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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 09:20

LA ROSIERE

Rosières d'aujourd'hui et d'hier
Rosières d'aujourd'hui et d'hier

Rosières d'aujourd'hui et d'hier

Bagnolet. La Rosière de 1913

Bagnolet. La Rosière de 1913

On attribue à Saint Médard la Fête de la Rosière. Ce bon évêque avait imaginé de donner tous les ans aux filles de Salency qui jouiraient de la plus grande réputation de vertu une somme de vingt-cinq livres et une couronne de roses. On dit qu'il donna lui-même ce prix glorieux à l'une de ses soeurs que la voix publique avait nommée pour être Rosière. On voit encore au-dessus de l'autel de la chapelle Saint Médard située à Salency, un tableau où le saint, vêtu de ses habits pontificaux, place une couronne de roses sur la tête de sa soeur. Cette récompense devint pour les filles de Salency un motif de sagesse que Saint Médard perpétua. Il réserva une partie des revenus de sa terre pour le paiement des vingt-cinq livres et les accessoires de la cérémonie.

 

La fête de la Rosière reçut le titre de fondation. Pour qu'une jeune fille en fît partie, il fallait non seulement qu'elle ait une conduite irréprochable, mais que toute sa famille le soit également jusqu'à la quatrième génération. Le plus petit écart dans la famille et c'était l'exclusion.

 

Le 8 juin, pour la fête de Saint Médard, vers deux heures de l'après-midi, la Rosière, les cheveux libres et bouclés sur les épaules, accompagnée de douze filles vêtues de blanc avec un large ruban bleu en baudrier auxquelles douze garçons du village donnaient la main, s'avançait avec sa famille pour se rendre au château de Salency au son de divers instruments. Le Seigneur de Salency, précédé de la musique, les menait en cortège à l'église pour entendre vêpres, la Rosière sur un prie-Dieu placé au milieu de choeur. Les vêpres terminées, la procession se formait accompagnée du clergé pour aller à la chapelle de Saint Médard. Le curé ou l'officiant bénissait la couronne de roses qui se trouvait sur l'autel. Elle était entourée d'un ruban bleu et garnie d'un anneau en argent. Après la bénédiction et un discours sur le sujet, le célébrant posait la couronne sur la tête de la Rosière à genoux, et lui remttait en même temps les vingt-cinq livres en présence du seigneur et des officiers de justice. La Rosière ainsi couronnée était reconduite à l'église paroissiale où l'on chantait un Te Deum et une antienne à Saint Médard.

Il parait que dans le village de Salency, qui comprenait environ cinq cents habitants, pas un crime n'a été commis, ni de faiblesse par rapport au sexe.

 

Par la suite la fête de la Rosière se répandit dans plusieurs villes et villages de France.

 

A voir en cherchant sur le web, si vous êtes intéressés:

 

4 janvier 2019: Salency: La fête de la Rosière est annulée après...

 

La fête de la Rosière à Vinay en Isère en 2017

 

Vous verrez en feuilletant ces articles que cette fête des Rosières n'est pas appréciée de tout le monde.....

Saint Médard couronnant sa soeur Rosière

Saint Médard couronnant sa soeur Rosière

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 13:40

 

 

 

 

 

En ce Vendredi Saint, méditons la mort de Jésus sur la Croix avec le Stabat Mater

 

 

Stabat Mater dolorosa
Juxta crucem lacrimosa
dum pendebat Filius.

Cuius animam gementem,
contristatam et dolentem,
pertransivit gladius.

O quam tristis et afflicta
fuit illa benedicta
Mater Unigeniti.

Quæ mœrebat et dolebat,
Pia Mater cum videbat
Nati pœnas incliti.

Quis est homo qui non fleret,
Matrem Christi si videret
in tanto supplicio?

Quis non posset contristari,
Christi Matrem contemplari
dolentem cum Filio?

Pro peccatis suæ gentis
vidit Iesum in tormentis
et flagellis subditum.

Vidit suum dulcem natum
morientem desolatum,
dum emisit spiritum.

Eia Mater, fons amoris,
me sentire vim doloris
fac, ut tecum lugeam.

Fac ut ardeat cor meum
in amando Christum Deum,
ut sibi complaceam.

Sancta Mater, istud agas,
Crucifixi fige plagas
cordi meo valide.

Tui nati vulnerati,
tam dignati pro me pati,
pœnas mecum divide.

Fac me tecum pie flere,
Crucifixo condolere,
donec ego vixero.

Iuxta crucem tecum stare,
et me tibi sociare
in planctu desidero.

Virgo virginum præclara,
mihi iam non sis amara:
fac me tecum plangere.

Fac ut portem Christi mortem,
passionis fac consortem,
et plagas recolere.

Fac me plagis vulnerari,
fac me cruce inebriari,
et cruore Filii.

Flammis ne urar succensus
per te Virgo, sim defensus
in die judicii

Christe, cum sit hinc exire,
da per Matrem me venire
ad palmam victoriae.

Quando corpus morietur,
fac ut animæ donetur
Paradisi gloria.

Amen ! In sempiterna sæcula. Amen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

 

 

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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 19:13
Il est arrivé !

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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 04:33

Mirabelle

Pour s'éveiller en douceur !

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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 03:52
Bon mercredi à tous !

Le temps est pluvieux ce matin , mais c'est une pluie

marron qui tombe . Je ne vous dis pas l'état des

voitures .

 

 

Quelques photos du jardin
Quelques photos du jardin
Quelques photos du jardin

Quelques photos du jardin

Nous allons avoir encore beaucoup de roses

cette année . Mes iris ne vont pas tarder à

s'ouvrir, j'en ai de couleurs différentes, ils

sont superbes .

 

 

Prenez soin de vous et des vôtres !

 

 

 

Mirabelle

Bon mercredi à tous !

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19 avril 2019 5 19 /04 /avril /2019 14:00
Stabat Mater Dolorosa

 

Comme chaque année, méditons sur la mort du Seigneur avec le Stabat Mater

 

Stabat Mater dolorosa
Juxta crucem lacrimosa
dum pendebat Filius.

Cuius animam gementem,
contristatam et dolentem,
pertransivit gladius.

O quam tristis et afflicta
fuit illa benedicta
Mater Unigeniti.

Quæ mœrebat et dolebat,
Pia Mater cum videbat
Nati pœnas incliti.

Quis est homo qui non fleret,
Matrem Christi si videret
in tanto supplicio?

Quis non posset contristari,
Christi Matrem contemplari
dolentem cum Filio?

Pro peccatis suæ gentis
vidit Iesum in tormentis
et flagellis subditum.

Vidit suum dulcem natum
morientem desolatum,
dum emisit spiritum.

Eia Mater, fons amoris,
me sentire vim doloris
fac, ut tecum lugeam.

Fac ut ardeat cor meum
in amando Christum Deum,
ut sibi complaceam.

Sancta Mater, istud agas,
Crucifixi fige plagas
cordi meo valide.

Tui nati vulnerati,
tam dignati pro me pati,
pœnas mecum divide.

Fac me tecum pie flere,
Crucifixo condolere,
donec ego vixero.

Iuxta crucem tecum stare,
et me tibi sociare
in planctu desidero.

Virgo virginum præclara,
mihi iam non sis amara:
fac me tecum plangere.

Fac ut portem Christi mortem,
passionis fac consortem,
et plagas recolere.

Fac me plagis vulnerari,
fac me cruce inebriari,
et cruore Filii.

Flammis ne urar succensus
per te Virgo, sim defensus
in die judicii

Christe, cum sit hinc exire,
da per Matrem me venire
ad palmam victoriae.

Quando corpus morietur,
fac ut animæ donetur
Paradisi gloria.

Amen ! In sempiterna sæcula. Amen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

 

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 23:05
Vendredi Saint
Vendredi Saint

 Tout est fait selon la volonté de Dieu .

 

 

 

 

 

 Tout est sauvé . 

 

 

 

 

 

 

Mortimer 

 

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16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 09:58
Photo bouleversante !

 

Comment remercier tous les pompiers qui ont

 

risqué leur vie pour éteindre l'incendie et sauver

 

des oeuvres inestimables ? 

 

 

 

Mortimer 

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16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 07:07
La Croix demeure !

 

 

                           In Christo per Mariam .

 

 

 

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 11:05
Avec les chrétiens d'Orient !

Aider les Chrétiens d’Orient c’est se tourner vers les
origines apostoliques de notre Foi

 

 

«  Avance sur ta route, car elle n’existe que par ta marche «  disait Saint Augustin. Chaque Chrétien devrait méditer cette phrase pour s’ouvrir à la vraie lumière. Ne plus compter sur les hommes pour nous ouvrir le chemin de l’éternité.

 

 

 

La franc-maçonnerie est désormais une menace pour les chrétiens en France et dans le monde. Les «  valeurs «  républicaines nous imposent ses lois qui sont  très souvent des lois de mort. Les francs-maçons nous distillent de façon plus ou moins grossière leur idéologie pour manipuler nos cerveaux et nos pensées. Les Chrétiens sont victimes des mensonges et de l’hypocrisie de certains responsables religieux agréés.

 

 

 

L’appartenance d’un catholique à la franc-maçonnerie est condamnée par l’Église depuis 300 ans. Car comment peut-on accepter humainement l’avortement qui est très souvent un meurtre déguisé, où la funeste loi Taubira qui exploite la souffrance du toute petite minorité de personnes mais qui en fait une reconnaissance indécente.

 

 

 

A quelques mois des Elections Européennes nous voulons juste une Europe des nations fondée sur ses racines chrétiennes. Est-ce trop demander aux mondialistes de tout bord qui veulent nous engloutir ? Les chrétiens sont la fierté de notre civilisation.

 

 

 

Tous les chrétiens du monde ne doivent jamais oublier que ce sont les chrétiens d’Orient qui sont à la suite du Christ, ce sont eux qui nous ont transmis la Foi Chrétienne. 

 

 

 

 

 

 

 

«  Comme vous le savez, la cause des Minorités d’Orient, particulière celle des Chrétiens, me tient fortement à coeur...C’est pour cela que j’ai décidé de consacrer une partie de mon temps, et de mon énergie à l’action en faveur de ces opprimés , au travers d’une Fondation aujourd’hui en cours de création...La Fondation pour les minorités d’Orient." (François Fillon)

                                                                Eric MUTH
 

 

 

 

 

Merci monsieur Muth .

 

 

 

Bien à vous tous .

Mortimer 

 

 

 

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 13:32
Un peu d'histoire par Adeodat !

 

 
 
 
 
 
 

Nous avons un président de la République....

mais d'où vient-il ?

 

Voici un essai de filiation, lisez et attendez la chute:

 

Nous sommes sous le règne de Tibère, deuxième empereur

de Rome après Auguste.

Comme tout chrétien devrait le savoir il est aux commandes

de l'empire  lors de la naissance du Christ.

Nous sommes en 23 à Rome et à  Capri.

 

En scène Helius Séjan (préfet de la garde prétorienne), 

Tibère (Empereur), Agrippine, Livilla, Antonio Minor et...

mais vous allez le découvrir !

 

"Face à ce climat délétère qu'il ne parvient pas à résoudre, Tibère préfère de nouveau s'exiler. Il s'installe alors sur l'île de Capri en 26. De là, il espère gouverner plus paisiblement. C'est toutefois l'occasion pour Séjan de renforcer sa main mise sur le pouvoir. Il traque ses opposants et use de la lex de maiestate pour les éliminer. Il parvient ainsi à chasser de Rome Agrippine et son fils, alors en lice pour succéder à l'empereur. Il ira jusqu'à épouser Livilla, le veuve de Drusus, pour obtenir une parenté avec Tibère. Il y a toutefois des suspicions que les jeunes mariés aient déjà fauté alors que Drusus était encore vivant. Finalement, trop excité par le pouvoir, Séjan complote contre l'empereur et souhaite le renverser pour accéder au pouvoir plus rapidement. Toutefois, Tibère parvient à déjouer le coup d'état, grâce à Antonio Minor et la classe sénatoriale. Dès lors, Séjan est secrétement privé du commandement de la garde prétorienne, au profit de Macron. Il est ensuite convoqué au Sénat, où le nouveau chef des prétoriens fait la lecture de la lettre de Tibère, accusant le comploteur et ses complices de haute trahison. Il est alors condamné à le peine capitale et à la damnatio memoriae. Séjan est exécuté la nuit même;La condamnation de l'ancien préfet donne lieu à une période de terreur de plusieurs mois, ou les dénonciations, accusations et suicides pleuvent. L'ex-femme de séjan, Apicata,  révèle dans une lettre les machinations de son ex-époux et de Livilla, avant de se suicider."

 

Réf.: Extrait de "Tibère dans l'ombre d'Auguste" par Damien Bouet (septembre 2018)

 

L'histoire est un éternel recommencement mais des Macron il en existe 

depuis  longtemps....

 

Bonne journée

 
 

 

 

 

Merci cher Adeodat !

 

 

Mortimer 

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2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 10:06
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et son ange gardien

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et son ange gardien

Glorieux gardien de mon âme,

Toi qui brilles dans le beau ciel

Comme une douce et pure flamme

Près du trône de l'Eternel,

Tu descends pour moi sur la terre

Et m'éclairant de ta splendeur,

Bel ange, tu deviens mon frère,

Mon ami, mon consolateur !

 

Connaissant ma grande faiblesse

Tu me diriges par la main

Et je te vois avec tendresse

Oter la pierre du chemin.

Toujours ta douce voix m'invite

A ne regarder que les cieux

Plus tu me vois humble et petite

Et plus ton front est radieux.

 

O toi qui traverses l'espace

Plus promptement que les élclairs

Je t'en supplie, vole à ma place

Auprès de ceux qui me sont chers.

De ton aile sèche leurs larmes

Chante combien Jésus est bon,

Chante que souffrir a des charmes

Et tout bas, murmure mon nom.

                                     Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.

 

Caro.

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 09:56

 11 juin 2018

Saint Barnabé

 

J'ETAIS UN ETRANGER ET VOUS M'AVEZ ACCUEILLI.

 

Nous connaissons tous l'histoire de peuple de l'ancienne Alliance, au moins dans les grandes lignes.

 

C'est comme étranger que ce peuple a pris sa première forme, en exil en Egypte. D'abord bien accueilli grâce à Joseph, il a ensuite connu l'esclavage et une liberté chèrement acquise par la traversée de la mer Rouge, puis du désert pendant quarante ans. Cette réalité originelle a été souvent rappelée à ce peuple, et c'est pourquoi Yahvé lui a demandé d'acueillir l'étranger. Le pape François rappelle que cette exigence de droit divin est toujours actuelle: "L'immigré qui réside avec vous sera parmi vous comme un compatriote, et tu l'aimeras comme toi-même, car vous-mêmes avez été immigrés au pays d'Egypte. Je suis le Seigneur votre Dieu" (Lv 19, 34), et plus forte encore est la condamnation de Jésus: " J'étais étranger et vous ne m'avez pas accueilli" (Mt 25, 35). Le magistère insiste sur ce point depuis au moins Pie XII. Il est clair que ce message ne rencontre pas un grand enthousiasme auprès des européens, même auprès des catholiques. Il y a des raisons à cela; le terrorisme; les viols, le chômage et la défense de l'identité des pays accueillants. Certains prétendent que les évangiles ne concernent que les individus et non pas l'Etat. Ce point-là manque de précision.

 

Faut-il donc acueillir tous les étrangers sans aucune limite et sans prudence politique ?

 

Je crois qu'il est bon de rappeler une distinction entre les commandements positifs (dits aussi affirmatifs) qui exigent de faire le bien, et les commandements négatifs qui interdisent de faire le mal. Ces derniers valent pour tous, toujours, à tout instant, et en tout lieu. "Ne pas tuer l'innoccent, ne pas commettre d'impuretés, ne pas voler et ne pas mentir" sont valables sans exception. Il n'y a pas de circonstance extrinsèque qui permettrait de les commettre. Par contre, pour les commandements positifs, bien qu'ils soient à priori toujours valables, ce n'est pas à tout instant. Leur application doit tenir compte des circonstances qui la rendent possible, opportune, ou non, et déterminent la mesure selon laquelle les exécuter. Par exemple " faire l'aumône" exige que l'on aide les pauvres maisn'oblige pas à mettre en péril sa propre famille ou son pays. C'est ce qu'enseigne le Catéchisme de l'Eglise Catholique au n° 2241:

 

"Les nations mieux pourvues sont tenues d'accueillir autant que faire se peut l'étranger en quête de la sécurité et des ressources vitales qu'il ne peut trouver dans son pays d'origine. Les pouvoirs publics veilleront au respect du droit naturel qui place l'hôte sous la protection de ceux qui le reçoivent. Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont ils ont la charge subordonner l'exercice du droit d'immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect du devoir des migrants à l'égard du pays d'adoption. L'immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d'accueil, d'obéir à ses lois et de contribuer à ses charges.

 

Ainsi, un pays peut décider de fermer ses frontières à tel type d'immigration si elle présente objectivement un danger important, qu'il soit économique ou politique, à court ou à long terme, et cela sans aller contre le commandement de Dieu.

 

Saint Benoît demande que l'on accueille l'étranger comme le Christ; et qu'on lui témoigne toutes les marques d'humanité. Et il ajoute qu'on  devra d'abord prier ensemble pour déjouer les ruses du démon, puis lire un passage de l'Ecriture.Enfin, il précise que si l'hôte est exigeant, on le priera de se retirer.

 

F. Louis-Marie, O.S.B.

 

 

   "Les amis du monastère" N° 166, du 11 juin 2018.

 

 

Merci à Adeodat pour le partage

 

 

Mortimer 

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14 février 2018 3 14 /02 /février /2018 11:13

 

 

 

Le Carême du pape

 

 

 

La dernière lettre de Carême que nous envoie le pape François lui ressemble comme un gant s’adapte à une main. On est frappé par le ton apocalyptique qu’il prend. Un ton qui intime le réveil. Il met en garde contre les « charmeurs de serpents », les « charlatans » ou « les escrocs » qui utilisent les émotions humaines « pour réduire les personnes en esclavage ». Il stigmatise « l’attraction des plaisirs fugaces, confondus avec le bonheur ». « Que des personnes vivent en pensant se suffire à elles-mêmes et tombent en proie à la solitude ! » « À combien de jeunes a-t-on proposé le faux remède de la drogue, des relations “utilise et jette”, des gains faciles, mais malhonnêtes ! »

Le pape souligne que ces « faux prophètes » offrent « des choses sans valeur », qui les privent de ce qui est le plus précieux : « la dignité, la liberté et la capacité d’aimer ». « C’est la duperie de la vanité, qui nous conduit à faire le paon… pour finir dans le ridicule », déclare-t-il roidement.

 

 

 

Reprenant l’image du diable assis sur son trône de glace que l’on trouve dans l’Enfer de Dante, rejoignant Georges Bernanos, déclarant à plusieurs reprises « l’enfer c’est le froid », il interroge : « Comment la charité se refroidit-elle en nous ? » Il stigmatise alors « l’avidité de l’argent », cette « racine de tous les maux » (I Tim 6, 10), expliquant que l’idolâtrie de l’argent provoque « le refus de Dieu », interdisant de « trouver en lui notre consolation ».

 

Ce pape n’oublie jamais que catholique signifie universel. Il rejoint, comme au soir du premier Noël, « tous les hommes et femmes de bonne volonté », surtout « si vous êtes, leur dit-il, comme nous chrétiens, affligés par la propagation de l’iniquité dans le monde ». Et de dégainer les trois « doux remèdes » : « La pratique de l’aumône libère de l’avidité », la prière met au jour les « mensonges secrets » et le jeûne « réduit la force de notre violence ».

 

 

GT

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24 décembre 2017 7 24 /12 /décembre /2017 22:45
Fêtons Noël !  par monsieur l'abbé Guillaume de Tanoüarn

 

Il faut savoir fêter Noël, reproduire pieusement les vieilles coutumes de nos anciens, car elles portent un enseignement très profond, qui tient du cours de catéchisme, d’une alliance avec la nature, et des travaux pratiques de religions.

 

Que l'on ne se dise jamais de Noël : encore un de passé, que l'on soit capable de retrouver chacun l'enfant aux yeux écarquillés qu'il ou elle a été, en sachant recevoir les cadeaux de nos proches, en apprenant à les faire, avec une intention et une attention particulière envers chacun.

Certains vous diront : les cadeaux, ce n'est pas chrétien... Ah bon ! Et apprendre à donner, ce n'est pas chrétien ? Apprendre à recevoir avec gratitude comme le dixième lépreux guéri, le seul qui soit venu remercier Jésus de sa guérison et dont l'évangéliste note sobrement : "C'était un Samaritain". Un Samaritain devenu chrétien par le cadeau de la santé...

 

Apprendre aussi qu’il y a encore plus de joie à donner un cadeau bien choisi et dont on sait qu’il fait plaisir à la personne que l’on veut remercier d’exister, qu’à recevoir pour soi tous les cadeaux du monde. Noël nous aide à réactiver nos cœurs et à sortir du calcul don-contre-don pour nous apprendre à faire plaisir gratuitement.

 

Noël c'est aussi une liturgie, la liturgie de la crèche dans laquelle on dépose l'Enfant Dieu, car dans une vraie crèche, c’est ce soir et pas avant qu’arrive l’enfant Jésus.

Quant aux mages, on les attendra jusqu’au 6 janvier.

Cette liturgie de la crèche est l’une des rares liturgies domestiques qui nous reste, une liturgie qui rassemble la famille. Nous préférons parfois nos amis (que nous avons choisis) à notre famille que nous ne choisissons pas et au sein de laquelle nous pouvons ressentir ou de la jalousie ou une volonté de revanche ou telle plaie mal fermée, blessure d’amour propre, histoire de gros sous etc.

 

Les réunions de Noël peuvent paraître bien artificielles, elles n’en sont pas moins fort nécessaires, elles sont, selon le chant des anges, autant de déclarations de paix entre nous. Il est parfois plus difficile d’être en paix avec ses proches qu’avec ses lointains. Il faudrait que Noël soit le jour où l’on remette les dettes de nos débiteurs.

 

Il faut être attentif également aux cantiques de Noël, ces cantiques dont on a fait des rengaines et sur lesquels il est de bon ton parfois de dauber, mais dont les paroles, simples et émouvantes ouvriraient le coeur le plus fermé : Minuit chrétien, les anges dans nos campagnes, le Divin enfant, ce n'est pas du folklore, c'est un appel de Dieu pour que nos coeurs de pierre se transforment en coeurs de chair.

 

Enfin il faut être attentif à la date de Noël, une date qui n’est pas la vraie date puisque dans la vraie histoire de l’Evangile, les bergers veillaient durant la nuit sur des troupeaux : ils ne les avaient pas rentrés à l’étable. Le temps devait être clément et la saison favorable. L’Eglise n’a jamais essayé de fêter Noël au printemps.

 

Noël c’est le solstice d’hiver, la victoire annuelle de la nature, le moment où l’obscurité recule, où il recommence à faire jour un peu plus longtemps.

Nous avons éprouvé la puissance des ténèbres, nous avons expérimenté leur prégnance. A partir de Noël, de la venue sur terre de cet Enfant, nous ressentons à nouveau le primat, malgré tout, de la lumière sur les ténèbres. Le pacte que Dieu le créateur a fait avec nous se vérifie, petit à petit, jusqu’à la Pentecôte, cet avènement de l’Esprit saint dans nos cœurs, nous comprenons que, non, rien ne s’opposera jamais absolument à la lumière, nous apprenons du rythme de la nature que, comme le dit Paul Eluard, « la nuit n’est jamais complète ».

 

Je ne dis pas Saint Noël car je ne suis pas sûr d'en être capable moi-même, de cette sainteté, mais oui : joyeux Noël à tous ceux qui veulent se souvenir de l'enfant qu'ils ont été ! A tous ceux qui ont soif de vie, à tous ceux qui croient que la lumière l’emporte toujours sur les ténèbres, à tous ceux dont le Christ (même s’ils ne le savent pas) est le solstice d’hiver.…

 

GdT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci monsieur l'abbé de ce beau cadeau pour

la Banquise !

 

Joyeux Noël à tous .

 

Mortimer 

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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 13:29
"L'Avent " par l'abbé Guillaume de Tanoüarn

 

« Omnes qui te expectant non confundentur » répète-t-on souvent en latin durant le premier dimanche de l’Avent, comme pour résumer toute cette période. Mais qu’est-ce que l’attente de Dieu ? La perception d’un manque. Dieu nous manque-t-il ? Il ne manque pas à l’épanouissement de nos désirs animaux. Mais ceux-là ne satisfont pas vraiment…

 

 

Comme le remarquait Freud, qui n’avait pas tort sur toute la ligne, la satisfaction c’est la disparition de l’excitation, que ce soit une excitation purement charnelle ou un désir d’avoir tel objet (on est alors saisi par la fameuse fièvre acheteuse, la concupiscence des yeux) ou encore une volonté de puissance, un désir de l’emporter sur l’autre dans le fameux triangle de la jalousie, où l’objet désiré ne représente en fait que le moyen pour moi de l’emporter sur un autre.

 

Telles sont d’ailleurs les trois concupiscences repérées déjà par l’apôtre Jean dans sa première Epître. Cela nous fait du bien de réentendre cette doctrine des trois concupiscences, reprise par saint Augustin ou par Pascal. Le ton est solennel : « N’aimez ni le monde ni ce qui est dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui. Car tout ce qui est dans le monde est ou concupiscence de la chair ou concupiscence des yeux ou orgueil de la vie : ce qui ne vient pas du Père mais du monde. Or le monde passe et la concupiscence du monde passe avec lui. Mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (I Jean 2, 15-17).

 

 

L’attente de Dieu naît quand on a saisi l’insuffisance et le mensonge des trois concupiscences. Attention ! Chacune d’entre elles nous apporte une forme de plaisir, mais à un moment ou à un autre, nous sommes renvoyés à l’insuffisance de ce plaisir. Nous savons obscurément que « l’argent ne fait pas le bonheur » que « Post coïtum omne animal triste (il s’agit de l’aspect animal de la chose qui n’est bien sûr pas le seul), et que l’orgueil rend ombrageux, ténébreux, sans cesse insatisfait. Bref les concupiscences nous tirent toujours à hue et à dia mais elles ne rendent pas heureux, parce qu’elles sont incapables de nous donner la joie.

 

 

Cette joie, d’une manière ou d’une autre, nous l’avons expérimenté auprès de Dieu : « J’étais dans la joie quand on m’a dit : partons vers la maison du Seigneur » (Ps. 121). A quelle occasion ? C’est souvent d’une manière totalement imprévisible. « Je viendrai comme un voleur » nous dit le Fils de l’homme. Cette joie que nous avons éprouvée soit à propos d’un événement de notre existence, soit à la dérobée sans que rien ne vienne nous en prévenir, au cours d’une lecture, à l’occasion d’une cérémonie liturgique, d’une prière personnelle ou simplement dans la solitude de la quête du sommeil, cette joie nous signifie que notre condition humaine s’épanouit au-delà de ce monde pour reprendre l’expression de l’apôtre Jean. Rien ne l’explique ou ne la justifie dans notre vie quotidienne, elle vient de Dieu et elle nous ramène à Dieu.

 

 

Cette joie c’est le prolongement, en nous de l’Incarnation du Verbe de Dieu, c’est le Noël de notre cœur. Saint Bernard expliquait qu’il y a trois avènements de Dieu dans notre monde ; le premier a eu lieu lors du premier Noël dans la grotte de Bethléhem. Il a été annoncé par les prophètes (Isaïe 9, 6 : « Un petit enfant nous est né un fils nous a été donné. Il sera appelé l’Admirable, le Conseiller, Dieu fort, Père du siècle à venir, Prince de la paix ») ; le dernier avènement n’a pas encore eu lieu, c’est celui qui suit le signe du Fils de l’homme qui se montrera du Levant au Couchant, celui du Christ juge des vivants et des morts. Entre temps, nous est donné si nous le voulons l’avènement du Christ dans notre cœur, dont le signe est la joie intérieure. Faisons en sorte, c’est le sens du temps de l’Avent, de préparer l’étable de notre cœur à l’avènement de son Seigneur. Cherchons Dieu, désirons ce Dieu qui s’est donné à nous en Jésus Christ, car « celui qui cherche trouve, celui qui demande reçoit, et à qui frappe on ouvrira » (Matth. 7, 8). N’ayons pas peur de demander au Seigneur sa présence en nous, présence rassurante dans le brouillard givrant de notre existence, au milieu de ces ombres que la Bible appelle « les ombres de la mort »

Guillaume de Tanoüarn .

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 12:30
Stabat Mater Dolorosa

 

En ce Vendredi Saint,  je vous propose de méditer sur les paroles du « Stabat Mater » avec Domenico Scarlatti (1685-1757) qui, en 1715, mis en musique ce texte du XIIIe siècle.

 

 

Stabat Mater dolorosa

Juxta crucem lacrimosa dum pendebat Filius.

Cuius animam gementem, contristatam et dolentem, pertransivit gladius.

O quam tristis et afflicta fuit illa benedicta Mater Unigeniti.

Quæ mœrebat et dolebat, Pia Mater cum videbat Nati pœnas incliti.

Quis est homo qui non fleret, Matrem Christi si videret in tanto supplicio?

Quis non posset contristari, Christi Matrem contemplari dolentem cum Filio?

Pro peccatis suæ gentis vidit Iesum in tormentis et flagellis subditum.

Vidit suum dulcem natum morientem desolatum, dum emisit spiritum.

Eia Mater, fons amoris, me sentire vim doloris fac, ut tecum lugeam.

Fac ut ardeat cor meum in amando Christum Deum, ut sibi complaceam.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas cordi meo valide.

Tui nati vulnerati, tam dignati pro me pati, pœnas mecum divide.

Fac me tecum pie flere, Crucifixo condolere, donec ego vixero.

Iuxta crucem tecum stare, et me tibi sociare in planctu desidero.

Virgo virginum præclara, mihi iam non sis amara: fac me tecum plangere.

Fac ut portem Christi mortem, passionis fac consortem, et plagas recolere.

Fac me plagis vulnerari, fac me cruce inebriari, et cruore Filii.

Flammis ne urar succensus per te Virgo, sim defensus in die judicii

Christe, cum sit hinc exire, da per Matrem me venire ad palmam victoriae.

Quando corpus morietur, fac ut animæ donetur Paradisi gloria.

Amen !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 12:00

 

 

 

au XVIIIe siècle.

 

 

 

Vendredi Saint

 

 

 

La Pietà. Michel Angelo. Rome. Basilique Saint Pierre.

La Pietà. Michel Angelo. Rome. Basilique Saint Pierre.

 

 

 

Comme j’en ai fait une « tradition », en ce Vendredi Saint, méditons sur les paroles du « Stabat Mater ».

 

 

Stabat Mater dolorosa Juxta crucem lacrimosa dum pendebat Filius.

Cuius animam gementem, contristatam et dolentem, pertransivit gladius.

O quam tristis et afflicta fuit illa benedicta Mater Unigeniti.

Quæ mœrebat et dolebat, Pia Mater cum videbat Nati pœnas incliti.

Quis est homo qui non fleret, Matrem Christi si videret in tanto supplicio?

Quis non posset contristari, Christi Matrem contemplari dolentem cum Filio?

Pro peccatis suæ gentis vidit Iesum in tormentis et flagellis subditum.

Vidit suum dulcem natum morientem desolatum, dum emisit spiritum.

Eia Mater, fons amoris, me sentire vim doloris fac, ut tecum lugeam.

Fac ut ardeat cor meum in amando Christum Deum, ut sibi complaceam.

Sancta Mater, istud agas, Crucifixi fige plagas cordi meo valide.

Tui nati vulnerati, tam dignati pro me pati, pœnas mecum divide.

Fac me tecum pie flere, Crucifixo condolere, donec ego vixero.

Iuxta crucem tecum stare, et me tibi sociare in planctu desidero.

Virgo virginum præclara, mihi iam non sis amara: fac me tecum plangere.

Fac ut portem Christi mortem, passionis fac consortem, et plagas recolere.

Fac me plagis vulnerari, fac me cruce inebriari, et cruore Filii.

Flammis ne urar succensus per te Virgo, sim defensus in die judicii

Christe, cum sit hinc exire, da per Matrem me venire ad palmam victoriae.

Quando corpus morietur, fac ut animæ donetur Paradisi gloria.

Amen !

 

 

Cette année ce sera avec Tommaso Traetta (1727-1779), autre compositeur napolitain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

à suivre …..

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 04:43
Vendredi Saint .
Vendredi Saint .

 

 

En grande union de prières avec vous tous !

 

 

 

 

 

Mirabelle & Mortimer

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 13:30

 

 

 

 

au XVIIIe siècle

 

 

 

 

Jeudi Saint

 

 

 

 

Cosimo Rosselli, l'Ultima Cena. Rome. Chapelle Sixtine

Cosimo Rosselli, l'Ultima Cena. Rome. Chapelle Sixtine

 

 

 

 

 

En ce Jeudi Saint, poursuivons notre méditation sur le thème des « Lamentations du prophète Jérémie », mises en musique cette fois par un autre « illustre inconnu » napolitain (mais pas si inconnu que ça *;) Clin d’œil), Francesco Durante (1684-1755).

 

 

 

 

 

 

 

 

à suivre …..

 

 

 

 

Madame Zouave

 

 

 

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