SAINT VIGILE
Vigile fut élevé sur le siège épiscopal de Trente en 385. Ayant écrit à Saint Ambroise, son évêque métropolitain, pour lui demander les règles de conduite, ce grand prélat lui répondit par une lettre, dans laquelle il lui prescrivait ce qu’il devait faire ; il l’y exhortait surtout à s’opposer avec vigueur aux pratiques des usuriers et à empêcher les mariages entre des chrétiens et des infidèles.
Comme il y avait encore beaucoup de païens dans le diocèse de Trente, Vigile chargea Sisinnius, Martyrius et Alexandre, d’aller leur prêcher l’Evangile. Lorsque ces trois ouvriers apostoliques eurent versé leur sang pour Jésus-Christ, il envoya la relation de leur martyre à Saint Simplicien, successeur de Saint Ambroise et à Saint Chrysostome. Il envisageait leur gloire avec une sainte envie et se regardait comme un lâche. Le bonheur de verser son sang lui fut enfin accordé. Fortunat dit qu’il fut massacré pour sa foi par un groupe de paysans idolâtres. Selon Usuard qui situe son martyre sous le consulat de Stilicon, c’est-à-dire, dans les années 400-403, il fut lapidé. Sirius confond Saint Vigile avec un autre saint du même nom qui vécut cent ans plus tard.
SAINT JEAN ET SAINT PAUL
Martyrs à Rome en 362 (v. 2020)
SAINT MAIXENT ou MAXENCE
Abbé en Poitou, + vers 515
SAINT BABOLEIN
Abbé de Saint Maur les Fossés, VIIè siècle
SAINT LAMBERT
Evêque de Vence en Provence, + en 1154
SAINT ANTHELME
Evêque de Belley, + en 1178
VENERABLE RAINGARDE
Veuve, + en 1135
BONJOUR A TOUS.
Dernièrement la pharmacologie s’est mise en avant soutenue par un certain nombre de médecins. Alors il nous faut remettre nos toubibs à leur vraie place !
Nous avions un excellent médecin le Docteur François X. Il est malheureusement parti à la retraite après une vie le labeur honnête et conforme au serment d’Hippocrate dont il avait toujours la médaille sur son bureau. Serment que devrait respecter toute la profession…
En relisant un des ouvrages écrit par Jean de La Varende1, le passage qui va suivre m’a fait penser à mon brave généraliste qui a soigné toute la famille pendant plus de trente ans.
LE DOCTEUR MALCOURONNE
- Père Fulbert, qu’est-ce que la mort ?
- C’est, pour Dieu, le rappel de l’âme dont il a muni un corps. Pour l’homme, la mort, c’est la fuite des quatre esprits vitaux, leur séparation… Du moins, selon Hippocrate.
- Qui est Hippocrate ?
- Notre maître… Le plus grand des médecins; né dans l’île de Cos, la première année de la quatre-vingtième olympiade; trente ans avant la guerre du Péloponnèse. C’est l’inventeur de l’art salutaire ; un grand sage, un philosophe pur et sans taches, et, à coup sûr, un saint d’avant Jésus-Christ; de ceux dont le Christ descendit aux Enfers délivrer les âmes qui l’attendaient. A l’abbaye du Bec, nous possédons plusieurs traités, et j’en traduis. Mais au Bec, ils préfèrent Gallien.
- Et Gallien ?
- Un Gréco-Romain adroit qui se servit des doctrines hippocratiques et fut célèbre dans l’empire. Mais c’était un homme de peu. Les doctrines de notre Hippocrate sont enseignées à Salerne, qui fut une colonie grecque, mais toute la Lombardie, plus latine, suit Gallien. Lanfranc, notre prieur, pratique selon Gallien, s’il révère le Maître, comme nous tous. Toi, qu’on appelle déjà Raoul le Clerc, je te le ferai lire en grec. Peut-être te nommera-t-ton, un jour, Raoul le Mire. Ce serait plus honorable que Raoul le Cruel ou que Raoul le Sanglant.
/.../
IV
(L’action se situe dans la famille Giroie, de petite noblesse normande, qui a bien des déboires et des morts parmi ses nombreux enfants. Raoul est le cinquième fils de la famille. Il a été surnommé Malcouronne car il est tonsuré mais entre la prière et une action guerrière il n’est pas encore sûr de sa vocation de moine-médecin)
Il se peut que le cinquième Giroie offrît sa vie pour diminuer ce courroux inexplicable de Dieu, cette sévérité, cette justice, sans doute. Il s’offrit peut-être pour racheter les autres, pour les sauver [ses frères meurent tous de mort violente sauf le quatrième qui est gravement mutilé]. Mais cela reste son secret. On pourrait penser aussi qu’écœuré par la violence et les armes comme il l’était par les amours de tous ces furieux, il se laissât entraîner vers le savoir et les réalisations patientes, dans la pureté glaciale. Le Père Fulbert l’encourageait, et, avant de partir pour son glorieux siège épiscopal de Chartres, il lui confiait ses secrets. Tant de Giroie avaient tué : celui-ci s’efforcerait de guérir. Mais, avait-il la paix ?
- Hippocrate, enfant, a révélé, au côté de Dieu, un personnage bienfaisant, et perspicace, et agile : c’est la Nature. Ce serait, peut-être, vois-tu, celui que nous appelons l’Ange Gardien. Il assiste l’homme dans tous ses heurs et ses malheurs. Ce serait lui qui répare et guérirait, par son intervention. L’art du mire, l’art du médecin, est de la respecter, cette intervention, et de ne pas la contrarier par ses maladresses. Admirable travail, Raoul, que celui d’une plaie qui bourgeonne et se clôt ; auquel nous sommes habitués, sans que nous sentions son anomalie. D’ailleurs, pour les plaies, cette opération est en surface visible, mais le travail ne s’arrête pas à ses réfections ; le travail de la Nature s’étend à toutes les maladies et dans les profondeurs des humains. La maladie est une lésion du sens vital, de notre économie, et la guérison, c’est la reprise de ce cours vital, le triomphe de la Nature sur le dérangement. Et la Nature s’assujettit à un ordre strict, procède toujours de la même manière dans ses altérations et dans ses réparations. En observant, nous avons fini par connaître et grouper les symptômes : c’est le diagnostic ; par prévoir ce qui en sortira : c’est le pronostic ; par favoriser le retour en santé au moyen de secours, de procédés divers : c’est la thérapeutique.
A demain pour la suite
1. Le Docteur Malcouronne (médecin de campagne au XIè siècle) extrait su livre Esculape.
Dans cet extrait les personnages ont réellement existé ainsi que les faits et les lieux qui feront partie de ce récit. Cependant il faut le voir comme une geste du Moyen-Age. Des héros magnifiés.
BONNE JOURNEE A TOUS
SAINT AGOARD et SAINT AGLIBERT
Ces deux saints étaient des étrangers venus des bords du Rhin. Ils s’étaient établis dans le village de Créteil à dix kilomètres de Paris. Ils furent convertis à la foi ainsi que beaucoup d’autres par les Bienheureux Altin et Eoald. Ayant renversé le temple des idoles, ils furent mis à mort ainsi que d’autres chrétiens sur ordre du gouverneur ; d’autres disent que c’est par les Vandales. Ils furent martyrisés vers l’an 400. On éleva une église sur leurs tombeaux et leurs reliques y furent déposées dans des châsses. Elles se trouvent actuellement dans l'église Saint Christophe de Créteil1. Leur fête ce célèbre en ce jour à Créteil et dans tout le diocèse de Paris.
1. Aujourd'hui Créteil est un nouveau diocèse érigé en 1966 par Paul VI
SAINT PROSPER D’AQUITAINE
(v. 2020)
SAINT MAXIME
Evêque de Turin, + peu de temps après 463
SAINT ADELBERT D’EGMOND
+ vers 740
SAINT MOLOCK
Evêque en Ecosse, VIIè siècle
SAINT GUILLAUME de Monte-Vergine
Fondateur de la Congrégation religieuse de ce nom, + en 1142
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Guignol est né au début du XIXème siècle de l'imagination d'un canut lyonnais nommé Laurent Mourguet . Les légendes font bon ménage avec la tradition et permettent aux spécialistes de se livrer à de magnifiques empoignades sur quelques questions très pointues - ces "spécialistes de sujets très pointus", pourrait dire Guignol, sont des gens qui à la limite "savent presque tout sur presque rien" ! L'acte de naissance de Guignol n'existe pas. Peut-être est-il né en 1808 (selon Tancrède de Visan), et si la première trace officielle se situe en 1838, on peut penser qu'il existait déjà entre 1815 et 1820. Quant à savoir pourquoi Guignol s'appelle "Guignol" c'est pire encore ! L'expression "c'est guignolant" signifie "c'est drôle" ! Mais on n'est pas toujours d'accord sur le sens de l'expression ! Autre hypothèse, une déformation de "guign'oeil", mais notre personnage ne louche pas ! Ajoutons à notre cru qu'on peut construire aussi une hypothèse autour de "guigne", la "cerise" dans le domaine franco-provençal et l'expression "s'en soucier comme d'une guigne", c'est à dire "s'en moquer". Pourquoi pas non plus. Mais c'est encore vers le théâtre du XVIIIème siècle que nous auront tendance à aller chercher une explication : le théâtre de Guignolet, installé à Paris sur les Champs Elysées en 1818 et dirigé par Guentleur, ne doit probablement pas son nom au personnage de Mourguet compte tenu des communications de l'époque, mais à une autre inspiration théâtrale - mais notre propos n'est pas de trouver des origines parisiennes aux marionnettes des provinces de France ! Notons seulement qu'il se peut que Mourguet ait abandonné le personnage de Polichinelle (dont le rôle de premier plan au XVIIème siècle est évident) pour un autre personnage influencé aussi par le théâtre du XVIIème ou du XVIIIème, et qui expliquerait le nom de la marionnette. Mais Polichinelle est un personnage hors du monde qui l'entoure, par son costume, sa voix, son style : un aristocrate déclassé en quelque sorte ! Guignol est lui plus un représentant des "valets de comédies" porteurs des espoirs du tiers-état, comme par exemple le valet Scapin, que Molière n'a pas inventé. |
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Laurent Mourguet fut canut (soyeux de Lyon) ; à l'âge de 20 ans, pendant les années de la Révolution, il devient marchand ambulant. Il vend des picarlats (petits fagots de bois), des remèdes et des baumes, des peignes, des aiguilles... Guignol lui-même, sur scène, sera plus souvent marchand que canut. Et Mourguet dans les fêtes, les vogues, apprend à connaitre la région, ses cabarets, ses variantes de franco-provençal, ses patois. Mourguet, qui s'est pendant ce temps marié (l'acte de mariage montre qu'il ne sait pas écrire), voit sa femme mettre au monde des enfants, dont Etienne, le 10 avril 1797 et Rose Pierrette le 22 Novembre 1804, ils sont tous futurs membres de la première troupe. Mourguet devient arracheur de dents en 1797... Il vend des onguents et des drogues afin d'apaiser les douleurs, impeccable logique commerciale ! Et pour attirer le client, il installe un castelet à côté du fauteuil où l'on souffre et devant lequel il officie ! Polichinelle, bien sûr, tient le devant de la scène au milieu de ses marionnettes à gaines. Mais en 1804, Mourguet préfère faire rire ses clients de toutes leurs dents plutôt que de les leur arracher ! Il décide de construire un castelet dans le jardin du petit Tivoli pour exercer son Art. Il en coûte 2 sous l'entrée aussi bien pour les enfants que pour les adultes, les ouvriers que les bourgeois... Un véritable spectacle populaire ! Il se trouve un compère, le Père Thomas, amuseur, comédien et violoniste qui va jouer et dialoguer avec Polichinelle. Mais le Père Thomas aime trop le beaujolais et Mourguet doit s'en séparer. Ils deviennent même concurrents, tout près de là, au jardin chinois. Mourguet créé alors ce qui sera Gnafron en représentant le Père Thomas en marionnette : la création de Gnafron aura ainsi précédé celle de Guignol ! Mourguet ouvre alors dans sa maison un théâtre fixe, et le Père Thomas revient travailler avec lui. Mourguet découvre alors le jeu populaire et commence à ébaucher un caractère de jeu proche de celui du personnage qui deviendra Guignol. Depuis la naissance de Guignol, cet art populaire n'a cessé d'évoluer, et les spectacles présentés aujourd'hui sont bien loin de ceux que présentait notre bon vieux Laurent Mourguet...
Bonne lecture et bonne journée.
Caro. |
LES SAINTS MARTYRS DE ROME
Tertulien nous dit que Néron a été le premier empereur à déclarer la guerre au christianisme. La pureté des mœurs de ces premiers chrétiens fut un motif suffisant à ce monstre de cruauté et d’infamie pour exciter sa rage.
Le feu ayant pris à la ville de Rome en 64, elle brûla pendant neuf jours. Des quatorze quartiers dont elle était composée il n’en resta que quatre ayant échappé aux flammes. Trois furent réduits en cendre et sept furent très endommagés. Durant ce désastre, Néron vint d’Antium à Rome, et du haut d’une tour bâtie sur la colline voisine il se mit à chanter, déguisé en acteur de théâtre, un poème qu’il avait composé sur l’’incendie de Troie. Le peuple l’accusa d’être l’incendiaire. La vérité de cette accusation est confirmée par des témoignages de plusieurs auteurs dignes de foi1.
Néron voyant qu’il était regardé comme l’auteur de l’incendie, rejeta la faute sur les chrétiens, tant pour sa réputation que pour la haine qu’il portait à la vertu et étancher sa soif barbare de sang humain ; mais personne n’y a cru car il n’avait pas de preuves, selon Tacite. Cela réjouit les idolâtres qui avaient une aversion pour le christianisme.
De toutes parts on arrêta des chrétiens victimes de la haine publique, en les insultant lorsqu’ils mouraient, en servant de jouet et d’amusement au peuple. On en vêtit de peaux de bêtes pour ensuite les jeter aux chiens ; d’autres furent crucifiés ou brûlés la nuit pour servir de flambeaux (voir les écrits de Tacite, Sénèque et Juvenal). Néron appelait les chrétiens des magiciens. Cet horrible carnage eut lieu dans les jardins de l’empereur.
Le martyrologe Romain fait ici mémoire de tous les chrétiens qui périrent en cette occasion. Ils étaient les disciples des apôtres et furent les prémices de la multitude des martyrs qui allaient suivre.
Puis des édits apparurent qui interdisaient le christianisme, sous les peines les plus sévères, y compris la mort (Sulpice-Sévère). A peine ces édits furent-ils publiés que tout l’empire se retourna contre les chrétiens (Origène) ; mais il en fut comme des Juifs captifs en Egypte, le nombre des chrétiens ne cessait d’augmenter.
1. Suétone, Dion Casius et Tacite affirment même que les flammes furent entretenues sur ordre de Néron. Le feu même s’étant éteint du côté du grand cirque et jusqu’au quartier d’Esquilia, il fut rallumé et brûla les bâtiments des jardins de Tigellinus pendant plusieurs jours.
Outre que Néron enviait le sort de Priam, qui avait vu son pays réduit en cendres, il avait la passion extravagante d'édifier une nouvelle Rome, plus magnifique, et voulait agrandir son palais. Comme il avait brûlé, il en fit construire un neuf encore plus grand. L’or, les pierres précieuses et les curiosités de toute espèce ne furent pas épargnés. Ce nouveau palais reçut le nom de Palais d’or. Il fut démoli après la mort de Néron.
NATIVITE DE SAINT JEAN BAPTISTE
(v. 2020)
SAINT SIMPLICE
Evêque d’Autun, IVè
siècle.
Savez-vous à quoi servent les pots de fleurs en haut des
piquets ?
Cette belle propriété avec son jardin splendide a été
vendue...
Il reste les souvenirs !
A peine le pied hors de la voiture, me voilà sur le
tracteur...
Même pas eu le temps de poser le sac à main...
Passez une excellente journée !
LR
BONJOUR A TOUS1
AU SAUT DU LIT JE VOUS REJOINS
Qui se couche de bonheur se réveille...tard !!!
Il y a des lève-tôt, il paraît que le monde leur appartient. Tant mieux pour eux; mais le soir je n'arrive pas à rejoindre mon lit !
Ceci étant dit nous avons des températures clémentes, 19° le matin et 25° l'après-midi. un peu de pluie, le climat idéal pour toute l'année !
Les rosiers sont en fête et en pleine floraison. Mon jasmin de Madagascar a sorti deux pousses qui bientôt me donneront de magnifiques fleurs comme chaque année à la même époque.
BONNE ET SAINTE JOURNEE A TOUS
1. Je suis vraiment mal réveillé. J'avais marqué 1er juillet. A force d'être en retard on se croit en avance !
Adeodat
SAINTE MARIE D’OIGNIES1
Marie est née à Nivelle, en Brabant, d’une famille très riche. Lorsqu’elle eut atteint l’âge de quatorze ans, on lui fit épouser un jeune seigneur recommandable par sa vertu. Tous deux, en parfait accord sur la charité chrétienne, se retirèrent dans le quartier des lépreux nommé Villembroke, au service des lépreux. La vie qu’ils avaient adoptée les exposa aux railleries du monde qu’ils venaient de quitter, mais ils méprisèrent les jugements des hommes.
Ils méditaient souvent sur les souffrances de Jésus-Christ afin d’apprendre de plus en plus à mourir entièrement à eux-mêmes. Marie, surtout, ne pouvait vaquer à cet exercice sans pleurer à chaudes larmes qui, loin de l’affaiblir, étaient pour elle un principe de force et de consolation (paroles rapportées par le pieux cardinal de Vitry dans sa vie de la sainte). Elle ne faisait qu’un repas par jour constitué de légumes et de pain. Pendant son travail, elle mettait devant elle un psautier ouvert et en lisait quelques passages de temps en temps afin de pouvoir prier. Elle avait une sainte dévotion pour la Sainte Vierge et faisait tous les ans deux pèlerinages à Notre Dame d’Oignies qui se trouvait à environ cinq kilomètres de Nivelle.
Le cardinal de Vitry raconte dans sa vie de la sainte qu’elle avait souvent, lors de ses oraisons, des extases et des ravissements et qu’on ne pouvait l’entendre parler de Dieu sans la sentir enflammée d’amour et consolée :
- Je sais, disait-il, que certaines gents se moqueront de ce que je rapporte ; mais ceux qui ont reçu de pareilles faveurs me croiront et me comprendront.
Une personne venue de loin pour voir la servante de Dieu fut consolée par ses discours et fut pénétrée de charité jusqu’à la fin de ses jours.
Un autre se moquait de ses compagnons qui se détournaient de leur chemin pour aller voir la sainte, alors que lui restait sur place à les attendre. Il fut lui aussi entièrement changé. Ne voyant pas ses compagnons revenir, il alla les chercher et, entendant les discours de Marie, il fondit en larmes et ne voulait plus repartir.
La sainte possédait à un degré supérieur l’esprit de conseil et de discernement, et elle avait même le don de prophétie. Ces grâces lui venaient en récompense, car elle se considérait comme une misérable pécheresse.
Quelques années avant sa mort, elle fixa sa demeure auprès de l’église Notre-Dame d’Oignies, s’étant par-là libérée des visites que lui faisaient les habitants de Nivelle et pouvant ainsi être moins distraite pendant ses exercices de piété. Elle communiait souvent et à chaque fois son visage se trouvait transformé et rayonnant de bonheur.
Lors de sa dernière maladie, elle fut visité par plusieurs personnages illustres dont l’archevêque de Toulouse et la duchesse de Louvain qui, après la mort de son mari, entra dans l’Ordre de Cîteaux. Marie mourut en 1213 à l’âge de trente-trois ou trente-six ans. Ses reliques, dans une châsse d’argent, sont derrière le maître-autel de Notre-Dame d’Oignies qui appartenait aux chanoines réguliers du diocèse de Namur. Son nom est dans les calendriers de l’Eglise des Flandres avec un office particulier.
1. Oignies se situe en Belgique à 50 kilomètres de Nivelle. A ne pas confondre avec Oignies en France dans le Pas de Calais.
C’était en 2010: le Trésor d’Oignies, l’une des sept merveilles de Belgique, quittait le couvent des Sœurs de Notre-Dame de Namur pour s’installer au Musée provincial des Arts anciens du Namurois. Un ensemble prestigieux à admirer sur place – rue de Fer à Namur – et, depuis quelque temps, via le site Internet qui lui est entièrement consacré.
Chers Banquisards, ce soir redoublons nos prières pour Florence qui va subir demain un examen permettant de savoir si le traitement qu'elle subit (chimiothérapie qui la fait beaucoup souffrir) est efficace.
🙏🙏🙏🙏🙏🙏🙏🙏🙏🙏🙏🙏
Pour Diane
Pour Claude
Pour Sam
Pour l'abbé Guillaume de Tanoüarn
Pour toutes les autres intentions de la Banquise
Pierre Ewondo
SAINT ALBAN
Premier martyr de Grande-Bretagne
La lumière de l’Evangile fut portée en Angleterre dès le temps des apôtres. Le nombre des chrétiens s’y accrut de beaucoup par la conversion du roi Lucius, qu’on place en 180. La rage des persécuteurs, excitée par le gouvernement romain, n’alla pas jusqu’en Angleterre, celle-ci constituant un nouveau monde par rapport au reste de l’empire, si bien que les nouveaux convertis se sentaient en sécurité ; mais ils ne purent se mettre à l’abri des persécutions de Dioclétien, et alors il y eut les premiers martyrs.
Le premier de ces héros fut Alban, dont la mort fut illustrée par plusieurs miracles et d’autres faits extraordinaires, dont le sang répandu a été une bénédiction pour l’Angleterre. La gloire de son martyre a été si éclatante, selon Fortunat, qu’elle s’est répandue dans toute l’Eglise. Les actes des premiers martyrs ont été rapportés par Ussérius, Bède et Gildas.
Selon ce qui est rapporté, Alban était Romain de haute naissance. Il est né à Vérulamium (dans le Hertfordshire), qui fut pendant plusieurs siècles une des plus grandes villes de la Grande-Bretagne. Elle sera détruite par les Saxons. Aujourd’hui la ville bâtie sur ses ruines porte le nom de Saint-Alban.
Alban se rendit à Rome pour se perfectionner dans la connaissance des belles-lettres. De retour en Angleterre, il s’établit à Vérulamium, étant un des principaux habitants de la ville. Païen, mais d’une grande douceur, il fut amené progressivement par Dieu à la connaissance de la Vérité. Il était encore idolâtre lorsque les persécutions commencèrent il mais il cacha dans sa maison des chrétiens dont un, nommé Amphibalus, qui instruisit et convertit Alban. Bientôt le bruit se répandit que dans la maison d’Alban il y avait un chrétien. Alban le fit évader, en échangeant son habit contre le sien pour qu’il ne fût pas reconnu, car les ecclésiastique de l’époque se vêtaient d’une robe appelée caracalla1
Alban se présenta aux soldats, car il brûlait de verser son sang pour Jésus-Christ. Ils le conduisirent au juge qui était en train d’offrir un sacrifice à l’autel des idoles. Le juge se mit en colère en voyant son habit, et ayant ordonné qu'on le traînât devant les dieux, il lui dit :
- Puisque vous avez eu la hardiesse de cacher un sacrilège et un blasphémateur, vous souffrirez le supplice qui lui était destiné, si vous refusez de participer à nos cérémonies.
Alban répondit que jamais il ne sacrifierait aux dieux. Le magistrat lui demanda en suite de quelle famille il était.
- Dans quel but m’interrogez-vous sur ma famille ? Si vous voulez savoir quelle est ma religion, je suis chrétien.
- Quel est votre nom ?
- Je me nomme Alban et j’adore le seul vrai Dieu vivant qui a créé toutes choses.
- Sacrifiez aux grands dieux, ou attendez-vous à la mort.
- Vos sacrifices sont offerts aux démons, qui ne peuvent secourir leurs adorateurs, ni leur accorder l’effet de leurs prières. Les peines éternelles de l’enfer seront le partage de quiconque sacrifiera à vos idoles.
Saisi d’une grande colère, le juge fit battre Alban, mais comme ce dernier souffrait sans se plaindre, il fut condamné à être décapité.
La plus grande partie du peuple sortit de la ville pour assister au supplice, le juge resta presque seul. Le chemin qui conduisait au lieu du supplice était barré par une rivière, rapide à cet endroit, car le lit y était encaissé. On ne pouvait approcher du pont à cause de la foule et il fallut attendre que tout le monde soit passé pour que le supplice ait lieu. Alors Alban s’avance vers la rivière, lève les yeux au ciel, fait une courte prière : aussitôt la rivière s’ouvre en deux et donne passage au Saint et au reste de la foule, soit un millier de personnes2.
A la vue de ce miracle, le bourreau se convertit, il baissa son glaive et se mit à genoux devant Alban puis demanda à mourir à sa place. Ceci retarda l’exécution. En même temps, le peuple accompagna Alban en haut de la colline, un lieu très bucolique. Alban se mit à genoux pour prier; de cet endroit jaillit une source où il put boire. Alors il se présenta un nouveau bourreau qui le décapita ; mais Dieu punit le bourreau en le rendant aveugle. Quant au premier bourreau, il fut décapité sur le champ. Capgrave le nomme Héraclius, d’autre l’appellent Araclius.
Plusieurs qui avaient assisté au martyre se convertirent. Avec le prêtre qui avait converti Alban, ils passèrent en Pays de Galles et furent baptisés ; ils étaient environ mille ; mais ils furent massacrés par les idolâtres. Le prêtre fut lapidé à Ruburn à 10 km. de la ville de Saint-Alban. Geoffroi de Monmouth et d’autres auteurs le nomment Amphibalus ; d’autres disent qu’il était surnommé Caracalla à cause de son habillement. Saint Alban est mort en juin en 286 ou en 303 selon les auteurs, c’est-à-dire au début de la grande persécution de Dioclétien à laquelle Constance mit fin l’année suivante en Bretagne.
Sous le règne de Constantin le Grand fut bâtie une magnifique église sur le lieu du martyre de Saint Alban. Cette église devint célèbre à cause du grand nombre de miracles qui s’y opérèrent. Les Saxons l’ayant détruite, Offa, roi des Merciens, en fit bâtir une autre en 793 avec un monastère doté de grands revenus. Les papes accordèrent à ce monastère les plus grands privilèges et remirent à toutes les terres le romescot ou denier de Saint Pierre. Cette abbaye fut détruite sur l’ordre d’Henri VIII ; mais les habitants donnèrent une grosse somme d’argent pour que leur église ne soit pas détruite. Elle existe encore aujourd’hui3.
On sauva une partie des reliques de Saint Alban qui se trouvent chez les Anglais de Valladolid en Espagne, ainsi qu’une petite portion à Saint Omer.
1. La Caracalla était une robe longue à peu près semblable à l’habit de nos moines. Elle avait quelque fois un capuchon. Ce vêtement état d’origine gauloise. Antonius Basianus, fils de l’empereur Sévère en introduisit l’usage à Rome ce qui le fit surnommé Caracalla.
Thomas Walsingham dit que la caracalla de Saint Alban, faite de laine, se gardait à Fly dans le grand coffre qui fut ouvert en 1314 sous le règne d’Edouard II ; il ajoute que la partie supérieure du vêtement était encore teintée du sang du martyr, et que ce sang était aussi rouge que s’il venait de se répandre.
2. Il est dit que cette rivière était la Coln qui passe entre Vérulamium et la nouvelle ville de Saint Alban.
3. L’abbé de Saint-Alban siégeait au parlement à la tête de tous les abbés mitrés. Cette préséance avait été accordée par le pape Adrien IV en 1154.
SAINT PAULIN DE NOLE
(v. 2020)
Ma sœur a eu le grand privilège de tenir les clés de la Porte Sainte en main le soir de la fermeture et de la conclusion du jubilé 2016.
Il y a vingt ans, Gianni Crea était un jeune étudiant en droit, connu pour sa discrétion, son sérieux et sa moralité. Trois qualités qui ont poussé le curé de sa paroisse à lui proposer de devenir gardien auxiliaire à la Basilique Saint-Pierre en échange de la prise en charge de ses études. Gianni n’est pas devenu magistrat mais il a décroché un poste qui suscite bien plus de convoitise : il est le gardien en chef des clés du Vatican.
Ici, nous sommes au centre de l’histoire de l’art et du christianisme. Et puis la Chapelle Sixtine, c’est aussi le siège du Conclave qui élit le Pape depuis 1492 ».
Sillonner les salles des douze musées du Vatican et côtoyer tant de beauté a rendu Gianni esthète : "Chaque statue a sa propre expression et c’est un honneur de donner vie avec ma lumière à ses œuvres sublimes" confie t-il.
Bonne journée à vous tous.
Caro.
SAINT EUSEBE
Eusèbe fut placé sur le siège de Samosates1 en 361, au temps où les Ariens occupaient tous les sièges du pays. Il assista même au concile d’Antioche, principalement composé d’hérétiques, sous la protection de l’empereur Constance.
Eusèbe participa à l’élection de Saint Mélèce, patriarche d’Antioche qui était de son côté contre les Ariens. Quelques jours après que Mélèce eut pris ses fonctions, Eusèbe, qui prêchait partout l’obéissance au concile de Nicée, fut pris à parti par les Ariens qui décidèrent de le perdre en s’adressant à l’empereur. Ce dernier envoya un officier pour lui demander l’acte (de nomination) qui lui avait été confié. Eusèbe refusa, affirmant qu’il ne pouvait le rendre sans l’accord de tous les intéressés ; alors on le menaça de lui couper la main. Eusèbe présenta les deux mains en disant qu’il ne céderait pas à l’injustice. Cette action fit bon effet à l’empereur et à son officier qui louèrent la droiture d’Eusèbe.
Voyant la tournure des événements, comprenant qu’il n’arriverait à rien en restant parmi les Ariens, Eusèbe décida de ne plus assister à leurs délibérations et à leur concile qui se tint à Antioche en 363 sous le règne de l’empereur Jovien.
Eusèbe assista en 370 à l’élection de Saint Basile, archevêque de Césarée et se lia d’amitié avec lui.
L’empereur Valence ayant ordonné une persécution des catholiques, Eusèbe mit tout en œuvre pour mettre son troupeau à l’abri de l’hérésie. Il fit plusieurs voyages en Syrie, Palestine et Phénicie pour affermir ses fidèles, ordonner des prêtres et soutenir les évêques pour qu’ils nomment des titulaires sur les sièges vacants. Pour ne pas être reconnu dans ses voyages, Eusèbe se déguisait en officier (dans le sens de fonctionnaire de l’empire). Le jugeant comme un ennemi dangereux, les Ariens déterminèrent l’empereur à l'exiler en Thrace.
Eusèbe déclara à l'officier arrivé à Samosates :
- Gardez-vous de divulguer le sujet qui vous amène ici ; vous y êtes le plus intéressé. Si le peuple venait à savoir ce qui se passe, il prendrait certainement les armes contre vous. Je ne veux pas qu’il vous en coûte la vie à cause de moi.
Eusèbe assista à l’office de nuit ; puis quand tout le monde se fut retiré, il sortit avec un domestique fidèle et s’embarqua sur l’Euphrate qui baigne les murailles de la ville pour se faire conduire à Zeugma à 90 km de Samosates.
Le lendemain, la nouvelle de son départ fit beaucoup de bruit dans le peuple .L’Euphrate fut bientôt couvert de barques, pour chercher l' évêque. L’ayant trouvé à Zeugma, les fidèles lui demandèrent de ne pas les abandonner. Il leur répondit qu’ils devaient placer leur confiance en Dieu, mais que lui devait obéir à l’empereur. On lui offrit des domestiques, de l’or et des terres mais il refusa tout et se mit en route pour la Thrace.
Le Ariens placèrent sur son siège Eunomius, un homme modéré, mais personne ne voulait assister à ses assemblées ecclésiastiques, alors il quitta la ville. Les Ariens le remplacèrent par Lucius, homme violent qui fit bannir les principaux membres du clergé, entre autres le prêtre Antiochus, neveu d’Eusèbe, lequel fut relégué aux confins de l’Arménie. Lucius eut beau se démener, personne ne le suivit, à tel point que des enfants jouant dans la rue avec un bâton qui avait touché les pieds de la mule de Lucius, le brûlèrent.
Les Goths ravageant la Thrace en 379, Eusèbe eut la permission de retourner à son Eglise, mais ce fut pour obtenir la couronne du martyre :
Comme la mort de Valence avait mis fin à la persécution, Eusèbe recommença ses voyages de bon pasteur, dans les villes de Bérée, d’Hiéraple et de Cyr, pour qu’elles redeviennent catholiques. Il voulut accompagner Maris qui allait prendre son siège de Dolique, petite ville de la Comagène, alors infestée d’arianisme ; mais, le voyant passer dans la rue, une femme hérétique lui lança d’un toit une tuile sur la tête. Il mourut de sa blessure quelques jours après. Il demanda à ceux qui étaient présents de ne faire aucune poursuite, en se montrant par-là, l’imitateur de Jésus-Christ. On place sa mort en 379 ou 380.
1. Samosate (dont le nom signifierait « soleil »), Samosata (en grec Σαμόσατα), Šam(ou)šat (en arménien Շամ(ու)շատ) ou Antioche de Commagène (en Grec Αντιόχεια η Κομμαγηνή) est une ancienne cité dont les ruines se situent près de la ville actuelle de Samsat, province d'Adıyaman, en Turquie, près de l'Euphrate.
SAINT LOUID DE GONZAGUE
Religieux de la Compagnie de Jésus l’an 1591 (v. 2020)
SAINT AARON
Abbé en Bretagne, VIè siècle
SAINT MEEN (Conard-Meen en Breton) en latin : MEVENNUS ou MELANIUS
Abbé en Bretagne + en 617
SAINT LEUFROI
Abbé de la Croix en Normandie, + en 738
SAINT RAOUL ou RODOLPHE
Archevêque de Bourges, + en 866
A copier-coller pour les PPP !