C'était la photo préférée de Pierre ! 😀
Florence aimait beaucoup Pierre .
Je viens d'avoir quelques nouvelles et je
demande à toute la Banquise de redoubler
de prières pour elle .
Merci .
Pour Diane .
Pour Claude
Pour Sam .
C'était la photo préférée de Pierre ! 😀
Florence aimait beaucoup Pierre .
Je viens d'avoir quelques nouvelles et je
demande à toute la Banquise de redoubler
de prières pour elle .
Merci .
Pour Diane .
Pour Claude
Pour Sam .
SAINTE RENELDE DE SAINTES
Renelde est née à Condé sur l’Escaut, ville du Hainaut. Elle était issue d’une noble et sainte famille. Son père était le comte Witger et sa mère, Amelbergue a été comptée au nombre des saints par l'Eglise. Elle était aussi la sœur de Saint Emebert, évêque d’Arras et de Sainte Gudule, vierge.
Renelde, voyant son père et sa mère entrer en religion, décida de les imiter, bien qu’elle fût recherchée par plusieurs grands personnages en vue d’un mariage. Elle demeura quelque temps chez elle menant déjà une vie cloitrée ; mais elle et sa sœur Gudule, souvent importunées par des prétendants, allèrent voir Saint Aubert évêque de Cambrai devant lequel elles prononcèrent des vœux de virginité ; puis elles intégrèrent le monastère de Lobe placé sous le patronat de Saint Pierre. Elles lui promirent de lui donner tous leurs biens en en réservant une partie aux pauvres ; mais on leur précisa que le monastère était interdit aux femmes. Gudule s’en alla, mais Renelde resta à prier pendant trois nuits et trois jours devant la porte. Alors la porte s’ouvrit miraculeusement et elle entra dans l’abbatiale pour prier.
Le matin, les cloches se mirent à sonner pour l’office. Les religieux, pénétrant dans l’église, trouvèrent Renelde étendue sur le sol, les bras en croix devant le crucifix. Alors, elle déclara son intention de donner la ville de Saintes et cinq métairies à Saint Pierre, patron du monastère, ce qu’elle fit. Puis ayant reçu la bénédiction de l’abbé, elle se rendit à Jérusalem visiter les lieux saints, accompagnée d’un valet et d’une servante. Elle y demeura neuf ans à visiter les lieux saints, à rassembler des reliques de saints et un morceau du Saint Sépulcre, de Sa croix, des vêtements de la très Sainte Vierge. Puis elle revint à Saintes où elle fut accueillie avec beaucoup d’allégresse par les habitants. Elle mena dès lors une vie de prières et de contemplation des choses célestes.
Cependant Dieu permit en punition des péchés du peuple que les Huns pénètrent en France vers l’an 680 et qu’ils ravagent à feu et à sang la Gaule Belgique. Alors que tout le monde se sauvait dans les forêts, rien ne put persuader Renelde de fuir et elle resta dans l’église de Saint Quentin, attendant la mort. Pendant qu’elle était en prière avec Saint Grimoald, sous-diacre, et Saint Gondulphe son serviteur, les barbares entèrent en furie dans l’église et, la voyant prosternée à terre en forme de croix devant l’autel, ils la tirèrent par les cheveux et la traînèrent jusqu’au lieu de son supplice où ils la décapitèrent le seize juillet. Ses compagnons subirent le même sort. Les Huns voulurent brûler l’église mais Dieu ne permit pas cette profanation et les barbares se retirèrent.
Le corps de Sainte Renelde fut inhumé en ce lieu près de la ville de Halle, ou Notre Dame-de-Haut, entre le Brabant et le Hainaut, ainsi que les corps des deux autres martyrs.
En 866, le corps de Sainte Renelde fut levé de terre et placé dans une châsse en argent par trois évêques. Dieu opéra plusieurs miracles sur son tombeau, en particulier la guérison de malades atteints de fièvres.
Renelde est inscrite dans le martyrologe romain et mention est faite d’elle par le cardinal Baronius dans ses Annontiations sur le martyrologe. Molanus et Surius ont écrit sa vie.
NOTRE DAME DU MONT CARMEL
(v. 2020)
SAINT FAUSTE
Martyr sous Dèce
SAINT ATHENOGENE
Martyr à Sébaste en Arménie sous Dioclétien
SAINT EUSTATHE
Evêque à Antioche en Syrie
SAINT HILARIN
Moine et martyr à Arezzo en Toscane sous la persécution de Julien.
SAINT VALENTIN
Evêque et martyr à Trèves
SAINT SISENAUD
Etranglé par les Sarrasins à Cordoue
SAINT DOMNION
Martyr à Bergame
SAINT VITALIEN
Evêque de Capoue
Suite
Les conseils du père, n’étaient pas seulement des recettes de bagarres, des leçons d’assaut ; le lutteur semblait guider son jeune homme plutôt vers l’administration que vers la conquête. La conquête il y avait suffi ; à l’héritier de s’agrandir, certes ; si possible de l’arrondir, de profiter des faiblesses et des déconfitures limitrophes, des malheurs hautains du marquis de Ghauville aussi bien que de la soulerie ruineuse du vieux Caillebote. Mais on attendait surtout qu’il améliorât, qu’il perfectionnât. Norbert Lefebvre avait acquis du savoir ; il était licencié en droit, juste ce qu’il eût fallu pour l’étude à acheter, mais devant l’accroissement du bien, le père avait renoncé au notariat ; « Faut trop de coups de chapeau », disait-il, « fait meilleur sur ton bien qu’autour de celui des autres. Tu as assez appris pour tourner toi-même la loi… »
Les recommandations du bonhomme n’étaient pas sans grandeur ; il appréciait le cossu plus que le gracieux, et le solide plus que le délicat, mais le goût qu’il l’avait enrichi, le goût des beaux animaux, lui donnait une sorte d’idéal rural déterminé, qui aboutissait à une beauté, aussi, à une mise en valeur de son domaine qu’il parait comme on le fait d’un cheval qu’on va vendre. Il avait commencé par les étables ; ce qui serait au fils de mettre l’habitation à la hauteur des communs. Lui, avait aménagé ses prés baignant et ses prés de noë (prairies de plateau), le fils aurait à créer des jardins, et une manière de parc : « Ne lésine jamais ; tu ne regrettes jamais d’avoir acheté au plus cher de chez le marchand ; paie ton monde, toujours, au-dessus du cours… »
Son goût de l’ordre et de la surveillance le guidait mystérieusement. Il groupa ses dépendances ; lui qui n’avait rien vu que des marchés, il créa une demeure à la Louis XIV, tout simplement, utilisant, faisant de ses communs un point de vue, architecturalement, pour les avoir sous son œil dès le lever, dès l’emission matinale.
III
Cependant quand la fin s’annonça, Anatole Lefebvre, comme cela arrive souvent aux grands jouteurs, s’était pris d’une sorte d’indifférence pour le temporel. Ses derniers mois auraient pu être utilement employés, mais tout cela semblait ne plus avoir pour lui ni attrait ni poids. Et, par une pudeur qui les classait déjà, la mère et le fils ne lui parlèrent de rien ; ils ne parlèrent même pas entre eux de l’avenir. Le souci du malade les dominait et une sorte de fatalisme très normand, qui va de pair avec les plus violentes réactions. Tout laisser choir, ou s’accrocher désespérément, voilà les deux manières de nos gens en face du Malheur.
Ce qu’ils trouvèrent, d’ailleurs, était rassurant ; peut-être que la conviction qu’ils en gardaient avait aidé à leur désintéressement, car l’homme reste l’homme. La cache avait été nourrie sans relâche ; une somme énorme et secrète, en or, les garanties contre tout souci réel, et le flottant devait être aisément stabilisé. Ils tinrent enfin une sorte de conseil de cabinet, à cette transmission de pouvoirs qui les investissait d’une autorité nouvelle. La mère opinait pour temporiser, quant aux créances ; de permettre une sorte de trêve en l’honneur du créancier nouveau, à la manière des remises de dettes que faisaient les rois en don de joyeux avènement, mais Norbert s’y refusa : « C’aurait été », dit-il, « paraître juger le père, et faire penser qu’il allait trop fort ». La mère s’inclina et retrouva bientôt sa gaieté effervescente, avec, seulement, une petite fêlure, plus visible le soir.
Norbert fit lui-même les recouvrements. Mais il les fit à cheval ; son père avait aussi trafiqué en maquignon, et le fils était bon cavalier, mis à califourchon dès ses dix ans, sur les gros percherons de labour ; à quinze, sur un cheval de prix. Natole avait voulu que le fieu trouvât son plaisir sur SA terre. Alors, les recouvrements devinrent des promenades et cela les modifiait ; le cheval, sa gaieté, sa générosité, son ardeur, s’interposait aussi. Les revendications de Norbert y perdirent de leur âcreté ; au fond de lui-même, l’indulgence se fomentait sans qu’il en laissât encore rien paraître. Il se sentait vaguement dans une position familiale à l’égard de ses débiteurs qui peinaient, s’inquiétaient ; il leur faisait les « gros yeux », sans plus.
Moment difficile pour la culture ; les années qui suivirent immédiatement le traité de Versailles avaient été abondantes ; puis la crise était venue, les crises, qui atteignirent en plein le cultivateur. Il fallait donner, aux privilégiés de l’Etat, ouvriers et citadins, une pitance riche et bon marché ; la hausse des produits agricoles ne suivait pas celles des produits manufacturés ; on tapait sur le paysan. Norbert fit vendre un défaillant, de manière à rependre la tradition énergique, et, avec des colères bien jouées, laissa du répit à tous les autres.
Mais il ne put continuer – il ne pouvait continuer – le métier paternel ; il n’était pas à l’aise dans les marchés, de cette aise qui dépasse la liberté intime, qui est vraiment une jubilation, un lyrisme. Natole sentait sa force décupler à la vue d’un champ de foire dont il embrassait l’abondance comme un acteur, une salle enthousiaste. Norbert n’était que jugement et froideur. Et puis, les camarades l’ennuyaient, les confères utiles…
Il franchit l’étape et, de revendeur, devint producteur. Toujours servi par le flair hérité, il comprit la tendance générale qui pousse aujourd’hui à la bête de choix. Il n’eut que des laitières sélectionnées et de haute race. Sa réputation était faite quand l’autre guerre se déclencha.
°°°
Neuvième jour de la neuvaine - Etre uni à Jésus, à Marie, à l’Eglise
Actes des Apôtres 1,14 : « D'un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes dont Marie, Mère de Jésus, et avec ses Frères. »
Marie est en communion de prière avec les apôtres et les autres fidèles. Ils sont en attente du Saint Esprit.
Suis-je dans ma prière en communion avec L'Eglise?
Le renouvellement de L'Eglise ne se produit que par le Saint Esprit. Il faut le demander, et Il transformera celui qui Le recevra.
Marie, Epouse du Saint Esprit et Mère de L'Eglise, lorsque nous portons le Scapulaire, Tu nous donnes l'espérance de parvenir, par l'action de l'Esprit Saint, à la Communion de Ton Fils.
Ne laisse pas notre espérance rester vaine. Aide-nous à être unis à Ton Fils et à Toi dans la prière, et à vivre dans la communion de l'Eglise. Amen.
Prières de chaque jour
Litanies de Notre Dame du Mont Carmel
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus Christ, écoutez nous.
Jésus Christ, exaucez-nous.
Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Marie, priez pour nous pécheurs.
Notre Dame du Mont Carmel, Reine du ciel, ‘’
Notre Dame du Mont Carmel, Victorieuse de Satan, ‘’
Notre Dame du Mont Carmel, Fille très obéissante, ‘’
Notre Dame du Mont Carmel, Vierge très pure, ‘’
Notre Dame du Mont Carmel, Epouse très dévouée, ‘’
Notre Dame du Mont Carmel, Mère très tendre, ‘’
Notre Dame du Mont Carmel, Modèle parfait de vertu, ‘’
Notre Dame du Mont Carmel, Ancre sûre d'Espérance, ‘’
Notre Dame du Mont Carmel, Refuge dans l'affliction, ‘’
Notre Dame du Mont Carmel, Dispensatrice des dons de Dieu, ‘’
Notre Dame du Mont Carmel, Bastion contre nos ennemis, ‘’
Notre Dame du Mont Carmel, notre aide dans le danger, ‘’
Notre Dame du Mont Carmel, Chemin menant à Jésus, ‘’
Notre Dame du Mont Carmel, notre lumière dans les ténèbres, ‘’
Notre Dame du Mont Carmel, notre consolation à l'heure de la mort,’’
Notre Dame du Mont Carmel, Avocate des pécheurs les plus abandonnés, ‘’
Pour ceux qui sont endurcis dans le vice,
nous venons à vous avec confiance , ô Notre Dame du Mont Carmel
Pour ceux qui offensent votre Divin Fils, ‘’
Pour ceux qui négligent de vous prier, ‘’
Pour ceux qui sont à l'agonie, ‘’
Pour ceux qui diffèrent leur conversion, ‘’
Pour ceux qui souffrent en purgatoire, ‘’
Pour ceux qui ne vous connaissent pas, ‘’
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.
Notre Dame du Mont Carmel, Espérance des désespérés, intercédez pour nous auprès de votre Divin Fils.
Prions
Notre Dame du Mont Carmel, glorieuse Reine des anges, Canal de la plus tendre
miséricorde de Dieu envers les hommes, Refuge et Avocate des pécheurs, je me
prosterne devant Vous avec confiance, vous suppliant de m'obtenir .......
En retour, je vous promets solennellement d'avoir recours à Vous dans toutes mes
épreuves et souffrances, mes tentations, et je ferai tout en mon pouvoir pour
engager les autres à Vous aimer, à Vous vénérer, et à vous invoquer dans tous
leurs besoins.
Je vous remercie pour les grâces sans nombre que j'ai reçu de Votre miséricorde
et de Votre puissante intercession. Continuez d'être ma défense dans le danger, mon guide pendant la vie et ma consolation à l'heure de la mort. Ainsi soit-il !
Eh oui !
Demain Choupinet sera à Lourdes .
La raison ?
Ville sinistrée par la Covid .........🙄
Je ne sais ce qu'il va promettre, mais
je pense qu'il n'ira pas se recueillir dans
la grotte ...
Et c'est tant mieux pour Notre-Dame qui n'a pas
de temps à perdre avec les ennemis de son Fils . ! 😡
Oui je sais, ce n'est pas à moi de décider des
actions du Ciel, mais je doute vraiment qu'il
voie la Vierge ........😇
Pour Florence .
Pour Diane .
Pour Claude
Pour Sam .
SAINT HENRI
Successivement duc de Bavière, roi de Germanie et empereur, Henri II, surnommé le Pieux, s’appliqua à étendre sa religion en relevant les églises détruites et en fondant des monastères. Jusqu’à la fin de sa vie il montra sur le trône les vertus d’un grand saint. Il mourut en 1024 et fut inhumé dans la cathédrale de Bamberg, à laquelle il avait légué tous ses biens.
SAINT JACQUES
Evêque de Nisibe, confesseur, l’an 650 (v. 2020)
SAINTE ROSALIE
Vierge de Palerme (1130-1160)
SAINT EUTROPE de PORTO
SAINTE ZOZIME
et SAINT BONOSE sa soeur
SAINT CATULIN
Diacre à Carthage avec les martyrs:
SAINT JANVIER
SAINT FLORENT
SAINTE JULIE
SAINTE JUSTE
dont les corps furent déposés dans la Basilique de Fauste.
SAINTS PHILIPPE, ZENON, NARSEE
et dix enfants, martyrs à Alexandrie.
SAINT ABUDEME
Martyr dans l'île de Ténédos sous Dioclétien
SAINT ANTIOQUE
Médecin, décapité à Sébaste
SAINT FELIX de PAVIE
Evêque et Martyr
SAINT ANASTASE
Evêque de Naples, détrôné par son neveu Sergius. Il mourut de chagrin à Véroli sous Charles-le-Chauve.
°°°
Pour sa femme, Natole avait du respect, caché, comme tous ses sentiments profonds, mais certain. Il la trompait, évidemment, dans ses voyages et virées, parce que le métier ne rend pas farouche et qu’un fort vieau ne profite qu’à changer d’herbage ; mais, comme il sied, jamais chez lui ni près de chez lui. La femme était une grande gaillarde fidèle, chevaline, osseuse et gaie, dont la large goule s’allongeait, toujours prête à rire, aux côtés d’un maître qui ne riait que sinistrement. Je crois qu’il ne s’habitua jamais à ces manières-là, où il devinait une supériorité native, un héritage d’anciens laboureurs-propriétaires, qui ont depuis longtemps du bien et ne s’en font pas. Sa femme l’épatait toujours, avec sa façon de « prendre les choses »… Quand il dut renoncer, en 1928, mourant du cœur comme un banquier, et se coucha, et qu’il vit sa bourgeoise rester songeuse : « … Mélanie ne rioche point », se dit-il, « j’suis baisé : j’vas faire une veuve… » En effet, il l’était… Deux mois après, Anatole trépassait, gavé de cliquot, de foie gras, de langouste, mais confessé, extrémisé sur sa demande personnelle, à son exigence : « J’veux tout le saint-frusquin, comme le bourrelier… »
A l’égard de son fils, on ne savait trop ses sentiments, car il ne l’embrassait qu’au Nouvel An et aux distributions de prix. Cependant, il devait le chérir à sa manière. Il se surprenait à lui vanter son bien futur : Natole, qui ne soufflait mot de ses affaires, ouvrait à son éfant des perspectives dorées… Il lui commentait le domaine dont il le rendait maître.
°°°
Son premier achat luxueux, et qu’il fit au nom de son fils, avait été une superbe futaie de hêtres qu’un châtelain, ruiné par la vie de Paris, devait vendre. Les arbres avoisinaient la maison de Natole, une propriété où il avait joué enfant, chez sa tante, et qu’il avait rachetée et agrandie. Réellement, cette acquisition fut son premier acte d’orgueil, sa déclaration de réussite, car, ces arbres, il les acheta pour les respecter ; ils étaient en pleine venue, bons à couper, arrivés à terme, mais, pour tout homme de cœur, leur beauté, leur situation, plaidaient. Ils garnissaient la colline et descendaient jusqu’à la rivière ; leur hauteur massive était visible de cinq kilomètres ; ils changeaient le nivellement de la vallée, et paraissaient, de loin, un rehaussement montagnard, un éperon de falaise. Trois cent vingt-sept colonnes fourbies, orgues terrestres et géantes, trois hectares d’allées d’argile rose et voûtés d’étain gris. « Tu pourras fumer l’cigare à l’abri des vents, et y tirer la grolle de Mai… » La futaie de Natole, c’était sa bague au doigt ! Ç’avait fait sensation : Natole, qui s’établissait en grand !
Les champs et les près s’agglomérèrent encore ; plus de monnaie chez les notaires, mais un compte à la Banque de France, s’il vous plait ! (« … sont de fesse-mathieux et des faiseurs d’embarras, mais, ça en jette ! ») et plusieurs milliers de louis d’or, de napoléons, bien muchés, dont sa femme, et Norbert, quand il eut vingt et un ans, connurent la cache. Le souvenir de Me Baguier l’avait rendu défiant, et, les biens réels, il les amassait à pleines poignées, à plains bras, emporté par son instinct. Il est possible que ce fût en son fils, par son fils, que Natole jouît de sa richesse. Le père n’avait pas le temps de savourer, de goûter même, les plaisirs de la fortune ; il n’en appréciait que la chaleur obscure, que la certitude sourde, avec cette méfiance des joueurs qui ne veulent point se résoudre à compter leur gain. Il en avait l’obsession. Pour ce fabricateur d’argent, sa fabrication restait le seul agrément ; le désir de gagner le jetait sur les routes, lui faisait passer les nuits, le projetait… Sa femme lui disait : « Repose-toi, Natole, tu finiras par te périr ! » Il haussait les épaules, sans se dégager pourtant d’une petite angoisse : comme si ça se pouvait, quand on est pris là-dedans ! S’arrêter, « arrêter », comme ils disent en supprimant le pronom réfléchi, eut été la mort, aussi bien ; il le sentait. Cette prolifération des achats et des ventes à faire aurait continué ; ses projets, malgré la retraite, et, sans débouchés, l’auraient étouffé comme un mauvais eczéma qu’on vous retire des mains et qui retombe sur la poitrine.
Seules, quelques promenades lentes sur ses terres, où il contemplait son BIEN, son FAIT, paraissaient sa récompense. Son fils le comprenait, et, silencieux, l’écoutait. Le maître allait, parlait, le souffle court, et, à la paysanne, stoppant dès qu’il voulait insister. La promenade des Dimanches de vacances devint une habitude primordiale que l’un et l’autre attendaient, respectaient sans se l’avouer, comme indifféremment, comme si ni l’un ni l’autre n’y attachaient d’importance. Le vieux préparait un règne nouveau et l’héritier le devinait, l’héritier, plus sensible, plus affiné, mais qui se rendait compte de l’immense effort accompli.
Il y a des endroits qui vous ramènent en enfance ...
Etes-vous allés voir le feu d'artifice , hier soir ?
Moi non mais je l'ai aperçu de ma fenêtre .
Chaque fois je pense à Oriane qui tremblait comme
une feuille en l'entendant .
C'est le chef qui a photographié cette chrysalide de
cigale après son envol pour un court été à chanter .
Ce sont les mâles qui chantent .
Bonne fête à tous les Donald !
Ce matin , j'ai rendez-vous à l'hôtel du département pour
aller signer les papiers de ma retraite que je prendrai
le 1er novembre .
Cela fait bizarre quand même !!!
Prenez soin de vous et des vôtres !
Mirabelle
Huitième jour de la neuvaine - Suivre Jésus jusqu’au calvaire
Jean 19,25 : « Or, près de la Croix de Jésus se tenait Sa Mère, avec la sœur de Sa Mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie-Madeleine. »
Marie reste fidèle à Son Fils même dans les heures les plus angoissantes.
Suis-je fidèle dans ma foi aux moments d'obscurité?
Est-ce que je croix que par Sa mort et Sa résurrection, Jésus a vaincu le mal?
Que fais-je pour que la victoire de Jésus sur le péché et sur le mal se réalise aussi en moi?
Marie, notre Mère, par Ton Amour, Tu nous as donné Ton Scapulaire, comme protection contre le mal.
Avec Ton aide, nous pouvons lutter contre les puissances du mal.
Donne-nous la force de rester fidèles à Ton Fils, dans les heures sombres en nous confiant en Sa Puissance Victorieuse. Amen.
Prières de chaque jour
Pour Florence .
Pour Diane .
Pour Claude
Pour Sam .
SAINT JUST
Just était un soldat romain ayant vécu sous l’empereur Claude. Un jour, il eut l’apparition d’une croix dans le ciel. Il se convertit, fut baptisé et donna ses biens aux pauvres.
Par la suite, il fut arrêté par le préfet Magnèce qui le fit battre à coups de nerfs de bœuf ; il lui fit mettre sur la tête un casque en feu pour ensuite le jeter dans un brasier, mais Notre-Seigneur l’épargna et il n’eut aucune brûlure. Il rendit l’esprit en confessant le nom du Seigneur.
SAINT BONAVENTURE
(v. 2020)
SAINT PHOCAS
Martyr à Synope dans la province du Pont-Euxin sous l’empereur Trajan
SAINT HERACLAS
Evêque d’Alexandrie
SAINT CYR
Evêque de Carthage
SAINT FELIX
Evêque de Côme
SAINT OPTATIEN
Evêque de Brescia
SAINT MARCELLIN
Prêtre à Deventer en Belgique
BIENHEUREUX GASPARD BON
Disciple de Saint François de Paule, + 1604
DYNASTIE PAYSANNE
suite
II
Anatole était donc obèse ; de taille moyenne, trop grand pour faire un pot à tabac, pas assez pour résorber sa graisse, ce lard, qui, à tous ses pareils, vient des repas abondants utiles à la profession, car bien des affaires, les grosses, se traitent à table ; qui vient du grand air respiré et, en somme, d’une semi-inaction physique. La graisse mit cinq ans à le rembourrer, à souffler, car le « galope-culs » était resté, et pour cause, maigre comme un coucou.
D’ailleurs, dans la confrérie, le ventre se porte ; jadis on admirait un beau ventre. Balzac le recommande à l’homme de quarante ans qui veut obtenir de la considération, et Natole, qu’on appela bientôt « Monsieur Lefebvre », gardait des goûts, des attaches classiques. Ainsi arbora-t-il jusqu’à la Grande Guerre (1914) la tenue normande, l’uniforme de sa caste qui s’était conservé longtemps chez les louchebems, à la Villette. Une blouse luisante, d’un bleu sombre – car on ne la conservait pas assez, dans ce monde cossu, pour qu’elle pût s’amollir et s’éclairer – blouse courte, en « rase-pet », très foncée au col, et garnie d’admirables broderies aux épaules, sur toutes les coutures, aux poignets et aux poches : broderies de lin blanc, aussi régulières et finies que les travaux d’orfèvre (je viens, la semaine dernière, d’hériter une des siennes ; l’art, le goût et la certitude du brodeur en émerveillent), qui indiquent la minutie, le soin normands, et sont curieusement révélatrices d’une province qu’on juge lourde quand on la connaît peu.
Un pantalon pied-de-poule plutôt qu’à damiers, en magnifique elbeuf ; des bottes basses, à tirettes, toujours fourbies à l’os ; le col droit, avec une mince cravate noire papillon ; la casquette de satin noir, au front élargi, avec un tour très haut, haut comme la moitié du visage, casquette dont la particularité restait l’oblique et l’exigu de la visière. La pointe en descendait jusqu’au premier tiers du nez qu’elle touchait presque. De chaque bord du croissant noir, les yeux vous fusillaient.
Rasé tous les matins (sauf le 14 juillet) ; bleu et rouge ; dans la poche, le semainier, trousse à rasoirs, de sept lames, la savonnette et le blaireau. Le cuir à repasser, c’était la ceinture du marchand, qui s’accrochait à l’espagnolette de l’hôtel. De courts favoris pattes-de-lapin et des boucles d’oreilles, anneaux d’or rouge épais. Dès sa patente, Natole avait percé les lobes de ses esgourdes garnies de coton rose contre les courants d’air du métier. Ses oreilles, viandes roulées, arrêtaient et dépassaient la casquette, escalopes sanguines et grasses comme la caroncule des dindons. Une bouche éloquente ; un beau nez de grande maison, épais et courbe ; un regard bleu, plus pâle que le menton. Au poing, le pied-de-frêne, le gros bout à terre ; une longue massue, dont le manche était garni d’une lanière faisant à la fois dragonne et fouet : « foua ».
°°°
Mais, si tel l’aubier du bonhomme, son cœur, il le cachait sous la blouse, avec le portefeuille, le superbe portefeuille en cuir russe, dans la poche de chemise. Il le portait relié au corps par une chaîne d’acier fin, d’acier le meilleur, et qui s’enroulait à la taille avec un prolongement qui permettait de sortir le portefeuille, de le manier. La profession l’exigeait, quoique le bonhomme fût de taille à défendre sa monnaie, et trop attentif pour qu’on tentât même de lui subtiliser.
A l’auberge, la marchand de vaches couchait avec, et quand il descendait la nuit dans la cour – car un homme de bonne éducation ne « gâte point de l’eau » dans une chambre et ignore tout de la table de nuit, - le spectacle qu’il offrait était formidable. Il descendait en chemise. La chemise gardait encore toute sa décence, étant le bliaut de jadis, le vêtement des pénitents et des bourgeois de Calais : la chainse, tombant très bas. Natole gagnait la cour, la chemise lui frôlant les bottes, ceinturé à la taille par la chaîne de nogent, dont une ramification rejoignait la poche-portefeuille gonflée. Casquette à trois-ponts sur le crâne, et, en main, le pied-de-frêne, parce que les escaliers nocturnes sont parfois malaisés après les soupers trop vifs, et que les garçons d’écurie peuvent être, « notez bien ! de l’individu ! ». Alors, à la remontée, gare aux fillettes attardées sur le minuit…
°°°
Il n'y a aucun jour plus funeste dans
l'Histoire de France .
Tout le mal vient de ce 14 juillet .
Quand on renonce à Dieu .......
La toute petite histoire des républiques
successives, témoigne du terrible déclin
de la France si rapidement .
Et ce n'est pas avec le " Macronvirus" que
cela va s'arranger ..........
Celui-là restera dans les livres d'Histoire
pour son incompétence et son arrogance .
Enfin, si on enseigne encore l'Histoire dans
les écoles de la Raie Publique .....
Bonne journée quand même .
Mortimer 
Septième jour de la neuvaine - Avoir confiance en la Miséricorde
Jean 2, 3-5 : « Or, on manqua de vin; la Mère de Jésus Lui dit: « ils n'ont pas de vin ». Sa Mère dit aux serviteurs: « faites tout ce qu'Il vous dira ! »
Marie connaît les soucis des hommes. Elle les porte devant Dieu.
Est-ce que je vois les peines, les souffrances des hommes autour de moi?
Ma prière est-elle centrée sur moi ou est-elle ouverte sur les besoins des autres?
Est-ce que j'encourage les hommes à s'ouvrir à Dieu?
Marie, notre Mère, par l'intermédiaire du Scapulaire, Tu nous as pris sous Ta protection. Ouvre-nous aux innombrables soucis des hommes.
Aide-nous à nous engager dans la prière et dans les actes d'amour pour notre prochain. Aide-nous à avoir confiance dans la Miséricorde et dans l'Amour de Dieu qui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Amen.
Prières de chaque jour
Pour Florence .
Pour Diane .
Pour Claude
Pour Sam .
DYNASTIE PAYSANNE
suite
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Il instaura bientôt une façon de commerce particulièrement délicate. Comme tous les autres, il achetait, gardait quelques mois - ou quelques heures – et revendait ; mais, à ces opérations vives, il ajouta des marchés à long terme. Il vendit à tempérament aux jeunes cultivateurs qui se montaient ; il vendait un tiers au-dessus du cours, et ne plaçait que des bêtes hors ligne. Il y gagna toute une clientèle fidèle, dont l’avantage était de s’adresser uniquement à lui qui les soignait. D’une sévérité farouche sur l’échéance, il se rattrapait sur la qualité de la fourniture. Disons, d’ailleurs, que le gros Natole eut, sur la conscience, dans ce pays où la Mort est une voisine rapide, quelques pendus à leur poutre, et quelques noyés dans la mare ; mais les fantômes ne le troublaient pas, même au crépuscule, qu’il abordait, au vrai, soigneusement défendu contre la mélancolie… Le métier veut qu’on boive. C’était le temps où la convention écrite avait fini par s’élever à la hauteur d’une chose sainte, intangible, contre quoi rien ne pouvait être invoqué, ni pitié ni opportunisme. L’Etat lui-même l’honorait, et le bout de papier n’était point encore devenu le bout de chiffon. Si l’on y regarde bien, cela ne manquait pas d’humanité supérieure ; disons même, de beauté. Mais, pour de telles immobilisations, on conçoit le coup d’œil qu’il fallait, la connaissance des hommes aussi bien que celle des bêtes. Natole les avait toutes deux puisqu’il réussit.
De plus, intelligemment, Lefebvre acheta où il se devait : en pays pauvre pour revendre en pays riche. L’ancien pousse-bétail savait la valeur d’un déplacement, Augeron, il acheta chez nous, en Pays d’Ouche, solage maigre où le bêton se fait de la charpente et du muscle, dans nos prés ferrugineux. Il vendait dans le Calvados, après y avoir empli, gonflé ses achats.
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Il y eut des hauts et des bas dans l’établissement de cette fortune ; de bons coups et des coups durs. Sa première grande réussite vint d’une épizootie qui eut lieu, je crois, durant l’été 1893 ; à une fièvre aphteuse qui dévasta le Nord-Ouest et emporta des bovins par milliers. Le trafiquant, le gros Natole, avait des idées là-dessus : il avait cru remarquer que les bêtes de vallée résistaient mieux que celles du plateau, et il attribuait la virulence de l’épidémie à l’inexorable sécheresse et aux engrais chimiques qui envahissaient les pâtures comme le reste. Alors, dans le marasme général, il loua des prés de rivière ; les fit enclore, et, achetant du bétail au dixième de sa valeur, chez l’un, chez l’autre, chez le cultivateur apeuré, car il n’y avait plus de foires, Natole l’entreposa dans ses prés baignants, au bord de la rivière, avec de l’eau à profusion. Ses malades, il les soigna lui-même, dès le petit jour, sans sa belle blouse, en gilet de laine noire à double rangée de boutons (gilet à manches). Il raclait les bouches, les mufles baveux d’une mauvaise écume, cautérisait les gencives excoriées, à la pierre infernale (nitrate d’argent), aidé par sa femme qui plaisantait.
Natole avait eu raison, la maladie fut bénigne pour son troupeau abreuvé. Il y gagna une fortune – et la fièvre aphteuse – qu’il guérit au vieux calvados, comme les remords. Au printemps suivant, il remonta tout son canton.
Son accident grave lui vint d’un notaire de Bernay qui mangea la grenouille ; un notaire magnifique, la seule imprudence de Natole qui, cependant, jugeait si bien les hommes. Le notaire lui emporta, dit-on, près de cinq mille francs. C’est difficile de garder chez soi un demi-million, et les Normands trouvent les banques trop anonymes. La prédilection de nos gens pour les personnalités entraîna Lefebvre. Il confia ses sous à cet homme très beau, très accueillant, grand seigneur, qui vivait avec faste et nanti des plus beaux chevaux de Moyenne-Normandie. Ce qui le sauva, en somme, furent ses ventes à tempérament : une part de son argent attendait et fructifiait.
Seulement, sa réaction fut extraordinaire. Quand, au titre de créancier notable, il fut mis au courant du passif, d’un tel trou à la lune, il revint chez lui, appela son fils (son fils unique, blé sur !) et lui cria en tapant sur la table :
- Norbert, mon gâs, t’seras notaire !! Etudie pour !
II
SAINT EUGENE
A la mort de Genséric, roi des Vandales, Hunéric, son fils aîné, lui succéda. Il se montra plus doux envers les chrétiens que ne l’avait été son père. Il permit même, à la demande de l’empereur Zénon et de la princesse Placidie, dont il avait épousé la sœur, d’élire un évêque à Carthage1, qui en était privée depuis vingt-quatre ans. Il envoya donc dans cette ville le messager de l’empereur nommé Alexandre, avec un notaire qui devait lire le décret suivant :
- Le roi notre maître nous a commandé de vous dire que l’empereur Zénon et l’impératrice Placidie l’ont fait prier par Alexandre, noble personnage, que l’Eglise de Carthage eût un évêque de votre religion. C’est pourquoi permission vous est faite d’élire ici l'évêque qu’il vous plaira, à condition que les évêques de notre religion [Ariens], qui sont à Constantinople et autres provinces d’Orient, aient la liberté de prêcher en leurs églises tel langage qu’ils voudront, et d’accomplir les autres cérémonies de notre culte. Que si ceci n’est pas observé, l’évêque de Carthage avec son clergé et tous les autres évêques d’Afrique seront exilés en Mauritanie.
Cet édit fut publié le 18 juin ; il nous donna à tous une grande tristesse à cause des astuces qui y étaient cachées, lesquelles ne tendaient qu’à la persécution. Nous répondîmes ce qui suit à l’ambassadeur :
- Si vous voulez mettre en avant ces conditions, il vaut mieux que cette Eglise n’ait pas d’évêque ; Jésus-Christ la gouverne et la gouvernera à jamais.
L’ambassadeur ne tint pas compte de leur refus, et comme le peuple demandait à grands cris un évêque, on élut Eugène, homme de bien et agréable à Dieu, ce qui fit la joie des habitants de Carthage, dont les plus jeunes n’avaient jamais vu d’évêque dans une église.
Eugène gouverna saintement son Eglise, distribuant des aumônes et se faisant aimer de son troupeau, bien que les barbares se soient emparés des revenus de son Diocèse. Heureusement ses fidèles étaient généreux et ainsi il pouvait soulager les pauvres et vivre avec ce qui lui restait.
Sa renommée devint odieuse aux yeux des ariens qui le calomnièrent auprès du roi. Ils lui reprochaient de recevoir dans son église des hommes et des femmes vêtus comme des Vandales [contrairement aux vêtements romains]. Eusèbe leur répondit que la maison de Dieu était ouverte à tout le monde et qu’il ne pouvait en fermer la porte, et que les catholiques qui étaient habillés comme eux étaient ceux qui faisaient partie de la cour du roi.
Les ariens placèrent alors des gardes à la porte des églises catholiques avec des bâtons garnis de pointes en fer. Lorsqu’ils voyaient arriver un homme ou une femme vêtu à la mode des Vandales, ils lui donnaient un coup sur la tête et, comme si leur massue était un peigne, ils arrachaient les cheveux et le cuir chevelu. Plusieurs perdirent ainsi la vue et d’autres en moururent.
Mais voyant que ce moyen n’arriverait pas à décourager les catholiques, ils résolurent de ne plus payer ceux qui faisaient partie de la cour et de les employer comme ouvriers. Ainsi les plus hauts personnages catholiques de cette cour furent employés aux champs pour la moisson. Un de ses notables ne pouvait pas faucher le blé, car il avait une main paralysée ; mais comme on l’obligeait malgré tout, ses compagnons prièrent et il fut guéri.
Ainsi commença la persécution. Hunéric tourna sa fureur contre sa propre famille et tua son frère, sa femme, ses enfants et plusieurs autres neveux. Il réunit ensuite les évêques d’Afrique [ariens] à Carthage pour discuter de la foi, et prévint Eugène. Ce dernier lui répondit que pour parler d’un point qui les concernait, eux catholiques, il fallait en avertir tous les évêques catholiques.
- Soumets-moi le monde, répondit le Vandale, fais que je commande à tout, et je ferai ce que tu me dis.
- Il n’est pas nécessaire que vous soyez leur maître, reprit Eugène ; mais écrivez à tous les vôtres que de mon côté je préviendrai les évêques, et notamment l’Eglise de Rome, qui est la principale de toutes les Eglises.
C’est à cette époque que qu’Eusèbe guérit un aveugle nommé Félix. Mis au courant, Hunéric fit venir l’aveugle qui lui fit le récit de sa guérison. Les ariens dirent que c’était de la magie ; mais Félix était trop connu dans Carthage pour que l’on puisse cacher sa guérison. Alors ils voulurent le tuer, comme les juifs avaient fait pour Lazare.
Le jour de la discussion étant arrivé et afin d’effrayer les catholiques, ils firent brûler vif l’évêque Létus et bannir ceux qui pensaient être les plus savants. Cependant dix évêques catholiques furent élus pour répondre. Cyrilla, chef des ariens, assisté de ses acolytes, se fit porter sur une haute chaire qui dominait l’assemblée. Les évêques catholiques s’en plaignirent. Alors on les fit fouetter, ce qui fit s’écrier Eugène :
- O Dieu, je te prie de considérer la violence qu’on nous fait et la persécution que nous endurons !
Les députés dirent ensuite à Cyrilla :
- Que voulez-vous proposer ?
Il répondit qu’il ne saurait parler latin.
- Nous savons bien, répondirent les nôtres, que tu connais cette langue, et il ne faut pas t’excuser maintenant, après avoir ému cette dispute.
Cyrilla, voyant qu’il ne pourrait pas triompher des catholiques, essaya de dissoudre l’assemblée.
La persécution redoubla. Dans la ville de Typase, on coupa la langue et la main droite de plusieurs fidèles qui s’étaient réunis dans une maison pour assister à la messe ; mais par la vertu du Saint-Esprit, ils conservèrent la parole.
- Que si quelqu’un doute de ceci, disait Victor de Vite, évêque d’Afrique et historien de cette persécution, qu’il aille à Constantinople où il trouvera un sous-diacre nommé Réparat, qui fut de ces confesseurs de la foi, et qui parle aussi bien qu’avant son supplice. Aussi est-il tenu en grand respect à la cour de l’empereur Zénon.
Il y avait parmi les ariens un homme très cruel. C’est à lui qu’Hunéric confia le soin de tourmenter Eusèbe. Il le fit mettre en prison et au secret. Dans ce cachot obscur, Eusèbe se trouva atteint de paralysie et tout à sa joie l’arien en profita pour lui verser du vinaigre dans la bouche pour lui ôter la parole. Le saint évêque en mourut.
Cette persécution dura sept ans et dix mois, c’est-à-dire jusqu’à la fin du règne d’Hunéric, qui mourut mangé par les vers. Autant en était-il advenu d’Hérode-Agrippa, bourreau de Saint Jacques.
1- L'ancienne Carthage est aujourd'hui la banlieue résidentielle de Tunis. On y trouve de nombreuses ruines et le palais présidentiel, ainsi que de nombreuses ambassades.
SAINT ANACLET
Pape et martyr en 112 (v. 2020)
SAINT JOËL et SAINT ESDRAS
Prophètes
SAINT SILAS
de Macédoine, disciple des apôtres.
SAINT SERAPION
Martyr sous l’empereur Sévère
SAINT MYROPE
Martyr dans l’île de Chio sous l’empereur Dèce.
SAINT TURIAF
Evêque et confesseur en Bretagne.
BIENHEUREUX JACQUES
Dominicain, archevêque de Gênes, + 1298
Une petite aurore boréale pour vous réveiller !
Mimi est simplement en retard, ne vous inquiétez pas.
Je profite de l'occasion pour rappeler aux Marseillais le
concert du 14 Juillet à Notre-Dame de la Garde :
Je rajoute une précision, je viens de vérifier sur le site.
Le concert est à 16 h 30.
La Maîtrise des Bouches du Rhône,
dirigée par Samuel Coquard, un ancien élève et notre
filleul (il est d'ici) exécute brillamment le Stabat Mater
de Pergolèse, la Cantate BW4 et le Motet BWV 227,
Jesu, meine freude.
La Maîtrise a donné ce concert hier soir dans l'église
(ancienne abbatiale) Saint Majan, à Villemagne, tout
près de chez nous, un très joli village que nous
avons habité d'ailleurs quelques années.
C'était magnifique. Les voix d'enfants sont superbes.
Bonne journée à vous tous.
LR
Sixième jour de la neuvaine - Méditer la Parole
Luc 2,19 : « Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans Son Cœur. »
Marie ne comprend pas tout ce qui se passe dans la vie de Son Fils. Mais Son esprit est ouvert, et Elle médite tous les événements dont elle est témoin.
Est-ce que je médite la Parole de Dieu, afin d'éclairer ma vie et les événements du monde? Est-ce que je vois ma vie et le monde à la lumière de la foi?
Marie, notre Mère, Tu nous as donné le Scapulaire comme signe de Taprotection Maternelle. Accorde-nous la grâce de Ton Fils afin que nous puissions voir l'action de Dieu dans nos vies et dans notre monde.
Aide-nous à mieux saisir la Parole de Dieu dans notre cœur pour vivre en présence de Dieu jour et nuit. Amen.
Prières de chaque jour
A copier-coller pour les PPP !