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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 09:10
CRYPTE DE L'EGLISE SAINT CHRISTOPHE DE CRETEIL CONTENANT LA CHÂSSE DE NOS SAINTS

CRYPTE DE L'EGLISE SAINT CHRISTOPHE DE CRETEIL CONTENANT LA CHÂSSE DE NOS SAINTS

CHÂSSE DES RELIQUES DE SAINT AGOARD ET SAINT AGLIBERT

CHÂSSE DES RELIQUES DE SAINT AGOARD ET SAINT AGLIBERT

SAINT AGOARD et  SAINT AGLIBERT

 

 

Ces deux saints étaient des étrangers venus des bords du Rhin. Ils s’étaient établis dans le village de Créteil à dix kilomètres de Paris. Ils furent convertis à la foi ainsi que beaucoup d’autres par les Bienheureux Altin et Eoald. Ayant renversé le temple des idoles, ils furent mis à mort ainsi que d’autres chrétiens sur ordre du gouverneur ; d’autres disent que c’est par les Vandales. Ils furent martyrisés vers l’an 400. On éleva une église sur leurs tombeaux et leurs reliques y furent déposées dans des châsses. Elles se trouvent actuellement dans l'église Saint Christophe de Créteil1. Leur fête ce célèbre en ce jour à Créteil et dans tout le diocèse de Paris.

 

1. Aujourd'hui Créteil est un nouveau diocèse érigé en 1966 par Paul VI

 

EGLISE SAINT CHRISTOPHE DE CRETEIL. MI GOTHIQUE, MI ROMANE

EGLISE SAINT CHRISTOPHE DE CRETEIL. MI GOTHIQUE, MI ROMANE

SAINT PROSPER D’AQUITAINE

(v. 2020)

 

SAINT MAXIME

Evêque de Turin, + peu de temps après 463

 

SAINT ADELBERT D’EGMOND

+ vers 740

 

SAINT MOLOCK

Evêque en Ecosse, VIIè siècle

 

SAINT GUILLAUME de Monte-Vergine

Fondateur de la Congrégation religieuse de ce nom, + en 1142

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 09:10
LES SAINTS MARTYRS DE ROME
LES SAINTS MARTYRS DE ROME

LES SAINTS MARTYRS DE ROME

INCENDIE DE ROME PAR NERON

INCENDIE DE ROME PAR NERON

LES SAINTS MARTYRS DE ROME

 

 

Tertulien nous dit que Néron a été le premier empereur à déclarer la guerre au christianisme. La pureté des mœurs de ces premiers chrétiens fut un motif suffisant à ce monstre de cruauté et d’infamie pour exciter sa rage.

 

Le feu ayant pris à la ville de Rome en 64, elle brûla pendant neuf jours. Des quatorze quartiers dont elle était composée il n’en resta que quatre ayant échappé aux flammes. Trois furent réduits en cendre et sept furent très endommagés. Durant ce désastre, Néron vint d’Antium à Rome, et du haut d’une tour bâtie sur la colline voisine il se mit à chanter, déguisé en acteur de théâtre, un poème qu’il avait composé sur l’’incendie de Troie. Le peuple l’accusa d’être l’incendiaire. La vérité de cette accusation est confirmée par des témoignages de plusieurs auteurs dignes de foi1.

 

Néron voyant qu’il était regardé comme l’auteur de l’incendie,  rejeta la faute sur les chrétiens, tant pour sa réputation que pour la haine qu’il portait à la vertu et étancher sa soif barbare de sang humain ; mais personne n’y a cru car il n’avait pas de preuves, selon Tacite. Cela réjouit les idolâtres qui avaient une aversion pour le christianisme.

 

De toutes parts on arrêta des chrétiens victimes de la haine publique, en les insultant lorsqu’ils mouraient, en servant de jouet et d’amusement au peuple. On en vêtit de peaux de bêtes pour ensuite les jeter aux chiens ; d’autres furent crucifiés ou brûlés la nuit  pour servir de flambeaux (voir les écrits de Tacite, Sénèque et Juvenal). Néron appelait les chrétiens des magiciens. Cet horrible carnage eut lieu dans les jardins de l’empereur.

 

Le martyrologe Romain fait ici mémoire de tous les chrétiens qui périrent en cette occasion. Ils étaient les disciples des apôtres et furent les prémices de la multitude des martyrs qui allaient suivre.

 

Puis des édits apparurent qui interdisaient le christianisme, sous les peines les plus sévères, y compris la mort (Sulpice-Sévère). A peine ces édits furent-ils publiés que tout l’empire se retourna contre les chrétiens (Origène) ; mais il en fut comme des Juifs captifs en Egypte, le nombre des chrétiens ne cessait d’augmenter.

 

1. Suétone, Dion Casius et Tacite affirment même que les flammes furent entretenues sur ordre de Néron. Le feu même s’étant éteint du côté du grand cirque et jusqu’au quartier d’Esquilia, il fut rallumé et brûla les bâtiments des jardins de Tigellinus pendant plusieurs jours.

 

Outre que Néron enviait le sort de Priam, qui avait vu son pays réduit en cendres, il avait la passion extravagante d'édifier une nouvelle Rome, plus magnifique, et voulait agrandir son palais. Comme il avait brûlé, il en fit construire un neuf encore plus grand. L’or, les pierres précieuses et les curiosités de toute espèce ne furent pas épargnés. Ce nouveau palais reçut le nom de Palais d’or. Il fut démoli après la mort de Néron.

 

NATIVITE DE SAINT JEAN BAPTISTE

(v. 2020)

 

 

SAINT SIMPLICE

Evêque d’Autun, IVè
siècle.

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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 09:10
23 juin 2021
23 juin 2021

SAINTE MARIE D’OIGNIES1

 

 

Marie est née à Nivelle, en Brabant, d’une famille très riche. Lorsqu’elle eut atteint l’âge de quatorze ans, on lui fit épouser un jeune seigneur recommandable par sa vertu. Tous deux, en parfait accord sur la charité chrétienne,  se retirèrent dans le quartier des lépreux nommé Villembroke, au service des lépreux. La vie qu’ils avaient adoptée les exposa aux railleries du monde qu’ils venaient de quitter, mais ils méprisèrent les jugements des hommes.

 

Ils méditaient souvent sur les souffrances de Jésus-Christ afin d’apprendre de plus en plus à mourir entièrement à eux-mêmes. Marie, surtout, ne pouvait vaquer à cet exercice sans pleurer à chaudes larmes qui, loin de l’affaiblir, étaient pour elle un principe de force et de consolation (paroles rapportées par le pieux cardinal de Vitry dans sa vie de la sainte). Elle ne faisait qu’un repas par jour constitué de légumes et de pain. Pendant son travail, elle mettait devant elle un psautier ouvert et en lisait quelques passages de temps en temps afin de pouvoir prier. Elle avait une sainte dévotion pour la Sainte Vierge et faisait tous les ans deux pèlerinages à Notre Dame d’Oignies qui se trouvait à environ cinq kilomètres de Nivelle.

 

Le cardinal de Vitry raconte dans sa vie de la sainte qu’elle avait souvent, lors de ses oraisons, des extases et des ravissements et qu’on ne pouvait l’entendre parler de Dieu sans la sentir enflammée d’amour et consolée :

 

- Je sais, disait-il, que certaines gents se moqueront de ce que je rapporte ; mais ceux qui ont reçu de pareilles faveurs me croiront et me comprendront.

 

Une personne venue de loin pour voir la servante de Dieu fut consolée par ses discours et fut pénétrée de charité jusqu’à la fin de ses jours.

 

Un autre se moquait de ses compagnons qui se détournaient de leur chemin pour aller voir la sainte, alors que lui restait sur place à les attendre. Il fut lui aussi entièrement changé. Ne voyant pas ses compagnons revenir, il alla les chercher et, entendant les discours de Marie, il fondit en larmes et ne voulait plus repartir.

 

La sainte possédait à un degré supérieur l’esprit de conseil et de discernement, et elle avait même le don de prophétie. Ces grâces lui venaient en récompense, car elle se considérait comme une misérable pécheresse.

 

Quelques années avant sa mort, elle fixa sa demeure auprès de l’église Notre-Dame d’Oignies, s’étant par-là libérée des visites que lui faisaient les habitants de Nivelle et pouvant ainsi être moins distraite pendant ses exercices de piété. Elle communiait souvent et à chaque fois son visage se trouvait transformé et rayonnant de bonheur.

 

Lors de sa dernière maladie, elle fut visité par plusieurs personnages illustres dont l’archevêque de Toulouse et la duchesse de Louvain qui, après la mort de son mari, entra dans l’Ordre de Cîteaux. Marie mourut en 1213 à l’âge de trente-trois ou trente-six ans. Ses reliques, dans une châsse d’argent, sont derrière le maître-autel de Notre-Dame d’Oignies qui appartenait aux chanoines réguliers du diocèse de Namur. Son nom est dans les calendriers de l’Eglise des Flandres avec un office particulier.

 

1. Oignies se situe en Belgique à 50 kilomètres de Nivelle. A ne pas confondre avec Oignies en France dans le Pas de Calais.

 

 

 

 

PROCESSION AVEC LE RELIQUAIRE DE SAINTE MARIE D'OIGNIES

PROCESSION AVEC LE RELIQUAIRE DE SAINTE MARIE D'OIGNIES

CARDINAL DE VIRY. GUIDE SPIRITUEL DE SAINTE MARIE

CARDINAL DE VIRY. GUIDE SPIRITUEL DE SAINTE MARIE

23 juin 2021

C’était en 2010: le Trésor d’Oignies, l’une des sept merveilles de Belgique, quittait le couvent des Sœurs de Notre-Dame de Namur pour s’installer au Musée provincial des Arts anciens du Namurois. Un ensemble prestigieux à admirer sur place – rue de Fer à Namur – et, depuis quelque temps, via le site Internet qui lui est entièrement consacré.

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22 juin 2021 2 22 /06 /juin /2021 09:10
22 juin 2021
CATHEDRALE SAINT ALBAN A SAINT ALBANS. GRANDE BRETAGNE

CATHEDRALE SAINT ALBAN A SAINT ALBANS. GRANDE BRETAGNE

SAINT ALBAN

 

Premier martyr de Grande-Bretagne

 

 

La lumière de l’Evangile fut portée en Angleterre dès le temps des apôtres. Le nombre des chrétiens s’y accrut de beaucoup par la conversion du roi Lucius, qu’on place en 180. La rage des persécuteurs, excitée par le gouvernement romain, n’alla pas jusqu’en Angleterre, celle-ci constituant un nouveau monde par rapport au reste de l’empire, si bien que les nouveaux convertis se sentaient en sécurité ; mais ils ne purent se mettre à l’abri des persécutions de Dioclétien, et alors il y eut les premiers martyrs.

 

Le premier de ces héros fut Alban, dont la mort fut illustrée par plusieurs miracles et d’autres faits extraordinaires, dont le sang répandu a été une bénédiction pour l’Angleterre. La gloire de son martyre a été si éclatante, selon Fortunat, qu’elle s’est répandue dans toute l’Eglise. Les actes des premiers martyrs ont été rapportés par Ussérius, Bède et Gildas.

 

Selon ce qui est rapporté, Alban était Romain de haute naissance. Il est né à Vérulamium (dans le Hertfordshire), qui fut pendant plusieurs siècles une des plus grandes villes de la Grande-Bretagne. Elle sera détruite par les Saxons. Aujourd’hui la ville bâtie sur ses ruines porte le nom de Saint-Alban.

 

Alban se rendit à Rome pour se perfectionner dans la connaissance des belles-lettres. De retour en Angleterre, il s’établit à Vérulamium, étant un des principaux habitants de la ville.  Païen, mais d’une grande douceur, il fut amené progressivement par Dieu à la connaissance de la Vérité. Il était encore idolâtre lorsque les persécutions commencèrent il mais il cacha dans sa maison des chrétiens dont un, nommé Amphibalus, qui instruisit et convertit Alban. Bientôt le bruit se répandit que dans la maison d’Alban il y avait un chrétien. Alban le fit évader, en échangeant son habit contre le sien pour qu’il ne fût pas reconnu, car les ecclésiastique de l’époque se vêtaient d’une robe appelée caracalla1

 

Alban se présenta aux soldats, car il brûlait de verser son sang pour Jésus-Christ. Ils le conduisirent au juge qui était en train d’offrir un sacrifice à l’autel des idoles. Le juge se mit en colère en voyant son habit, et ayant ordonné qu'on le traînât devant les dieux, il lui dit :

 

- Puisque vous avez eu la hardiesse de cacher un sacrilège et un blasphémateur, vous souffrirez le supplice qui lui était destiné, si vous refusez de participer à nos cérémonies.

 

Alban répondit que jamais il ne sacrifierait aux dieux. Le magistrat lui demanda en suite de quelle famille il était.

 

- Dans quel but m’interrogez-vous sur ma famille ? Si vous voulez savoir quelle est ma religion, je suis chrétien.

 

- Quel est votre nom ?

 

- Je me nomme Alban et j’adore le seul vrai Dieu vivant qui a créé toutes choses.

 

- Sacrifiez aux grands dieux, ou attendez-vous à la mort.

 

- Vos sacrifices sont offerts aux démons, qui ne peuvent secourir leurs adorateurs, ni leur accorder l’effet de leurs prières. Les peines éternelles de l’enfer seront le partage de quiconque sacrifiera à vos idoles.

 

 Saisi d’une grande colère, le juge fit battre Alban, mais comme ce dernier souffrait sans se plaindre, il fut condamné à être décapité.

 

La plus grande partie du peuple sortit de la ville pour assister au supplice, le juge resta presque seul. Le chemin qui conduisait au lieu du supplice était barré par une rivière, rapide à cet endroit, car le lit y était encaissé. On ne pouvait approcher du pont à cause de la foule et il fallut attendre que tout le monde soit passé pour que le supplice ait lieu. Alors Alban s’avance vers la rivière, lève les yeux au ciel, fait une courte prière : aussitôt la rivière s’ouvre en deux et donne passage au Saint et au reste de la foule, soit un millier de personnes2.

 

A la vue de ce miracle, le bourreau se convertit, il baissa son glaive et se mit à genoux devant Alban puis demanda à mourir à sa place. Ceci retarda l’exécution. En même temps, le peuple accompagna Alban en haut de la colline, un lieu très bucolique. Alban se mit à genoux pour prier; de cet endroit  jaillit une source où il put boire. Alors il se présenta un nouveau bourreau qui le décapita ; mais Dieu  punit le bourreau en le rendant aveugle. Quant au premier bourreau, il fut décapité sur le champ. Capgrave le nomme Héraclius, d’autre l’appellent Araclius.

 

Plusieurs qui avaient assisté au martyre se convertirent. Avec le prêtre qui avait converti Alban, ils  passèrent en Pays de Galles et furent baptisés ; ils étaient environ mille ; mais ils furent massacrés par les idolâtres. Le prêtre fut lapidé à Ruburn à 10 km. de la ville de Saint-Alban. Geoffroi de Monmouth et d’autres auteurs le nomment Amphibalus ; d’autres disent qu’il était surnommé Caracalla à cause de son habillement. Saint Alban est mort en juin en 286 ou en 303 selon les auteurs, c’est-à-dire au début de la grande persécution de Dioclétien à laquelle Constance mit fin l’année suivante en Bretagne.

 

Sous le règne de Constantin le Grand fut bâtie une magnifique église sur le lieu du martyre de Saint Alban. Cette église devint célèbre à cause du grand nombre de miracles qui s’y opérèrent. Les Saxons l’ayant détruite, Offa, roi des Merciens, en fit bâtir une autre en 793 avec un monastère doté de grands revenus. Les papes accordèrent à ce monastère les plus grands privilèges et remirent à toutes les terres le romescot ou denier de Saint Pierre. Cette abbaye fut détruite sur l’ordre d’Henri VIII ; mais les habitants donnèrent une grosse somme d’argent pour que leur église ne soit pas détruite. Elle existe encore aujourd’hui3.

 

On sauva une partie des reliques de Saint Alban qui se trouvent chez les Anglais de Valladolid en Espagne, ainsi qu’une petite portion à Saint Omer.

 

1. La Caracalla était une robe longue à peu près semblable à l’habit de nos moines. Elle avait quelque fois un capuchon. Ce vêtement état d’origine gauloise. Antonius Basianus, fils de l’empereur Sévère en introduisit l’usage à Rome ce qui le fit surnommé Caracalla.

 

Thomas Walsingham dit que la caracalla de Saint Alban, faite de laine, se gardait à Fly dans le grand coffre qui fut ouvert en 1314 sous le règne d’Edouard II ; il ajoute que la partie supérieure du vêtement était encore teintée du sang du martyr, et que ce sang était aussi rouge que s’il venait de se répandre.

 

2. Il est dit que cette rivière était la Coln qui passe entre Vérulamium et la nouvelle ville de Saint Alban.

 

3. L’abbé de Saint-Alban siégeait au parlement à la tête de tous les abbés mitrés. Cette préséance avait été accordée par le pape Adrien IV en 1154.

CARTE DE LA GRANDE BRETAGNE

CARTE DE LA GRANDE BRETAGNE

RUINES DE LA VILLE  DE VERULAMIUM

RUINES DE LA VILLE DE VERULAMIUM

SAINT PAULIN DE NOLE

(v. 2020)

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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 09:10
21 juin 2021

SAINT EUSEBE

 

Eusèbe fut placé sur le siège de Samosates1 en 361, au temps où les Ariens occupaient tous les sièges du pays. Il assista même au concile d’Antioche, principalement composé d’hérétiques, sous la protection de l’empereur Constance.

Eusèbe participa à l’élection de Saint Mélèce, patriarche d’Antioche qui était de son côté contre les Ariens. Quelques jours après que Mélèce eut pris ses fonctions, Eusèbe, qui prêchait partout l’obéissance au concile de Nicée, fut pris à parti par les Ariens qui décidèrent de le perdre en s’adressant à l’empereur. Ce dernier envoya un officier pour lui demander l’acte (de nomination) qui lui avait été confié. Eusèbe refusa,  affirmant qu’il ne pouvait le rendre sans l’accord de tous les intéressés ; alors on le menaça de lui couper la main. Eusèbe présenta les deux mains en disant qu’il ne céderait pas à l’injustice. Cette action fit bon effet à l’empereur et à son officier qui louèrent la droiture d’Eusèbe.

Voyant la tournure des événements,  comprenant qu’il n’arriverait à rien en restant parmi les Ariens, Eusèbe décida de ne plus assister à leurs délibérations et à leur concile qui se tint à Antioche en 363 sous le règne de l’empereur Jovien.

Eusèbe assista en 370 à l’élection de Saint Basile, archevêque de Césarée et se lia d’amitié avec lui.

L’empereur Valence ayant ordonné une persécution des catholiques, Eusèbe mit tout en œuvre pour mettre son troupeau à l’abri de l’hérésie. Il fit plusieurs voyages en Syrie, Palestine et Phénicie pour affermir ses fidèles, ordonner des prêtres et soutenir les évêques pour qu’ils nomment des titulaires sur les sièges vacants. Pour ne pas être reconnu dans ses voyages, Eusèbe se déguisait en officier (dans le sens de fonctionnaire de l’empire). Le jugeant comme un ennemi dangereux, les Ariens déterminèrent l’empereur à l'exiler en Thrace.

 Eusèbe déclara à l'officier arrivé à Samosates :

 

- Gardez-vous de divulguer le sujet qui vous amène ici ; vous y êtes le plus intéressé. Si le peuple venait à savoir ce qui se passe, il prendrait certainement les armes contre vous. Je ne veux pas qu’il vous en coûte la vie à cause de moi.

 

Eusèbe assista à l’office de nuit ; puis quand tout le monde se fut retiré, il sortit avec un domestique fidèle et s’embarqua sur l’Euphrate qui baigne les murailles de la ville pour se faire conduire à Zeugma à 90 km de Samosates.

Le lendemain, la nouvelle de son départ fit beaucoup de bruit dans le peuple .L’Euphrate fut bientôt couvert de barques, pour chercher  l' évêque. L’ayant trouvé à Zeugma, les fidèles lui demandèrent de ne pas les abandonner. Il leur répondit qu’ils devaient placer leur confiance en Dieu, mais que lui devait obéir à l’empereur. On lui offrit des domestiques, de l’or et des terres mais il refusa tout et se mit en route pour la Thrace.

 

Le Ariens placèrent sur son siège Eunomius,  un homme modéré, mais personne ne voulait assister à ses assemblées ecclésiastiques, alors il quitta la ville. Les Ariens le remplacèrent par Lucius, homme violent qui fit bannir les principaux membres du clergé, entre autres le prêtre Antiochus, neveu d’Eusèbe, lequel fut relégué aux confins de l’Arménie. Lucius eut beau se démener, personne ne le suivit, à tel point que des enfants jouant dans la rue avec un bâton qui avait touché les pieds de la mule de Lucius, le brûlèrent.

 

Les Goths ravageant la Thrace en  379, Eusèbe eut la permission de retourner à son Eglise, mais ce fut pour obtenir la couronne du martyre :

 

Comme la mort de Valence avait mis fin à la persécution, Eusèbe recommença ses voyages de bon pasteur, dans les villes de Bérée, d’Hiéraple et de Cyr, pour qu’elles redeviennent catholiques. Il voulut accompagner Maris qui allait prendre son siège de Dolique, petite ville de la Comagène, alors infestée d’arianisme ; mais, le voyant passer dans la rue, une femme hérétique lui lança d’un toit une tuile sur la tête. Il mourut de sa blessure quelques jours après. Il demanda à ceux qui étaient présents de ne faire aucune poursuite, en se montrant par-là, l’imitateur de Jésus-Christ. On place sa mort en 379 ou 380.

 

1. Samosate (dont le nom signifierait « soleil »), Samosata (en grec Σαμόσατα), Šam(ou)šat (en arménien Շամ(ու)շատ) ou Antioche de Commagène (en Grec Αντιόχεια η Κομμαγηνή) est une ancienne cité dont les ruines se situent près de la ville actuelle de Samsat, province d'Adıyaman, en Turquie, près de l'Euphrate.

 

 

SAINT LOUID DE GONZAGUE

Religieux de la Compagnie de Jésus l’an 1591 (v. 2020)

 

SAINT AARON

Abbé en Bretagne, VIè siècle

 

SAINT MEEN (Conard-Meen en Breton) en latin : MEVENNUS ou MELANIUS

Abbé en Bretagne + en 617

 

SAINT LEUFROI

Abbé de la Croix en Normandie, + en 738

 

SAINT RAOUL ou RODOLPHE

Archevêque de Bourges, + en 866

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20 juin 2021 7 20 /06 /juin /2021 09:10
EGLISE SAINT GOBAIN A SAINT GOBAIN (AISNE)
EGLISE SAINT GOBAIN A SAINT GOBAIN (AISNE)

EGLISE SAINT GOBAIN A SAINT GOBAIN (AISNE)

SAINT GOBAIN

 

Gobain était un prêtre, né en Irlande. Quelque temps après, un ardent désir de se consacrer plus parfaitement au service de Dieu le fit venir en France, après Saint Fursy. Il s’arrêta d’abord à Corbény, entre Reims et Laon, où il n’y avait pas encore d’abbaye. De là il se rendit à Laon puis dans une forêt près de l’Oise. Il s’y construisit une cellule à deux pas de la rivière, à une égale distance de La Fère et de Prémontré ; puis avec l’aide du peuple il y bâtit une église sous l’invocation de Saint Pierre et qui depuis longtemps porte le nom de son fondateur.

L’emplacement avait été donné par Clotaire III qui régna sur le Neustrie et la Bourgogne de 656 à 670 et qui ne cessa d’honoer l’homme de Dieu tant qu’il vécut. Gobain menait une vie austère.

Des barbares venus du nord de l’Allemagne ravagèrent le pays et le décapitèrent car il était chrétien et prêtre. Le lieu où il fut martyrisé était anciennement appelé Le Mont-Ermitage, mais aujourd’hui nous le connaissons sous le nom de Saint Gobain1. C’est là que s’installera l’Ordre de Prémontré.

Le chef du saint est encore gardé dans la grande église. Le reste de ses reliques fut perdu pendant les guerres de religion contre les calvinistes.

 

1. Ce nom est aussi celui de la célèbre Manufacture Royale de Glaces qui ne sont pas soufflées, mais coulées. On les envoie à Paris pour être achevées et polies. Actuellement les usines Saint-Gobain sont mondialement connues pour la fabrication du verre plat et de la laine de verre.

Lors de la sécularisation des biens du clergé pendant la Révolution Française, il est décidé que l'acquéreur des vastes bâtiments de l'abbaye aura l'obligation d'y établir une verrerie. Ce n'est qu'en 1803 que la famille Deviolaine réunit les capitaux nécessaires. La verrerie produit d'abord des bouteilles de champagne puis, à partir de 1807, du verre à vitre, des verres colorés, des cloches de jardin, etc.

Pendant l'occupation de la France en 1814 et 1815, les troupes étrangères y séjournent et la mettent au pillage. Paul Deviolaine restaure la fabrique et, en 1826, y introduit le coulage des glaces. Le combustible est fourni par la forêt de Saint Gobain, propriété du prince Louis Philippe d'Orléans qui, lorsqu'il devient roi des Français en 1830, accorde à la fabrique la fourniture des bouteilles et verres de la cour royale. L'accroissement de l'activité conduit Paul Deviolaine à transférer son usine à Vauxrot.

Ce qui reste de l’abbaye est actuellement occupé par un hôpital psychiatrique.

 

 

 

ABBAYE DE PREMONTRE (AISNE)
ABBAYE DE PREMONTRE (AISNE)

ABBAYE DE PREMONTRE (AISNE)

BATIMENT CENTRAL. LA CHAPELLE

BATIMENT CENTRAL. LA CHAPELLE

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19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 09:10
SAINT DIE

SAINT DIE

SAINT DEODAT

 

 

Déodat ou Dieu-Donné, couramment appelé Saint Dié, était originaire de la France Occidentale. Dès sa jeunesse, il prit acte de la double charité : aimer Dieu et son prochain.

Ayant été élu évêque de Nevers en 655, il remplit son ministère à la perfection dans l’amour de Dieu, mais désirant la solitude, il quitta son siège, sans toutefois oublier de prévenir ses diocésains afin qu’ils lui choisissent un successeur. Il s’en alla dans les Vosges et pénétra en Alsace pour aller s’enfoncer dans la forêt d’Haguenau. Là, il se lia d’amitié avec Saint Arbogaste qui menait depuis quelque temps une vie érémitique et qui, par la suite, sera évêque de Strasbourg ; cependant n’ayant pas été bien accueilli par le peuple qui se trouvait dans la région, il se retira dans l’île de Novientum ou d’Ebersheim (une île située sur l’Ill, aujourd’hui abbaye d’Ebersmunster). Il s’y était formé une sorte d’ermitage où quelques solitaires vivaient en communauté. Ils reçurent Déodat avec joie et, compte tenu de sa réputation de sainteté,  un grand nombre de disciples  se rangèrent  sous sa direction. Soutenu et protégé par Childeric II, roi d’Austrasie, il bâtit une église en l’honneur de Saint Pierre et de Saint Paul et l’enrichit des reliques de Saint Maurice qu’il avait obtenues d’Ambroise, abbé du monastère de Saint Maurice dans le Valais. L’évêque de Nevers procéda à la dédicace de cette église en présence d’une grande foule d’Alsaciens et de Lorrains. Telle fut l’origine de l’abbaye d’Ebersmunster, située dans le diocèse de Strasbourg à dix km de Sélestat et trente de Strasbourg.

Comme le gouvernement de cette abbaye ne permettait pas à Déodat de pratiquer librement la contemplation, il quitta l’abbaye pour un lieu plus solitaire et s’en alla vers Ammerschweyer (Ammerswihr), aujourd’hui une petite ville de la Haute Alsace au diocèse de Bâle. Il y bâtit un ermitage mais fut chassé par les habitants.

/…/

Il retourna dans les Vosges et s’arrêta dans la vallée qu’il nomma le Val de Galilée et qu’on appelle aujourd’hui le Val de Saint Dié. Il y bâtit une cellule et une chapelle sous l’invocation de Saint Martin. C’était alors un désert inculte mais bientôt beaucoup de personnes vinrent se placer sous sa protection. En 669, il  bâtit sur une colline un grand monastère où ses disciples observèrent la Règle de Saint Colomban qui, par la suite, sera remplacée par celle de Saint Benoît.

Le roi Chidéric II lui donna la propriété de toute la vallée. Ce monastère fut nommé Jointures à cause de la jonction du ruisseau de Rothbach avec la Meurthe.

Vers la fin de ses jours, Saint Déodat se retira dans une cellule près de la chapelle Saint Martin. Il mourut dans les bras de Saint Hidulphe, son ami, en 679. Autour de son abbaye s’est formée une ville qu’on appellera Saint-Dié1. L’abbaye fut sécularisée en 954. Elle devint un célèbre chapitre de chanoines, lequel sera érigé en évêché par la bulle du pape Pie VI en 1777 et par lettre patentes de Louis XVI du mois d’août de l’année suivante. En 1635, l’armée suédoise brûla la châsse de Saint-Dié avec une partie de ses reliques.

 

1. Il est assez difficile d'obtenir des images de Saint-Dié statufié, car dès que vous tapez ce nom il apparaît un certain Jules F... autres temps autres saints !!!

 

 

CATHEDRALE DE SAINT DIE DES VOSGES

CATHEDRALE DE SAINT DIE DES VOSGES

BLASON DE LA VILLE DE SAINT DIE

BLASON DE LA VILLE DE SAINT DIE

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18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 09:09
18 juin 2021

SAINT AMAND

 

 

On lit dans les écrits de Saint Paulin de Nole qu’Amand servit Dieu dès son enfance et qu’il étudia les Saintes Ecritures. Ayant été ordonné prêtre par Saint Delphin, évêque de Bordeaux, qui le prit dans son Eglise, il se montra très zélé pour la gloire de Dieu. Ce fut lui qui instruisit Saint Paulin aux mystères de la foi pour le préparer au baptême. A cette époque, Saint Paulin devint ami avec Amand. Ils entretinrent une correspondance à travers laquelle nous admirons beaucoup de vertu.

 

Amand fut élu sur le siège épiscopal de Bordeaux après la mort de Saint Delphin ; mais il se démit de ses fonctions en faveur de Saint Séverin qui était resté auprès de lui et ne voulut reprendre le siège qu’après sa mort.

On ignore l’année de la mort de Saint Amand. C’est à lui que l’on doit la conservation des écrits de Saint Paulin qui est mort en 431

EGLISE SAINT AMAND DE BORDEAUX

EGLISE SAINT AMAND DE BORDEAUX

SAINT MARC

et

SAINT MARCELLIN

Martyrs à Rome (v. 2020)

 

SAINTE MARINE

Vierge, milieu du VIIIè siècle

 

SAINTE ELISABETH

Abbesse de Sconauge au diocèse de Trèves, + en 1165

 

SAINT EPHREM

Diacre confesseur et docteur, + en 373

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17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 09:10
ERMITAGE EN EGYPTE

ERMITAGE EN EGYPTE

SAINT PRIOR

 

 

 

Prior, originaire d’Egypte, fut un des premiers disciples de Saint Antoine. Jeune, il quitta la maison de ses parents et promit à Dieu, dans un mouvement de ferveur, de ne plus les revoir, tant était forte sa résolution de se séparer du monde. Il alla se placer sous la conduite de Saint Antoine. Ayant fait des progrès très rapides, il put, au bout de quelques années, aller vivre seul dans le désert. Ayant dit à son père spirituel qu’il se sentait prêt pour la vie érémitique, Antoine l’approuva et lui dit :

 

- Prior, demeurez où vous voudrez. Vous reviendrez me voir lorsqu’il se présentera une occasion raisonnable.

 

Prior avait alors vingt-cinq ans. Il fixa sa demeure dans le désert de Nitrie1 du côté de celui de Scété. Sa vertu était essentiellement composée de mortification, d’humilité et de détachement du monde. Par jour, il ne mangeait que du pain et des olives tout en marchant. Quelques uns lui en ayant demandé la raison il répondit :

 

- J’agis de la sorte, parce que manger n’est pas une action à laquelle on doive s’appliquer ; ainsi je le fais comme une chose passagère. Je ne veux pas non plus que mon âme éprouve une satisfaction sensuelle lorsque je mange.

 

Voici un exemple de son détachement des choses de la terre. Il avait été faire les moissons chez un laboureur, imitant ainsi les solitaires qui le faisaient pour gagner leur vie à la sueur de leur front. La moisson finie, le laboureur insista pour lui donner son salaire. Prior retourna dans sa cellule. L’année suivante il revint faire la moisson chez le même laboureur qui, à la fin, le renvoya sans le payer et fit de même l’année suivante. Prior ne dit rien et continua son travail avec la même ardeur. Sa conduite toucha le laboureur qui finit par s’acquitter de ce qu’il lui devait. Il alla à sa recherche et, à grand peine, finit par le retrouver. Lorsqu’il le vit, il se jeta à ses pieds et lui demanda pardon en lui donnant son salaire. Prior allégua diverses raisons pour ne pas accepter et demanda au laboureur de tout donner au prêtre.

 

Nous savons que Prior ne voulait plus revoir sa famille. Il y avait environ cinquante ans qu’il était dans le désert, lorsque sa sœur, devenue veuve, apprit qu’il vivait encore. Elle obtint de l’évêque qu’il écrivît au monastère afin que son frère ait l’autorisation de venir la consoler. Le supérieur de Prior lui donna l’ordre d’aller consoler sa sœur. Il prit alors avec lui un frère et lorsqu’il arriva chez sa sœur et qu’elle ouvrit la porte, il lui parla les yeux fermés et ne voulut pas entrer. Il fit une prière et retourna dans sa solitude.

 

Le lieu où habitait Prior était un des plus affreux de l’Egypte. Pour trouver de l’eau, il fallait creuser le sol avec ses mains et encore, l’eau était saumâtre, si bien que les voyageurs qui venaient le voir apportaient leur eau.

 

Rude pour lui-même, Prior était doux avec tout le monde. Lors d’une assemblée de solitaires à Scété, ils se mirent à parler, après le Sacrifice, d’un frère qui était absent et qui avait commis une faute. Sentant qu’on blessait la charité, Prior préféra s’en aller. Il prit un sac de sable    sur le dos, puis un petit panier qu’il remplit également de sable et qu’il porta devant lui. Les autres lui demandèrent ce qu’il voulait faire. Alors il leur dit :

 

- Ce sac rempli de sable représente mes péchés qui sont en grand nombre ; c’est pour cette raison que je les ai mis derrière mon dos, pour ne pas les voir et pour m’épargner les larmes. Ce panier que je porte devant moi et qui ne contient qu’un peu de sable, représente les péchés de ce frère que j’ose considérer, pour le juger et le condamner. Il vaudrait bien mieux que je misse mes péchés devant moi pour y penser sans cesse et prier Dieu de me les pardonner.

 

Tous les solitaires furent touchés de ce discours et furent convaincus que c’était le chemin par lequel on devait parvenir au salut.

 

On lit dans Pallade que Saint Prior fut favorisé du don des miracles. Il mourut à la fin du quatrième siècle âgé d’environ cent ans.

 

1. Nitrie. Lac asséché d’Egypte d’où les égyptiens tiraient le Nitre ou carbonate de Sodium. Scété : Le point rouge sur la carte à 80 km. au sud d’Alexandrie.

 

 

17 juin 2021

SAINT NICANDRE

Et

SAINT MARCIEN

Martyrs vers 303 (v. 2020)

 

SAINT AVIT ou AVY

Abbé de Miscy ou de Saint Mesmin près d’Orléans, + vers 530

 

SAINT BOTHULPHE ou BOTHOLF

Abbé en Angleterre + en 655

 

BIENHEUREUX PAUL D’AREZZO

Cardinal archevêque de Naples, + en 1578

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16 juin 2021 3 16 /06 /juin /2021 09:10
16 juin 2021

SAINT FRANCOIS REGIS

 

François est né en 1597 dans le village de Fontcouverte, au diocèse de Narbonne. Son père Jean Régis était issu d’une branche cadette de la noble maison de Plas [?], établie dans le Rouergue. Madeleine d’Arcis, sa mère, était fille du seigneur de Ségur. Ils eurent plusieurs fils dont l’aîné fut tué au siège de Villemur-sur-Tarn, contre les Huguenots.

 

Régis était en avance sur son âge en ce sens qu’il préférait l’étude aux jeux. On lui donna un précepteur malheureusement d’une humeur chagrine et un peu brusque, mais le jeune Régis supporta son maître sans rien dire.

Les Jésuites ayant ouvert des classes publiques à Béziers, il s'y rendit et fut tout de suite remarqué par son sérieux. Il allait rarement se divertir avec les autres. Le dimanche et les jours de fête, il faisait des exercices de piété à l’’église et dans sa chambre. Parfois il restait seul dans une chapelle, les yeux baignés de larmes, ce qui faisait rire ses compagnons d’étude ; mais à la fin ils finirent par l’admirer.

Il avait une pieuse dévotion pour la Sainte Vierge et une admiration pour son ange gardien qui le protégeait et qu’il ne manquait jamais de remercier.

 

Six des plus fervents étudiants s’associèrent à lui pour former une espèce de séminaire ou François était leur règle vivante. Ils l’écoutaient avec respect comme leur maître dans la vie spirituelle.

 

A dix-huit ans Dieu l’éprouva. Il tomba gravement malade, et après sa guérison il décida de se consacrer au salut des âmes dans La Compagnie de Jésus. Le père François Suarez, provincial des Jésuites, étant venu à Béziers, François Régis lui demanda à entrer dans la Compagnie, ce qui lui fut accordé. Il se rendit à Toulouse et commença son noviciat le 8 décembre 1616, il avait dix-neuf ans. Partagé entre la prière et ses devoirs d’aide à la communauté, il recherchait les basses tâches, heureux d’offrir son travail à Jésus-Christ.

Il prononça ses vœux  en 1618, après deux ans de noviciat. Il fut envoyé à Cahors pour sa rhétorique, puis l’année suivante à Tournon pour sa philosophie. La fidélité à tous ses devoirs était si grande que ses supérieurs ne le trouvaient jamais en faute :  on le désignait ordinairement sous le nom de l’Ange du Collège.

Avec l’autorisation de ses supérieurs, il se chargea d’enseigner les vérités du salut aux domestiques de la maison des pauvres de Tournon qui, certains jours, venaient recevoir les aumônes du collège. Les dimanches et fêtes, il allait prêcher dans les villages autour de la ville. Il rassemblait les enfants avec une clochette et leur expliquait les premiers principes de la doctrine chrétienne. Après ce succès, il entreprit la sanctification du bourg d’Andance. L’ivrognerie, les jurements et l’impureté disparurent et l’usage fréquent de la communion fut rétabli. Il y institua la Confrérie du Saint-Sacrement et dressa lui-même les règlements de cette sainte pratique qui, depuis, s’est répandue partout. Il en est le fondateur. Enfin il vint à bout des histoires de familles en gommant les différends, et les divers abus. Telle était son autorité en vue de la sainteté.

 

Son cours de philosophie  terminé en  1621, il fut chargé d’aller enseigner les humanités1 à Billon, puis à Auch et enfin au Puy. Non seulement il instruisait les pauvres mais  s’occupait aussi de leur corps lorsqu’ils étaient malades. Ainsi, à force de prières, il obtint la guérison de l’un d’entre eux qui était entre la vie et la mort.

 

François se fit toujours un devoir d’édifier  son entourage par sa conduite humble et un visage empreint de sérieux et d’amour pour ses semblables. Ainsi on reconnaissait partout les jeunes gens qui avaient été formés par lui. Avant d’aller dispenser ses cours, il passait toujours un moment en prière et demandait l’assistance des anges.

 

A cette époque, la communion journalière n’était pas fréquente, alors il demandait souvent à ses supérieurs de pouvoir communier de façon extraordinaire, et, lorsqu’il obtenait cette permission, il laissait éclater sa joie. Il passait la nuit qui précédait sa communion  à prier dans l’église. Les dimanches, il instruisait les pauvres, et avait un don pour les intéresser à la doctrine en y mêlant des choses familières de la vie courante, ce qui amenait ses auditeurs à la vertu.

 

Après avoir enseigné sept ans les humanités dans les trois villes précitées, il commença ses études de théologie à Toulouse en 1628. Lorsqu’il se trouvait en vacances, il ne les passait pas comme les autres en divertissements, mais recherchait les lieux de culte pour s’entretenir avec Dieu. Chaque nuit, il quittait discrètement sa chambre pour aller prier. S'en étant aperçu, un de ses compagnons le signala à son supérieur qui lui répondit :

 

- Ne troublez pas les douces communications de cet ange avec son Dieu. Ce jeune homme est un saint, et je serai bien trompé si l’on ne célèbre pas quelque jour sa fête dans l’Eglise.

 

Début 1630, François reçut l’ordre de se préparer à la prêtrise. Sa réflexion fut partagée entre l’humilité et l’obéissance, mais devant l’ordre réitéré de ses supérieurs, il reconnut la volonté de Dieu : acceptant cet ordre, il retrouva le calme. Il promit à son supérieur de dire un trentain en son honneur parce qu’il avait fait avancer le jour de son ordination.

 

Après son ordination, lors de la célébration de sa première messe, il y mit une si grande ferveur qu’il fondit en larmes. Les assistants ne purent eux-mêmes s’empêcher de pleurer s’imaginant voir un ange à l’autel.

 

La même année, la peste se déclara à Toulouse. François obtint la permission de ses supérieurs de s’occuper des pestiférés.

 

L’année suivante, il fit une troisième année de noviciat comme cela se pratiquait chez les Jésuites, mais pendant ce temps il fut obligé d’aller à Fontcouverte pour régler des histoires de famille. Son premier soin en arrivant fut de s’occuper des pauvres et des malades. Le matin, il faisait le catéchisme aux enfants et  prêchait deux fois par jour. Il recueillait les aumônes des riches pour les redistribuer aux nécessiteux. Dans les rues, il était toujours entouré d’une troupe d’enfants pauvres et, comme il rendait des services aux pauvres, il essuyait les moqueries des soldats de la garnison de Fontcouverte. Même ses amis lui reprochèrent ses actions, mais il leur répondit que c’est par ces humiliations que l’on se rapproche des humiliations que Notre-Seigneur a souffertes sur la croix et que c’est par ce moyen que Dieu a pu l’établir. Peu à peu, l’attitude de ses proches se changea en admiration. Il ne chercha jamais de consolation terrestre au sein de sa famille comme certains religieux le faisaient à l’époque.

Sa présence n’étant plus nécessaire à Fontcouverte, il partit pour le collège de Pamiers où on l’envoya pour prendre la place d’un régent tombé malade ; mais ses supérieurs, discernant en lui une vocation pour la vie apostolique, résolurent de l’envoyer alors uniquement en mission. Les dix dernières années de sa vie y furent consacrées.

Il commença dans le Languedoc, puis dans le Vivarais et termina dans le Velay dont le Puy est la capitale. Il passait l’été dans les villes et les hivers à la campagne lorsque les paysans étaient au repos.

 

Au commencement de l’été 1631, François Régis commença sa carrière apostolique par la ville de Montpellier. Il était tellement doux et persuasif dans ses prêches que même les plus endurcis finissaient souvent en larmes. Ses discours étaient simples et loin d’être ampoulés. C’est ce que remarqua un des hommes qui l’écoutaient. Alors que certains utilisaient le glaive à deux tranchants de la rhétorique pour punir, François Régis utilisait ce même glaive pour parler d’abondance d’un cœur plein de l’Esprit de Dieu. Il s’adressait particulièrement aux pauvres car, disait-il, les personnes riches et de qualité ne manqueront pas de confesseurs.

 

Souvent il oubliait de manger, pris par ses prédications. Il allait de porte en porte demander l’aumône pour les pauvres. Il allait chercher les médecins pour ceux qui étaient malades.

 

Un jour, il avait accumulé les bottes de paille dans la rue pour coucher les pauvres, certains se moquèrent de lui, lui disant qu’il était ridicule.

 

Il forma une association dans la ville avec trente dames distinguées pour assister les prisonniers et les consoler. Il convertit un grand nombre d’hérétiques, et sortit de leur triste condition plusieurs femmes de mauvaise vie.

 

A la fin de l’hiver, François gagna  Sommières à 15 km de Montpellier. C’est à partir de cette époque qu’il ne mangea plus de viande ni de poisson, mais uniquement des légumes et des fruits, du pain et de l’eau. Il réussit à calmer les soldats calvinistes et même à faire rendre à un de leurs officiers les biens de l’Eglise qu’il avait volés.

 

En 1633, l’évêque de Viviers appela François Régis car son diocèse était depuis cinquante ans le siège du calvinisme, de la guerre et de cruelles révolutions. Il fut appuyé dans sa mission par le comte de la Mothe-Brion et un autre gentilhomme nommé Suchère. Il instruisit les curés des paroisses, ramena à la raison les femmes de mauvaise vie et obtint de nombreuses conversions. Il ramena également à la raison une dame calviniste d’Uzès qui était une chef de file. Mais un orage se préparait.

 

On l’accusa de troubler le repos des familles avec des discours contraire à la décence [sic]. A tel point que l’évêque de Viviers voulait se séparer de lui car il troublait la tranquillité. Convoqué par l’évêque, qui avait entretemps écrit au supérieur des Jésuites pour se plaindre, François lui répondit :

 

- Dieu qui était au fond de mon cœur sait que je n’ai d’autre fin que sa gloire.

 

Le prélat, touché par cette réponse, se rendit compte qu’on l’avait trompé et rendit publiquement hommage à la vertu de François Régis jusqu’au commencement de l’année 1634 où il fut appelé au Puy par ses supérieurs. Le prélat écrivit au supérieur des Jésuites une lettre où il ne faisait que louer le bien que François Régis avait fait dans son diocèse.

 

Arrivé au Puy, François écrivit à son supérieur pour lui demander de l’envoyer au Canada pour évangéliser les Hurons et les Iroquois. Sa demande fut prise en considération mais le comte de la Mothe insista pour que François revienne au diocèse de Viviers. Il se rendit au Cheylard, plongé dans une ignorance grossière vis-à-vis du christianisme. Il eut à souffrir  dans ce pays à demi sauvage. Lors de son voyage, bloqué par la neige, il dut rester une semaine dans une cabane, dormant sur la terre et ne mangeant que du pain et de l’eau. Le comte de la Mothe, heureux du travail accompli par François, fonda une mission à perpétuité au Cheylard, cédant au Jésuites un capital de seize mille francs pour l’entretien de deux jésuites avec une maison dans la ville.

 

Après cette mission, notre saint alla à Privas, puis l’évêque de Valence l’appela dans son diocèse pour accomplir une mission au bourg de Saint-Agrève, au milieu des montagnes de l’Ardèche.

Un dimanche il fut mis au courant qu’une troupe de libertins donnait une fête. Il y alla et tenta de les sermonner, mais il reçut en retour une claque. François présenta l’autre joue en disant :

 

- Je vous remercie, mon frère, du traitement que vous me faites, si vous ne me connaissiez, vous jugeriez que j’en mérite beaucoup plus.

 

Tous se retirèrent en silence.

 

En 1635, il se rendit à Marbles en Vivarais, où une femme, qui réparait  son manteau, en garda deux morceaux qu’elle appliqua à chacun de ses enfants, l’un hydropique et l’autre atteint d’une fièvre continue. Les deux furent guéris.

 

/…/2

 

Saint François Régis rendit son âme à Dieu en  1640 à l’âge de quarante-quatre ans. Il fut enterré dans l’église de Lalouvesc. A ses funérailles assistèrent vingt-deux curés et un peuple nombreux.

 

Vingt-deux évêques et archevêques du Languedoc témoignèrent auprès de Clément XI que devant le tombeau du Père Jean-François Régis, les aveugles voient, les sourds entendent, les boiteux marchent, les muets parlent….

 

Il fut béatifié en 1716 par Clément XI et canonisé par Clément XII en 1737 sur la requête de Louis XV roi de France, et de  Philippe V roi d’Espagne, ainsi que du clergé de France assemblé à Paris en 1735.

 

1. Etude la langue grecque et latine.

 

2. Nous avons un peu abrégé. Il existe de nombreux ouvrages sur sa vie.

 

EGLISE SAINT FRANCOIS REGIS AU QUEBEC

EGLISE SAINT FRANCOIS REGIS AU QUEBEC

EGLISE SAINT FRANCOIS REGIS (SAINT ETIENNE-LOIRE) APRES LES BOMBARDEMENTS de 1944-45

EGLISE SAINT FRANCOIS REGIS (SAINT ETIENNE-LOIRE) APRES LES BOMBARDEMENTS de 1944-45

16 juin 2021
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15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 09:10
15 juin 2021
FRESQUE DE SAINTE GERMAINE DE PIBRAC PAR BOB FOUGEON

FRESQUE DE SAINTE GERMAINE DE PIBRAC PAR BOB FOUGEON

SAINTE GERMAINE COUSIN ou de PIBRAC

 

Germaine Cousin, fille d’un cultivateur de Pibrac, aux environs de Toulouse, perdit sa mère toute jeune et dès lors, malmenée sans pitié par la seconde femme de son père, ne connut plus que sévices et mauvais traitements. Chargée de la garde du bétail, elle préparait son repas dans l’étable et subissait toutes sortes d’humiliations. Elle mourut abandonnée sur la paille à l’âge de 22 ans, mais dans une résignation admirable, heureuse de porter dans sa chair les souffrances du Seigneur. Quarante-trois ans après sa mort, survenue en 1601, son corps fut retrouvé sans corruption1.

 

1. L’histoire a peu de choses à nous dire de sa vie. Ses origines familiales sont imprécises. Née en 1579, à Pibrac, handicapée d’une main et atteinte de tuberculose, elle est inapte à certains travaux agricoles, ce qui la diminue aux yeux de la communauté villageoise.

Germaine, orpheline de mère était pauvre, mal aimée et rejetée. Sa belle-mère la considérait comme sa servante et en fit une gardienne de troupeaux. Elle était très pieuse et faisait preuve d’une grande dévotion envers Marie. Elle aimait participer à la messe matinale, était bonne pour les pauvres et savait parler de Dieu aux enfants des fermes voisines.

Rien ne peut la détourner de la rencontre avec Dieu : ni les intempéries, ni les mises en garde ou menaces. Elle s’efforce d’aimer sa belle-mère et, quand injuriée ou battue, elle n’y parvient pas, elle ne cultive aucune animosité à son égard.

 

Premier miracle : Le miracle des fleurs (à gauche dans la fresque)

Germaine partage régulièrement du pain noir avec les pauvres. Un jour, sa belle-mère vient la persécuter comme à son habitude, lui demandant ce qu’elle transporte dans son tablier. À la place du pain noir, elle voit des roses en sortir miraculeusement en plein hiver.

Deuxième miracle : Le miracle de la traversée du Courbet (à droite dans la fresque)

Pour aller tous les jours à la messe, Germaine doit traverser le petit ruisseau appelé Courbet mais, un jour, grossi par d’abondantes pluies, le ruisseau est devenu un torrent fougueux. Germaine risque pourtant ce dangereux passage, les eaux s’ouvrent devant la bergère et elle traverse à pied sec à l’aller et au retour. Germaine est obligée de laisser ses moutons sans surveillance alors que les loups sont nombreux dans la forêt voisine. Elle plante alors sa quenouille et, aussitôt, les moutons viennent se ranger autour pour ne plus s’en éloigner tant que dure l’absence de leur maîtresse, tandis que les loups sont de leur côté tenus à distance par une force invisible.

Troisième miracle : Le miracle de la quenouille (dans la fresque, au dessus , à droite)

Épuisée par son mal, les privations, les duretés, le manque d’affection, elle meurt en 1601, seule et sans bruit, sous l’escalier de la bergerie. Elle est enterrée dans l’église de Pibrac, devant l’autel de Notre-Dame. On retrouve son corps intact, 40 ans après, à l’occasion de l’inhumation d’un membre de la famille Cousin. (miracle représenté au milieu de la fresque)

L’Église a béatifié Germaine Cousin en 1854 et l’a déclarée sainte en 1867, reconnaissant qu’elle a su aimer Dieu et ceux qui vivaient auprès d’elle. Orpheline, malade, pauvre, maltraitée par ses proches, elle est la sainte de tous ceux qui souffrent et que la vie malmène d’une manière ou d’une autre.

Depuis quatre siècles, le Seigneur n’a cessé d’accorder sa grâce à ceux qui invoquent la petite bergère de Pibrac.

AR BOB FOUGEON

15 juin 2021
POUR EN SAVOIR PLUS

POUR EN SAVOIR PLUS

SAINT VIT ou GUY

SAINT MODESTE

et

SAINTE CRESCENCE

Martyrs au IVè siècle (v. 2020)

 

SAINT ABRAHAM

Abbé en Auvergne, + en 472

 

SAINT LANDELIN

Fondateur de Lobes et premier abbé de Crépin en Hainaut, + en 686

 

SAINT BERNARD DE MENTON

Archidiacre d’Aoste en Piémont, + en 1008

 

BIENHEUREUX GREGOIRE-LOUIS BARBADIGO

Cardinal, évêque de Padoue, + en 1697

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14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 09:10
EGLISE ET PORTAIL DE L'EGLISE SAINTS RUFIN ET VALERE A COLONGES-COHAN DANS L'AISNE
EGLISE ET PORTAIL DE L'EGLISE SAINTS RUFIN ET VALERE A COLONGES-COHAN DANS L'AISNE

EGLISE ET PORTAIL DE L'EGLISE SAINTS RUFIN ET VALERE A COLONGES-COHAN DANS L'AISNE

Stèles funéraires de la villa d'Ancy à Limé, un des domaines ruraux qui approvisionnaient les greniers de Soissons,

Stèles funéraires de la villa d'Ancy à Limé, un des domaines ruraux qui approvisionnaient les greniers de Soissons,

SAINT RUFIN

 

et

 

SAINT VALERE

 

 

 

Rufin et Valère étaient deux chrétiens qui avaient la surintendance du domaine impérial près de la Vesle, dans le secteur de Soissons.

Après avoir battu les Bagaudes près de Paris, l’empereur Maximien-Hercule laissa à Rictius-Varus, préfet du prétoire dans les Gaules, un ordre pour extirper par tous les moyens le nom de chrétien. Le préfet commença par massacrer tous les chrétiens qu’il put trouver à Reims pour se rendre ensuite à Soissons où il se fit amener Rufin et Valère. On les avait découverts cachés dans les bois à l’arrivée du préfet. Ils furent étendus sur un chevalet et déchirés à coups de fouets. Ils terminèrent leur vie par le glaive près du grand chemin qui conduisait à Soissons. Ceci se passait au troisième siècle.

 

 

SAINT BASILE LE GRAND

Archevêque de Césarée en Cappadoce, l’an 379

 

SAINT QUINTIEN

Evêque de Rodez, puis d’Auvergne, + vers l’an 515

 

SAINT DOCMAEL ou Saint Toel

Patron de l’église de Pomérit-Jaudi au Diocèse de Tréguier en Bretagne. VIè siècle.

 

SAINT METHODE

Patriarche de Constantinople, + en 846

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13 juin 2021 7 13 /06 /juin /2021 09:10
13 juin 2021

BIENHEUREUSE MARIE-ANNE ou MARIANA BIERNACKA

 

Marie-Anne Biernacka, du diocèse de Lomza en Pologne, naît à Lipsk en 1888, au sein d’une famille Chrétienne Orthodoxe. A l’âge de 17 ans, en 1915, en même temps que le reste de sa famille, elle devint Catholique de rite latin.

Quand elle eut 20 ans, elle épousa, selon le rite Catholique, Ludwik Biernacki; de leur union naquirent six enfants. Après le décès de son mari, elle alla vivre chez son fils Stanisław, vivant en harmonie avec sa bru, partageant avec eux son expérience et démontrant à chaque instant une grande sagesse chrétienne et un amour fraternel sans faille, ainsi qu’à leurs enfants, ses petits-enfants. Parmi les gens de son village, elle était connue par sa bonté et sa profonde vie religieuse.

 

Quand, le 1er Juillet 1943, eut lieu une rafle de représailles organisée par les autorités allemandes, on procéda à de nombreuses arrestations. Sa belle-fille était du nombre. Alors Mariana démontra une fois encore son amour et son courage : elle se proposa de remplacer sa belle-fille, qui était alors enceinte, afin de sauver les deux.

Ce fut là une grande preuve d’amour donnée par une dame de 55 ans qui imitait ainsi Saint Maximilien Kolbe  (1894-1941), prêtre Franciscain tué au camp de Auschwitz.

L’échange fut accepté, et l’innocente victime fut arrêtée et ensuite conduite à Naumowicz, près de Grodno (actuellement en Biélorussie), où elle fut fusillée le 13 Juillet 1943.

Le 13 Juin 1999, au cours de son plus long voyage en Pologne (5-17 Juin), le pape Jean Paul II a béatifié, à Varsovie, 108 martyrs polonais, victimes de la barbare persécution nazie, menée pendant l’occupation allemande de 1939 à 1945.

 

 

 

 

SAINT ANTOINE DE PADOUE

Religieux de l’Ordre de Saint François, + en 1231 (v. 2020)

 

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12 juin 2021 6 12 /06 /juin /2021 09:15
LES SAINTS BASILIDE, QUIRIN, NABOR et NAZAIRE

LES SAINTS BASILIDE, QUIRIN, NABOR et NAZAIRE

SAINT NABOR

SAINT NABOR

SAINT BASILIDE

 

SAINT QUIRIN ou CYRIN

 

SAINT NABOR

 

SAINT NAZAIRE

 

 

Les sacramentaires de Gélase et de Saint Grégoire le Grand, l’ancien calendrier romain publié par le P. Fronteau, et le véritable martyrologe de Bède, font mention de ces quatre saints qui souffrirent à Rome et furent enterrés sur la voie Aurélienne. On lit dans les récits qu’ils servaient dans l’armée de Maxence, fils de Maximien-Hercule ; qu’ils furent torturés et qu’enfin ils furent décapités par ordre d’Aurèle, préfet de Rome.

 

Saint Chrodegand, évêque de Metz, obtint de Rome en 764 les reliques de plusieurs martyrs. Il déposa celles de Saint Gorgone dans l’abbaye de Gorze à quinze km. de Metz, celles de Saint Nazaire dans l’abbaye de Lorch ou Laurisheim au diocèse de Worms et celles de Saint Nabor dans l’église de Saint Hilaire (Hilaracum) sur la Moselle au diocèse de Metz. L’abbaye Saint Hilaire prit à partir de ce moment-là le nom de Saint Nabor et par corruption celui de Saint Avold1. Le culte de Saint Nabor était connu en Alsace dès le commencement du huitième siècle. Le testament de Sainte Odile en 708 fait mention du Prædium ad sanctum Naborem. C’est aujourd’hui le village de Saint Nabor, situé aux pieds de la montagne Sainte Odile, dont le grand chapitre de Strasbourg était le seigneur.

 

1. Les habitants de Saint Avold s'appellent les Naboriens. L'ensemble de la région est appelé Pays Naborien.

ABBATIALE SAINT NABOR A SAINT AVOLD

ABBATIALE SAINT NABOR A SAINT AVOLD

EGLISE DU VILLAGE DE SAINT NABOR

EGLISE DU VILLAGE DE SAINT NABOR

SAINT JEAN DE SAINT FACOND ou de SAHAGUN

Ermite de l’Ordre de Saint Augustin, l‘an 1479 (v. 2020)

 

 

SAINT ONUPHRE

Ermite de la Thébaïde, + vers l’an 400

 

 

SAINT ESKILL

Evêque et martyr en Suède, apôtre des Sudermans. XIè siècle

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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 11:24
STATUE DE SAINTE MACRE A LA FERE EN TARDENOIS

STATUE DE SAINTE MACRE A LA FERE EN TARDENOIS

EGLISE SAINTE MACRE A LA FERE EN T.

EGLISE SAINTE MACRE A LA FERE EN T.

SAINTE MACRE

 

On dit que ce fut sous Rictius-Varus, préfet du prétoire, que Sainte Macre, vierge, remporta la couronne du martyre. Elle souffrit dans l’île que forme la Nore en tombant dans la Vesle près de la ville de Fîmes1 au diocèse de Reims. Les auteurs sont partagés quant à la date de sa mort. Certains la situent le 6 janvier et d’autres le 2 ou 3 mars. Son corps fut enterré près de l’endroit où elle avait été martyrisée. On le transféra par la suite à Fîmes où on le déposa, sous le règne de Charlemagne, dans une église magnifique qu’un nommé Dangulfe avait fait bâtir sous l’invocation de la sainte. Il s’opéra divers miracles dans cette église, ainsi que dans une autre où les reliques de la sainte avaient d’abord été déposées. L’église de la Fère-en-Tardenois au diocèse de Soissons porte le nom de la sainte martyre qui est honorée le 11 juin, ainsi que dans les lieux où sont culte est célèbre.

RELIQUAIRE DE SAINTE MACRE A LA FERE EN T.
RELIQUAIRE DE SAINTE MACRE A LA FERE EN T.

RELIQUAIRE DE SAINTE MACRE A LA FERE EN T.

COLLEGE PRIVE SAINTE MACRE A FÎMES
COLLEGE PRIVE SAINTE MACRE A FÎMES

COLLEGE PRIVE SAINTE MACRE A FÎMES

EGLISE SAINTE MACRE DE FÎMES

EGLISE SAINTE MACRE DE FÎMES

1. PORCELAINE DE FISMES 1853 - 1861

Georges Vernon travailla jusqu'en 1850 Chez Lebeuf à Creil d'abord comme graveur de planches pour les décors de porcelaine, puis il pris les fonctions de directeur en 1836 jusqu'à environ 1850. Son fils Georges fut nommé sous-directeur en 1841.

Il quitta Creil pour la manufacture et " Faïenceries et Emaux de Longwy " jusqu'en 1852, c'est à cette période là qu'il pris la décision de créer une fabrique à Fismes.

Ce sont bien les Vernon Georges (père et fils) qui ont introduit en France des décors de la Compagnie des Indes. Ces décors avaient été créés à l'origine pour Minton.

Fin 1861 les biens de la manufacture de Fismes sont liquidés et Sarreguemines rachète les formes et les décors de porcelaine de Fismes. Décor Passiflore, fleurs des indes, lignes brisées, vase chinois, oiseau et mouche.

Ce n'est que quelques années plus tard en 1865 que furent utilisé et commercialisés ces décors sur la porcelaine de Sarreguemines sous la marque au blason vert.

 

La grand-mère d'Anne est née à Fîmes et nous possédions deux tasses à petit-déjeuner en porcelaine de Fîmes

SAINT BARNABE

Apôtre (v. 2020)

 

SAINT AUSONE

Premier évêque d’Angoulême.

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 09:11
SAINT GETULIUS ET LES SAINTS AMANCE et CEREALIS

SAINT GETULIUS ET LES SAINTS AMANCE et CEREALIS

SAINT GETULIUS

 

 

Gétulius, mari de Sainte Symphorose, était un officier qui servit dans les armées romaines sous les empereurs Trajan et Hadrien. S’étant converti au christianisme, il quitta l’armée et se retira dans le pays des Sabins. Il avait un frère, Amance, qui était aussi catholique mais  toujours tribun dans la légion.

 

Sachant que Gétulius avait changé de religion, l'empereur Hadrien  envoya Céréalis pour l’arrêter ; mais cet officier avait été converti par les deux frères. L’empereur en colère chargea Lucinius de les condamner tous les trois à mort, à moins d'abjurer le christianisme. Les trois furent décapités à Tivoli après avoir été en prison pendant vingt-sept jours et avoir été torturés. Un quatrième chrétien, Primitivus, mérita de recevoir avec eux la couronne du martyre. Sainte Symphorose enterra leurs corps dans une sablonnière située sur ses terres. Ces généreux soldats souffrirent leur martyre au deuxième siècle.

SAINTE SYMPHOROSE

SAINTE SYMPHOROSE

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9 juin 2021 3 09 /06 /juin /2021 09:10
9 juin 2021
ABBAYE D'IONA

ABBAYE D'IONA

INTERIEUR DE L'ABBATIALE

INTERIEUR DE L'ABBATIALE

SAINT COLOMB ou COLOMKILLE

 

 

Colomb ou Colme fut l’apôtre des Pictes et un des plus célèbres patriarches d’Irlande. Pour le distinguer des autres saints du même nom, on l’a surnommé Colomkille, du grand nom des cellules monastiques qu’il fonda et que les Irlandais appellent killes.

 

Ce saint, né en 521 dans le comté de Tyrconnell, était un prince de l’illustre maison de Neil. Il fut appelé Criamtham. Le nom de Colomb fut plus un surnom qu'un nom provenant de colombe (de l'Eglise). Il comprit dès son enfance qu’il n'y a de grand et d’estimable que ce qui nous embrase de l’amour de Dieu. Cet amour, il tâcha de l’allumer dans son âme par un entier détachement du monde et une parfaite pureté du corps et de l’esprit. Il étudia l’Ecriture et les maximes de la vie ascétique sous la direction  du saint évêque Finian qui avait monté une école à Cluain-Ard (Clonard).

 

 Ordonné prêtre en 546, il donna lui-même des leçons de piété et d’Ecriture Sainte et forma en très peu de  temps plusieurs disciples. Environ quatre ans après, il fonda le grand monastère de Dair-Magh ou Durrogh (Derry aujourd’hui Londonderry) ; il fut aussi le fondateur d’autres monastères, Durrow et Kells.

 

Son zèle à dénoncer les vices publics lui ayant valu la réprobation du roi Dermot ou Dermitius (Darmait Mac Murchada), il quitta l’Irlande et partit dans la partie septentrionale de la Bretagne connue aujourd’hui sous le nom d’Ecosse1. Il emmena avec lui douze disciples vers l’an 565 sous le règne de Bridius, le plus puissant roi des Pics. Il convertit les Pics du nord au-delà du mont Grampus (Cairn-Gorm), les Pics du sud ayant déjà été convertis. Par la suite, les nouveaux Pics convertis donnèrent la petite ile de Hy ou Iona à Saint Colomb et qui depuis fut appelée Y-Colm-Kille. Il y bâtit une abbaye qui, durant plusieurs siècles, fut le principal séminaire des Bretons du nord. Les rois d’Ecosse y eurent longtemps leurs sépultures. C’est dans cette abbaye que furent instruits les célèbres évêques Aïdan et Colman qui convertirent les Anglo-Northumbres.

 

Saint Colomb d'Iona mourut paisiblement dans son monastère en 597. Il avait soixante-dix-sept ans. On l’enterra dans l’île d’Iona. Il fut ensuite transporté à Down en Ultonie (comté de Down en Irlande du Nord) et déposé dans un caveau avec Saint Patrick et Sainte Brigitte

 

1. Les Scots venant du nord s’établirent d’abord en Irlande. On les associe aux Scythes, leurs noms ayant la même étymologie, dérivés du nom Saxon scytan, lancer une flèche.

UN DES TOMBEAU SITUE DANS L'ABBATIALE

UN DES TOMBEAU SITUE DANS L'ABBATIALE

SAINT PRIME et SAINT FELICIEN

Martyrs en 286 (v. 2020)

 

SAINTE PELAGIE

Vierge et martyre en 311

 

SAINT VINCENT

Martyr en Agenois, second ou troisième siècle.

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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 09:14
BASILIQUE SAINTE MARIE-MADELEINE A SAINT-MAXIMIN-LA-SAINTE-BAUME

BASILIQUE SAINTE MARIE-MADELEINE A SAINT-MAXIMIN-LA-SAINTE-BAUME

INTERIEUR DE LA BASILIQUE

INTERIEUR DE LA BASILIQUE

RELIQUAIRE DE SAINT SIDOINE

RELIQUAIRE DE SAINT SIDOINE

SAINT MAXIMIN

 

 

Lazare, dont l’épiscopat est du début du cinquième siècle et qui se fit connaître par son zèle à démasquer les artifices de Célestin, disciple de de l’hérésiarque Pélage, est le premier évêque que l’on sache de façon certaine avoir gouverné l’Eglise d’Aix en Provence. Cela n’empêche pas que l’on doive regarder Saint Maximin comme son fondateur. Quelques auteurs modernes, sans preuves, situent sa mission avant la fin du premier siècle, prétendant qu’il était un des disciples du Sauveur. Saint Sidoine ou Chélidoine fut probablement son successeur. La tradition populaire du pays dit qu’il est le même que l’aveugle de naissance guéri par Jésus-Christ.

 

Les reliques de ces saints ainsi que celles de plusieurs autres se trouvent à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume à cinquante kilomètres d’Aix. Le monastère qui portait le nom du saint et à qui a donné son nom à la ville suivait la règle de Saint Benoît et dépendait de celui de Saint Victor de Marseille. Charles II, roi de Sicile et comte de Provence, le donna en 1295 aux Frères-Prêcheurs. Ce prince fit rebâtir l’église que l’on peut regarder comme un des plus beaux monuments du treizième siècle. L’architecture est la même que celle des églises d’Italie bâties à cette époque. Le trésor est précieux et digne de la vénération des fidèles. Il offre des preuves de la pieuse libéralité de Charles II et de ses successeurs. Il n’y avait qu’une paroisse dans la ville et un religieux du couvent en était curé. Il recevait les pouvoirs de l’Archevêque d’Aix et exerçait ses fonctions dans l’église sur son ordre.

RELIQUAIRE DU CHEF DE SAINTE MARIE-MADELEINE (avec son masque en or enlevé)

RELIQUAIRE DU CHEF DE SAINTE MARIE-MADELEINE (avec son masque en or enlevé)

SARCOPHAGES DE SAINT SIDOINE ET DE SAINT MAXIMIN ET RELIQUAIRE DE SAINTE MARIE-MADELEINE AVEC SON MASQUE EN OR

SARCOPHAGES DE SAINT SIDOINE ET DE SAINT MAXIMIN ET RELIQUAIRE DE SAINTE MARIE-MADELEINE AVEC SON MASQUE EN OR

SAINT MEDARD

Evêque de Noyon l’an 545 (v. 2020)

 

SAINT GODARD ou GILDARD

Evêque de Rouen en 524

 

SAINT CLOU

Evêque de Metz, + en 696

 

SAINT GUILLAUME

Archevêque d’York, + en 1154

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 09:10
EVANGELIAIRE DE GODESCALC

EVANGELIAIRE DE GODESCALC

SAINT GODESCALC

 

Prince des Vandales Occidentaux

 

 

Sous le règne de l’empereur Henri le Salique, Gneus et Anatrog, l’un et l’autre idolâtre,s et Uton fils de Missiwoi, lequel croyait en Jésus-Christ mais ne pratiquait pas, étaient princes des Vandales ; cependant ils payaient un tribut annuel à l’empereur.  D’autre part, la crainte qu’ils avaient d’attirer sur eux les armes d’Henri le Salique, de Canut le Grand roi du Danemark et de Bernard duc de Saxe faisait qu’ils se tenaient tranquilles.

 

Uton qui s’était rendu odieux par ses cruautés fut massacré et tué par un Saxon. Godescalc son fils, qu’un évêque de Gothie nommé aussi Godescalc, avait fait élever en chrétien dans le monastère de Lumburg, apostasia et se joignit à Gneus et à Anatrog pour se venger des Saxons qui avaient tué son père. Il les harcela longtemps en faisant diverses incursions dans leur pays, mais à la fin il fut fait prisonnier par le duc Bernard qui le jeta pour plusieurs années en prison. Quand il retrouva la liberté, les domaines qu’il avait chez les Slaves appartenaient maintenant à Ratibor, un prince très puissant. Il se retira donc chez les Danois qui étaient de son parti.

 

Quelque temps après, Godescalc fut converti au christianisme par les Saxons. Le roi Canut l’employa dans les guerres qu’il faisait aux Norvégiens. Il le fit partir vers l’Angleterre avec Suénon, son neveu, qui monta sur le trône. Satisfait des services de Godescalc, le roi du Danemark lui donna sa fille en mariage. Après la mort de Canut et de ses enfants, il quitta l’Angleterre, soumit tout le pays des Slaves et força une partie des Saxons à le reconnaître pour maître et à lui payer un tribut annuel.

 

Ses victoires effrayèrent tellement ses ennemis qu’il vécut plusieurs années en paix. Adam de Brême dit de Godescalc qu’il fut le plus puissant des rois slaves car il surpassait ses prédécesseurs en prudence et en courage ; mais ce qui est important c’est qu’il les surpassa  par sa conversion et sa piété et qu’il défendit la gloire de Dieu. Il fit bâtir un grand nombre d’églises et fit venir des missionnaires pour convertir les peuples qui se trouvaient dans ses états : les Wagires, les Obotrides, les Polabinges, les Linoges, les Warnabes, les Chissines et les Circipanes qui habitaient la côte septentrionale de l’Allemagne depuis l’Elbe jusqu’à Meckenbourg ; il fonda aussi des monastères à Aldinbourg, à Lubeck, à Magdebourg, etc. Il honorait comme son père l’archevêque de Hambourg et allait faire souvent ses dévotions dans l’Eglise métropolitaine de cette ville.

 

Tant que l’empereur Henri II régna, les Slaves, les Bohèmes et les Hongrois ne bougèrent pas, mais les barbares profitèrent de la jeunesse de son fils qui n’avait que huit ans à la mort de son père. Ils prirent les armes et se révoltèrent en plusieurs endroits.

Bernard, duc de Saxe, qui régnait depuis quarante ans, vint à mourir peu de temps après l’empereur Henri II. Ses deux fils Ordulfe et Herman se partagèrent les états. Le premier se fit duc de Saxe.

 

Cinq ans après, les Slaves ou Vandales qui habitaient cette région que nous appelons aujourd’hui le duché de Mecklenburg, se révoltèrent par attachement au paganisme. Leur révolte commença par la mort de Godescalc, le Macchabée des Chrétiens ; il fut massacré dans la ville de Lenzen la 7 juin 1066. Ils tuèrent aussi le prêtre nommé Ebbon en le poignardant étendu sur son autel.

Tous les auteurs sont unanimes pour dire que Godescalc et Ebbon furent massacrés par haine de la religion chrétienne. Les chartreux de Bruxelles les ont placés l’un et l’autre dans le martyrologe.

 

SAINT PAUL

Evêque de Constantinople, martyr en 350 (v. 2020)

 

SAINT ROBERT

Abbé de Newminster en Angleterre, + en 1159

 

SAINT MERIADEC

Evêque de Vannes, + en 1302

 

 

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6 juin 2021 7 06 /06 /juin /2021 09:10
BAPTEME DE L'EUNUQUE PAR SAINT PHILIPPE

BAPTEME DE L'EUNUQUE PAR SAINT PHILIPPE

 

SAINT PHILIPPE

 

Diacre

 

Le nombre de fidèles ayant considérablement augmenté grâce aux premiers discours de Saint Pierre, les apôtres choisirent sept hommes remplis de sagesse et de l’Esprit de Dieu, sur lesquels ils purent se décharger du soin des pauvres, afin de vaquer uniquement au ministère de la parole. On leur donna le nom de diacres (du grec diakonos, serviteur) ou de ministres. Saint Philippe occupe la seconde place dans le catalogue qu’en donne Saint Luc. Il était né à Césarée en Palestine, selon Isidore de Péluse.

 

Les fonctions des diacres ne furent pas restreintes à ce qui paraît avoir été la cause primitive de leur institution. Ils distribuaient aussi les Divins Mystères aux fidèles, qui y participaient quelquefois après le souper comme on le lit dans la première épître de Saint Paul aux Corinthiens. Mais cette manière de recevoir l’Eucharistie ne dura pas longtemps ; les apôtres décidèrent qu’on ne l’administrerait qu’aux personnes qui étaient à jeun.

 

Les diacres furent ordonnés par l’imposition des mains, accompagnée de la prière. Saint Paul exigeait qu’ils eussent les mêmes dispositions que les prêtres et les évêques, et qu’on ne les admît au ministère qu’après les avoir éprouvés. Souvent ils distribuaient la Coupe aux fidèles.

 

Saint Ignace, dans sa lettre aux Tralliens (Habitants de Tralles, aujourd’hui Aydin en Turquie), appelle les diacres ministres des mystères de Jésus-Christ. Il ordonne aux Smyrnéens de les respecter comme les ministres du Seigneur. Dans ses autres lettres, il les associe toujours aux prêtres et aux évêques. Saint Cyprien les qualifie de ministres de l’épiscopat et de l’Eglise. Nous allons vous donner leurs fonctions ordinaires :

 

1° Ils servaient le prêtre à l’autel pendant la consécration de l’Eucharistie : c’est ce que révèlent les célèbres paroles de Saint Laurent au pape Sixte, lesquelles sont rapportées par Saint Ambroise.

 

2° Ils administraient le baptême en l’absence du prêtre.

 

3° Ils annonçaient la parole de Dieu.

 

Saint Philippe excellait tellement dans la prédication de l’Evangile qu’il mérita le surnom d’Evangéliste par lequel il est distingué dans les Actes des Apôtres. Après le martyre de Saint Etienne et la dispersion des disciples du Sauveur, il porta la lumière de la foi en Samarie. Le peuple de cette contrée écouta ses discours attentivement. Un grand nombre se convertirent à la vue des miracles éclatants qu’il opérait en confirmation de la doctrine qu’il prêchait. En effet, il guérissait les malades incurables et chassait les démons des corps des possédés.

 

C’est à cette époque que Simon, surnommé le Magicien, jouait un rôle en Samarie. Il était natif de cette région et, avant l’’arrivée de Philippe, il séduisait le peuple par ses prestiges, tous disaient : Celui-ci est la grande vertu de Dieu. Le démon s’en servait pour lui opposer de prétendus prodiges aux miracles de Jésus-Christ, comme autrefois il s’était servi des magiciens du pharaon pour empêcher les merveilles qu’opérait Moïse ; mais Dieu permit que l’imposture soit dévoilée. Dieu accorda des miracles si éclatants à Philippe que tous couraient au baptême. Alors Simon fit semblant de croire. Après son baptême, il s’attacha à Philippe, espérant lui aussi faire des miracles.

 

Ayant appris ce qui se passait en Samarie, les apôtres y envoyèrent Saint Pierre et Saint Paul pour imposer les mains aux nouveaux convertis, c’est-à-dire pour les confirmer, ce sacrement ne pouvant être donné que par les évêques. Lors des premiers temps, la réception de ce sacrement était suivie de plusieurs dons extérieurs. C’est ce qui arriva aux samaritains.

 

Voyant le pouvoir des apôtres, Simon leur offrit de l’argent en disant :

 

- Donnez-moi aussi ce pouvoir, que ceux à qui j’imposerai les mains reçoivent le Saint-Esprit.

 

Mais il lui fut répondu par Saint Pierre :

 

- Que votre argent périsse avec vous, vous qui avez cru que le don de Dieu pouvait s’acquérir avec de l’argent. Faites repentance de cette méchanceté et priez Dieu, afin que, s’il est possible, Il vous pardonne cette pensée de votre cœur ; car je vois que vous êtes rempli d’un fiel très amer, et que vous êtes engagé dans les liens de l’iniquité.

 

Frappé des paroles de Saint Pierre, il ne put recevoir ce don, mais lui dit :

 

- Priez vous-même le Seigneur pour moi, afin qu’il ne m’arrive rien de ce que vous m’avez dit.

 

Le crime de Simon a fait donner le nom de simonie au péché que commettent ceux qui achètent ou vendent les choses spirituelles pour un bien temporel. Péché qui est contraire à la loi naturelle et à la loi de Dieu. Philippe ressentit une vive douleur devant l’hypocrisie de Simon le Magicien et les obstacles qu’il mettait à la conversion. Nous n’en savons pas plus sur ce Simon.

 

De la Samarie, un ange apparut à Philippe pour qu’il aille vers le midi prendre le chemin qui conduisait de Jérusalem à Gaza. En route, il rencontra un eunuque, grand trésorier de Candace (c’est un titre plutôt qu’un nom), reine d’Ethiopie. Homme de religion juive, très lettré, il fut converti par Philippe, qui le baptisa et l’instruisit partiellement de la nouvelle religion. L’eunuque retourna dans son pays plein de joie et y publia la doctrine de Jésus-Christ. Les Abyssins l’ont toujours regardé comme leur apôtre.

 

Quant à Philippe, il se trouva tout à coup transporté à Azot (Ashdod). Il y annonça Jésus-Christ, puis dans toutes les villes qu’il traversa jusqu’à son retour à Césarée. Ce fut dans sa maison que logea Saint Paul lorsqu’il vint dans cette ville en 58.

 

Il est probable que Saint Philippe mourut à Césarée. On ne doit pas le confondre avec Saint Philippe apôtre qui mourut à Hiérapolis en Phrygie.

 

 

SAINT NORBERT

Archevêque de Magdebourg, fondateur de l’Ordre de Prémontré. (v. 2020)

 

SAINT GUDWALL

Evêque de Saint Malo, fin VIè siècle

 

SAINT CLAUDE

Archevêque de Besançon et patron du diocèse de Saint-Claude. + en 693 ou 696.

 

 

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