Ville-sous-la-Ferté près de Clairvaux.

SAINT MALACHIE

 

En cette fin de XIè siècle, suite aux guerres continuelles, la religion avait presque disparu en Irlande. Pour y remédier, Dieu fit naître Malachie, destiné à rétablir l'Eglise dans son ancienne splendeur. Les Irlandais le surnommèrent d'O-Morgair.

 

Son nom vient du grec ancien: Malakhias, qui veut dire messager.

 

Le propos d'aujourd'hui n'est pas de vous parler de la prophétie de ce saint, dont vous trouverez partout plusieurs textes d'interprétation avec plus ou moins de valeur et à partir desquels nos contemporains peuvent se poser beaucoup de questions, mais de vous résumer l'histoire de sa vie.

 

 

Malachie est né à Armagh. Elevé dans la religion, il la pratiqua avec assiduité dès son plus jeune âge. Adulte, il se plaça sous la direction d'un reclus qui vivait dans une cellule, comme beaucoup de religieux à cette époque, un nommé Imar ou Imarius.

 

Les amis de Malachie se moquèrent de lui, mais malgré tout il persista, et bientôt autour de ces deux hommes se forma une petite communauté.

 

Ceillach, archevêque d'Armagh, reconnaissant la sainteté de Malachie, l'ordonna diacre puis prêtre; il n'avait que vingt-cinq ans. A l'époque, il fallait en avoir au moins trente pour accéder à la prêtrise.

 

 

L'archevêque en fit son vicaire pour prêcher  et le chargea de rétablir la foi en Irlande. Malachie remplit sa mission avec zèle et fit revivre la pratique de la sainte religion.

 

Il établit plusieurs règlements pour la discipline ecclésiastique, rétablit l'Ordre canonial, l'usage des sacrements et surtout celui de la Pénitence et de la Confirmation. Il prit aussi des mesures pour que les mariages soient célébrés selon les règles.

 Ne se croyant pas assez instruit, Malachie  alla trouver Malchis, évêque de Lismore, bien qu'il fût anglais, mais qui avait été moine à Winchester et qui était renommé pour son savoir et sa sainteté dans toute l'Irlande.

 

L'Irlande était alors divisée en petits royaumes dont celui de Munster, dont Cornac était le roi. Ce dernier fit venir l'évêque de Lismore pour lui dire qu'il voulait renoncer au monde. Malchis accepta. Il lui donna Malachie pour maître.  Cornac se nourrissait de pain et d'eau.

 

Cependant, le roi d'un petit royaume voisin n'accepta pas que Cornac reste enfermé volontairement dans une cellule, en prière continuelle. Il vint le chercher afin de le replacer sur son trône, mais Cornac ne voulait pas céder. Alors, Malachie et Malchis lui dirent que, maintenant qu'il avait fait pénitence, son devoir était de remonter sur le trône; il accepta.

 

Malachie releva également le prestige de l'abbaye de Bangor qui devint par la suite une école célèbre. C'est là que Malachie opéra ses premières guérisons miraculeuses.

 

Malachie avait une soeur qui mourut après avoir mené une vie mondaine. Pendant longtemps, lors de ses messes, il pria pour elle; puis il cessa de prier pour son salut. Au bout de trente jours il fut averti en songe que sa soeur attendait la nourriture spirituelle.  Malachie reprit donc les prières pour sa soeur pendant ses messes quotidiennes.

 

Quelque temps après, il lui sembla la voir à la porte de l'église, puis dans l'église. Enfin elle lui apparut lorsqu'il était à l'autel. Elle était environnée d'esprits bienheureux.

 

A trente ans, Malachie fut élu évêque de Connor. Son évêché était rempli de gens retournés au quasi-paganisme. Il étaient devenus incultes et grossiers. A force d'opiniâtreté, Malachie réussit à les ramener dans le droit chemin.

 

Tout au long de sa vie, Malachie opéra de nombreux miracles et entreprit de nombreuses constructions d'édifices religieux dans toute l'Irlande. C'est alors qu'il voulut se rendre en France, afin de voir le pape Eugène III qui s'y trouvait pour lui rendre compte du bon état dans lequel se était à présent l'Eglise d'Irlande; mais à son arrivée, le pape était déjà reparti pour Rome.

 

Malachie ne voulant pas partir en Italie sans avoir visité l'abbaye de Clairvaux et rencontré son ami Bernard, y arriva le 18 octobre 1148. Il y fut accueilli par Saint Bernard et ses religieux avec une grande joie.

 

Malachie, après avoir célébré la messe de la fête de Saint Luc, fut saisi d'un mal violent et s'alita. Malgré sa faiblesse, il demanda à être ramené dans l'église où il reçut les derniers sacrements, couché sur la cendre. Il expira le 2 novembre 1148.

 

On l'enterra dans la chapelle de la Vierge. Un homme paralysé d'un bras fut mené par Saint Bernard auprès du tombeau et,  posant la main dessus, l'homme retrouva l'usage de son bras à l'instant.

 

Saint Malachie fut canonisé par une bulle de pape Clément la troisième année de son pontificat.

 

 

SAINT HUBERT

Evêque de Liège + 727

 

SAINTE WENEFRIDE

Vierge et martyre en Angleterre au IIIè siècle.

 

SAINT PAPOUL

Prêtre, martyr au IIIè siècle

 

SAINT FLOUR

1er évêque de Lodève + vers 389

 

SAINT GUENAU

Second abbé en Languedoc + vers 570

 

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