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Sainte Thérèse de Lisieux protège le bienheureux Daniel Brottier (1876-1936)
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Ordonné en 1899, le père Daniel Brottier est célèbre en sa qualité de directeur de l'Œuvre des Orphelins Apprentis d'Auteuil. Pendant la guerre de 14-18, il est aumônier militaire, durant la totalité du conflit. Son entourage constate vite un phénomène inexplicable. Sur le front, il partage la vie des soldats en première ligne. Il prend part aux batailles de Lorraine, de la Somme, de Verdun, et des Flandres, sans jamais être blessé ni malade. Il est entouré d'une protection surnaturelle et les poilus lui disent : « Près de vous, Monsieur l’aumônier, on est comme sous une aile. Vous passez à travers les balles. » Lui-même raconte : « Au long de la guerre, j’ai été préservé des pires dangers comme par un miracle perpétuel. J’ai fait en volontaire des missions périlleuses auprès des blessés ou des mourants, empêchant les autres d’y aller parce qu’ils risquaient leur vie… tandis que j’étais sûr d’en revenir. Mes habits ont été troués, déchirés, je n’ai jamais eu de vraies blessures. » En 1919, le père Brottier rencontre son ancien évêque et ami, Mgr Jalabert, et lui raconte son expérience de protection inexplicable. Le prélat ouvre alors son bréviaire et en tire une image de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus derrière laquelle il a écrit ces mots : « Petite sœur Thérèse, gardez-moi mon Père Brottier. » Daniel Brottier a été béatifié en 1984 par saint Jean-Paul II. |
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Saint Porphyre de Gaza (+ 420) chasse la sécheresse
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Au début du Ve siècle de notre ère, une sécheresse épouvantable touche la Terre sainte. La famine tue des centaines de personnes et les chrétiens sont pris de panique. Saint Porphyre, évêque de Gaza, touché par le dénuement des fidèles, ordonne des prières particulières pour que la pluie revienne. Il fixe aussi un jour de jeûne. Un soir, réunis dans la plus grande église de la ville, les fidèles chantent durant la nuit entière, en invoquant Dieu et ses saints. Le lendemain, une procession est organisée à l'extérieur de la ville, aux tombeaux des martyrs, sous la présidence de saint Porphyre. Lorsque ces gens essayèrent de rentrer chez eux, à l'intérieur de Gaza, cela leur fut impossible : les païens avaient fermé toutes les portes de la cité. Femmes et hommes tombèrent à genoux en suppliant le Seigneur d'intervenir. Porphyre les accompagna de plus belle. Tout à coup le ciel jusque-là ensoleillé se couvrit de nuages, puis une pluie torrentielle tomba pendant deux jours sur la région. Voyant ce prodige, plus de deux cents païens demandèrent le baptême. |
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Le corps préservé du bienheureux Dominique Lentini (1770-1828)
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Le 25 février 1828, après une agonie, le père italien Dominique Lentini est rappelé à Dieu. Il meurt en odeur de sainteté. Ses funérailles sont célébrées à Lauria (Italie), dans l'église paroissiale de Saint-Nicolas, pendant sept jours consécutifs. Clergé et fidèles y participent en nombre, tant la renommée de cet apôtre de la charité est vaste. Quelques instants après le décès, on observe un phénomène inexplicable : son corps reste souple et chaud, et exhale un parfum merveilleux. Le teint du défunt reste coloré et l'un des témoins blesse involontairement la peau du bienheureux : du sang frais s'écoule abondamment. Ses yeux s’ouvrent devant le Saint-Sacrement porté par l'un des prêtres bénissant Dominique. La phase diocésaine du procès de béatification est ouverte dès 1842. Déclaré vénérable en 1935 par le pape Pie XI, Dominique est béatifié le 12 octobre 1997 par saint Jean-Paul II. |
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Le bienheureux Constant Servoli de Fabriano (1410-1481) sauve sa soeur
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Surnommé « l'ami de Dieu » dans l'Italie du XVe siècle, Constant, bientôt prêtre et religieux dominicain, aime tendrement ses parents et sa petite sœur. Celle-ci, depuis son deuxième anniversaire (elle a alors neuf ans), souffre d’une maladie invalidante et incurable à l'époque, qui la contraint à être alitée depuis des semaines. Famille, amis, voisins, tous prient pour elle, mais en vain, semble-t-il. Un jour, pris de pitié pour sa sœur percluse de douleurs, Constant invite ses parents à s’agenouiller près de lui, près du lit de la malade. Puis il ferme les yeux et à voix basse, il supplie Jésus de venir en aide à sa sœur dès que possible, tant ses souffrances sont devenues insoutenables. Le père et la mère des enfants demandent maintenant l'aide du Sauveur depuis de longues minutes. La fillette continue de gémir de plus belle. Rien n'y fait... Le corps de la petite est raide et elle ne peut plus parler. Constant se relève. Sa sœur tourne son regard vers lui et, métamorphosée, lui sourit et dit : « Je n’ai plus mal ! » Le pape Pie VII a confirmé le culte de Constant, « l'illustre et brillante étoile du ciel dominicain » en 1821, comme ses contemporains l'ont baptisé. |
En 1125, à l'emplacement actuel du village de Bettbrunn (Allemagne), se trouvait une petite exploitation agricole nommée Viehbrunn. Outre le bâtiment abritant le paysan et sa famille, il y avait un puits servant à donner à boire au bétail.
Le chef de famille, homme pieux et pratiquant, avait une grande dévotion au Saint-Sacrement. Mais sa ferme se trouvait à une longue distance de l'église paroissiale de Tholling, le bourg le plus proche, soit une heure et demie de marche à pied. Aussi lui et les siens rataient beaucoup de célébrations.
Pour remédier à cette difficulté, il lui vînt une idée : dérober une hostie consacrée et l’emmener à la maison. L'homme fit un trou au sommet de son bâton afin d'y placer l'hostie. Puis il part à Tholling où il parvient discrètement à subtiliser une hostie lors de la communion, et à placer celle-ci dans l'anfractuosité de son bâton. Les jours suivants, en surveillant son bétail dans les prés, il plantait son bâton dans le sol et s’agenouillait devant le Saint Sacrement pendant de longs moments.
Plusieurs mois passèrent. Un jour, il lança négligemment le bâton qui contenait le Corps du Christ contre une bête du troupeau qui s’était éloignée. L’hostie tomba par terre et le paysan, profondément navré, s’inclina pour la ramasser.
Mais il est impossible de la soulever de terre, tant elle semble peser un poids démentiel. Au bout de dizaines d'essais infructueux, le paysan court prévenir le curé de Tholling. A son tour, celui-ci échoue dans ses tentatives de ramasser le Saint-Sacrement.
On alla chercher l’évêque de Regensburg, Mgr Harwich, qui se rendit aussitôt à l’endroit du prodige avec plusieurs de ses prêtres. A son tour, le prélat fut incapable de soulever l’hostie de terre. Affolé, il s'agenouilla et promit à voix haute au Seigneur de construire une chapelle à cet endroit. Aussitôt, il put ramasser le Corps du Christ.
Le chantier de la chapelle fut ouvert rapidement. On y conserva la relique eucharistique jusqu'en 1330, date à laquelle l'édifice fut ravagé par un incendie. Seul un des piliers resta intact des flammes. Ce dernier fut placé à l'intérieur d'une nouvelle chapelle bâtie à la fin du Moyen Âge.
Après une jeunesse dissolue, Marguerite, originaire de Cortone (Italie) reçoit la visite de la Vierge Marie, à la suite de laquelle elle se convertit radicalement.
Au soir de sa vie, elle est devenue une grande sainte et une mystique exceptionnelle : on a recours à ses prières, on lui demande d'intervenir dans des conflits civils, on l'invite à s’opposer à un potentat local...
Marguerite a la révélation de sa mort prochaine. Elle s’endort dans la paix du Christ le 22 février 1297. Enterrée dans l’église des Franciscains, son corps y est conservé dans un état d'incorruption totale depuis la fin du XIIIe siècle. Tous les témoins des exhumations successives sont tombés d'accord pour affirmer que le processus naturel de décomposition des chairs ne jouait aucunement pour la sainte.
Le pape Léon X a d'abord autorisé son culte pour la ville de Cortone, puis, en 1623, permission étendue à tout l’Ordre franciscain par Urbain VIII.
Le pape Benoît XIII l'a canonisée le 16 mai 1728.
A copier-coller pour les PPP !