Je trouve que j’ai beaucoup délaissé mon cher Antonio Vivaldi ces derniers temps. Je vais donc lui consacrer aujourd'hui cette Page Musicale.
Je voudrais vous faire découvrir le "13e motet perdu" d’Antonio Vivaldi. Ne dirait-on pas un titre de polar ?
En effet toutes ses biographies sérieuses (la dernière date de 2011) indiquent que Vivaldi a composé 12 motets . Il s’agit en fait des 12 qui étaient jusqu’à présent parvenus jusqu’à nous. Mais comme on sait qu’une bonne partie de l’œuvre de Vivaldi est soit perdue soit cachée au fond des bibliothèques de l’Europe entière, on ne peut jamais dire qu’on ne découvrira pas d’autres partitions.
Le motet Vos invito, barbarae faces (RV 811) que je vous invite à écouter aujourd’hui a été retrouvé il y a une dizaine d’années dans la bibliothèque de la basilique San Francisco … d’Assise. On suppose que la partition est arrivée là par l’intermédiaire de sa basilique « jumelle » de Padoue où Vivaldi joua en 1712 et 1713. N’oublions pas que de son temps Vivaldi était un violoniste virtuose très recherché !
Voici donc la suite de mes aventures au soleil hispanique...
Le lendemain fut encore consacré à Gaudi avec la visite du Parc Guell et de la Sagrada Familia.
Vue de Barcelone depuis le Parc Guell
Pour expliquer l'idée du Parc Guell c'est un peu comme le Domaine des Dieux dans Astérix....
Le projet ne sera jamais complètement achevé toutes les villas prévues ne seront pas construites.
Pour ceux qui seraient tentés d'y aller il faut savoir qu'il n'y a que deux lignes de bus, le métro étant assez loin et surtout ça monte assez fortement pour y accéder.
La maison du gardien et l'escalier
Il y a beaucoup de passages voutés qui protègent de la météo (au tant du soleil que des intempéries)
Un petit week-end à Barcelone, où c'est encore l'été (26°...). Ayant pour une fois délaissé le train pour l'avion... je fus mal inspiré (retard à l'aller et retard au retour...).
N'étant jamais allé à Barcelone j'ai fait le circuit pour touriste... La Casa Batillo, la Sagrada Famillia, les Ramblas, le Port, le castel Montjuc, la cathédrale et la basilique santa Maria del Mar.
Etant curieux de l’œuvre de Gaudi j'ai commencé le jour de mon arrivée par la Casa Batillo (j'ai failli louper mon heure d'entrée... à cause du retard de l'avion...)
Facade de la Casa Batillo sur le Passeig de Gracia
Salon et détail de porte
Le puit intérieur servant à la "climatisation" de la maison
Saint Luc peignant la Vierge - Pierre Mignard - 1695
Cette semaine j’ai décidé d’aller faire un petit tour en Autriche vers 1800, pour aller à la rencontre de Joseph Haydn qui fut, ainsi que son jeune frère Michael, un grand ami de Mozart. La période baroque est passée, nous sommes en pleine ère du classicisme.
Joseph Haydn (1732-1809) né dans une famille très modeste se fit une place dans le monde musical grâce à sa voix.
A l’âge de 7 ans, parce qu’il avait une très belle voix de soprano, il entra dans la maîtrise de la Cathédrale de Saint Etienne de Vienne où il resta jusqu’à l’âge de 18 ans. En 1753 il fit la connaissance du très célèbre compositeur Nicola Porpora dont il devint l’assistant. Porpora qui avait été le professeur de chant des deux plus grands castrats napolitains, Farinelli et Caffarelli, lui enseigna la composition.
Joseph Haydn est connu pour ses symphonies et ses opéras, mais il composa également toute sa vie de la musique religieuse. Je vous invite à écouter aujourd’hui un de ses Te Deum, pièce assez courte, mais vraiment superbe.
Ce Te Deum (le N° 2) fut composé pour Marie-Thérèse, épouse de l’empereur d'Autriche François II, qui n’était autre que le neveu de la reine Marie-Antoinette.
Œuvre (sans solistes) pour chœur à quatre voix et orchestre comprenant une flûte, deux hautbois, deux bassons, deux cors, trois trompettes, trois trombones, timbales, cordes et orgue.