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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 10:09
ABBAYE DE SAINT CALAIS

ABBAYE DE SAINT CALAIS

SAINT SIVIARD ou SEVARD

 

 

Siviard est né à Dablen dans le Maine1. Son père s’appelait Sigeram et sa mère Adde. Il fut élevé dans la religion catholique.  Décidé à se retirer du monde, il se rendit au monastère d’Anille ou de Saint-Calais (Sarthe) dont il devint abbé. Il mourut la huitième année du roi Thierri III ou IV, c’est-à-dire en 681 ou 728.

 

1. Maine, ancienne province française avec pour capitale Le Mans.

SAINT CALAIS

SAINT CALAIS

SAINT AUBIN

Evêque d'Angers l'an 549

 

SAINT SWIDBERT ou SWIBERT

Evêque régionaire et apôtre de la Frise l'an 715 (v. 2020)

 

SAINT LEON

Evêque de Bayonne, apôtre des Basques et martyr né en 856

 

SAINT NONAN

Martyr en Ecosse + en 8974

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28 février 2021 7 28 /02 /février /2021 10:10
CATHEDRALE SAINT CLAUDE (JURA) ANCIENNE ABBATIALE

CATHEDRALE SAINT CLAUDE (JURA) ANCIENNE ABBATIALE

SAINT ROMAIN et SAINT LUPICIN

 

 

Romain quitta la vie du monde à 35 ans pour aller vivre dans le monastère d’Ainay1, situé au confluent du Rhône et de la Saône. Ce lieu était fort célèbre par une église bâtie en ce lieu qui renfermait les cendres des martyrs de Lyon.

 

Ayant passé quelque temps dans le monastère d’Ainay, Romain se retira sur le Mont-Jura qui sépare la Suisse de la Franche-Comté. Il s’arrêta dans un vallon nommé Condat ou Condasticone parce qu’il y trouva un petit terrain cultivable, une source et des ombrages avec des arbres fruitiers. Il s’employa à cultiver la terre et bientôt son frère Lucipin vint se joindre à lui. La réputation de leurs vertus et leurs miracles attira un grand nombre de personnes. Bientôt ils construisirent le monastère de Condat2. De plus en plus nombreux, ils érigèrent un nouveau monastère, celui de Leuconne, à environ cinq kilomètres, puis un troisième pour les femmes dans un vallon nommé la Beaume, aujourd’hui Saint Romain de la Roche. Saint Romain y choisit le lieu de sa sépulture.

 

Nos deux hommes gouvernaient conjointement les monastères avec une belle harmonie. Romain était pour la douceur et Lupicin pour la sévérité. Ce dernier résidait ordinairement à Leuconne où il y avait cent cinquante religieux. De généreux donateurs avaient enrichi les monastères.

Saint Romain mourut vers 460 et Lupicin lui survécut environ vingt ans. Il est honoré dans l’Eglise le 21 mars.

 

 

1. Ce monastère, un des plus anciens des Gaules, s’appelait en latin, Athanacense. Il avait été fondé en l’honneur des saints martyrs de Lyon. Autrefois il était dans les faubourgs de cette ville ; mais il est enfermé depuis longtemps dans l’enceinte des murailles. Il fut nommé Athanacense d’un mot grec qui signifie immortel, ou plutôt Atheneum (académie), parce que l’empereur Caligula avait établi en ce lieu une célèbre académie d’éloquence. C’était là aussi qu’on voyait le fameux temple que les soixante nations des Gaules avaient consacré à la gloire d’Auguste. L‘ancienne église des martyrs de Lyon étant tombée en ruine, Brunehaut, reine de Bourgogne, la fit rebâtir avec un monastère vers l’an 620 et c’est pour cela qu’elle est regardée comme fondatrice. Cette abbaye, qui était passée à la congrégation de Cluny, s’était prodigieusement relâchée au fil du temps. Innocent XI la sécularisa en 1680 à la réquisition de Louis XIV. L’église collégiale et abbatiale d’Ainay avait un abbé qui était aussi doyen, un prévôt, dix-neuf chanoines en titre et six chanoines d‘honneur. C’est aujourd’hui une des paroisses de la ville de Lyon (2è arrondissement).

 

2. L'abbaye de Saint-Claude - appelée monastère de Condat à son origine puis abbaye de Saint-Oyand de Joux au Moyen-Age, est une ancienne abbaye bénédictine située à Saint-Claude dans le massif du Jura qui a existé du V au XVIII siècle et dont il ne reste plus que des vestiges.

 

 

 

LES SAINTS MARTYRS

(v.2020)

 

 

SAINT PROTERE

Patriarche d’Alexandrie martyr en 457

 

 

 

 

                   Vues et photos de

 

     l'ANCIENNE ABBAYE D'AINAY ou ENEY

 

                         à LYON

Plan de l'abbaye d'Ainay

Plan de l'abbaye d'Ainay

28 février
28 février
28 février
28 février
BASILIQUE SAINT MARTIN D'AINAY, LYON

BASILIQUE SAINT MARTIN D'AINAY, LYON

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27 février 2021 6 27 /02 /février /2021 10:10
ALEXANDRIE

ALEXANDRIE

LES SAINTS MARTYRS

 

JULIEN

 

CHRONION

 

BESAS

 

L’édit porté contre les chrétiens par l’empereur Dèce répandit la terreur dans la ville d’Alexandrie. Tous les fidèles de Jésus-Christ ne furent pas fidèles à leurs devoirs ; il s’en trouva parmi les riches et les nobles qui trahirent leur foi. On en voyait certains, menés devant les idoles, qui n’avaient  le courage ni de sacrifier ni de mourir pour leur religion ; mais plusieurs chrétiens se montrèrent dignes du nom qu’ils portaient. De ce nombre furent Julien, Chronion et Besas.

 

Julien était un vénérable vieillard à qui la goutte avait ôté la possibilité de marcher et de se tenir debout. Il confessa la divinité de Jésus-Christ ainsi que Chronion l’un de ses serviteurs. On les lia sur des chameaux pour les promener à travers la ville et les emmener sur un bûcher où ils consommèrent leur sacrifice.

Un soldat, Besas, qui les conduisait à leur supplice tout en les protégeant de la populace insolente, fut arrêté comme ennemi des dieux. Il confessa sa foi : le magistrat furieux  le condamna à être décapité.

 

 

SAINT LEANDRE

Evêque de Séville l’an 596 (v. 2020)

 

 

SAINT NESTOR

Evêque de Side en Pamphylie et martyr vers 250

 

 

SAINTE HONORINE

Vierge et martyre au Pays de Caux en Normandie, IIIè ou IVè siècle

 

 

SAINT THALELEE

Solitaire vers 480

 

SAINT GALMIER

Serrurier puis sous-diacre à Lyon vers 650

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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 10:10
26 février

SAINT PORPHYRE

 

 

Porphyre est né à Thessalonique en Macédoine d’une famille noble et riche. Il fut instruit dans la piété et l’étude des Belles-lettres. Cela lui permit par la suite d’avoir les arguments pour bien défendre la religion vis-à-vis des païens. En 378, à l’âge de 25 ans, il quitta son pays pour la solitude et s’installa dans le désert de Scété en Egypte (Ouadi Natrum ou Wadi Natrum). Après avoir passé cinq ans dans la solitude monastique, il entreprit un voyage pour visiter les lieux saints de Jérusalem et s’enferma dans une caverne sur les bords du Jourdain. Au bout de cinq ans, sa santé déclinant, il rejoignit Jérusalem. Chaque jour il parcourait les lieux saints, appuyé sur un bâton. Sur ces entrefaites, Marc, originaire d’Asie qui écrivit sa vie, arriva à Jérusalem. Porphyre allait tous les jours communier ; mais il n’avait pas encore vendu son bien, cela le tracassait. Il chargea Marc de le faire. Au bout de trois mois, Marc revint, la vente faite, avec 4500 pièces d’or, sans parler du reste. Porphyre embrassa son disciple qui  constata un grand changement : Porphyre était maintenant en pleine santé. S’apercevant de l’étonnement de son disciple, il lui dit :

 

- Ne sois pas surpris de l’état où je me trouve ; mais admire plutôt l’infinie bonté de Jésus-Christ qui peut aisément guérir ce que les hommes regardent comme incurable.

 

Marc lui demanda alors comment il avait été guéri. Porphyre lui répondit :

 

- Il y a quarante jours, ressentant une vive douleur, je me traînai sur le Mont Calvaire et y fus pris d’une faiblesse pendant laquelle j’eus une espèce d’extase. Il me semblait voir Notre-Seigneur attaché à la croix et le bon larron sur une autre croix, à côté de Lui ; alors je suppliai  Jésus-Christ : « Seigneur, souvenez-vous de moi dans votre royaume. » Le Seigneur commanda au bon larron de venir à mon secours. Celui-ci vint à moi, me leva de terre et m'enjoignit d’aller à Jésus-Christ. Quand je fus arrivé à Lui, Il descendit de la croix et me dit : « Prends ce bois et garde-le. » Je chargeai la croix sur mes épaules et la portai quelques pas. A ce moment-là, je revins à moi sans plus aucune maladie.

 

A partir de ce moment-là, Marc ne quitta plus Porphyre qui devint son modèle de piété et de vertu. Porphyre distribua toute sa fortune aux pauvres et n’eut plus bientôt que le fruit de son travail pour vivre. Pour subsister, il apprit à fabriquer des tentes et Marc devint copiste.

 Informé des vertus de notre saint, l’évêque de Jérusalem l’ordonna prêtre en 393 et lui donna comme mission de garder la croix du Sauveur. Porphyre avait alors quarante ans, se nourrissait de pain et de légumes et buvait de l’eau mêlée d’un peu de vin. Les jours de fête, il se permettait d’ajouter à sa nourriture du fromage et de l’huile mais ne mangeait qu’au coucher du soleil.

 

A la mort de l’évêque de Gaza en 396, le peuple de la ville s’adressa à Jean, évêque métropolitain de Césarée pour trouver un remplaçant. Jean s’adressa  au patriarche de Jérusalem pour lui demander un évêque. Le patriarche convoqua Porphyre. Notre saint dit alors à Marc avant de savoir ce qu’attendait de lui le patriarche :

 

- Que la volonté de Dieu soit faite. Allons mon frère, allons visiter les lieux saints et adorer la croix du Sauveur ; nous les reverrons de longtemps. Marc ne comprenant pas, il poursuivit : Le Seigneur m’est apparu la nuit dernière et Il m’a dit : « Rends le trésor de la croix qui t’a été confié ; Je veux te donner une épouse, qui à la vérité, est pauvre et paraît méprisable, mais qui est recommandable par sa piété et sa vertu. Aie soin de la bien orner, car bien qu’elle soit dans un état humiliant, elle est ma sœur. » Voilà, ajouta le saint, ce que Jésus-Christ m’a révélé la nuit dernière. Je crains bien d’être chargé des péchés des autres, tandis que je travaille à expier les miens ; mais il faut obéir à la volonté de Dieu.

 

Porphyre pria longtemps devant la vraie croix et vint en remettre les clés au patriarche. Le lendemain, il partit avec trois ou quatre personnes dont Marc et Barochas. Ils arrivèrent à Césarée un samedi soir. L’archevêque les retint à souper et le lendemain, il ordonna Porphyre évêque de Gaza. Trois jours après, Porphyre arriva à Gaza très fatigué à cause des embûches que les païens avaient placées sur son chemin.

 

Cette même année, le pays subit une grande sécheresse. Les infidèles l’attribuèrent à l’arrivée du nouvel évêque chrétien. Ils prétendirent que le dieu Marnas avait prédit que Porphyre serait le fléau de la ville. Le temple de cette divinité aurait dû être détruit mais l’empereur Théodose l’avait gardé car c’était une merveille architecturale ! Puis les gouverneurs permirent aux païens de le rouvrir. Au bout de deux mois, les païens s’assemblèrent dans le temple et offrirent des sacrifices à leur dieu qu’ils appelaient le maître de la pluie. Ils y firent des cérémonies sept jours de suite sans résultat et déjà la famine commençait à se faire sentir.

Le lendemain environ deux cent quatre-vingts chrétiens, avec à leur tête Porphyre, marchèrent en  procession jusqu'à  à l’église de Saint Timothée située hors les murs de la ville, où reposaient les corps des Saints Meuris et Thée, confesseurs. A leur retour, ils trouvèrent les portes de la ville fermées par les païens. Ils implorèrent alors la Miséricorde Divine. Le ciel se couvrit de nuages et la pluie tomba en abondance.   Devant ce miracle, les païens ouvrirent les portes de la ville et se mirent à crier :

 

- Le Christ a vaincu, lui seul est Dieu.

 

Ils se joignirent aux chrétiens et s’en allèrent tous à l’église pour remercier Dieu. Cent soixante-seize païens se convertirent. Le saint évêque les instruisit, puis les baptisa et les confirma. Il en convertit encore cent cinq autres avant la fin de l’année. Une femme païenne qui avait commencé son travail depuis sept jours et n’arrivait pas à accoucher fut miraculeusement délivrée par Porphyre. Elle et toute sa famille se convertirent, soit soixante-quatre personnes.

 

Cependant, les idolâtres voyaient d’un mauvais œil toutes ces conversions, d'autant plus qu’ils étaient de plus en plus écartés des charges et prenaient cela pour une insulte. Les chrétiens commencèrent à être persécutés par les païens. Alors Porphyre et d’autres membres du clergé allèrent demander la protection de l’empereur. Ils furent reçus par l’eunuque Amantius qui les présenta à l’impératrice. La princesse les reçut avec bonté, leur promit de les secourir en leur demandant de prier pour elle. Quelques jours après, elle accoucha d’un fils. Lors de la deuxième visite de Porphyre, elle voulut que celui-ci bénisse l’enfant en traçant un signe de croix sur son front. La cérémonie du baptême de son fils (Qui deviendra empereur sous le nom de Théodose-le-Jeune) lui parut propice pour demander à l’empereur la protection des évêques. L’empereur donna l’ordre à Cygènius de démolir immédiatement les temples païens de Gaza. Après les fêtes de Pâques, les deux évêques repartirent avec de multiples présents de la part de l’empereur.

 

Lorsqu’ils furent et retour en vue de la ville, les chrétiens s’assemblèrent pour les accueillir et une procession se forma. A l’entrée de la ville, se dressait  une statue de Vénus que les jeunes filles venaient voir afin de lui demander un heureux mariage ; mais les résultats étaient très rarement bons. Lors du passage de la procession, la statue tomba en miettes. A la vue de ce miracle trente-neuf païens se convertirent sur le champ.

 

Cygénius arriva à Gaza dix jours après, accompagné d’un consulaire, d’un commandant et d’une escorte de soldats ainsi que de magistrats. On lut les ordres de l’empereur et on procéda à la démolition des temples du Soleil, de Vénus, d’Apollon, de Proserpine, d’Hécate, de la Fortune et de Marnas. Ce dernier, le plus important, brûla pendant plusieurs jours. Ensuite, on perquisitionna les maisons pour en extraire les idoles qui furent jetées dans les décharges. Quant aux livres magiques, ils furent tous brûlés. Plusieurs païens demandèrent la baptême, mais Porphyre les fit d’abords instruire au catéchuménat.

 

 

EMPLACEMENT DE L'ANCIENNE EGLISE D'EUDOXIE A GAZA AUJOURD'HUI EGLISE SAINT PIERE EN GALLICANTE

EMPLACEMENT DE L'ANCIENNE EGLISE D'EUDOXIE A GAZA AUJOURD'HUI EGLISE SAINT PIERE EN GALLICANTE

Là où se dressait le temple de Marnas, on bâtit une magnifique église sur les plans ce l’impératrice Eudoxie. Elle envoya aussi de Constantinople des plaques de marbre et des colonnes. Les plaques de marbre restant du temple de Marnas furent réutilisées pour paver la place devant l’église, humiliant ainsi les païens ; le sol étant foulé par les hommes et les animaux.

 

Avant le début des travaux de l’église, on marcha en procession solennelle au chant du Venite exultemus Domino, et d’autres psaumes. Tous les chrétiens apportèrent des pierres qu’ils jetaient dans les tranchées des fondations. Ceci se passait en 403. Par la suite on reçut de l’impératrice trente colonnes dont deux étaient brillantes comme des émeraudes. L’église fut achevée au bout de cinq ans et  Porphyre en fit la dédicace le jour de Pâques. On distribua beaucoup d’aumônes aux pauvres. La nouvelle église fut appelée Eudoxienne

 

Porphyre continua tranquillement son ministère et mourut le 26 février 420 à l’âge de soixante-sept ans. Il est honoré par les Grecs et les Latins.

 

 

SAINT ALEXANDRE

Patriarche d’Alexandrie en l’an 326 (v. 2020)

 

 

SAINT VICTOR

D’Arcis-sur-Aube en Champagne + au VIè ou VIIè siècle.

 

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25 février 2021 4 25 /02 /février /2021 10:10

SAINT VICTORIN

 

et ses

 

COMPAGNONS MARTYRS

 

Ces saints martyrs, au nombre de sept, étaient de Corinthe et y confessaient leur foi en l’an 249 devant le proconsul Tertius, au début du règne de Dèce.  Passés en Egypte sans que l’on sache si c’était de leur propre chef ou qu’on les y eût emmenés, ils moururent pour Jésus-Christ à Diospolis, capitale de la Thébaïde, en 284, sous le gouverneur Sabin et sous le règne de Numérien.

Après les avoir fait souffrir sur le chevalet où ils n’avouèrent rien, le juge Sabin fit mettre Victorin dans un grand mortier où il eut les jambes et les pieds écrasés.

25 février

A chaque coup qu’il recevait, il entendait :

 

- Aie pitié de toi, malheureux, tu peux éviter la mort, en renonçant à ton nouveau Dieu.

 

Persistant toujours dans sa première confession, Victorin fut assommé. Ses compagnons n’attendaient que leur tour et lorsque l’on montra le mortier à Victor, il répondit tranquillement :

 

- C’est là où je trouverai le salut et la véritable félicité.

 

On l’y jeta aussitôt et on le battit à mort. Nicéphore prévint les bourreaux et sauta de lui-même dans le mortier ensanglanté. Claudien fut coupé en morceaux qu'on jeta aux pieds des autres chrétiens. Il en restait trois, Diodore, Sérapion et Papias. Le juge leur dit en leur montrant les membres épars de Claudien :

 

- Il ne tient qu’à vous d’éviter un pareil traitement ; je ne vous force pas à souffrir.

 

- Vous nous connaissez mal, répondirent les martyrs ; nous vous prions, si vous avez un genre de supplice plus cruel, de nous y condamner : car jamais nous ne violerons la fidélité que nous devons à notre Dieu ; jamais nous ne renierons Jésus-Christ notre sauveur. C’est de lui que nous tenons l’être, et c’est à Lui seul que tendent tous nos désirs.

 

Transporté de rage, le tyran condamna Diodore à être brûlé vif, Sérapion à être décapité et Papias à être noyé. Cela arriva le 25 février. Dans les ménées et dans le ménologe de l’empereur Basile Porphyrogenète, leurs noms se trouvent le 25 janvier, qui fut le jour où ils confessèrent Jésus à Corinthe.

 

 

SAINT TARAISE

Patriarche de Constantinople l’an 806 (v. 2020)

 

SAINT CESAIRE

Médecin + en 369

 

SAINTE WALBURGE

Vierge et abbesse

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24 février 2021 3 24 /02 /février /2021 10:10
24 février

LES SAINT MARTYRS

 

MONTAN

LUCIUS

FLAVIEN

JULIEN

VICTORIC

PRIMOLE

RENUS

DONATIEN

 

 

Lors de la persécution allumée par Valérien, qui dura deux ans, on comptait parmi les martyrs Saint Cyprien de Carthage.

Le proconsul Galère-Maxime étant mort peu de temps après, Solon continua de persécuter les chrétiens en attendant l’arrivée d’un nouveau proconsul. Les habitants de Carthage, mécontents de ce gouverneur, se révoltèrent. Les esprits s’échauffèrent tellement qu’il y eut des répressions et des morts. Il était normal que Solon cherchât des coupables : il en trouva des tout prêts dans les chrétiens afin de gagner l’estime des idolâtres. Il ordonna donc qu’on en arrête huit, tous disciples de Saint Cyprien,  dont la plupart étaient membres du clergé.

Aussitôt arrêtés, les disciples furent mis en prison avec la promesse d’être brûlés vifs ; mais ils prièrent afin que Dieu leur épargnât  ce supplice. Ils furent changés de prison dans une encore plus infecte où ils  retrouvèrent un prêtre,  Victor, et d’autres confesseurs.

Leur frère Renus eut une vision. Il lui sembla voir plusieurs d’entre eux sortir de prison avec un flambeau à la main alors que d’autres restaient dans la prison car ils n’avaient pas de flambeau. Renus nous dit que nous autres étions tous avec un flambeau. Cette vision nous remplit de joie car nous étions sûrs de subir le martyre et d’atteindre la vraie lumière.

 

 

Le lendemain, le gouverneur nous fit sortir de la prison enchaînés et ce fut un honneur pour nous de traverser la ville. Ne sachant pas bien où ils devaient nous conduire, les soldats nous traînaient de chambre en chambre pour finir dans une petite salle d’audience. Après un premier interrogatoire, on nous reconduisit en prison où nous eûmes à souffrir de la faim et de la soif. On nous refusait même un peu d’eau après avoir travaillé tout le jour. Le diacre Flavien ajoutait à ces austérités en distribuant la maigre nourriture qu’on nous donnait afin de ne pas mourir. Mais Dieu voulut nous consoler par une vision qu’eut le prêtre Victor qui mérita la couronne des martyrs quelques jours après.

 

J’ai vu cette nuit, nous dit-il, un enfant dont le visage  rayonnait de lumière entrer dans la prison. Il nous en a fait faire le tour comme pour trouver une issue mais il n’a pas trouvé de sortie. Alors l’enfant dit :

 

- Ne perdez pas courage pendant le peu de temps que vous avez à rester ici. Je suis avec vous. Allez rassurer vos compagnons et dites-leur de ma part qu’ils recevront la couronne de gloire.

 

Et comme je lui demandais où était le paradis, il me répondit qu’il était hors du monde.

 

- Veuillez me le montrer, lui dis-je.

 

- Et où serait le mérite de votre foi, me répliqua-t-il ?

 

Le récit de ce songe mystérieux nous remplit de joie.

 

La nuit suivante, Dieu nous donna une nouvelle assurance de sa miséricorde par une vision envoyée à notre sœur Quartilosie qui était prisonnière avec nous. Il y avait trois jours que son mari et son fils avaient été martyrisés et elle ne tarda pas elle-même à les suivre. Voici son récit :

 

-J’ai vu entrer mon fils dans la prison ; il s’est assis au bord du puits et m’a dit : « Dieu a été témoin de vos souffrances. »

Là- dessus est entré un jeune homme d’une merveilleuse beauté, qui nous a exhortés à prendre courage et nous a assurés que Dieu s’était souvenu de nous.

 

Le lendemain de cette vision, nous avions terriblement faim, mais le prêtre Lucien, qui devint par la suite évêque de Carthage, nous fit passer des aliments (alimentum indeficiens, ce que Tillemont traduit par Eucharistie) par l’intermédiaire du sous-diacre Hérennien et du catéchumène Januarius.

 

Après plusieurs mois de captivité et de souffrances, le président nous fit venir pour nous interroger une seconde fois ; mais nous persistâmes tous dans notre première déclaration. Flavien prétendit qu’il était diacre, mais ses amis affirmèrent le contraire, car l’édit de Valérien était contre les membres du clergé uniquement, afin de le soustraire à la mort. Flavien ne fut donc pas condamné comme les autres. Montan, qui fut le premier martyr, réserva la moitié du bandeau qui lui cachait les yeux pour Flavien, assurant que dans trois jours ce serait son tour. Effectivement, trois jours après la mort de Montan, le président envoya chercher Flavien ; mais le peuple disait qu’il n’était pas diacre, alors le centenier présenta un papier au président, signé de plusieurs personnes, attestant qu’il n’avait jamais été élevé au diaconat. Ayant entendu la lecture, le juge traita Flavien de menteur. Flavien soutint qu’il était diacre et qu’il n’avait pas peur de la mort. Voyant qu’il ne se rétractait pas, le peuple demanda à ce qu’il fût étendu sur un chevalet. Le juge ne voulut pas obéir au peuple mais donner sa propre sentence : il le condamna à être décapité. Flavien désigna Lucien pour succéder à Saint Cyprien, puis se bandant les yeux avec le linge de Saint Montan, il se mit à genoux et reçut le coup fatal en l'an 259.

 

Donatien et Primole moururent dans la prison peu de temps après leur enfermement.

 

 

SAINT MATTHIAS

Apôtre (v. 2020)

 

SAINT PRETEXTAT

Evêque de Rouen + en 588

 

SAINT ETHELBERT

Roi de Kent et premier roi chrétien d’Angleterre + en 616

 

SAINT LETARD

Evêque au temps de Berthe d’ Angleterre

 

SAINT ROBERT D’ARBRISSELLES

Fondateur de l’Ordre de Fontevrauld

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23 février 2021 2 23 /02 /février /2021 10:10
ANCIENNE ABBAYE DE WENLOCH

ANCIENNE ABBAYE DE WENLOCH

 

SAINTE MILBURGE ou MILDBURTH

 

De sang royal, cette sainte était originaire de Mercie1,  et soeur de Mildrède. Elle se fit religieuse, entra au couvent et fut élue abbesse du monastère de Wenloch dans le comté de Shrop. Elle vécut une vie sainte. La dernière recommandation qu’elle donna à ses religieuses fut de garder l’amour de la paix et la pureté du cœur. Elle mourut vers la fin du septième siècle.

L’abbaye de Wenloch2 avait été ruinée par les Danois. A sa place, on bâtit un monastère pour les Clunistes. Ce furent ces religieux qui découvrirent en 1101 les reliques de Sainte Milburge sous les ruines de l’ancienne église. La translation se fit le 26 mai de la même année et il s’opéra plusieurs miracles selon Guillaume de Malmesbury et Harpsfield.

 

1. La Mercie était le principal royaume Anglo-saxon de l’Angleterre du Moyen-Age. Elle se situait dans la partie centrale aujourd’hui appelée Les Midlands.

 

2. Aujourd’hui, de l’ancien Prieuré de Wenloch dans le Shropshire, il ne reste que des ruines. Il fut détruit en 1540 lors de la dissolution des monastères.

ANCIENNE ABBAYE DE WENLOCH

ANCIENNE ABBAYE DE WENLOCH

 

SAINT SERENUS

Jardinier et martyr (v. 2020)

 

SAINT BOISIL

Prieur de l'abbaye de Mailros ou Melros + en 664

 

BIENHEUREUX DOSITHEE

Moine au VIè siècle

 

BIENHEUREUX PIERRE DAMIEN

Cardinal évêque d'Ostie, docteur de l'Eglise + en 1072

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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 10:10
22 février

SAINTE MARGUERITE DE CORTONE

 

 

Marguerite est née à Alviano en Toscane. Dans sa jeunesse, elle mena une vie dissolue et sans aucune pudeur.

Un jour, s’étant arrêtée pour regarder un cadavre déjà à moitié rongé par les vers, elle reconnut en lui le dernier homme à qui elle s’était donnée. Ceci la fit réfléchir sur la crainte des jugements de Dieu. Son premier soin fut d’aller demander pardon à son père pour n’avoir pas respecté son autorité et ses conseils. Elle avait alors vingt-cinq ans.

 

Nuit et jour, elle ne cessait de se repentir des fautes de sa jeunesse et des scandales qu’elle avait occasionnés. Alors elle se rendit la corde au cou à l’église paroissiale d’Alviano pour annoncer à tout le monde que dès maintenant elle allait mener une vie bien réglée et qu’elle se repentait de sa vie passée. Elle se retira ensuite à Cortone où elle fit une confession générale à un moine de Saint François ; mais de violentes tentations continuaient à l’assaillir auxquelles elle résista par de nombreux efforts. Elle voulut alors se consacrer à Dieu en entrant dans le Tiers Ordre de Saint François, ce qui lui fut accordé pour une période de trois ans. Elle mortifia son corps tant qu’elle le put à l’inverse des voluptés de sa vie passée.

Elle mourut le 22 février 1297 après avoir été pendant vingt-trois ans un parfait modèle de pénitence. Le Pape Léon X, ayant constaté la véracité de ses miracles, permit à la ville de Cortone de célébrer sa fête.

En 1625, Urbain VIII étendit cette permission à tout l’Ordre de Saint François. Enfin Benoît XIII canonisa la bienheureuse Marguerite en 1728. Son corps est conservé sans corruption dans l’église de Cortone des religieuses de Saint François, laquelle église a changé du nom de Saint Basile pour prendre celui de Sainte Marguerite

 

 

 

22 février

LA CHAIRE DE SAINT PIERRE A ANTIOCHE

(v. 2020)

 

 

SAINT THALASSE et SAINT LIMNEE

Solitaires

 

 

SAINT BARADAT ou VARADAT

Solitaire

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21 février 2021 7 21 /02 /février /2021 10:10
MONASTERE DE LUXEUIL SAINT PIERRE ET SAINT PAUL
MONASTERE DE LUXEUIL SAINT PIERRE ET SAINT PAUL

MONASTERE DE LUXEUIL SAINT PIERRE ET SAINT PAUL

SAINT GERMAN

 

et

 

SAINT RANDAUT

 

German était le fils d’un riche sénateur de Trèves. Il fut élevé sous l’épiscopat de Modoald, évêque de cette ville. A dix-huit ans, il distribua ses biens aux pauvres et alla se placer sous la conduite de Saint Arnould de Metz qui, après avoir quitté son évêché et sa charge de ministre d’état, qu’il exerçait sous Dagobert, s’était fait ermite près de Romberg ou Remiremont en Lorraine. Le maître, heureux de trouver un disciple plein de ferveur et de perfection, s’intéressa à lui. German, content de son état, invita son frère Numérien à venir le rejoindre. Ils se retirèrent ensuite tous les deux dans le monastère que Saint Romaric venait de fonder sur le conseil de Saint Arnould son ami. La règle qu’on y suivait était celle de Luxeuil ou de Saint Colomban1. German menait une vie sainte dans ce nouvel endroit. Quelque temps après, il changea de lieu pour se rendre au monastère de Luxeuil  alors gouverné par Saint Walbert. Ce saint abbé lui confia la conduite des frères qu’il envoya  au monastère de Grandel2, fondé par le duc Gondon, l’un des principaux seigneurs de l’Alsace. Notre saint fut encore chargé de gouverner deux autres monastères, celui de Saint-Ursits et celui de Saint-Paul Zuvert ou de l’Isle ; mais il résidait ordinairement à Granfel.

 

Boniface, qui succéda au duc Gondon, tint une conduite complètement opposée à son prédécesseur. Comme il n’avait aucun respect pour la religion, il ne suivait que son instinct dur et emporté. Tous les jours, il exerçait des violences contre les moines et les pauvres de son duché. Notre saint vivait ces circonstances avec résignation mais bientôt il plaida la cause des pauvres. Cependant Boniface continuait ses exactions au point de leur ravir les moyens de subsister. Un jour qu’il ravageait des terres et pillait des maisons, German alla le trouver afin de lui demander grâce. Boniface fit semblant d’être touché par les remontrances du moine, mais lorsque German retourna à Granfel, il fut attaqué par une troupe de soldats envoyés par Boniface qui le tuèrent à coups de lance avec le Bienheureux Randoald ou  Randaut son compagnon, vers l’an 666. On porta leurs corps à Granfel et on les plaça dans une châsse qui a été exposée jusqu’à le prétendue Réforme. Les chanoines de Granfel, qui avaient pris la place des moines, ont été aussi transférés à Telsberg ou Delmont à cause du changement de religion.

 

 

1. Ce monastère construit sur un montagne des Vosges comprenait une grande maison pour les femmes et l’autre plus petite pour les hommes. Il est connu aujourd’hui sous le nom de Remiremont. Il a été depuis changé en un chapitre de chanoinesses qui devaient prouver deux cents ans de noblesse pour y être reçues. Elles pouvaient se marier en quittant leurs prébendes, à l’exception de l’abbesse, qui prononçait les vœux solennels de religion.

 

2. Ce monastère, que l’on appelle aussi Grandvilliers, est situé dans le diocèse de Bâle, il est plus connu sous le nom de Munster-thal.

 

 

SAINT SEVERIEN

Evêque de Scythopolis en Palestine, martyr en 452 (v. 2020)

 

SAINT DANIEL

Prêtre martyr en 344

et

SAINTE VERDA (Rose en chaldaïque)

Vierge et martyre en 344

 

 

BIENHEUREUX PEPIN DE LANDEN

+ 640

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 10:10
20 février

SAINT SADOTH1

 

et ses

 

CENT-VINGT-HUIT COMPAGNONS MARTYRS

 

Saint Siméon, évêque de Séleucie et de Ctésiphon2, était mort pour la foi en 514 au commencement de la persécution de Sapor II. Sadoth resta avec son clergé en attendant son heure. Un jour, il eut une vision : une échelle environnée de lumière dont le sommet touchait le ciel, sur laquelle Saint Siméon  était appuyé; il lui demandait de monter. Saint Siméon avait subi le martyre l'année précédente. Sadoth comprit que cette année ce serait son tour. Il exhorta alors son clergé à accomplir toutes sortes de bonnes oeuvres et à attendre la mort qui ne tarderait pas à se présenter.

 

La deuxième année de la persécution, le roi Sapor vint à Séleucie et fit arrêter Sadoth, une grande partie de son clergé, des moines et des religieuses, en tout cent-vingt-huit personnes. On les conduisit en prison où ils restèrent cinq mois. Durant cette période, ils furent par trois fois attachés au chevalet avec des cordes tellement serrées qu'on entendait craquer leurs membres. Le refrain était toujours le même: Adorez le soleil et obéissez au roi et vous serez sauvés; mais aucun ne renia Jésus-Christ et la sentence de mort tomba.

On les lia deux par deux pour les emmener au lieu du supplice. Il y allèrent en chantant des hymnes et des cantiques. Arrivés sur les lieux du martyre, ils chantèrent plus fort en demandant à Dieu la grâce de la persévérance et la couronne du martyre.

Sadoth fut séparé des autres et conduit dans la province de Béthusa où il fut décapité. Ainsi il rejoignit la partie de son troupeau qui était partie avant lui. Son martyre eut lieu en 342, la trente-troisième année du règne de Sapor II. Il n'avait été évêque que neuf mois. Les écrivains chaldaïques, cités par Assémani, disent qu'il était neveu de Saint Siméon Barsaboé.

 

 

1. C'est ainsi que les Grecs et les Latins appellent notre saint. Il est nommé Schiadustes par les Perses. Ce mot est composé de schiah, roi, et de dust, ami. Ainsi Schiadustes, signifie ami du roi.

 

2. Ces deux villes bâties sur le Tibre étaient alors capitales de la Perse.

 

SAINT TRYANNION

Evêque de Tyr, et plusieurs autres saints martyrs de divers autres pays. Années 304 et 310 (v. 2020)

 

SAINT ELEUTHERE

Evêque de Tournai et martyr + en 532

 

SAINT MILDREDE

Vierge et abbesse fin VIIè siècle

 

SAINT EUCHER

Evêque d'Orléans + en 743

 

 

 

 

 

 

 

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 10:10

SAINT BARBAT 

 
 
 

 

Saint Barbat (San Barbato) évêque de Bénévent (Benevento) en Italie

Saint Barbat (San Barbato) évêque de Bénévent (Benevento) en Italie

 

 

 

Voir année 2020

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18 février 2021 4 18 /02 /février /2021 10:10
SAINT LEON DE PATARE

SAINT LEON DE PATARE

SAINT LEON

 

et

 

SAINT PAREGORIUS

 

 

Saint Parégorius venait de répandre son sang à Patare en Lycie. Tout à la tristesse d’avoir perdu son ami et la joie de l’avoir vu donner sa vie pour Jésus-Christ, Léon ne tarda pas à avoir l’occasion de faire éclater sa foi.

 

Pendant l’absence du proconsul d’Asie qui était allé rendre une visite aux empereurs (probablement Valérien et Gallien), le gouverneur de Lucie, résidant à Patare, voulut marquer son zèle pour le culte des dieux. Il ordonna une fête solennelle en l’honneur de Sérapis avec ordre à tous les habitants de Patare de sacrifier à cette idole.

La crainte des hommes porta plusieurs chrétiens à se joindre aux païens. Devant cela, Léon fut pénétré d’une vive douleur. Etant allé prier sur le tombeau de Parégorius, il ne put s’empêcher de passer devant le temple de Sérapis où l’on offrait les sacrifices. Les païens, à ses vêtements humbles, le reconnurent comme chrétien. Faisant demi-tour, il retourna chez lui, s’endormit et eut une vision dans laquelle Dieu lui fit voir qu’il subirait le même sort que son ami. Pour être sûr de pouvoir se faire prendre lorsqu’il allait sur le tombeau de son ami, il passait toujours par le forum.

 

Un jour qu’il avait pris un autre chemin en passant par le Tychée, ou temple de la Fortune, il le vit illuminé par un grand nombre de flambeaux. En réaction à cette fête, il piétina tous les flambeaux pour les éteindre en présence du peuple.

 

- Si vos dieux, leur dit-il, ressentent l’injure que je viens de leur faire, ils n’ont qu’à m’en punir.

 

La populace excitée par les prêtres de l’idole s’écrie aussitôt :

 

- Si l’on ne se venge de cette impiété, la déesse Fortune n’honorera plus notre ville de sa protection.

 

Aussitôt informé des événements, le gouverneur ordonna qu’on lui amène Léon.

 

- Méchant vieillard, lui dit-il en colère, ton action sacrilège prouve que tu ignores la puissance des dieux immortels, ou que tu méprises les édits des empereurs, que nous regardons comme des divinités et des sauveurs du second ordre.

 

-Tu es dans l’erreur, répond Léon, en admettant qu’il y a plusieurs dieux, il n’y a qu’un seul Dieu du ciel et de la terre, qui n’a pas besoin du culte grossier que tu rends à tes idoles. Le plus grand sacrifice qu’on puisse lui offrir est celui d’un cœur contrit et humble.

 

- Réponds à l’accusation portée contre toi, au lieu de nous prêcher ton christianisme : mais je rends grâce à nos dieux de ce qu’ils ont permis que tu sois découvert après un tel attentat. Choisis-donc de leur sacrifier avec ceux qui sont ici présents, ou de souffrir la peine que mérite ton impiété.

 

- La crainte des tourments, lui répondit Léon, ne me fera jamais manquer à mon devoir ; je suis prêt à endurer tous ce que tu voudras me faire souffrir. Tes tortures ne peuvent aller au-delà de la vie mortelle ; il en est une éternelle, où l’on arrive par les tribulations, conformément à cette maxime de nos divines écritures : « La voie qui conduit à la vie est étroite. »

 

- Eh bien ! Puisqu’elle est étroite, quitte-la pour suivre la nôtre, qui est large et commode.

 

- Je l’ai appelée étroite, parce que l’on trouve en y entrant des afflictions et des persécutions à souffrir pour la justice ; mais ceux qui y marchent généreusement surmontent les difficultés par la foi qui fait pratiquer toutes les vertus. Cette voie même s’aplanit, et devient aisée pour ceux qui la suivent constamment ; plusieurs en ont fait l’épreuve.

 

Comme Léon continuait de parler, il fut interrompu par les païens et les juifs :

 

- Qu’on le fasse taire !

 

- Je lui permets au contraire, reprend le gouverneur, de parler tant qu’il voudra ; je lui offre même mon amitié, s’il veut reconnaître nos dieux.

 

- Il paraît, seigneur, que tu viens d’oublier ce que je viens de dire, car comment veux-tu que je reconnaisse pour dieux des êtres dont la nature n’a rien de divin ?

 

Ces dernières paroles mirent le gouverneur en colère : il fit fouetter Léon. Il lui disait pendant que les bourreaux faisaient leur office :

 

- Ce n’est là qu’un essai des tourments que je te prépare. Si tu veux que je m’en tienne à l’essai, il faut que tu sacrifies aux dieux.

 

- Je dois donc encore répéter ce que j’ai déjà dit tant de fois : je ne reconnais pas vos dieux et je ne sacrifierai pas.

 

- Dis seulement que les dieux sont grands et je te renverrai, car j’ai pitié de ta vieillesse.

 

- Je le dirai volontiers s’il s’agit du pouvoir qu’ils ont de perdre leurs adorateurs.

 

- Je vais te faire traîner à travers les cailloux jusqu’à ce que ton corps soit en pièces.

 

- Peu m’importe de quelle manière je meurs, puisque la mort m’ouvrira les portes du Royaume Céleste et m’introduira dans la compagnie de bienheureux.

 

- Obéis et dis : les dieux sont les conservateurs du monde, ou tu vas mourir.

 

- Tes menaces sont inutiles, qu’attends-tu pour commencer ?

 

Comme le peuple commençait à se mutiner, le gouverneur prononça la sentence : elle disait que Léon, attaché par un pied, serait traîné sur les pierres jusqu’au lieu du supplice. Voyant son désir accompli, Léon leva les yeux au ciel et fit cette prière :

 

- Je vous rends grâce, ô Dieu, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, de ce que vous me réunissez si promptement à Parégorius votre serviteur. Je me réjouis d’avoir trouvé par votre grâce le moyen d’expier mes anciennes iniquités. Je remets mon âme entre les mains de vos saints anges, espérant qu’ils la transporteront dans le lieu où l’on n’a plus rien à craindre des méchants. Seigneur, qui ne voulez point ma mort, mais la conversion des pécheurs, faites que les auteurs de ma mort vous connaissent et obtiennent le pardon de leurs crimes par les mérites de Votre Fils unique Jésus-Christ notre Sauveur. Amen. Et après avoir dit une seconde fois Amen, il expira.

 

On jeta le corps du saint dans une fondrière, au bas d’un rocher, mais il ne fut pas endommagé par cette chute et ne reçut que quelques égratignures. Il y a plus : ce lieu qui était auparavant un précipice affreux, dont la vue seule effrayait les voyageurs, devint entièrement praticable, le terrain s’affermit et l’on pouvait y marcher sans courir le moindre danger. Les fidèles retirèrent le corps de Léon pour l’enterrer et remarquèrent sur son visage une rougeur mêlée d’une certaine majesté et d’un doux sourire.

 

 

SAINT SIMEON

Evêque de Jérusalem, martyr (v. 2020)

 

SAINT ANGILBERT

Septième abbé de Saint Riquier en Ponthieu. + en 814

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17 février 2021 3 17 /02 /février /2021 10:10
RUINES DE CESAREE DE PALESTINE

RUINES DE CESAREE DE PALESTINE

17 février

 

SAINT THEODULE et SAINT JULIEN

 

Ils souffrirent à Césarée, en Palestine, à la même époque que les saints martyrs dont nous avons parlé hier ; mais ils ne sont nommés qu’en ce jour dans le martyrologe romain. Théodule était un vénérable vieillard qui n’avait plus d’enfants et  occupait un poste honorable dans la suite du gouverneur Firmilien. Son mérite était universellement reconnu; il était estimé de tous. Frappé par le courage et l’héroïcité  du martyre d’Elie et de ses compagnons pour Jésus-Christ, il brûlait de désir de partager leur couronne. Il parcourait les prisons en exhortant les confesseurs à garder leur foi et leur courage.

 

Informé de la conduite de Théodule, Firmilien l’envoya chercher lui  reprocha sa façon d’agir et le fit crucifier sur le champ. Le futur martyr entendit prononcer la sentence avec joie, heureux de terminer sa vie ainsi.

 

Quant à Julien, il était de Cappadoce, nouvellement arrivé en Palestine. Il était estimé des fidèles par ses rares vertus bien qu’il ne fût encore que catéchumène. En entrant à Césarée, il apprit qu’on venait d’exécuter plusieurs chrétiens. Il courut aussitôt au lieu de supplice, se jeta sur les corps et les embrassa. Les soldats témoins de ce spectacle arrêtèrent Julien et le conduisirent devant Firmilien qui, sans même l’interroger, le condamna à être brûlé. Le saint remercia Jésus-Christ de l’avoir trouvé digne de souffrir en son nom et marqua jusqu’au dernier soupir une tranquillité et un courage qui remplirent les bourreaux d’étonnement.

 

 

SAINT FLAVIEN

Archevêque de Constantinople en 449 (v. 2020)

 

SAINT LOMAN ou LUMAN

Disciple de Saint Patrick

 

 

SAINT FINTAN

Abbé d’Ednech à Lagénie en Irlande VIè siècle

 

 

SAINT SYLVIN d’AUCHY

Evêque régionaire en Artois + en 718

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 10:10
16 février

LES SAINTS, ELIE, JEREMIE, ISAIE, SAMUEL ET DANIEL.

 

 

L’an 309 de Jésus-Christ, sous l’empire de Maximien-Galère qui continuait la persécution allumée par Dioclétien, cinq chrétiens d’Egypte qui revenaient de visiter les confesseurs condamnés à travailler aux mines de Cilicie, furent arrêtés aux portes de Césarée de Palestine. Ils répondirent sans détour aux questions  qu’on leur posait sur leur patrie, et sur les motifs de leur voyage en Cilicie.

Le lendemain, on les conduisit devant Firmilien, gouverneur de la province, avec Saint Pamphile et ses compagnons, emprisonnés depuis deux ans. Avant de commencer l’interrogatoire, le juge fit étendre les cinq Egyptiens sur le chevalet. Lorsqu’ils eurent été martyrisés pendant un bon moment, il s’adressa à celui qui paraissait être le premier et lui demanda son nom. Depuis leur baptême, les martyrs ne portaient plus leur nom de naissance, probablement païens. Celui qui fut interrogé dit qu’il s’appelait Elie et que ses compagnons se nommaient Jérémie, Isaïe, Samuel et Daniel. Firmilien lui ayant ensuite demandé le nom de son pays, il dit que lui et ses compagnons étaient de Jérusalem, entendant par là la Jérusalem Céleste dont tous les fidèles sont citoyens. Comme cette réponse ne satisfaisait pas la curiosité du gouverneur, il ordonna qu’on appliquât une nouvelle torture au martyr pour l’obliger à déclarer de quelle partie du monde était cette Jérusalem. Les bourreaux se saisirent de lui, lui attachèrent les mains derrière le dos, lui mirent les pieds  dans les ceps1 et lui déchirèrent le corps à coups de fouet.

 

16 février

Mais comme ces supplices n’eurent aucun effet, il condamna le martyr et ses quatre compagnons à être décapités ce qui fut exécuté sur le champ.

 

Pamphile et ceux qui étaient emprisonnés avec lui furent aussi condamnés à mort. Porphyre, domestique de Pamphile, qui avait entendu la sentence de mort, demanda la permission de rendre les honneurs aux sépultures. Irrité d’une telle hardiesse, Firmilien le fit arrêter et Porphyre n’eut pas plutôt confessé qu’il était chrétien qu’on le livra aux bourreaux. Il fut écorché vif et, comme il ne se plaignait pas, il fut jeté dans les flammes où il consomma son sacrifice en louant Dieu.

 

Comme Seleucus, autre chrétien, applaudissait la fermeté de Porphyre, les soldats qui l’entendirent le menèrent au gouverneur qui le condamna à être décapité.

 

 

1. Cep. Il consistait en une pièce de bois dans laquelle on insérait les pieds d’un supplicié assis. Les ceps romains comportaient plusieurs trous, ce qui permettait d’écarter les jambes du condamné pour le torturer d’avantage.

 

 

SAINT ONESIME

Disciple de Saint Paul (v. 2020)

 

SAINTE JULIENNE

Vierge et Martyre sous Galère-Maximien

 

SAINT TANCON

Evêque et Martyr vers l'an 815

 

SAINT GREGOIRE X

Pape

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 10:10
15 février

 

SAINT SIGFRID

 

 

Saint Anschaire avait prêché l’évangile aux Suédois en 830 ; mais ces peuples étaient ensuite retombés dans l’idolâtrie. Leur roi, Olof Skötkonung,  voulait rétablir la religion chrétienne dans son royaume. Il demanda  des missionnaires au roi d’Angleterre Edred (Edouard). Ce roi s’adressa à un saint prêtre d’York, Sigfrid : un bon choix comme nous le verrons par la suite.

Aussitôt arrivé en Suède, Sigfrid se mit à combattre le paganisme. Il prêcha d’abord à Wexiö dans le Götaland méridional (pays des Goths) où il fonda un évêché. Il parcourut ensuite le sud de la même province, puis l’ouest et plusieurs autres provinces qu’il réussit à convertir. Jamais missionnaire ne se montra plus fidèle imitateur des grands apôtres. Voici un de ses faits : Trois neveux qu’il avait laissés à Wexiö pendant qu’il était parti prêcher dans d’autres villes, furent assassinés par des idolâtres1. Le roi résolut de condamner à mort les meurtriers ; mais notre saint intervint à temps pour qu’ils ne soient pas exécutés. Le roi condamna alors les meurtriers à une grosse amende que le roi voulut remettre à Sigfrid. Celui-ci refusa, bien qu’il eût un pressant besoin d’argent pour son Eglise.

 

Sigfrig mourut vers l’an 1002 et fut enterré dans la cathédrale de Wexiö où son tombeau devint célèbre après un grand nombre de miracles. Le pape Adrien IV, qui avait lui-même beaucoup oeuvré pour la conversion de la Norvège et de plusieurs antres contrées du nord, le canonisa vers l’an 1158 (voir Vastove dans sa Vinea aquilonis). Les Suédois ont honoré Saint Sigfrid comme leur apôtre tant qu’ils ont été catholiques.

 

1. Leurs noms étaient : Sunaman, Unaman et Wiaman. Ils sont honorés comme martyrs.

 

 

SAINT FAUSTIN et SAINT JOVITE

Martyrs en 121 (v. 2020)

 

 

SAINT QUINIDE ou QUINIZ

Evêque de Vaison la Romaine + en 578 ou 579

 

 

BIENHEUREUX CLAUDE DE LA COLOMBIERE

Confesseur, supérieur des Jésuites de Paray-le-Monial + en 1682. Béatifié par Pie XI en 1929

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 10:10
SAINT MARON

SAINT MARON

SAINT MARON

 

 

Maron se retira sur une montagne voisine de la ville de Cyr. Il vivait en solitaire sous une tente  de peaux de chèvres. Ayant trouvé dans une retraite un temple d’idoles, il le consacra au vrai Dieu, pour en faire une maison de prières. Sa réputation de sainteté étant acquise, il fut ordonné prêtre en 405. Saint Chrysostome, alors en exil à Cucuse et ayant entendu parler de sa sainteté, lui écrivit une lettre pour se recommander à ses prières.

 

Pour sa direction spirituelle, il suivait les conseils de Saint Zébin qui surpassait à cette époque tous les solitaires par sa sainte vie. Maron avait pris l’habitude de prier debout. Dans sa vieillesse, il se permit de s’appuyer sur un bâton. Il était peu causant avec ceux qui venaient le voir de peur d’être distrait dans ses prières, mais il les recevait avec bonté et les exhortait à rester avec lui. Cependant, peu voulaient suivre son exemple.

 

Dieu récompensa Maron par le don de guérison des maladies du corps et des âmes ; mais il avait surtout le talent de porter les autres à la vertu. Il eut un grand nombre de disciples et fonda plusieurs monastères en Syrie. Théodoret voyait cette multitude de moines dans son diocèse comme le fruit de notre saint. Parmi les disciples de Maron, on compte Saint Jacques de Cyr.

 

Enfin, Dieu rappela notre saint à Lui après une courte maladie. Après sa mort, plusieurs voulurent avoir son corps et ce sont les habitants d’un bourg proche qui l'emportèrent. Ils bâtirent sur son tombeau une grande église qu’ils firent desservir par des moines1. Les Grecs honorent Saint Maron le 14 février, mais les Maronites en célèbrent la fête le 9 du même mois2.

 

1. Il y avait trois célèbres monastères qui portaient le nom de Saint Maron, l’un au diocèse d’Apamée, l’autre sur l’Oronte entre Apamée et Emèse, le troisième dans la Palmyrène. On ne sait pas exactement dans lequel reposait le corps du saint, mais on pense que c’était dans le second. Celui qui était abbé de ce monastère avait le titre de primat de tous les autres monastères de Syrie, dans les actes du second concile de Constantinople, tenu en 536 sous le patriarche Mennas. Son nom se trouve aussi le premier dans les souscriptions de la lettre commune que les Maronites écrivirent au pape Hormisdas en 517. Saint Charbel Makhlouf (1828-1898), moine libanais était maronite. Il a été canonisé par le pape Paul VI le 9 octobre 1977.

 

2. Les maronites qui habitent au Liban ont un patriarche catholique et reconnaissent le pape comme le premier pasteur de l’Eglise. Les autres tombèrent dans le schisme des Grecs.

 

 

SAINT VALENTIN

Prêtre et martyr  vers l’an 270 sous l’empereur Claude II

 

SAINT CYRILLE et SAINT METHODE

IXè Siècle

 

SAINT ABRAHAM

Evêque de Carres en Mésopotamie + en 422

 

SAINT AUXENCE

Ermite en Bithynie + vers 470

 

SAINT CONRAN

Evêque d’Orkney ou des îles Orcades

 

 

SAINT ANTONIN

Abbé de Saint-Agrippin à Surrente ou Sorrento, dans le royaume de Naples + vers l’an 830

 

 

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 10:10
13 février

 

SAINT LEZIN

 

Saint Lézin est né vers 540 et fut instruit dans toutes les sciences que devait apprendre un jeune seigneur. On l’envoya à l’âge de vingt ans à la cour de Clotaire Ier dont il était un proche parent. L’estimant beaucoup, le roi lui donna la charge de grand écuyer. Cela ne l’empêcha pas de remplir ses devoirs de bon chrétien. Bien loin d’une vie sensuelle et dissipée, il était sévère avec lui-même et se tournait souvent vers Dieu dans la prière.

 

Lorsqu’il fut devenu comte et gouverneur de l’Anjou, il céda aux pressions de ses amis qui voulaient qu’il soit marié ; mais celle qu'il devait épouser contracta la lèpre peu avant son mariage. Devant cet événement, Lézin mit à exécution la résolution qu’il avait prise depuis longtemps, c’est  à dire  se retirer du monde. Il décida d’entrer dans les Ordres en 580 et alla vivre dans une communauté ecclésiastique où il devint un modèle d’austérité et de pénitence.

Après la mort d’Audouin, quatorzième évêque d’Angers, le peuple qui n’avait pas oublié le bon gouvernement de Lézin, le demanda pour pasteur et ce choix fut confirmé par la cour et le clergé. Il n’y a que lui qui refusait par humilité mais il finit par accepter et reçut l’imposition des mains. Dès lors, il se consacra uniquement à son troupeau,  aux besoins des âmes et des corps, avec fermeté devant la faiblesse des pécheurs. Comme il n’avait pas toujours le temps de se consacrer comme il le voulait à la prière, étant donné sa charge, il faisait de fréquentes retraites. A un moment donné, il voulut quitter son siège pour retrouver la solitude, mais ses confrères évêques l’en dissuadèrent. Il continua donc à se dévouer avec zèle au service du  troupeau que la Providence lui avait confié.

Il mourut en l’an 605 à l’âge de soixante-cinq ans et fut enterré en l’église de Saint Jean Baptiste, propriété du monastère qu’il avait fondé dans le but de s’y retirer. Cette église, aujourd’hui collégiale, possède encore les dépouilles de son saint fondateur.

 

Dès le septième siècle, on rendit à Saint Lézin un culte public. On célébrait sa fête le premier novembre ; mais aujourd’hui, il est nommé dans le martyrologe Romain le 13 février. L’église d’Angers en fait mémoire le 8 juin qui semble avoir été le jour de son sacre et le 21 du même mois, à cause de la translation de ses reliques qui eurent lieu en 1169.

 

SAINTE CATHERINE de RICCI

Religieuse de l’Ordre de Saint Dominique (v. 2020)

 

SAINT POLYEUCTE

Martyr vers l’an 250

 

SAINT MARTINIEN

Ermite à Athènes + début Vè siècle

 

SAINT ETIENNE

Abbé d’un monastère près de Rieti en Italie. VIè Siècle

 

 

SAINT GREGOIRE II

Pape + en 731

 

SAINT FULCRAN

Evêque de Lodève en Languedoc + en 1006

 

LE BIENHEUREUX ROGER

Abbé d’Elan près de Rethel en Champagne + vers 1175

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12 février 2021 5 12 /02 /février /2021 10:10

SAINT MELECE D'ANTIOCHE

12 février

Issu d'une des grandes familles de la Petite-Arménie, doté de grandes  qualités chrétiennes,  Mélèce fut élu évêque de Sébaste pour succéder à Eustathe (semi-arien) car il était estimé de tous, y compris des Ariens.  Déposé par le concile arien de Constantinople de 360, Eustathe se retira dans la solitude à Bérée en Syrie (aujourd'hui Alep).

 

L'Eglise d'Antioche était dans un état déplorable depuis l'exil de leur dernier évêque en 331, car elle n'avait eu que des prélats ariens. Après la déposition d'Eudoxe, les catholiques et les ariens se portèrent sur le choix de Mélèce. Cependant quelques catholiques ne voulurent pas reconnaître Mélèce, disant que l'élection avait été irrégulière,faite avec des Ariens. D'autre part les hérétiques qui se félicitaient d'avoir attiré Mélèce dans leur parti reconnurent bientôt leur erreur durant le séjour de Constance à Antioche. Cet empereur demanda aux évêques, en sa présence, d'expliquer ces paroles:

 

- Le Seigneur m'a créée au commencement de ses voies.

 

Georges de Laodicée, qui parla le premier, donna une explication arienne: celle d'Acace qui renfermait le venin de l'hérésie. Quand le  tour de Mélèce fut venu, il établit la consubstantialité du Verbe, et prouva qu'il s'agissait dans ce passage, non d'une création proprement dite, mais de ce nouvel être que la Sagesse éternelle a pris dans son incarnation. Ce témoignage éclatant rendu à la vérité, confondit les Ariens. Ils se vengèrent en demandant à l'empereur, un mois après, à ce qu'il fût exilé dans la Petite-Arménie.

 

On plaça sur son siège l'impie Euzoïus qui, encore diacre, avait été chassé d'Alexandrie avec Arius. Ce fut cet hérétique qui baptisa l'empereur Constance à son retour de la guerre de Perse (Ce prince mourut à Mopsueste en Cilicie peu après le 3 novembre 361).

 

La querelle continua entre les catholiques qui suivaient Mélèce, les Ariens et les Eustathiens (disciples de Saint Eustathien) à l'origine du fameux schisme qui divisa longtemps l'Eglise d'Antioche.

 

L'empereur Julien avait accordé à Mélèce son retour à Antioche ainsi qu'aux autres évêques exilés; mais les Eustathiens ne voulaient toujours pas le reconnaître et élirent Paulin comme évêque. Il fut sacré par Lucifer de Cagliari qui passait par Antioche de retour de son exil.

 

Comme si cela ne suffisait pas, peu de temps après, Mélèce eut la douleur de voir revenir le paganisme avec l'empereur Julien l'Apostat. Comme il s'y opposait, il fut exilé une deuxième fois, mais fut rappelé par l'empereur Jovien en 363. Les Ariens rabattirent beaucoup leur caquet car cet empereur était attaché à la foi de Nicée et plein d'estime pour Mélèce qui suivait les avis de Saint Athanase.

 

Les plus modérés des Ariens, avec à leur tête Acace de Césarée, en Palestine, vinrent au concile d'Antioche et souscrivirent une confession de foi catholique. Malheureusement l'empereur mourut au bout de huit mois et Valens lui succéda, d'abord catholique puis Arien.

  Venu à Antioche, Valens essaya d'attirer Mélèce chez les Ariens, mais ce fut peine perdue. Alors pour Mélèce ce fut le troisième exil; mais le peuple furieux envoya une grêle de flèches sur l'officier qui conduisait le char emmenant Mélèce en exil. Pour éviter la mort de l'officier, il le protégea de son manteau. Il montrait là, dit Saint Chrysostome, comment les disciples de Jésus-Christ doivent se venger des hommes (Hom. in S. Melet. t. II.). Mélèce fut emmené en Petite-Arménie à Nicopolis, sur sa terre familiale de Gétase.

 

La persécution ne se borna pas à l'exil du prélat, car tous les catholiques furent chassés d'Antioche et de tous les lieux où ils se rassemblaient. Certains périrent par la violence des persécuteurs et d'autres furent jetés dans l'Oronte. Il fallait être Arien pour plaire à l'empereur qui permit même aux païens de célébrer leurs fêtes impies et d'offrir des sacrifices à leurs idoles. Cette persécution dura jusqu'à la mort de Valens en 378 lorsqu'il fut battu par les Goths à la bataille d'Andrinople et brûlé dans une cabane où il s'était réfugié.

 

Le nouvel empereur, Gratien, fit revenir les évêques exilés; mais notre saint de retour à Antioche constata que le schisme avait progressé et que  plusieurs évêques d'Occident avaient pris le parti de Paulin, même Saint Athanase communiait avec lui. Cependant Mélèce avait avec lui Saint Basile, Saint Chrysostome, les deux Saints Grégoire, ainsi que plusieurs autres évêques.

 

L'empereur Théodose envoya le général Sapor pour rétablir l'ordre et la foi catholique à Antioche. En présence de Sapor, Mélèce réussit la réunion des différents partis et Paulin se conforma aux nouvelles directives. Ainsi toutes les Eglises furent rendues aux catholiques.

A partir de ce moment là, Mélèce s'employa à redresser les erreurs des schismatiques et à choisir de bons ministres du culte. Il présida en 379 le concile d'Antioche qui condamna les erreurs d'Apollinaire, puis un second concile à Constantinople sur l'ordre de Théodose en 381. Il mourut dans cette ville pendant le concile.

 

Il fut l'objet d'une grande vénération, certains donnèrent son nom à leurs enfants ou  le gravèrent dans les maisons ou encore sur la vaisselle; nous le savons par Saint Chrysostome. Ses funérailles furent grandioses, le panégyrique prononcé par Saint Amphiloque d'Icône. Saint Grégoire de Nysse fit son oraison funèbre dans la basilique Sainte Sophie en présence de l'empereur. Son corps fut transporté à Antioche sur l'ordre de Théodose et  fut enterré dans l'église Saint Babylas qu'il avait fondée. Cinq ans après, Saint Chrysostome prononça son panégyrique le 12 février, jour où il est nommé dans les Ménées et dans le martyrologe Romain de Baronius.

 

Saint Jean Damascène lui donna le titre de martyr à cause de son triple bannissement et de tout ce qu'il eut à souffrir pour la foi.

 

SAINT BENOIT D'ANIANE

Abbé en Languedoc (v. 2020)

 

LES SEPT FONDATEURS DES SERVITES

Confesseurs XIIIè siècle

 

SAINTE EULALIE de BARCELONE

Vierge et martyre sous Dioclétien

 

SAINT ANTOINE surnommé CAULEE

Patriarche de Constantinople + en 896

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 10:10

SAINT SATURNIN et SAINT DATIF

et plusieurs AUTRES SAINTS martyrs en Afrique

11 février

L'empereur Dioclétien avait ordonné que lui soient données toutes les Saintes Ecritures, sous peine de mort en cas de non exécution; mais la résistance des chrétiens alluma le feu d'une cruelle persécution qui inonda toute l'Afrique du sang des chrétiens. Certains furent assez lâches pour obéir, mais la majorité résista.

L'AFRIQUE PROCONSULAIRE OU SE TROUVAIT L'EVECHE D'ABITENE

L'AFRIQUE PROCONSULAIRE OU SE TROUVAIT L'EVECHE D'ABITENE

La ville d'Abitène où vivait Saint Saturnin fut particulièrement touchée. Alors qu'il célébrait la messe, les magistrats informés vinrent avec une troupe de soldats et arrêtèrent quarante-neuf fidèles des deux sexes.

Les principaux étaient Saturnin, quatre enfants, les jeunes hommes Saturnin et Félix, tous les deux Lecteurs, Marie vierge et religieuse, Hilarion un enfant, Datif sénateur, Ampélius, Rogatien et Victoire. Datif qui sera un jour Sénateur du ciel marchait en tête de ce bataillon sacré avec le prêtre Saturnin à côté de lui.

 

On les conduisit devant les magistrats où ils confessèrent Jésus-Christ, réparant ainsi le crime de Fundan, leur évêque, qui avait eu la lâcheté de remettre les Livres Sacrés. Alors que Fundan allait jeter les Ecrits au feu, une pluie diluvienne s'abattit et le feu s'éteignit. Elle fut suivie d'une grêle qui ravagea toute la campagne environnante.

 

Cependant les juges mirent les chrétiens aux fers et les envoyèrent à Carthage pour être présentés au proconsul. Le proconsul Anulin demanda à Datif ce qu'il était:

 

- Je suis chrétien, dit-il, et j'ai assisté à la collecte des Livres.

 

Anulin demanda alors qui présidait à cette assemblée, mais il n'eut pas de réponse. Alors il fit martyriser Datif pour qu'il parle, ainsi que les autres, mais personne de dit mot.

 

La vierge Victoire,  de noble naissance   s'était jetée par la fenêtre, par le passé, pour ne pas être mariée de force. Elle avait été miraculeusement sauvée et s'était réfugiée dans une église où elle donna sa virginité au Seigneur1.

 

Comme elle était la soeur de Fortunatien, zélé défenseur du paganisme, le proconsul mit tout en œuvre pour la faire fléchir et lui demanda ce qu'elle était:

 

- Je suis chrétienne.

 

Voulant la sauver, Fortunatien prétendit qu'elle était atteinte de folie; mais par la sagesse de ses discours, Victoire démontra qu'elle avait toute sa raison et qu'elle avait librement choisi d'être chrétienne. Le proconsul lui demanda si elle voulait retourner avec son frère:

 

- Je ne le peux, dit-elle, parce que je suis chrétienne et que je ne reconnais comme frères que ceux qui gardent la loi de Dieu.

 

Le proconsul lui déclara avoir pitié d'elle et qu'elle devait conserver sa vie, mais elle lui répondit:

 

-Je vous l'ai déjà dit, je suis chrétienne et j'ai assisté à la collecte des Livres Sacrés.

 

Anulin la renvoya en prison avec les autres. Ensuite,  le proconsul essaya de convaincre Hilarien, le plus jeune des enfants, mais le petit lui répondit:

 

- Je suis chrétien et j'ai assisté à la collecte et cela de ma pleine volonté et sans contrainte.

 

Pour faire peur à l'enfant, le proconsul le menaça:

 

- Je te ferai couper le nez et les oreilles.

 

- Vous pouvez, répondit Hilarien, mais je suis chrétien.

 

Tous ces généreux soldats de Jésus-Christ moururent en prison par les tourments qu'il y endurèrent. Ils sont nommés en ce jour dans l'ancien calendrier de Carthage et dans le martyrologe Romain.

 

1. Au cours des cérémonies en usage à Carthage, en Italie, dans les Gaules et dans tout l'Occident, les vierges posaient leur tête sur l'autel pour l'offrir à Dieu et portaient toute leur vie des cheveux longs (sans coiffure) comme le faisaient les Nazaréennes. En Egypte, en Syrie et en Asie-Mineure, les vierges qui se consacraient à Dieu se faisaient couper les cheveux en présence d'un prêtre.

 

APPARITION DE LA SAINTE VIERGE A LOURDES

(v. 2020)

 

SAINT SEVERIN

Abbé d'Agaune + en 507

 

SAINTE THEODORA

Impératrice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 février 2021 3 10 /02 /février /2021 10:10

SAINTE SOTERE

10 février

Sotère était de la famille de Saint Ambroise, heureux  de compter une martyre dans sa famille.

Sotère avait parmi ses aïeux une longue suite de consuls, de préfets et de gouverneurs de province; mais sa véritable gloire consistait à  mépriser, pour l'amour de Jésus-Christ, la noblesse de sa naissance,  sa beauté, les avantages de sa fortune, enfin tous ces biens qui excitent ceux qui sont dans le monde. Elle offrit à Dieu sa virginité que sa grande beauté exposait aux dangers. Elle négligea ses soins et s'interdit l'usage de toutes parures faites pour plaire.

 

Lors des édits barbares de Dioclétien et Maximien, elle fut arrêtée et conduite devant un magistrat qui la frappa violemment au visage. Elle recevait les coups sans broncher, comme le Christ. Voyant qu'elle ne bougeait pas, le juge ordonna d'autres supplices qui ne furent pas plus efficaces.  Afin qu'on enlève Sotère de sa vue, le magistrat la condamna à être décapitée.

 

SAINTE SCOLASTIQUE

Vierge vers l'an 543

 

SAINT GUILLAUME DE MALEVAL

Ermite fondateur de l'Ordre des Guillemins ou Guillemites + en 1157

 

SAINTE AUSTREBERTE

Vierge. Première abbesse de Pavilly au diocèse de Rouen. + en 703

 

SAINT ERLULPH

Dixième évêque de Verdun, martyr en 830

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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