La bienheureuse Anne-Marie Taïgi (1769-1837) prophétise des grands événements
Anne-Marie Taïgi, née à Sienne (Italie) est une grande mystique italienne. Au sein de son tiers ordre des Trinitaires auquel elle appartient, elle est considérée comme une âme charitable et unie au Seigneur.
Au cours de sa courte vie, elle a prophétisé divers grands événements (de son vivant comme après sa disparition) avec une précision remarquable, parmi lesquels la chute et la mort de Napoléon Bonaparte à Sainte-Hélène puis le retour du pape Pie VII à Rome en juillet 1800 ; les troubles sociaux en Belgique et en Pologne en 1830 ; l'élection de Pie IX (16 juin 1846) et les graves difficultés du Saint-Siège lors de son pontificat...
Elle a également annoncé bien à l'avance le jour de sa propre mort, lors d’une longue extase, le Vendredi-Saint, 9 juin 1837.
Anne-Marie a été béatifiée en 1920 par le pape Benoît XV.
La bienheureuse Marie-Thérèse de Soubiran (1834-1889) prophétise et circonscrit un incendie
Dans la nuit du 5 au 6 novembre 1861, au béguinage de Castelnaudary (Aude), un incendie épouvantable saccage les bâtiments, mettant en fuite les 26 religieuses et les enfants de l'institution. Au matin, l'édifice est entièrement détruit.
Mais aucune des 26 religieuses ni aucun enfant de l'institution ne sont blessés. C'est un miracle car les flammes, d'une puissance incroyable, ont tout dévoré sur leur passage.
Pendant la catastrophe, Marie-Thérèse de Soubiran, après s'être précipitée dans la chapelle pour prendre et emporter le Saint-Sacrement, a passé le reste de la nuit en prière ; elle fut rejointe par quelques sœurs.
La bienheureuse le proclame dès l'aube : c'est la Vierge Marie, qu'elle n'a cessé d'implorer, qui est intervenue. Du reste, le soir précédant la catastrophe, Marie-Thérèse avait annoncé de façon prophétique : « Être de mauvaises religieuses, donner naissance à une communauté qui serait sans régularité et sans ferveur, il vaudrait mieux [...] que le bon Dieu nous détruise toutes d’un seul coup, même en nous brûlant. »
Le pape Pie XII a béatifié Marie-Thérèse, fondatrice des Sœurs de Marie Auxiliatrice, en 1946.
Saint Claude, né à Salins (Jura) a donné sa vie entière à Dieu et aux hommes. Devenu évêque de Besançon (Doubs), pasteur dévoué et charitable, il est considéré comme un bienheureux dès son vivant. Il meurt en odeur de sainteté, entouré de ses frères moines.
Au XIIe siècle, son corps est retrouvé entièrement incorrompu. A cette époque, son tombeau devient un lieu de pèlerinage populaire. Louis XI, sainte Jeanne de Chantal, Anne de Bretagne et saint François de Sales s'y rendent.
En 1754, une seconde exhumation officielle réunit des médecins et des responsables religieux. Tous attestent sur la foi du serment que le corps de Claude ne présente aucun signe de décomposition ni d'altération.
En 1794, des révolutionnaires s’emparent de ses reliques et les brûlent. Seul le bras gauche a pu être mis à l'abri. Celui-ci est authentifié par l’un des médecins ayant examiné les reliques cinquante ans auparavant.
Le bras est, aujourd’hui, conservé dans un reliquaire de la cathédrale de Saint-Claude de Besançon.
Un parfum surnaturel lors du martyr de saint Nicolas de Smyrne (+ 1801)
Le 5 juin 1801, sur l'île de Chio en mer Egée (Grèce), Marc de Smyrne, humble négociant originaire de Smyrne (actuelle Izmir, Turquie) et père de famille, désireux de convertir le vizir ottoman et les chefs ottomans à la foi chrétienne, est affreusement frappé par ses geôliers.
Deux jours auparavant, il s'est présenté devant les responsables musulmans en tenant une croix dans ses mains. Il a été arrêté sur le champ, jeté en prison, battu et humilié. On lui fit part de la peine encourue : il aura la tête tranchée.
Une foule immense assiste au martyre. A peine le bourreau a-t-il achevé sa besogne qu'on se précipite pour recueillir un bout de vêtement, des cheveux, ses sandales, la croix qu’il tenait encore au moment de sa mort…
Subitement un parfum extraordinaire provenant de ces reliques est ressenti par la foule présente. Ce phénomène est inexplicable : la fragrance ne disparaît aucunement dans les instants qui suivirent l’exécution mais continue de plus bel les jours suivants, y compris dans les églises de l'île de Chio.
La prière victorieuse de sainte Clotilde, reine des Francs (+ 545)
Les jours précédant la bataille décisive de Tolbiac, qui allait opposer les Alamans aux Francs de Clovis, la reine Clotilde, princesse burgonde, épouse de ce dernier, prie sans discontinuer pour que Dieu accorde la victoire à son royal époux, et l'incite de cette façon, à se convertir au Christ. De son côté, Clovis lui a promis de se convertir en cas de victoire de ses troupes.
A quelques heures de la bataille, Clotilde reste immobile devant son crucifix, persuadée que Dieu enverra son aide aux soldats de Clovis.
Mais l'entreprise militaire tourne bientôt à la catastrophe pour les Francs.
Voyant cela, Clovis éleva les yeux au ciel et s’écria : « O Jésus-Christ, que Clotilde proclame fils du Dieu vivant, toi qui, dit-on, donnes une aide à ceux qui peinent [...] je sollicite la gloire de ton assistance ; si tu m’accordes la victoire sur ces ennemis et si j’expérimente la vertu miraculeuse que le peuple voué à ton nom déclare avoir mise à l’épreuve, je croirai en toi et je me ferai baptiser en ton nom. J’ai, en effet, invoqué mes dieux, mais comme j’en fais l’expérience, ils se sont abstenus de m’aider. »
Après avoir prononcé ces derniers mots, les Alamans stoppent le combat, et s'enfuient sans crier gare. S'apercevant que leur roi vient d'être tué, ils se soumettent à Clovis.
Clotilde a été proclamée sainte par le pape Pélage Ier vers 560.
Jésus révèle sa vocation de bienheureux à Didace de Vallinfreda (1839-1919)
Comme l'a proclamé saint Pie X, Didace de Vallinfreda ou Diego Oddi, né à Vallinfreda (Italie) est un vrai fils de saint François d'Assise. Dès son plus jeune âge, il est surnommé « frère », à cause de son amour de la prière et de la contemplation.
Il envisage de devenir religieux franciscain mais la pauvreté de la famille l'oblige à aider aux travaux des champs jusqu'à l’âge de 20 ans passés.
Un jour d'été, tandis qu'il fauche les épis de maïs, penché vers le sol, il entend une voix mystérieuse, à la fois d'une merveilleuse beauté et d'une grande autorité, l'appeler à plusieurs reprises. Il lève la tête mais ne voit personne, hormis les ouvriers agricoles situés à des dizaines de mètres de lui.
Il poursuit son labeur ; la voix retentit de nouveau. « Seigneur, que veux-tu de moi ? » ; s'interroge-t-il. Il se sent alors submergé par une émotion inconnue de lui puis entend distinctement en lui Jésus lui demander de le suivre en prenant l'habit franciscain.
Depuis ce jour, Cette réponse a mûri dans la visite qu’il faisait chaque soir à l’église en revenant des champs, pour s’entretenir avec Dieu et avec la Mère du Ciel, à laquelle Joseph avait toujours été lié par une forte dévotion filiale. Dès le moment de cet appel, Dieu est entré dans sa vie.
Surnommé « l'ange de la paix », Didace a été proclamé bienheureux par saint Jean-Paul II en 1999.