SAINT SILVERE
Silvère était le fils du pape Hormidas qui avait été marié avant d'être élu. A la mort de Saint Agapet, le siège de Rome resta vacant pendant quarante-sept jours et ce fut Silvère, simple sous-diacre qui fut élu en 536. Il ne siégea qu'un an. Théodat le Goth était roi d'Italie. Ce fut à cette époque que des troubles surgirent parmi les Goths.
Justinien (empereur romain d'Orient) en profita pour remettre de l'ordre. Aidé par Bélisaire, homme expérimenté dans l'art de la guerre, il redonna la paix à l'empire en battant les Perses en Orient, en détruisant le royaume des Vandales en Afrique qu'il réunit à l'empire, dont il était séparé depuis cent ans.
En 535 Bélisaire, alors consul, marcha contre l'Italie et obtint la victoire à la bataille de Naples. Les Goths prirent peur, déposèrent Théodat et placèrent sur le trône Vitigès, un de leurs officiers.
Silvère ouvrit les portes de Rome aux impériaux qui entrèrent par la porte Asinaria alors que les Goths sortaient par la porte Flaminia. Par la suite les Goths revinrent sur Rome et la pillèrent deux fois en 552. Finalement Narcè,s successeur de Bélisaire, mit fin au royaume des Goths.
L'impératrice Théodora, princesse violente, profitant des victoires de son mari Justinien, en profita pour étendre la secte des Acéphales ou Eutychiens qui rejetaient le concile de Calcédoine (qui décréta deux natures en J.-C. en une seule personne). Elle soutint Anthime, archevêque hérétique de Constantinople, et demanda à Silvère de l'appuyer pour qu'il retrouve son siège. Malgré les dangers qu'il courait, Silvère écrivit à Théodora que jamais il ne soutiendrait un hérétique et que Ménas était le véritable archevêque de cette ville.
Alors Théodora intrigua pour faire déposer le pape Silvère avec l'aide de Bélisaire, qui d'abord réticent, finit par accepter. Il faut dire qu' Antonina, sa femme, était confidente de l'impératrice Théodora. Ils ourdirent un complot, accusant la pape de haute trahison, affirmant que lors du siège de Rome de 537 qui dura un an, le pape avait entretenu des correspondances avec les assiégeants : ils produisirent une lettre de lui. Un faux bien entendu. Le stratagème ne fonctionna pas mais Bélisaire demanda au pape d'obéir à Théodora. Silvère refusa en disant qu'il ne laisserait pas sa place à un Acéphale.
Silvère alla se réfugier dans la Basilique Sainte Sabine, mais quelques jours après on lui tendit un piège et il fut capturé, conduit au palais Pinciane, résidence de Bélisaire. On le fit entrer seul, son clergé restant à la porte. Antonina l'accabla de reproches, un sous-diacre lui enleva son pallium et tous ses ornements pour le revêtir d'une robe de moine en disant que Silvère avait été déposé et était devenu moine. Vigile fut installé sur le siège de Saint Pierre le 22 novembre 537.
Silvère fut exilé à Patare en Lycie. L'évêque de Patare alla trouver l'empereur Justinien qui ordonna que l'on réhabilite Silvère. Bélisaire et Vigile firent arrêter le pape lors de son retour à Rome. Ils confièrent le pape à deux officiers protecteurs de l'Eglise qui le conduisirent dans une petite île déserte nommée Palmaria au sud de Gênes, face à Porto Venere. Il y vécu peu de temps et on dit qu'il y est mort de faim ou massacré sur ordre d'Antonina le 20 juin 538.
Vigile fut alors élu pape légitime et revint sur ses erreurs. Il fut même persécuté par ses anciens alliés étant devenu un ardent défenseur de l'orthodoxie.
SAINT GOBAIN ou GOBIN
Prêtre martyrisé sur le Mont-d'Ermitage appelé depuis Saint Gobain où se trouve la célèbre manufacture de glaces. VIIè siècle.
SAINTE IDABERGE ou EDBURGE
Vierge en Angleterre.
SAINT BAIN
Evêque de Thérouanne et abbé de Saint Wandrille + 711
En l'an 1643, lors de la terrible épidémie de peste qui ravageait la cité, les échevins lyonnais firent le vœu d'organiser une procession sur la colline de Fourvière pour implorer la Vierge d'épargner la ville. Ce faisant, ils remirent un cierge de sept livres de cire et un écu d’or présenté sur un coussin de soie. Chaque année depuis, les magistrats de Lyon renouvellent le vœu des échevins en se rendant à Fourvière, tandis que retentissent les trois coups de canon annonçant que le vœu a été respecté.
C'est ce coussin de soierie qui a inspiré la création du coussin de Lyon.
En 1960, certains soyeux imaginèrent une boîte rappelant la forme et l'allure du coussin de soie historique et le chocolatier Voisin, installé à Lyon depuis 1897, reprit l'idée d'utiliser la forme du coussin pour créer sa confiserie1. Vite connu dans la ville, il fit peu à peu la conquête de la France et il est devenu au fil du temps la première spécialité de confiserie française à base de ganache au chocolat[réf. nécessaire]. Aujourd'hui, il n'est pas rare de le rencontrer dans le monde entier lors des manifestations de prestige et de qualité des produits lyonnais.
Bonne journée à tous.
Lors d'une prochaine RIB lyonnaise, n'hésitez pas à en prendre pour vous et vos proches. Ils sont succulents.
Caro.
SAINT GERVAIS et SAINT PROTAIS
Selon Saint Ambroise, ces deux saints sont les premiers martyrs de Milan qui rendirent la ville célèbre. Ils souffrirent sous Dioclétien. On dit qu'ils étaient les fils de Vital et de Sainte Valérie et qu'il furent martyrisés l'un à Ravenne et l'autre à Milan. Cette dernière ville est devenue célèbre par leur martyre. Leur vie est détaillée dans une lettre que Saint Ambroise envoya à sa soeur Marcelline.
Au IVè siècle, leurs reliques presque oubliées furent redécouvertes et contribuèrent à la délivrance de grands dangers.
L'impératrice Justine, veuve de Valentinien Ier et mère de Valentinien-le-Jeune était une fanatique de l'Arianisme et conjuguait tous ses efforts pour chasser Saint Ambroise de son siège. Nos deux saints intervinrent en faveur de l'évêque de Milan en révélant le lieu de leur sépulture à travers un songe.
Les fidèles voulaient que Saint Ambroise consacre une église appelée depuis Basilique Ambroisienne et connue aujourd'hui sous le nom de Saint Ambroise le Grand, mais le lieu exact des reliques n'était pas encore découvert, car on ignorait que les restes se trouvaient devant la grille du tombeau de Saint Naboret de Saint Félix. Ambroise, qui en avait eu la révélation, fit creuser à cet endroit et l'on trouva deux corps assez grands dont les têtes en étaient séparées. Le fond du tombeau était couvert de sang et tous les os étaient présents.
Un possédé du démon que l'on avait amené auprès du tombeau, pris de convulsions, tomba à l'intérieur. Après une imposition des mains de l'évêque, le démon fut chassé. Cela attestait l'authenticité des reliques.
Les os furent habillés de plusieurs tissus précieux et emmenés à la Basilique de Fauste, dite aujourd'hui de Saint Vital et Saint Agricole. Cette église était située près de celle de Saint Nabor qui maintenant porte le nom de François. Les reliques restèrent exposées pendant deux jours à la vue des fidèles puis furent transférées le 18 juin dans la Basilique Ambroisienne avec beaucoup de solennité et de réjouissances publiques. Durant la procession, un aveugle nommé Sévère, qui avait été boucher, fut guéri. Il était encore en vie en 411 quand Paulin écrivit la vie de Saint Ambroise.
Plusieurs personnes furent guéries en touchant les ossements ou les vêtements qui les habillaient et en particulier les possédés du démon qui, en leur présence, rendaient gloire à Dieu. Après plusieurs jours d'exposition, les reliques furent placées sous un autel côté droit. Des ossements furent distribués ainsi que du sang mêlé à de la pâte et des linges ensanglantés.
Les Ariens de Milan firent tout leur possible pour nier la vérité des miracles. Ce qui fit dire à Saint Ambroise, ils n'ont pas la même foi que nous.
SAINT DEODAT ou DIEU-DONNE
Evêque de Nevers, puis fondateur de l'Abbaye de Saint Dié en Lorraine + 679
SAINT BONIFACE
Religieux Camaldule, archevêque, apôtre de Russie et martyr. + 1009
Etude de caractères. Un stage de chant choral.
Côtoyer 70 personnes pendant une semaine !
Vaste champ d’étude…
Les compagnes de pupitre :
Nous sommes une bonne quinzaine : chaque jour, nous prenons une nouvelle place dans le pupitre, histoire de se rendre compte déjà de la façon dont l’une et l’autre chantent afin de calculer qui on va choisir comme voisine le soir du concert !
Curieux mais vrai : rien qu’à voir la tête de la choriste, on sait tout de suite si elle va chanter ou faire semblant ! Cela ne s’explique pas.
Il y a les petites timorées, souriantes mais craintives, qui manifestement ne connaissent rien à la musique, démarrent toujours une seconde après les autres, cela s’entend ! Dans une musique où abondent les départs à contretemps, c’est ennuyeux !!
Dans notre pupitre d’alti, il y en avait trois ou quatre de ce genre. Heureusement, elles étaient de petite taille, ainsi le soir du concert on les place devant (il faut qu’elles voient le chef !). Au premier rang, elles seront malheureuses, les pauvres, je les plains, elle préféreraient se planquer au fond, derrière les autres, mais devant elles entendront très bien celles qui sont derrière elles et cela leur donnera un peu d’assurance. Les choristes placées au dernier rang ne peuvent compter que sur elles-mêmes.
Attention à celles qui côtoient les basses, nos voisins. Quand on n’a pas eu l’habitude de chanter à côté d’eux pendant les répétitions, il peut s’avérer très déstabilisant de les entendre rugir sur un air et un rythme différents des nôtres. C’est arrivé à une collègue mezzo qui s’est retrouvée le soir du concert trop près des ténors, ce dont elle n’avait pas l’habitude. Elle a dû s’accrocher !
Le chef nous disait que, de plus en plus, les gens recherchent le
Les repas :
Ah ! Voilà qui est intéressant !
Pendant les répétitions, nous côtoyons uniquement les différents choristes de nos pupitres respectifs, et de toute façon, ce n’est pas le moment de papoter !
Mais aux repas !
Ils sont pris dans ce qui sert de cantine scolaire au village. La salle n’est pas trop sonore, Dieu merci. De longues tables de 16 personnes, chacun s’installe là où il veut, quand il arrive. Les repas sont à heure fixe mais les arrivées s’échelonnent sur une dizaine de minutes. Ainsi, au fur et à mesure, on comble les places libres. Nous ne sommes donc pratiquement jamais à côté des mêmes personnes. Et l’on découvre…..
Les coincés :
Un couple, le mari choriste (basse), la femme non. Agés. Ne disent pas un mot, ni aux voisins, ni entre eux, conversation animée autour d’eux…rien, niente, pas un sourire aux éclats de rire, aucun commentaire…J’ai essayé à deux ou trois reprises de lancer la madame dans une discussion…la flammèche s’éteint aussitôt ! Triste à mourir.
Les « jesuissûrdemoi »
Pleins d’assurance, tiennent le crachoir, avec eux pas besoin de se creuser le crâne pour chercher un sujet de conversation, ils en ont toujours, en général, eux-mêmes…Leurs phrases commencent la plupart du temps par « moi je… »
Au demeurant, ils peuvent se révéler pleins de ressources, de dynamisme, et quand on a dépassé la première réaction d’agacement, on les trouve sympathiques.
Il y en a une dans mon pupitre, allergique aux chiens que cela n’en est pas possible, mais qui, ayant un pied à terre de vacances dans les PO, me demande mon adresse pour « débouler chez moi » l’été, sur sa route…Ben oui, mais chez moi, j’ai au moins un chien sinon deux ou trois…… ??????? Qu’est-ce qu’on fait ???
Les « discrets »
Effacés, ils susurrent ; il faut se pencher par-dessus la table pour saisir leurs propos. La plupart du temps ils sont intéressants, mais malheureusement, ils n’interviennent pas souvent. Si vous avez la malchance de les trouver à côté d’un « jesuisûrdemoi » c’est fichu ! Ils vont la boucler pour le temps du repas !!
Les pires !
Les m’astuvujesaistout !
C’est le genre « Je suis sûr de moi » poussé à la caricature…Il y en avait deux comme ça, je te me les ai évitées un max, après les avoir supportées une fois. J’aurais bien apprécié les boules Quiès ce soir-là !! Notez le féminin pluriel ! C’étaient des bonnes femmes !
Toujours un avis sur tout, parlant constamment, fort, avec suffisance, n’hésitant pas à massacrer le voisin…A fuir !
Les « super sympas rigolos »
Toujours une anecdote plaisante à raconter, le sourire jusqu’aux oreilles…Un régal !
Quand on les a repérés, il ne faut plus les lâcher !
Je me suis trouvé ainsi une voisine de pupitre justement, ça tombait bien, qui chantait juste, fort, et bien : nous formions un excellent tandem !
De Montbéliard, elle a un accent à couper au couteau, grande, forte, costaude, coiffée en brosse tête de loup…Le soir du concert, je lui dis « Tu aurais pu te coiffer, tout de même ! »
Aussitôt, elle a hérissé un peu plus ses cheveux courts qui partaient déjà dans tous les sens et m’a rétorqué, royale et rigolarde : « c’est ma coiffure !! ».
Et moi, là-dedans ??
J’essaie d’écouter, j’essaie de placer mon mot, pas évident selon le voisin du jour !
Mais quelle richesse que ces
Ils sont éphémères, certes…
Pendant une semaine, nous créons des liens, sans savoir grand-chose de l’autre, mais c’est justement ce qui fait la richesse de ces rencontres.
On se fiche du milieu, du métier même, on en parle parce que c’est intéressant, mais cela ne compte pas.
Seul compte l’amour du chant choral que nous partageons et cette atmosphère amicale, chaleureuse…Que de fous rires partagés, de complicité !!
Comme disait Mary, une anglaise, habitant –devinez ! – Bédarieux, c’est « magique ! »
C’était une de nos colocataires de chalet, nous deux, deux rouennaises très sympas et notre Mary.
Nous la rencontrons, nous lui demandons, question incontournable, d’où elle vient, elle nous dit « Bédarieux »…
Nous avons cru qu’à cause de son accent épouvantable elle avait mal prononcé…Eh bien non !
Elle habite sur le causse, avec Bob, son mari.
Tous les matins, je tapais à sa porte à 7h parce qu’elle avait oublié son réveil !
Quelle longue bafouille !
J’ai essayé de mettre par écrit cette expérience très enrichissante. A renouveler.
Avec le même chef de chœur, un bavard, lui aussi, qui passait son temps à interrompre les répétitions pour nous raconter une anecdote qui, le plus souvent, nous laissait écroulés de rire ! Au moins, cela avait le mérite de nous détendre.
Il a une manie rigolote : chaque fois qu’il nous donne le numéro de la mesure où il faut reprendre, il cite le nom de la préfecture, de la sous-préfecture, et le nombre de cantons !!
On n’est pas fils de postier pour rien !
Il est du nord : il ne dit pas « soixante-dix-sept » mais « septante-sept » …faut suivre !
C'est le premier stage de chant choral que j'ai fait, il y a presque dix ans maintenant !
Passez une excellente journée.
LR
SAINT MARC et SAINT MARCELLIN
Ils étaient frères et mariés, issus d'une des nobles familles de Rome et convertis dès leur jeunesse.
Dioclétien, empereur en 284 n'avait encore rien publié contre les chrétiens, mais laissait agir contre eux la fureur des idolâtres.
Marc et Marcellin furent arrêtés lors d'une persécution et mis en prison par Cromace, lieutenant du préfet de Rome. Ils furent condamnés à être décapités.
Leurs amis plaidèrent pour eux : ils obtinrent un délais de trente jours afin de changer d'avis lors de leur nouvelle comparution devant le juge. On transféra les deux frères dans la maison de Nicostrate, premier greffier de la préfecture.
Tranquillin, leur père et Marcie, leur mère, ainsi que leurs femmes et leurs enfant encore en bas âge essayèrent par les prières et les larmes de les convaincre à renoncer à la religion chrétienne. Cependant Saint Sébastien, officier de la maison de l'empereur, venait les voir tous les jours pour leur soutenir le moral. Tous ces entretiens se terminèrent par la conversion de Tranquillin, de Marcie et des épouses de nos saints. Nicostrate et Cromace se convertirent également. Ce dernier remit les deux frères en liberté, quitta sa charge et se retira à la campagne.
Un officier chrétien, Castule, les cacha dans son appartement situé dans le palais de l'empereur, mais il fut trahi par Torquat, un apostat.
Fabien qui avait succédé à Cromace, les condamna à être attachés par les pieds à un poteau avec des cordes et des clous. Ils restèrent ainsi pendant vingt-quatre heures puis furent percés de coups de lances.
On les enterra à deux milles de Rome dans l'Arenarium qui depuis fut changé en cimetière à leurs noms, sur le chemin d'Apius et d'Ardée.
SAINT JULIENNE FALCONIERI
Vierge + 1341 à Florence
SAINT AMAND
Evêque de Bordeaux Vè siècle
SAINTE MARINE
Vierge VIIIè siècle
SAINTE ELISABETH
Abbesse de Sconaugen en Allemagne + 1163
En 2012 Mayline, 3 ans et demi, s’est étouffée alors qu’elle mangeait une saucisse. Si le diagnostic des médecins est sans espoir – ils annoncent aux parents son décès imminent -, la petite fille guérit d’une manière surprenante, recouvrant progressivement toutes ses facultés. Alors que l’Eglise vient d’attribuer ce miracle à la vénérable Pauline Jaricot, ouvrant la voie à sa béatification prochaine, le père de Mayline revient pour Aleteia sur cet événement qui a bouleversé sa vie.
Les secours arrivent et tentent de faire repartir son cœur. La fillette, qui fait de nombreux arrêts cardiaques sur le trajet l’emmenant à l’hôpital, est finalement diagnostiquée Glasgow 3. « On nous a annoncé que son état neurologique était irréversible et son décès imminent », reprend son père. Dans les jours qui suivent, les rendez-vous médicaux s’enchaînent et l’issue paraît inéluctable : la situation dans laquelle se trouve Mayline est sans espoir. « Après lui avoir fait passer un IRM, les médecins nous ont dit que si elle ne mourait pas maintenant, elle allait mourir dans les prochaines semaines ».
Mayline ouvre bien les yeux dans les jours qui suivent l’accident. « Mais on s’est rendu compte qu’elle n’était plus là, comme si quelqu’un avait éteint la lumière », se remémore Emmanuel. « Avec ma femme, nous nous sommes regardés et… ». Aucun mot n’est assez fort pour décrire ce sentiment « d’être vidé de tout, de ne plus rien ressentir », reprend le père de famille. Au même moment, c’est à dire à peu près quinze jours après l’accident, les parents d’élèves de l’école de Mayline décident de lancer, avec Mgr Barbarin, une neuvaine à la vénérable Pauline Jaricot. En effet, le diocèse de Lyon dont elle est native célèbre le 150e anniversaire de sa naissance, elle qui a fait connaître à ses contemporains l’importance de la mission de l’Église dans le monde. La neuvaine se termine le 23 juin. À ce moment là, Mayline est dans le coma, sous assistance respiratoire et sous alimentation artificielle, « avec un traitement de stimulation du cœur qui a conduit à une embolie pulmonaire, avec des convulsions fortes dès qu’on arrêtait les traitements ». Les médecins se prononcent alors pour l’arrêt des soins. Mais les parents de la fillette souhaitent que Mayline continue à être alimentée artificiellement.
Début juillet, Mayline est transférée à Nice. Son père, restaurateur, vient de changer de travail et toute la famille suit. Avant son transfert, la fillette reçoit le sacrement des malades « afin qu’elle puisse être accueillie le mieux possible par Dieu », souffle son papa. Bien qu’elle soit dans un état végétatif, avec une forte dégradation de son état cérébral, la petite fille supporte le trajet. Mais une fois à Nice, quand ils la revoient, ses parents ont l’impression que quelque chose a changé. « Nous étions en train de chercher un cercueil pour Mayline après ce que les médecins nous avaient dit », explique Emmanuel. « Mais en la revoyant à l’hôpital de Nice, nous avions l’impression qu’il y avait quelque chose de différent, comme si elle reprenait vie ».
S’ils expliquent aux parents que l’état de Mayline a en effet évolué, les médecins niçois sont d’abord pessimistes. Écartant le diagnostic vital, ils prédisent une vie à l’état végétatif pour la petite fille. Mais semaine après semaine, celle-ci « reprend finalement totalement vie. Elle est aujourd’hui en pleine santé, à la surprise du corps médical. Les médecins n’ont jamais pu nous expliquer ce qui se passait, ils ne nous ont pas donné de seuil de progression ni de limite à sa progression », détaille le père de Mayline. Fin 2012, Malyline peut finalement sortir de l’hôpital à l’approche des fêtes de Noël.
Emmanuel se souvient encore avec précision avoir croisé quelques jours plus tard le médecin qui soignait Mayline à l’hôpital : « C’était le 22 décembre, en plein pendant les dernières courses de Noël. J’étais avec Mayline dans la rue quand nous nous sommes croisés. Nous nous sommes salués. Regardant Mayline, je lui ai demandé de m’expliquer car je ne comprenais pas : on m’avait dit qu’elle allait mourir, qu’elle ne serait capable que d’ouvrir les yeux, qu’elle n’aurait aucune perception de son environnement… Pourtant elle était là, comme n’importe quelle fillette de son âge ! », résume-t-il. Le médecin lui a alors répondu : « Imaginez que vous êtes en voiture sur l’autoroute, que le moteur s’arrête, que vous n’avez plus d’essence. Impossible de la faire avancer n’est-ce pas ? Et bien Mayline c’est ça, sauf que la voiture a été rallumée ».
Mayline sauvée, ses parents sont convaincus de l’intervention de la vénérable Pauline Jaricot en faveur de la guérison de leur fille. « Aujourd’hui, je prie quotidiennement Dieu, Marie et Pauline Jaricot. Je ne demande plus rien dans mes prières, je remercie et je rends grâce », résume le père de Mayline.
Ce formidable témoignage est alors examiné lors d’une enquête diocésaine en 2019 avant d’être transmis à la Congrégation pour la cause des saints. Sa commission médicale valide le miracle de guérison comme étant un fait inexplicable. La commission de théologie certifie pour sa part l’intervention de la vénérable Pauline Jaricot sur la guérison.
L’intervention de celle qui aida à faire connaître et à répandre la mission de l’Église dans le monde, est un véritable signe que ses actions sont toujours bienfaitrices, même après sa mort. Ce miracle, inexplicable aux yeux des hommes, l’est aux yeux de Dieu ainsi que pour tous ceux qui croient fermement en son intercession. Pauline Jaricot manifeste encore une fois au monde, et cette fois-ci à celui du XXIe siècle, que l’Église a plus que tout besoin de fidèles baptisés, de disciples-missionnaires, forts de leur foi et de la merveilleuse espérance qu’ils placent en Dieu.
Bonne journée à vous tous.
Le récit est un peu long mais quelle merveille !
Pensons à prier la Vénérable Pauline Jaricot.
Caro.
SAINTS NICANDRE ET MARCIEN
Ces deux saints furent martyrisés à Venafro dans le royaume de Naples, sous Dioclétien. Engagés dans l'armée romaine, ils donnèrent leur démission lors de la publication contre les chrétiens. On leur en fit le reproche et on les arrêta pour être présentés à Maxime, gouverneur de la province. Ils refusèrent de sacrifier aux dieux.
, La femme de Nicandre, Darie, le soutenait pour qu'il reste fidèle à Jésus-Christ. Alors Maxime l'accusa de vouloir la mort de son mari pour pouvoir épouser un autre homme. Darie répondit : Si vous pensez cela de moi alors tuez moi en premier, car l'édit ne concerne pas que l'armée.
On la mit en prison, mais elle fut libérée peu de temps après pour pouvoir voir son mari. Devant les questions de Maxime, Nicandre garda sa foi intacte.
Marcien fut à son tour interrogé mais il garda ma même attitude que Nicandre. Les deux furent mis en prison. Vingt jours après, Maxime leur accorda un nouvel interrogatoire, mais les deux hommes restèrent inébranlables. Alors ils furent condamnés à être décapités en l'an 303.
SAINT PRIOR
Ermite en Nitrie (Egypte) + fin du IVè siècle
SAINT AVIT ou SAINT AVY
Abbé de Miscy ou de Saint-Mesmin près d'Orléans + 530
SAINT BOTHULPHE ou BOTHOLF
Abbé en Angleterre + 655
BIENHEUREUX PAUL d'AREZZO
Cardinal, archevêque de Naples + 1578
SAINT CYR ou QUIRIC
SAINTE JULITTE sa mère
Les édits de Dioclétien contre le christianisme étant arrivés en Lycaonie (sud-est de la Turquie actuelle), Domitien qui en était gouverneur, les exécuta avec la dernière cruauté.
Une chrétienne d'Icône (Lystra dans les actes de des apôtres), Julitte, décida de prendre la fuite avec son fils Cyr âgé de trois ans, comme il est conseillé dans les évangiles lors des persécutions. Elle se sauva et se réfugia à Séleucie de Taurus avec ses deux servantes. Etant issue des rois d'Asie-Mineure, elle possédait beaucoup de biens qu'elle abandonna pour sauver sa vie.
Arrivée à Séleucie, elle apprit que le gouverneur Alexandre haïssait autant les chrétiens que celui d'Icône. Alors elle continua de fuir jusqu' à Tarse en Cilicie, mais Alexandre entra dans cette ville en même temps qu'elle. Ayant été reconnue comme chrétienne, elle fut arrêtée et conduite devant le tribunal du gouverneur. Ses deux servantes apeurées l'abandonnèrent.
Le gouverneur lui demanda qui elle était et d'où elle venait. Elle répondit simplement: Je suis chrétienne. Le gouverneur en colère lui fit enlever son enfant et la fit fouetter; il prit le bel enfant sur ses genoux pour le câliner et le consoler, mais le petit en pleurant tendait les bras vers sa mère. L'enfant se débattait, griffant le visage du gouverneur et lui donnant des coups de pieds dans la ventre. Lorsque sa mère martyrisée criait, Je suis chrétienne, l'enfant lui aussi criait, Je suis chrétien. Le juge excédé prit l'enfant par un pied et le jeta à terre. En tombant, sa tête heurta les marches du tribunal et se fractura.
Voyant ce qui se passait, Julitte remercia Dieu d'avoir fait de son enfant un martyr, ce qui augmenta la fureur du juge en lui faisant subir les pires tourments. La harangue du juge était toujours la même: Sacrifie aux dieux et tu auras la vie sauve; mais Julitte refusait, répétant : Je suis chrétienne et ne sacrifierai jamais aux démons. Elle fut condamnée à être décapitée. Emmenée au lieu où l'on exécutait les malfaiteurs, elle fit une prière en rendant grâce à Dieu. On lui coupa la tête en l'an 304.
Les deux servantes enlevèrent les corps et les enterrèrent dans un champ près de la ville. Après que Constantin eut donné la paix à l'Eglise, une des deux se rendit sur le lieu de la sépulture. On peut lire dans les actes des apôtres que les fidèles s'empressèrent de se procurer une partie des reliques.
Saint Cyr et Sainte Julitte sont nommés dans le martyrologe romain le 16 juin, mais on suppose qu'ils furent martyrisés le 15 juillet. C'est en ce dernier jour que l'on célèbre leur fête chez les Grecs, les Moscovites, les Arméniens et les Nestoriens. Les Abyssins les honorent deux jours avant le 19 de leur mois de Hamle et le 20 janvier.
Saint Cyr est le patron de Nevers et de plusieurs églises et monastères de France. Saint Amatre, évêque d'Auxerre ayant rapporté d'Antioche des reliques du saint en donna à Nevers, Toulouse et Saint-Amand, etc.
SAINT FRANCOIS REGIS
Religieux de la Compagnie de Jésus + 1640
SAINT FERREOL ou FARGEAU
Premier évêque de Besançon
SAINT FERGEUX ou FARGEON
Diacre. Tous deux martyrs en 202
SAINT AURELIEN
Evêque d'Arles + 550
Non, non, ce n'est pas mon chien. C'est celui de ma nièce marseillaise qui fait du triathlon.
Ainsi, ce berger australien est très heureux d'aller courir dans les collines avec sa maîtresse.
Je le trouve très beau !
Un voisin, un peu plus bas dans notre rue, a lui aussi un berger australien : il l'a baptisé Roméo !
Nous cherchons sa Juliette...
Passez une excellente journée.
LR
Pour les Banquisards au Ciel
SAINT GUY ou VIT (du latin Vitus)
SAINTE CRESCENCE et
SAINT MODESTE son mari.
Guy était Sicilien. Il eut pour nourrice une chrétienne nommée Crescence qui éleva l'enfant avec son mari Modeste.
Hylas, le père de Guy, fut très contrarié de savoir que son fils était élevé dans la religion chrétienne et qu'il ne voulait pas adorer les idoles. Ne pouvant pas lui faire changer d'avis, il le livra à Valérien, gouverneur de la province; mais même le gouverneurplus, ne faire changer notre saint,, ce qui mit Hylas particulièrement en colère.
Crescence et Modeste réussirent à récupérer Guy et l'emmenèrent en Italie, mais arrêtés en Lucanie (cou-de-pied de la botte italienne) ils furent martyrisés sous Dioclétien.
Saint Guy est invoqué pour les maladies du système nerveux1, comme l'épilepsie.
1.-Aujourd'hui, l'expression Danse de Saint-Guy ne correspond pas à la maladie de Huntington mais à la Chorée de Sydenham, maladie rhumatismale, qui touche les enfants de 5 à 15 ans, qui est la conséquence d'une infection du système nerveux central, et qui se soigne avec de la pénicilline.
Voir ces mots pour plus de précisions.
SAINT ABRAHAM
Abbé en Auvergne + vers 472
SAINT LANDELIN
Fondateur de Lobe en Hainaut et premier abbé de Saint Crépin. + 686
SAINT BERNARD de MENTHON
Archidiacre d'Aoste en Piémont. + à Novare le 28 mai 1008
BIENHEUREUX GREGOIRE-LOUIS BARBADIGO
Cardinal, évêque de Padoue + 13 juin 1697
Pauline Marie Jaricot, née en 1799, était une jeune fille de bonne famille lyonnaise. Ses parents étaient plieurs et vendeurs de soie aux Terreaux.
Son enfance est heureuse dans une fratrie de cinq frères et sœurs, et dans un milieu très aisé. Très pieuse, elle porte une dévotion toute particulière à Jésus. Alors qu’elle n’a pas encore 17 ans, animée par son idéal et sa piété, elle décide d’aider les pauvres et ceux qui souffrent. A 19 ans, Pauline recrute parmi les ouvrières de son quartier des jeunes filles partageant son enthousiasme et fonde les Réparatrices du Cœur de Jésus. Elle institue le sou hebdomadaire en faveur de la propagation de la foi.
En 1826, elle créé le Rosaire vivant, œuvre apostolique pour aider les pauvres et les missions qui peu à peu se développent partout, en France et à l’étranger. A 33 ans, en 1832, elle achète la maison de Lorette et consacre sa vie à l’œuvre du Rosaire vivant, Elle regroupe quelques compagnes pour l’aider dans sa tâche. Le 27 janvier 1832, un bref de Grégoire XVI confirme l’approbation du Souverain Pontife. Le Rosaire Vivant compte très vite plus d’un million d’adhérents. Ils seront plus de 2 millions à sa mort.
En 1836, Pauline obtient un acte d’affiliation à l’ordre dominicain pour tous les associés de l’œuvre du Rosaire vivant. Elle décédera le 9 janvier 1862. Le 13 février 1935 sa dépouille est transférée du caveau familial à l’église Saint Nizier. Une dalle évoque sa présence.
Dans un prochain article, je vous relate le miracle attribué à la Vénérable Pauline Jaricot.
Bonne journée à vous tous.
Caro.
Nos prières pour notre Banquisarde
Pour Eric
Pour Pierre
Pour les victimes du Covid 19
Pour Philippe, le frère de Guenièvre
Pour la conversion des parents de Grégoire
Pour Laure
Pour Romain
Pour Claude
Pour le papa de Garg
Pour XA
Pour nos petits anges au Ciel
Pour les Banquisards au Ciel
SAINT BASILE LE GRAND
Basile est né à Césarée de la Cappadoce en 329. Son père et sa mère, originaires du Pont-Euxin, sont nommés Saint Basile l'Ancien et Sainte Emmélie. Ils eurent au total dix enfants selon Saint Grégoire de Nazianze. Des frères et soeurs de Basile nous en connaissons plusieurs: Naucrace, Saint Grégoire de Nysse, Saint Pierre Sébaste et Sainte Macrine.
C'est sa grand-mère Sainte Macrine qui se chargea de son éducation pendant son enfance. Ensuite Basile fut envoyé à Césarée pour étudier la littérature, puis à Constantinople où le Célèbre Libanius enseignait la rhétorique. Ayant des dispositions pour les sciences, il se rendit ensuite à Athènes en 352 pour parfaire son éloquence et se lia avec Grégoire de Nazianze. Leur unique objet était de se consacrer parfaitement au service de Dieu.
Devenu maître en littérature et science oratoire, et désirant se mettre au service de l'Eglise, Basile prêcha l'Evangile avec dignité et persuasion. Il écrivit La Création ou dès l'Ouvrage des six jours qu'il a intitulé Hexaemeron où il reconnaît la justesse et la supériorité de l'histoire naturelle par rapport aux données d'Aristote...
En fin de compte, Basile était doué dans tous les domaines, que ce soit en science, en littérature ou en théologie. Il appliquait toutes ses connaissances à la défense de la religion.
Basile était devenu l'Oracle d'Athènes, admiré et consulté par tous. Maîtres et étudiants essayaient par tous les moyens de le retenir, mais Basile s'en alla à Césarée en 355 où il fonda une école de rhétorique.
Sentant la vaine gloire arriver il résolut, avec l'aide de Grégoire de Nazianze, et de Macrine sa soeur, de se retirer du monde. Il distribua presque tous ses biens aux pauvres et se fit moine; mais il ne voulut pas rester en place, voulant expérimenter les vies érémitiques. Edifié et instruit de leurs saints comportements en Syrie, Egypte et Mésopotamie, il revint en 358 en Cappadoce.
Dianée, l'évêque qui l'avait baptisé, l'ordonna Lecteur; mais l'évêque pencha vers les Eusébiens à Antioche puis à Sardique et fit partie du concile de Rimini qui en 359 omit le mot consubstantiel en faveur des Ariens. Attristé, Basile se sépara de son évêque, pour se retirer au Pont-Euxin dans la maison de sa grand-mère où sa mère Emmélie et sa soeur Macrine avaient fondé un monastère pour femmes. Basile fonda de l'autre côté de la rivière Iris un monastère pour les hommes où il resta quatre ans. A son départ, il laissa les moines sous la conduite de Pierre Sébaste son frère. Basile fonda plusieurs autres monastères dans la région du Pont-Euxin. Il écrivit pour eux Les grandes et petites règles et Les Constitutions monastiques dites de Saint Basile. La Règle de Saint Basile est encore suivie par les moines d'Orient et par l'Ordre de Saint Antoine.
L'évêque Dianée étant malade demanda à ce que Basile vînt le voir. Devant lui, il se repentit d'avoir souscrit avec les Ariens au concile de Rimini et Basile se réconcilia avec lui. Eusèbe, bien que laïc, succéda à Dianée et ordonna Basile prêtre pour qu'il puisse le seconder par sa science; mais bientôt Eusèbe se fâcha avec Basile et le chassa. Libre, ce dernier retourna au Pont en 363 où Grégoire de Nazianze le rejoignit...
En 370 il fut élu évêque de Césarée.
Saint Basile mourut le 1er janvier 379. Il laissa de nombreux écrits qui à eux seuls forment une bibliothèque !
SAINT RUFIN
SAINT VALERE
Martyrs dans le Soissonnais IIIè siècle
SAINT QUINTIEN
Evêque de Rodez puis d'Auvergne + 515
SAINT DOCMAEL ou TOEL
VIè siècle. Patron de l'église de Pommerit-Jaudy au diocèse de Tréguier en Bretagne.
SAINT METHODE
Patriarche de Constantinople + 842
A copier-coller pour les PPP !